Zoé Castillex | 23 mars 2008 | |
2 commentaires
La journée du 22 mars 2008 a lancé le mouvement de commémoration complaisante de ce fameux printemps 68. La nostalgie marchandisée va déferler sur la France dans les semaines qui viennent. L’occasion de se demander une fois pour toute : cet héritage, on en fait quoi ?
A sa manière, inculte et brutale, Sarkozy a posé la question : « Faut-il liquider l’héritage de 68 ? »
Les rieurs eurent beau jeu de se gausser : lui, enfant d’immigrés, enfant de divorcé, lui-même divorcé, inculte, portant sa jouissance en bandoulière. Lui qui n’aurait même pas été secrétaire d’Etat avant le bel été, il osait poser cette question ?
Cohn Bendit tomba dans le piège. En répondant du tac au tac que Sarkozy était l’illustration même de 1968 et du rêve de « jouir sans entrave », il moucha le candidat mais condamna de même le mouvement soixante huitard. Si Sarkozy en est le digne fruit, alors oui, il est temps de liquider cet encombrant héritage.
Comme toujours, la question est plus complexe, et la communication sarkozienne plus subtile.
Disons-le tout net, dans une France qui, comme le dit Geismar, était à l’avant garde de la politique et des relations internationales, mais ne s’interrogeait ni sur le sociétal ni sur le social, 1968 était indispensable. Structures hypocrites, rigides, injustes. Mandarinat à tous les étages. Une jeunesse corsetée, étouffée. La guerre du Viet-nam, la guerre froide. Que des gens se lèvent et disent : « on veut vivre, on veut rêver, on veut aimer, on veut rire... » fut un moment magique.
Ils ne furent d’ailleurs pas si traîtres à leurs rêves qu’on veut bien le dire. La plupart d’entre eux sont ajourd’hui des parents, voire de jeunes grands parents, sympas, attentifs, un peu écolos, un peu bobos, profs, éducateurs. Sympas quoi.
Certes, par effet démographique ou générationnel, il se trouve que les leviers de pouvoirs, notamment dans la culture et les médias, sont désormais tenus, d’une main de fer, par d’autres soixante-huitard, et que c’est ceux-ci qu’on voit et entend le plus. Et ça, ça fatigue. C’est d’ailleurs cela que Sarkosy visait avec sa sortie : il donnait des gages à son électorat réactionnaire, mais aussi à toute cette jeunesse qui sent bien que l’aveir lui est barré par une génération dynamique, en bonne santé, habituée aux jeux de pouvoir, à l’action collective, à l’action politique, et qui n’est pas prête de lâcher les manettes. il y avait un sous-entendu générationnel dans l’appel srakozyste, qui a été parfaitement reçu...
Le problème, finalement, c’est qu’on n’a rien à reprocher à cette génération 68. On peut même lui dire "merci". Mais elle a pris 40 ans.
40 ans, c’est long. 40 ans, c’est le temps qui sépare Napoléon III de la Première guerre mondiale. Il n’y a eu que trente ans entre le traité de Versailles et la Deuxième guerre mondiale. C’est très très long en Histoire, 40 ans.
Aucun reproche, donc, pour nos parents ou grands parents, mais juste une précision. Aujourd’hui, vous êtes les anciens. Il y a derrière vous de jeunes générations qui ne fonctionnent plus comme vous, et qui veulent prendre leur responsabilités et déterminer leur avenir. On ne veut pas liquider cet héritage. On ne jette pas vos rêves aux orties. On vous dit merci. Mais il faut laisser un peu de place, maintenant.
Etre fidèle à 68, aujourd’hui, c’est être soixante-huitard avec les soixante huitards. Rire aux éclats. Refuser cette révérence compassée. Refuser cette nostalgie, passion triste et délétère.
Etre fidèle à 68 c’est refuser ce matérialisme, cette peur, cette frilosité, cette prudence, ce conformisme que nous proposent les anciens. Non pas parce qu’ils firent 68 mais parce qu’ils sont anciens, et que c’est leur rôle...
Une seule petite image. Imaginez.
Imaginez une délégation de leaders de 68 projetés dans notre époque. Ouvrant nos journaux, regardants notre télévision, surfant sur nos blogs. Que feraient-ils ?
Ils casseraient la baraque. ils défieraient ce pouvoir. Ils refuseraient ce conformisme. Ils chercheraient des rencontres non tarifées, des désirs authentiques, des passions incendiaires et sans lendemains.
Ils n’iraient pas baisser la main de Serge July ni disserter sur le déficit de la Sécu.
Ils vivraient aux éclats.
Alors, chiche ?
- Zoé Castillex
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Messages de forum
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23 mars 17:14, par naradamuni
A sa manière, inculte et brutale, Sarkozy a posé la question : « Faut-il liquider l’héritage de 68 ? »
Posé la question ?
Personnellement j’ai vu et entendu un tribun appeler ses électeur UMP à se débarrasser de Mai 68 car son désordre est le responsable à nos maux actuels ! Ceux qu’il agite devant nos faces en justification à ses basses oeuvres ?
Déjà en 70 il oeuvrait en tête des manifestations antigrève et tous ces comparses à gauche et à droite le savaient. Mais la combine rapporte gros et la reptation est dans leur nature ; Avancer masqué, caché ! Tous des carriéristes ! (est-ce cela l’esprit 68 ?)
"Jouir sans entrave" serait d’après vous un héritage encombrant de 68, je n’y voit que la vision exposé d’un de ces récupérateurs politico-carriéristes .
Sarkozy jouit, oui mais en oubliant le "tout pour tous" de l’esprit 68.
68 fut libérateur, il n’était pas politique ; la mafia politicienne et ses sbires se l’ai accaparé et approprié pour mieux l’étouffer, ou d’autre faire fortune sur sa toison comme les "humanitaire pro-nucléaire" à la Kouchner et autres bobos voyous... chanteur pétant dans le satin suisse, maître chanteur à la nationalité.
La cage à Médrano est pour bientôt !
Suite des élucubrations...
Que font tous ces êtres au pouvoir depuis la nuit des temps si ce n’est priver l’humanité de sa dignité et de sa souveraineté, dresser des murs et des silences pour la diviser et lui noyer l’esprit par des concepts illusoires et éphémères mais surtout pour les intérêts de leurs clubs, comme ils disent , les bieldberg et autres illuminés, skulls and bones ... banquiers, marchands d’armes et trafiquants de tout genres, schizophrènes, cancérigènes aurait dit Desproges
Sarkozy et ses bandits comparses sont une verrue sur la face de de l’humanisme qui a amené 68 .
Rassurez-vous les soixante-huitards non pas à revenir du passé ils vivent au présent leur espérance en, le bon, le vrai le juste est toujours vivante et chez leurs descendant aussi ; et si l’environnement n’est plus le même, les fondamentaux de la révolte sont toujours là et les outils de leurs enfants ne leur sont pas aussi inconnus que vous le laisser penser.
Quand à leur enfants, certain osent refuser la main de la Très haute autorité sous les yeux de leur patron !
Un vieux comme vous dites refuset de se laisser pollué par ce même dans un bain de foule !
Désobéissance ! celle que chante encore leur "rebelle" chanteur (bientôt terroriste ?)
Merci les années 60 et 70 ! 68 ne fut qu’un instant de cette impermanante réclamation de l’humain , de ce qui lui est dû, le Respect et la Dignité sans dessein, sans entrave, le partage, l’ouverture à l’autre dans la joie et le bonheur sans calculs, naturel !
La joie et le bonheur n’étant vrai que s’il sont partagés par tous sinon ce n’est qu’une illusion passagère de l’égo, l’impermanant insatisfait, obligé de courir toujours après un nouveau plaisir consommable comme pour combler un manque maladif, sûrement cette absence du bonheur partagé sans entrave qui fait défauts à ces très hauts hommes.
Ou alors, venons-nous de cette Planète, comme le clamait Léo Férré " cette Planète dont nous venons où les bouchers vendaient de la viande humaine à la criée !" ?
Alors débarrassons nous de ces bushers et vivons aux éclats !
Comme la nature fait bien les choses, enfin une bonne nouvelle (hors AFP bien entendu !) :
Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse.
l’OMB (Organisation Mondiale du Bien-Etre) prévoit que des milliards d’individus seront
contaminés dans les dix ans à venir.
Voici les symptômes de cette terrible maladie :
1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d’agir sous
la pression des peurs, idées reçues et conditionnements du passé.
2 - Manque total d’intérêt pour juger les autres, se juger soi-même et s’intéresser à tout qui
engendre des conflits.
3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci (ceci représente l’un des symptômes
les plus graves)
4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu’ils sont, ce qui entraîne
la disparition de l’habitude de vouloir changer les autres.
5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées,
ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement afin de développer
sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d’amour.
6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit "merci" et donne un sentiment d’unité
et d’harmonie avec tout ce qui vit.
7 - Ouverture sans cesse croissante à l’esprit d’enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.
8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son Ame,Non-duelle... Ëtre, ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude et de bonheur.
9 - Plaisir de se comporter en guérisseur qui apporte joie et lumière plutôt qu’en critique ou en indifférent
10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l’égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux.
11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d’offrir au monde ses rêves d’un futur abondant, harmonieux et pacifique.
12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant,le beau, le bon, le vrai et le vivant.
Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes. Cette maladie est extrêmement contagieuse !
Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible.
Les traitements médicaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s’opposer à la progression inéluctable du mal.
Aucun vaccin anti-bonheur n’existe.
Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir, qui est l’un des piliers centraux des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se produire, tels des grèves de l’esprit belliqueux et du besoin d’avoir raison, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, des cercles de partage et de guérison, des crises de fou-rire et des séances de défoulement émotionnel collectives"
Alors, je vous en prie, faites suivre , afin que tout le monde soit prévenu et prenne ses dispositions car cette épidémie risque de gagner la planète entière en moins de 10 ans.....
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Discréditer toutes formes de révoltes afin de se prémunir contre tous mouvements fédérateurs de contestations, par exemple en tuant les mythes de Che Guevera et de Mai 68.
Voir en ligne : Arguments
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