Immigration

Jade, 1er octobre 2008 | 0 commentaires

Sans-papiers : l’autre « chiffre » de la politique d’expulsion


L'équivalent du déficit annuel de l'assurance vieillesse : c'est le coût des expulsions réalisées par le ministère de l'Intérieur depuis 2003.
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Novembre 2006 à Paris, dans le Xème, rafle à l'angle du bd de Strasbourg, des rues Château d'eau et des Petites écuries. Photos Patrick Sagnes/Zarma.

La lutte contre l'immigration clandestine constitue depuis les années 1970 un objectif déclaré des politiques migratoires définies dans la plupart des pays industrialisés. Pour la première fois cependant, cet objectif prend depuis quatre ans en France la forme d'un programme chiffrant précisément un nombre de reconduites à la frontière à réaliser chaque année. Cette initiative est due au ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy qui, dans une circulaire en date du 22 octobre 2003, demande aux préfets de doubler à court terme les expulsions d'étrangers en situation irrégulière. La raison de cette instruction est précisée dans le texte : « L'exécution effective des décisions d'éloignement est la condition de crédibilité de toute politique publique de maîtrise de l'immigration. » Cette circulaire précède de quelques jours l'adoption par le Parlement français d'une loi « relative à la maîtrise de l'immigration et au séjour des étrangers en France » (promulguée le 26 novembre 2003) qui donne à l'administration les moyens de répondre aux nouveaux objectifs : accroissement de la durée maximale de rétention administrative, fichage systématique des demandeurs de titres de séjour, subordination de l'octroi de ces titres à des garanties d' « intégration républicaine » notamment [1] .

Cette politique d'expulsions massives n'est pas revendiquée par le seul ministre de l'Intérieur, manifestement soucieux d'afficher sa fermeté en matière d'immigration dans la perspective de l'élection présidentielle de 2007. Elle est largement confortée par le Premier ministre Dominique de Villepin qui expose le 11 mai 2005 un « plan d'action de lutte contre l'immigration irrégulière » qui reprend à son compte les objectifs chiffrés par Nicolas Sarkozy en lui assurant le concours d'un comité interministériel et propose la création de « pôles départementaux » destinés à faciliter la gestion des éloignements d'étrangers irréguliers. Le nouveau dispositif, assorti de fortes pressions sur les préfectures, à qui sont fixées par le Ministère de l'Intérieur un nombre annuel d'expulsions à réaliser [2] , semble porter rapidement ses effets, comme en témoignent les chiffres bruyamment annoncés à la fin de chaque année civile : objectif de plus de 15 000 expulsions fixé en 2004, près de 20 000 en 2005, 24 000 en 2006, 28 000 pour 2007.

Dans la mesure où la volonté de faire du « chiffre » est au principe de la politique menée depuis 2003, il n'est pas inutile de se pencher sur l'autre chiffre que masque cette politique, à savoir son coût financier pour la collectivité. Ce chiffre-là, par contraste avec celui des reconduites, n'est guère mis en avant par les auteurs de cette politique. Seul Dominique de Villepin évoque, comme par lapsus, l' « effort considérable » réclamé par les reconduites massives et va jusqu'à estimer leur coût à 67 millions d'euros pour l'année 2005 [3] . Le silence qui règne par ailleurs s'explique aisément dès lors qu'on prend la (dé)mesure de l'ensemble des moyens mobilisées pour atteindre le chiffre érigé en « priorité absolue » [4] de l'action du ministère de l'Intérieur depuis plus de trois ans.

Une politique d'expulsions conduite à tout prix

Il peut sembler déplacé d'aborder la politique de reconduite à la frontière sous un angle monétaire, tant son coût, bien avant d'être budgétaire ou économique, est bien évidemment un coût humain : mise en grand danger de personnes renvoyées dans des pays où elles sont parfois gravement menacées, familles disloquées, enfants séparés de l'un de leur parents, stigmatisation et culpabilisation des étrangers résidant en France… Ces maux répétés commencent aujourd'hui à être connus grâce à l'activité des collectifs militants attentifs aux droits des étrangers. La mise en parallèle des moyens déployés pour maximiser les reconduites à la frontière et des drames vécus par ceux qui en sont les victimes met un peu plus en lumière, toutefois, le caractère inhumain d'une logique du chiffre poussée jusqu'à l'absurde.

Pour sa seule partie émergée, la politique d'expulsion de sans-papiers mobilise l'équivalent de plus de 10 000 emplois à temps plein. Mais cette politique a aussi besoin de moyens beaucoup moins visibles, parce qu' « empruntés » à des services normalement destinés à d'autres emplois : fonctionnaires affectés au centres de rétention, policiers assurant les interpellations, les gardes à vue et les transferts divers, escortes internationales vers les pays de retour, toutes les activités sans lesquelles les nombres fixés d'éloignement seraient tout simplement impossibles à atteindre. On peut ainsi raisonnablement estimer que c'est l'équivalent d'au moins 15 000 emplois à temps plein qui est consacré à l'expulsion des sans-papiers.

Nicolas Sarkozy justifiait en 2003 sa volonté d'éloignement systématique des étrangers en situation irrégulière par sa contribution à la « crédibilité » d'une politique de lutte contre l'immigration irrégulière. Il semble urgent d'interroger ce souci de crédibilité au regard de ces chiffres : si l'on suppose que le nombre de 28 000 expulsions sera atteint à la fin de l'année 2007, il aura fallu pour réaliser deux de ces expulsions l'équivalent de l'emploi annuel à temps plein d'un fonctionnaire. Si l'on traduit ces emplois sous une forme monétaire, ce sont donc au minimum 3 milliards d'euros [5] qu'auront coûté au total les expulsions réalisées depuis 2003 : l'équivalent du budget annuel du ministère de la culture ou encore deux années de fonctionnement de la ville de Marseille. C'est aussi le déficit de la caisse national d'assurance vieillesse prévu pour 2007. Compte tenu par ailleurs du coût humain individuel – lui inestimable – pour tous ceux qui auront été arrachés au territoire français et à toutes les attaches qu'ils ont pu y nouer, la démesure et l'absurde d'une politique fondée sur des chiffres qui ne semblent finalement servir qu'une « opération de communication » [6] apparaît ici dans toute son évidence.

Le difficile chiffrage des reconduites à la frontières

Dresser les comptes de la politique d'éloignement s'avère un exercice difficile. La Cour des comptes elle-même, malgré les moyens humains et matériels dont elle dispose, a dû renoncer à une évaluation du « coût global » de la lutte contre les séjours irréguliers, évaluation qui lui semble pourtant nécessaire au regard du caractère prioritaire donnée par le ministère de l'Intérieur à cette lutte. L'extrême difficulté du calcul correspond à différentes causes : une volonté du ministère concerné de masquer le coût d'une politique qui risquerait précisément de faire apparaître son caractère démesuré ; mais aussi le fait que les éloignements massifs ne reposent pas seulement sur la création de nouveaux moyens mais aussi sur le redéploiement de dispositifs destinés initialement à d'autres actions.

Certains coûts sont cependant bien visibles. Dominique de Villepin, dans l'interview citée plus haut, annonce lui-même un triplement entre 2004 et 2005 du budget consacré à la lutte contre l'immigration clandestine, de 33 millions à 100 millions d'euros, et l'affectation de 600 policiers supplémentaires à la Police de l'Air et des Frontières (PAF). Cet effort financier va croissant, puisque le budget 2007 de la Police national laisse apparaître une nouvelle hausse de 60 % de ce volet budgétaire largement consacré aux frais d'expulsions, à hauteur de 107 millions d'euros. D'après Carine Fouteau des Echos [7] , la prise en compte de la masse salariale fait croître le budget de la lutte contre « l'immigration irrégulière » jusqu'à 687 millions d'euros, soit l'équivalent de plus de 10 000 emplois à temps plein destinés à l'expulsion des sans-papiers.

Le gouffre des CRA

Une partie importante du budget que la Police nationale consacre à l'immigration irrégulière est dédiée à l'entretien des Centres de Rétention Administrative (CRA). Créés en 1984, les CRA ont pour but de retenir les étrangers en situation irrégulière avant leur éloignement du territoire national. Ils constituent une pièce essentielle du dispositif d'expulsion. Or, le coût de ces centres croît lui aussi dans des proportions spectaculaires. La multiplication des expulsions nécessite tout d'abord l'agrandissement des sites existants (au nombre de 19 au début de 2007) et la construction de nouveaux centres (trois sont prévus en 2007), l'objectif étant d'atteindre un nombre de 1 500 places disponibles à la fin de l'année 2007 contre un peu plus de 1 000 aujourd'hui. Les dépenses d'investissement relatives au CRA représentent dans le budget 2007 une somme de 270 millions d'euros, dont 48,5 millions d'euros destinés à la construction des nouveaux centres [8] .

Le nombre moyen d'étrangers hébergés quotidiennement en CRA augmente certes du fait du nombre croissant d'interpellations mais aussi en raison de l'allongement de la durée moyenne de rétention qui a doublé (de 5 à 10 jours) entre 2002 et 2005. L'effet conjugué de ces deux facteurs conduit ainsi à accroître fortement le nombre quotidien moyen de personnes en rétention qui passe de 370 en 2002 à 840 en 2005 [9] .

Or, le coût de chaque rétention augmente fortement dans le même temps. L'indicateur sur le coût moyen d'une rétention administrative, mis en place dans le cadre de la nouvelle Loi organique relative aux lois de finance (LOLF), prévoit un chiffre de 1 000 euros pour 2007 (contre 600 euros en 2004), sous l'effet non seulement des durées plus longues de rétentions mais aussi de « l'amélioration des prestations hôtelières » qui fait suite aux dénonciations répétées des conditions inhumaines de rétention des personnes en voie d'expulsion [10] . Encore cet indicateur semble largement sous-évalué puisqu'il n'intègre pas, par exemple, les charges liées aux heures de fonctionnaires consacrées à la rétention. Pas moins de 890 policiers étaient affectés aux CRA en mai 2006.

On soulignera au passage que parmi l'ensemble des personnes en rétention, une grosse majorité n'est pas effectivement expulsée : en 2005, seulement 32% [11] d'entre elles ont effectivement été reconduites à la frontière. Une avocate toulousaine cite le cas de quatre de ses clients ayant séjourné chacun 32 jours en CRA -séjour sans conséquences dramatique, aucun consulat ne les ayant reconnus. Elle calcule elle-même : « cette rétention administrative inutile a donc coûté 32 jours x 87,5 euros (chiffres pour 2006) x 4 personnes = 11 187,20 euros au contribuable français » [12] . S'il l'on se rappelle que cette situation concerne le tiers des détenus, soit environ 10 000 étrangers en 2006, on arrive à une dépense de près de 9 millions d'euros, absurde d'un point de vue financier mais parfaitement logique dans le cadre d'une politique où aucune occasion d'augmenter le chiffre d'expulsés ne doit être perdue…

La face cachée de la politique d'éloignement : les « rafles »

Le budget de la Police consacrée explicitement à l'immigration clandestine ou celui affecté au fonctionnement des centres de rétention peuvent ainsi donner lieu à des estimations en termes de coût, quoique largement sous-estimées en elles-mêmes. Mais ces dépenses « budgétisables » et donc partiellement visibles masquent tout un ensemble de moyens déployés pour atteindre les chiffres annuels d'éloignement qui ne font eux l'objet d'aucune évaluation. Avant d'être placés en CRA, les étrangers irréguliers doivent être interpellés. Or, les services de police spécialisés dans la lutte contre l'immigration clandestine (du type de la 12e section des renseignements généraux de la préfecture de Paris) ne peuvent à eux seuls assurer plus de 20 000 expulsions par an. Ce sont les forces de police locales qui sont dès lors sollicitées pour assurer que l'objectif soit atteint.

La contribution des forces de la police « ordinaire » à l'interpellation des personnes en situation irrégulière prend la forme de vastes opérations de contrôles d'identité sur la voie publique. Dans la circulaire du 22 octobre 2003 déjà citée, Nicolas Sarkozy demandait en effet aux préfets, en vue d'assurer un nombre suffisant d'éloignements, de mobiliser toutes les opportunités ouvertes par l'article 78-2 du code de procédure pénal qui permet, sur réquisitions écrites du procureur de la République, de vérifier l'identité de toute personne dans un lieu et pour une période de temps déterminés par ce magistrat. De fait, sous couvert d'assurer la sécurité des biens et des personnes ou de prévenir des atteintes à l'ordre public, les opérations reposant sur l'article 78-2 prennent de plus en plus la forme de véritables « rafles » au cours desquelles ne sont contrôlés que les personnes susceptibles d'être « irrégulières ». Comme le résume la CIMADE, « la police ne tombe plus "par hasard" sur les sans-papiers, elle va les chercher » [13] . Dans les quartiers populaires du nord et de l'est de Paris se multiplient ainsi depuis l'été 2006 des opérations visant à interpeller un maximum de sans-papiers. Ces opérations, indispensables pour atteindre le chiffre d'éloignement fixé aux préfectures par le ministère de l'Intérieur, supposent un déploiement considérable de moyens dont le coût n'apparaît cette fois dans aucune des lignes budgétaires de la lutte contre l'immigration clandestine.

Un officier de police judiciaire (OPJ) d'un commissariat du nord de Paris, habitué de ce genre d'opérations et qui a accepté de répondre à nos questions sous couvert d'anonymat explique ainsi : « les critères de "réussite" des opérations, dont dépend la carrière de nos chefs, sont le nombre de gardes à vue, puis le nombre de placements en rétention. A moins de dix sans-papiers interpellés, l'opération est un échec. Pour parvenir à ces chiffres, il faut au moins dix fonctionnaires procédant aux interpellations sur la voie publique, sur une durée de deux heures en moyenne. Chaque garde à vue mobilise ensuite deux à trois fonctionnaires. Le nombre augmente pour peu qu'il y ait une mobilisation autour d'une personne arrêtée, s'il s'agit d'un parent d'enfant scolarisé par exemple. Au coût horaire des fonctionnaires, ça commence à chiffrer vite. Il faut ajouter ensuite, pour chaque interpellé, la venue d'un traducteur et le coût de la visite médicale, souvent demandée, et qui se situe autour de 50 euros. Il faut enfin ajouter les frais de transfert vers le centre de rétention ». Bien conscient du caractère « non raisonné » de cette politique du chiffre, cet OPJ insiste sur la détérioration « évidente » de la qualité du travail judiciaire ordinaire que provoque la concentration des forces policières. « On est de plus en plus nombreux à être exaspérés par ces consignes qui nous obligent à arrêter des sans-papiers plutôt que des "crapules" ».

Or, malgré ces critiques partagées par un nombre croissant de policiers [14] , le rythme des rafles tend à s'accélérer. D'une à deux par semaine en moyenne pour l'année 2006, les opérations d'interpellations de sans-papiers sur la voie publique sont devenues quasi-quotidiennes, comme en témoignent les réseaux de vigilance mis en place par les différents collectifs militants à Paris. Une partie du contingent policier qui n'est pas destinée a priori à la lutte contre l'immigration clandestine peut être ainsi amenée à consacrer une bonne moitié de son activité à la « chasse aux sans-papiers ». Et pour éviter les protestations, de plus en plus nombreuses, elles aussi, des riverains et des militants, les opérations de nuit se multiplient, avec les surcoûts salariaux correspondant.

De vastes opérations sont plus difficilement envisageables en province ou dans des villes de taille moyenne où les sans-papiers sont moins concentrés que dans certains quartiers parisiens. Les arrestations de sans-papiers posent alors d'autres problèmes, à l'origine d'autant de coûts supplémentaires. De nombreux pays refusent en effet d'accueillir leurs nationaux renvoyés de France sans preuve officielle de leur nationalité, preuve indispensable pour l'obtention du laissez-passer nécessaire à l'expulsion. En l'absence de passeport ou de pièces d'identité officielle, l'administration doit dès lors présenter l'étranger arrêté à son consulat, qui n'existe parfois qu'à Paris ou dans certaines métropoles régionales. Il est ainsi très courant qu'à l'interpellation et à la garde-à-vue succède un coûteux aller-retour, toujours sous escorte policière, du sans-papier vers Paris, Toulouse ou Marseille, sans aucune garantie sur le succès de la démarche.

A rebours, pour « rationaliser » les expulsions, les opérations d'interpellations menées à Paris se focalisent volontiers sur certains ressortissants dont on sait que le pays d'origine délivrera sans difficulté le laissez-passer nécessaire à l'éloignement. C'est ainsi que les populations chinoises concentrent l'essentiel des interpellations réalisées dans certains arrondissements de la capitale. Certaines opérations ont pu ainsi être « cassées » devant les tribunaux parce que les équipes policières arrivaient sur les lieux de la rafle accompagnées d'un traducteur chinois… De manière générale les efforts de l'administration pour réaliser des économies d'échelle en matière d'éloignement aboutissent logiquement à de nombreux vices de procédures, au point qu'en 2006, un quart des personnes placées en rétention administrative ont été remises en liberté à la suite d'une décision du juge des libertés et de la détention [15] : chiffre à apprécier en regard du coût rappelé plus haut de la rétention.

L'expulsion de la famille Raba constitue sans doute l'un des cas les plus tragiques engendrés par la politique d'éloignement menée par le gouvernement français. Musulman albanophone du Kosovo, Jusuf Raba refuse en 2001 de participer aux exactions menées contre la minorité serbe de sa région. A titre de représailles, sa femme, Shrepsa, subit une agression sexuelle. Jusuf et Shrepsa fuient avec leur fils vers la France où l'asile politique leur étant refusé, contrairement à leurs frères et sœurs, ils deviennent « sans-papiers ». Cinq ans plus tard, en 2006, la famille Raba qui s'est agrandie de deux enfants fait une demande de titre de séjour dans le cadre de la circulaire « Sarkozy » du 13 juin – ouvrant sous conditions la possibilité de régularisations pour les familles sans-papiers dont les enfants sont scolarisés en France.

Cette régularisation leur étant refusée, la gendarmerie vient chercher le 17 novembre la famille à son domicile de Gray, en Haute-Saône, en vue d'une expulsion. Devant la résistance désespérée de Jusuf et Shrepsa, face aux protestations émanant de leurs voisins, des instituteurs des enfants, des militants des droits de l'homme et du Réseau Education Sans Frontières, la police décide d'employer les grands moyens. Après une première une première période de rétention de 17 jours et une tentative « manquée » d'expulsion depuis Paris, la famille est conduite à Toulouse, loin de ses soutiens, d'où un avion militaire spécialement affrété les dépose au Kosovo quatre jours plus tard. On peut rester longtemps songeur face au dispositif déployé pour éloigner deux parents et leurs trois enfants, âgés de 7, 4 et 3 ans. Les raisons sont sans doute à chercher du côté d'un ministre de l'Intérieur soucieux de soigner son image de fermeté ou de l'aubaine que constitue, pour la préfecture d'un département rural en déficit d'éloignements, l'opportunité d'expulser cinq personnes d'un coup. L'acharnement a toutefois un coût et l'indignation partagée par de nombreux citoyens s'accroîtra sans doute si on en prend la mesure. Les 21 jours qu'auront au total passé en rétention les cinq membres de la famille Raba, ramenés au coût journalier évoqué plus haut, représentent une somme supérieur à 10 000 euros. On peut estimer à un montant équivalent les différents trajets que l'administration policière a fait effectuer aux Raba à travers la France : Gray-Lyon, un aller-retour Lyon-Paris dans le cadre de la première expulsion manquée, un aller simple vers Toulouse, sans compter les multiples trajets entre le Centre de rétention, le Tribunal administratif ou le Tribunal de grande instance. Le prix de l'heure de vol d'un avion militaire est d'environ 5 000 euros [16] . Celui qui a été affrété pour les Raba a ainsi dû voler du Bourget à Toulouse, de Toulouse à Tirana, de Tirana à Pristina, puis de Pristina au Bourget : au moins 50 000 euros pour ce seul poste. Il faut ajouter à ces dépenses les frais représentés par l'ensemble du personnel policier mobilisé pour l'opération : pas moins de dix policiers et une infirmière ont escorté la famille jusqu'à Pristina, ont ensuite dû loger sur place avant de revenir en France : difficile de chiffrer ce poste à moins de 10 000 euros. Soit environ 80 000 euros (au bas mot) : tel aura été le prix consenti par les autorités française pour « éloigner » – et mettre en danger – trois enfants et leur parents. Expulser à tout prix : tel semble être la maxime des responsable de la politique d'éloignement systématique.

Autre illustration des aberrations générées par la politique du chiffre, le cas de Suzilène Monteiro, lycéenne de Colombes (Haut-de-Seine), expulsée en octobre 2006 vers le Cap-Vert. Traitement exceptionnel, là encore : c'est pour cette seule jeune fille qu'a cette fois été affrété un avion par le ministère de l'Intérieur. La très forte mobilisation organisée par ses soutiens a conduit Nicolas Sarkozy à revenir pour une fois sur une décision d'expulsion et à accorder à Suzilène la délivrance d'un visa long séjour pour poursuivre ses études : quatre mois après son éloignement, Suzilène a pu revenir en France. Le coût de cette opération n'est sans doute guère inférieur à celui de l'expulsion de la famille Raba (du fait de l'affrètement notamment). Et celle-ci n'aura même pas permis de gonfler les statistiques de la chasse aux sans-papiers.

Article initialement publié sur ce site en mars 2007.


[1] Pour une présentation de cette loi et de la loi « Sarkozy II » qui lui succède en juillet 2006 , cf. le Guide de l'entrée et du séjour des étrangers en France du GISTI (La Découverte). L'introduction de la dernière édition de ce guide (2006) propose une brève mais lumineuse histoire des évolutions récentes de la législation sur l'immigration en France. Ce parcours fait apparaître, au-delà des fluctuations dues aux alternances des majorités au pouvoir, une tendance lourde à la précarisation des étrangers non communautaires résidant en France.

[2] Nicolas Sarkozy s'adressait ainsi le 29 septembre 2006 aux préfets réunis à l'Hotel Beauvau : « Je vous ai fixé un objectif de 25 000 éloignements cette année. Je constate que, lors des huit premiers mois, 14 304 étrangers ont été reconduits dans leur pays, auxquels s'ajoutent 650 retours volontaires aidés. C'est insuffisant puisque, à ce rythme, nous n'atteindrons pas les objectifs. Je ne sous-estime pas vos difficultés mais on voit bien que les résultats sont très variables d'un département à l'autre. Il est impératif que vous mobilisiez plus encore vos services. Claude Guéant [son directeur de cabinet NDR] réunira cet après-midi ceux d'entre vous dont les résultats ne sont pas suffisants ». Cf. lien 1

[3] Interview au Figaro, 11 mai 2005. Pour une citation complète cf. lien2.

[4] Selon l'expression de la Cour des comptes dans un chapitre de son dernier rapport consacré à la rétention des étrangers en situation irrégulière. Nous y reviendrons.

[5] Pour obtenir ce chiffre, nous additionnons la moyenne annuelle du nombre d'emplois concernés, environ 11 000 emplois, pour obtenir le nombre de postes employés de mi 2003 à mi 2007, soit 44 000. Puisqu' environ 10 000 emplois représentent une dépense de 687 millions d'euros, alors 44 000 atteint le niveau d'environ 3 milliards d'euros.

[6] Selon l'expression de France terre d'Asile. C'est d'ailleurs dans ces termes que Nicolas Sarkozy justifie lui-même l'usage du chiffre : « 28 000 reconduites exécutées, un taux d'élucidation de 33,5 %, une baisse de 1 à 2 % de la criminalité en zone police et de 2 à 5 % du nombre de tués sur la route. Cela parle à tous les Français » (intervention devant les préfets, jeudi 28 septembre 2006 : Lien 3

[7] « Immigration irrégulière : forte hausse du budget des reconduites à la frontières en 2007 », Les Echos, 28 septembre 2006.

[8] Projet de loi de finances pour 2007 : Sécurité. Rapport général n° 78 (2006-2007) de M Aymeri de Montesquiou au nom de la commission des finances : Lien4.

[9] Cour des comptes, Rapport public annuel 2006. La rétention des étrangers en situation irrégulière : Lien5.

[10] La Cour des comptes relève que jusqu'à une période très récente, « dans plusieurs CRA, parmi les plus importants, les conditions sanitaires et d'hygiène réservées aux étrangers étaient très dégradées et constituaient parfois une véritable à la dignité humaine » (document cité, p. 416). La Cimade a par ailleurs révélé qu'un décret du 30 mai 2005 sur la rétention administrative incitait ainsi à prévoir dans les CRA des « matériels de puériculture adaptés », officialisant ainsi la possibilité d'expulser des familles. Cf. le Sixième rapport annuel de la Cimade sur la rétention administrative : .

[11] Indicateur du nombre d'éloignements effectifs, Budget « sécurité 2007 ».

[12] Lien : AgoraVox

[13] Lien Lien 9 : article « rafle ».

[14] Cf. « Expulsions : des états d'âme chez les policiers », Libération, 9 septembre 2006.

[15] 24,3% exactement selon l'indicateur du « taux de remise en liberté de personnes placées en rétention administrative par le juge des libertés et de la détention (JLD) pour vice de procédure imputable aux services de police » : cf. le Rapport général Projet de loi de finances pour 2007 : Sécurité, déjà cité.

[16] Source syndicale.

Le cas de la famille Makombo, déploiement de force contre une famille sans papiers

Barbe Makombo fuit en 2001 la République Démocratique du Congo (RDC) où des soldats l'ont violemment agressée. Son mari et quatre de ses enfants ont disparu. L'asile politique lui ayant été refusé, Madame Makombo se voir délivrer un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) à la suite duquel elle est arrêtée puis assigné à résidence dans l'Yonne où l'héberge la Croix-Rouge. Le jour de son arrestation en août 2005, Rachel et Jonathan, deux de ses enfants qui ont pu la suivre en France, décident de fuir à Paris pour éviter l'expulsion de la famille. Afin de retrouver les deux enfants disparus – cachés en fait grâce à la chaîne de solidarité qui s'est mise en place autour de la famille –, la préfecture de l'Yonne envoie chercher par deux policiers les deux petites sœurs de Rachel et Jonathan au centre aéré où elles passent une partie de leur vacances d'été. Une vingtaine de domiciles de personnes susceptibles d'avoir hébergé les enfants Makombo sont perquisitionnés, de même que l'église évangélique de Sens autour de laquelle s'organise la mobilisation pour la famille. Selon la journaliste Anne Gintzburger , la police de l'Yonne a procédé dans le même temps à une vérification des appels passés depuis les téléphones de proches de Barbe Makombo et à un examen systématique des agendas de ces mêmes personnes. Une journaliste de Radio France ayant couvert les événements a dû de même subir une perquisition de son domicile ainsi qu'une convocation au commissariat pour interrogatoire. On touche avec cette affaire qui n'est pas isolée la démesure de l'ampleur d'un appareil policier déployé pour une mère de famille et ses cinq enfants, au seul motif qu'elle n'a pas réussi à faire la preuve des exactions subies dans le pays qu'elle a du fuir. Pour faire du chiffre, il n'est pas toujours besoin d'organiser des rafles. Une famille de cinq personnes potentiellement expulsables justifie également l'usage de grands moyens.

Un article issu de : Sans-papiers : l'autre « chiffre » de la politique d'expulsion

À voir en ligne ici : http://www.mouvements.info/spip.php/Voir%20http:/universite.deboeck.com/livr (...)


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Eric sur Betablog, 21 novembre 2008 13:55

Quinquennat Sarkozy, handicap

Du 17 au 23 novembre 2008 , c’est la 12e semaine pour l’emploi de personnes handicapées ... ce qui devrait être un combat de tous les jours se résume à une semaine et en plus il faudrait applaudir ... (même les manchots ?) En FRANCE, le collectif ni pauvre ni soumis interpelle régulièrement le gouvernement, gouvernement (...)

Critique de la réalité

Nonfiction, 21 novembre 2008 13:50

Lectures

En 1963, Raymond Aron évoquait son "scepticisme à l’égard des systèmes globaux d’interprétation du monde historique au nom desquels un parti se croyait investi d’une mission et voué à la destruction de l’ordre existant et à l’édification d’un ordre radicalement autre". C’était la "fin des idéologies". À une (...)

PS : la récré est bientôt terminée

pasperdus, 21 novembre 2008 13:49

PS

Quand on a le cœur à gauche, on ne peut que se réjouir de la véritable fin du congrès de Reims. La désignation de Ségo, Titine ou Benoit atténuera la cacophonie socialiste. Lire la suite

Rachida Dati séduite et abandonnée

Achille, 21 novembre 2008 13:03

Rachida Dati

Pas un mot. Sarko a superbement ignoré sa garde des Sceaux et ses déboires lors du conseil des ministres. Telle la Montespan, Rachida Dati compte les jours qui lui restent. Moins nombreux que les 543 signatures de la motion des magistrats en colère après l’affaire de Metz. Elle ne devrait (...)

Denise Epstein prône toujours la désobéissance civile

Peuples.net, 21 novembre 2008 12:54

Immigration, Lectures

Irène Némirovitch est née en 1903 en Ukraine, d’une famille juive. Elle a été élevée par une gouvernante Française qui lui a donné le goût du Français. Ses romans ultérieurs seront écris en langue Française. Suite à la révolution russe, sa famille se réfugie à Paris en 1919. Elle épousera par la suite Michel Epstein, un ingénieur (...)

Le changement à confirmer ce soir !

Jean-Louis Bianco, 21 novembre 2008 12:46

Ségolène Royal, PS

43% pour Ségolène Royal, 63% dans les Alpes de Haute Provence. Il nous faut confirmer ce vote de changement et d’espoir ce soir entre 17h et 22h. Face à une coalition des contraires de Gérard Filoche à Michel Rocard, d’Emmanuelli à Cambadélis, en passant par Lionel Jospin et Laurent Fabius, nous sommes les porteurs du (...)

Du travail à l’hospice, sans passer par la case retraite

Napakatbra, 21 novembre 2008 12:24

Travail, Retraites

"Il y a des milliers de Professeur Montagnier, des milliers de Guy Roux" qui souhaitent travailler après 65 ans, déclarait Xavier Bertrand pour justifier la retraite à 70 ans, s'appuyant notamment sur les chiffres de l'espérance de vie, qui atteint les 80 ans. Pourtant, ne faudrait-il pas prendre en (...)

Rwanda : pourquoi le témoin clé contre Paul Kagamé se rétracte

Virginie Roels, 21 novembre 2008 11:11

Rwanda

Joshua Abdul Ruzibiza, qui depuis cinq ans affirme avoir participé en 1994 à l’assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana sur l’ordre de Paul Kagamé, prétend aujourd’hui avoir tout inventé. C’est ce qu’on appelle un coup de théâtre, un rebondissement sans pareil dans une affaire de justice (...)

On ricane à droite

Vogelsong, 21 novembre 2008 10:06

Droite, PS

À droite, on se gausse de l’inextricable situation du PS. Le principal parti de gauche est empêtré dans des bisbilles de personnes et se découvre un manque flagrant d’idées et de perspectives. Les ravis incontinents contemplent ce spectacle, peut-être sans savoir qu’il s’agit de leurs propres vacuités. Et en rient. Les (...)

Le patriotisme américain par delà l’image

Laurent Monserrat, 21 novembre 2008 09:43

Etats-Unis

Une photo suffit-elle à enclencher un sentiment patriotique, à entrainer de jeunes hommes vers des contrées lointaines où règne pourtant un climat hostile ? Cette mise en scène de l’armée américaine où deux soldats séparés par la bannière étoilée font le salut martial devant une immense explosion est censée activer le (...)

Royal devance largement Aubry, second tour serré ce soir

bbotella, 21 novembre 2008 09:24

PS

Ségolène Royal ou Martine Aubry : les militants socialistes retournent aux urnes vendredi soir pour départager ces dirigeantes qui briguent toutes deux la direction du PS, dans un duel qui s’annonce serré. Au premier tour du vote des adhérents jeudi, Ségolène Royal a montré son implantation, en recueillant 43,10% des (...)

Comment fonctionnent les prud’hommes ?

werdna, 21 novembre 2008 08:45

Justice, Travail

Ouest-France – 17/11/08 Près de 20 millions d’employeurs, salariés et chômeurs votent le 3 décembre. Les conseillers qu’ils éliront jugent les litiges nés du contrat de travail. . • Qui sont les prud’hommes ?Le [...]

De Jimi Hendrix à Barack Obama, une Amérique réconciliée

Jean-Pierre Filiu, 21 novembre 2008 08:42

Etats-Unis

(De Seattle) La "Bannière étoilée", l’hymne américain, retentit. Ou plutôt il rugit et prend aux tripes. Jimi Hendrix le transfigure sur sa blanche guitare et le décor de Woodstock s’évanouit dans un fondu au noir. En quinze mètres sur vingt-cinq, et des décibels à l’avenant, l’expérience est formidable et la "Star Spangled (...)

François Hollande, dernières heures à Solferino

LaTeleLibre.fr, 21 novembre 2008 08:28

François Hollande

VIDEO DANS L’ARTICLE FIN DE PARTIE Nous avons rencontré le premier secrétaire du PS dans son bureau presque vide. François Hollande, après 11 ans à la tête du PS, se prépare à quitter le siège de la rue de Solférino. Interview avec celui qui avait jusque-là toujours réussi à s’effacer pour maintenir l’unité, au prix (...)

La devise socialiste du jour

Trublyonne, 21 novembre 2008 08:23

PS

Peer to Patent, lutter à plusieurs contre les brevets triviaux

PCinpact, 21 novembre 2008 07:47

Propriété intellectuelle

Le Peer to Patent est un projet créé en 2007 par la Community Patent Review Project of the Institute for Information Law and Policy at NY Law School en partenariat avec l’office américain des brevets (USPTO).

Anti-sapiens : le panga

Eco Sapiens, 21 novembre 2008 07:42

Société de consommation

Connaissez-vous ce poisson fort à l’honneur depuis sa récente médiatisation. Une parfaite illustration de ce qui se cache derrière un poisson bon marché. Pas d’arêtes dans le panga ?

Panne ? Interprétez les bruits suspects de votre disque dur

PCinpact, 21 novembre 2008 07:10

Numérique

DataCent Data Recovery vient de publier la liste de plusieurs bruits typiques d’un disque dur mal en point ou proche de l’agonie. Qu’ils soient de Western Digital, de Seagate, de Maxtor, Samsung, Hitachi/IBM, Toshiba, Fujitsu ou Quantum, les disques (...)

Sauvons la loi SRU

abadinte, 21 novembre 2008 07:08

Logement

Signez la pétition Le 20 octobre dernier, les sénateurs ont supprimé l’article 17 du projet de loi Boutin, qui visait à comptabiliser l’accession sociale à la propriété dans le quota minimal de 20 % de logements locatifs sociaux qui s’impose, en agglomérations, à chaque commune en application de l’article 55 de la loi SRU (...)

La mer monte encore mais pas toujours pour les mêmes raisons

CNRS, 21 novembre 2008 07:04

Sciences, Environnement

La fonte accélérée des glaces continentales explique en grande majorité la hausse du niveau marin au cours de la période 2003-2008, c’est ce que vient de découvrir des chercheurs du Laboratoire d’études en Géophysique et océanographie spatiales (1) (CNRS/Université Toulouse 3/CNES/IRD) et d’une filiale du CNES (CLS) (2), (...)

BIO : Tout savoir sur le sommeil.

B.C. - IdC Bordeaux, 21 novembre 2008 06:55

Sciences

Futura Science propose cette semaine un intéressant dossier : Tout savoir sur le sommeil. Curieusement alors qu'il occupe le tiers de notre vie, l'homme éveillé a longtemps ignoré la physiologie et les pathologies liées au sommeil. Nos connaissances ne progressent que depuis les années 1950. Elles sont (...)

Et Obama conquit l’Amérique

patrick, 21 novembre 2008 05:54

Elections américaines, Barack Obama

FABRIQUE DES IDÉES. Pronostiquée par les sondages, l’élection de Barack Obama apparaît rétrospectivement comme une victoire annoncée et acquise facilement. L’idée d’un raz-de-marée est reprise par les médias, comme si les Etats-Unis se réveillaient subitement démocrates pour tourner la page de l’ère Bush. Josh Pacewicz et (...)

La petite phrase

Aline, 20 novembre 2008 18:02

PS

"Pour qu’un autre monde soit possible, il faut qu’un autre parti socialiste soit possible". Jean-Louis Bianco, lors du dernier meeting de Ségolène Royal à Paris, le 19 novembre.

Journée internationale de l’enfance : oubliée ?

Betablog, 20 novembre 2008 17:05

Droits de l’homme, citoyenneté

Ceci est plus une brève qu’un article. Simplement pour vous rappeler qu’aujourd’hui, c’est la journée internationale de l’enfance... où l’on serait censé entendre parler du non respect des droits de l’enfant partout dans le monde. Vous savez, c’est l’une de ces journées que l’on dédie à une cause ignorée les 364 autres (...)

Video : pendant que le PS se déchire, Carla Bruni vend son disque aux USA

, 20 novembre 2008 17:00

Dans la famille Sarkozy, on n’arrête pas le profit ^_^ Mais le mieux est quand même de l’entendre raconter la façon dont elle a rencontré Nicolas : Carla Bruni a dit que l’amour entre elle et Nicolas Sarkozy avait été un "coup de foudre" mais que la rencontre, qui date d’un an, avait été "organisée". "Il y a eu une soirée (...)

Soutien aux enseignants en grève le 20 novembre

Congres-socialiste.com, 20 novembre 2008 16:17

PS

Le Parti socialiste soutient le mouvement de grève des enseignants engagés ce jeudi 20 novembre pour la défense de l’Ecole publique et laïque.

PS : un homme, deux femmes, trois possibilités...

Napakatbra, 20 novembre 2008 15:14

PS

Dans le noir de la "nuit des résolutions", il était difficile de s'y retrouver. Lorsque le soleil s'est levé, tout le monde était parti. Eclipse totale au congrès de Reims. Récit d'une histoire sans fin... en lire plus

Relance du volontariat

Nicolas, 20 novembre 2008 15:11

Travail, Quinquennat Sarkozy, pouvoir d’achat

Le dossier du jour du Parisien porte sur la « politique de volontariat » prônée par Nicolas Sarkozy : la retraite à 70 ans, le travail le dimanche, les heures supplémentaires, le nouveau machin pour les conducteurs de fret à la SNCF… Lire ça en prenant son café le matin alors qu’une fine bruine tombe sur Bicêtre est (...)

Réalité de la critique ?

Nonfiction, 20 novembre 2008 14:48

Lectures

"Une réflexivité élégiaque" ; cette expression nous paraît la plus à même de caractériser le dernier ouvrage de Luc Boltanski. Pourquoi faire référence au style littéraire de l’antique Catulle ? De prime abord, "Elégie" est l’intitulé du court chapitre d’introduction de Rendre la réalité inacceptable, marqué (...)

Appel du 8 Novembre : l’Éducation Nationale en danger ! Pour une vraie formation des enseignants

HNS Info, 20 novembre 2008 14:41

Education, Recherche

Les enseignants-chercheurs, les enseignants, les chercheurs, les parents d’élèves, les membres du personnel de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ou de la recherche et les étudiants, réunis ce samedi 8 novembre à l’Université Diderot-Paris 7, protestent contre la mise en œuvre précipitée d’une réforme (...)

15 secondes de violence gratuite

vidberg, 20 novembre 2008 14:22

humour

Ça ne se fait plus trop, mais, plus que les gags en eux mêmes, j’ai toujours eu un faible pour les dessins sous-titrés “sans légende” Dans la rubrique “ça n’a rien à voir”, Pénélope Bagieu a lancé hier un blog/bd sponsoris

Elections au PS : le Conseiller et le candidat

Josh Lyman, 20 novembre 2008 14:20

PS

« Mes chers camarades ! Il serait facile pour moi à cette heure, d’invoquer les mânes de nos Pères fondateurs pour tenter de faire vibrer, dans cette belle salle de congrès où vous voici tous rassemblés, la fibre militante qui vous est, depuis des décennies, commune. Mais ne comptez pas sur moi pour me livrer à de vaines (...)

Quand Kouchner fait la leçon à Obama sur l’Iran

Pierre Puchot, 20 novembre 2008 14:10

Bernard Kouchner, Barack Obama

La France ne veut pas de négociations directes des Etats-Unis avec l’Iran, et elle le fait savoir. en lire plus

Samedi 29 novembre 2008 - Journée internationale sans achat 2008

Relevé sur le Net..., 20 novembre 2008 14:05

Société de consommation

À tous les tartufes qui vont nous dire : « Vous n’avez pas honte d’appeler à une Journée sans achat alors que le monde est en crise ? », nous rappelons que le plus sûr moyen d’aggraver la crise est de continuer dans la fuite en avant du consumérisme sans être capables de s’arrêter pour réfléchir. La société de consommation (...)

Un « New Deal écologique » pour réagir à des crises convergentes

HNS Info, 20 novembre 2008 13:23

Environnement, Crise mondiale

Le réseau international d’ONG Banktrack, dont les Amis de la Terre sont membres, vient de publier un document de proposition qui dénote dans la production de textes sur la crise actuelle. Il caractérise en effet la crise comme étant non seulement économique et financière, mais également de gouvernance et de soutenabilité. (...)

Vincent Peillon : "Rocard plus proche de Filoche que de Royal..

Marc Vasseur, 20 novembre 2008 12:37

Michel Rocard, Vincent Peillon

Excellent Vincent Peillon... très pédagogique, dans un esprit rassembleur et combatif. Expliquant clairement ce qu'il s'est passé. Et cette phrase, " à travers nos histoires personnelles, je ne comprends pas que Michel Rocard se sente plus proche de Gérard Filoche que de (...)

La crise, a qui la faute ? Aux mâles, bien sûr !

marie muzard, 20 novembre 2008 12:17

Femmes, Crise mondiale

Sais-tu pourquoi la BNP n’a pas fait les mêmes conneries que les autres banques ? Parce - qu’elle emploie une majorité de femmes et 40% des cadres sont femmes. Or les femmes ont une vision plus long terme, plus prudente, si tu veux un bon banquier prends une banquière !!! Cet ami qui travaille dans une grande banque (...)

DivX annonce des résultats en baisse et attaque Yahoo en justice

Numerama, 20 novembre 2008 12:05

Numérique

Alors qu’il semble avoir réussi son virage en passant de l’image d’un célèbre codec employé par les pirates à une véritable entreprise au service de l’industrie audiovisuelle, DivX annonce qu’il revoit à la baisse ses prévisions de résultats pour cette année. Rien d’alarmant cependant, puisque la firme prévoit désormais entre (...)

Poursuivre un tiers quand on bénéficie d’une immunité pénale ...

Farid, 20 novembre 2008 11:42

Quinquennat Sarkozy

Il y a bien un canard qui ne se lasse pas de nous faire savoir que nous sommes les dindons de la farce de ce truculent septennat de 2 fois 5 ans. « Bakchich », a sans doute été l’un des premiers à révéler que Nicolas Sarkozy a porté plainte "pour atteinte à la vie privée", "faux, usage de faux et recel" et "dénonciation (...)

La société telle qu’on la mérite ?

Posuto, 20 novembre 2008 11:25

luttes sociales

Par RV Que reprocher vraiment au PS ? Se déchirer sur des projets ? Normal, les débats sont sains. Se déchirer pour des problèmes d’ego ? Humain ; pitoyable certes, mais humain. Donner le spectacle d’élus coupés du peuple ? Vous en connaissez des élus proches du peuple ? Impossible, avec la vie qu’ils mènent. Ils sont (...)

Les stéréotypes inconscients qui façonnent les petits garçons et les petites filles

Libertés Internet, 20 novembre 2008 10:54

Femmes, Discriminations

[Le Monde - Anne Chemin - 17/11/2008] Une chercheuse suédoise a constaté que dès l’âge de 1 an, filles et garçons n’étaient pas traités de la même façon. Elles glissent en riant sur les toboggans, grimpent avec énergie sur les bancs, s’emparent des voitures à roulettes que les animatrices ont mises à leur disposition. Emma, (...)

Yes We Can... foutre le bordel

Intox 2007, 20 novembre 2008 10:21

Intox

Ca pourrait être la devise du PS qui risque de sortir des urnes, devant tant de désinformations et de manipulations et gesticulations d’appareil. Qui a parlé de synthèse sans la faire ? Qui a voté pour exclure une motion de la commission des résolutions sans respecter les statuts du PS ? Qui a parlé d’un texte de (...)

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Video : pendant que le PS se déchire, Carla Bruni vend son disque aux USA

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Peut-il y avoir du safe cunnilingus en politique ? (...) - 21 novembre

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Fabien Grandjean écrit :"D’après Jacques Tarnero (Le Racisme, Ed. Milan, 1995)[...]pour qu’une telle "race" puisse exister, il faudrait qu’elle vive (...)

Nous sommes tous des « anarcho-autonomes » - 21 novembre

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Le changement qu’incarne Ségolène et son équipe est porté depuis très longtemps, dans une ligne claire par ceux qui ont voté pour elle hier. Martine (...)

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