Corinne Narassiguin, Christophe Monier, Franck Millan | 10 juin 2007 | |
5 commentaires
Lettre ouverte à nos camarades socialistes
Nicolas Sarkozy n’a pas gagné par hasard, ni même par défaut. S’il faut tirer sans complaisance les leçons de notre défaite, nous devons également nous pencher sur les raisons de sa victoire. Car, ne nous en déplaise, Nicolas Sarkozy a bien réussi sa campagne, il a atteint ses objectifs. Il s’y préparait depuis cinq ans, et avait choisi son modèle : la machine de propagande montée par Karl Rove pour George W. Bush.
En effet, ce qui est frappant en rétrospective, c’est l’efficacité de la communication de Nicolas Sarkozy. Vu des Etats-Unis, la ressemblance avec la méthode Bush est indéniable.
Les Démocrates américains ont perdu les élections (présidentielles ou parlementaires) en 2000, 2002 et 2004. En 2006, ce sont les Républicains qui ont perdu, et non pas les Démocrates qui ont gagné, car la réalité de l’incompétence de l’administration Bush (la gestion des conséquences de l’ouragan Katrina, la persistance des échecs en Irak) était devenue trop difficile à maquiller.
Ces dernières années, c’est donc bien l’efficacité de la machine de communication de Bush qui a largement déterminé le résultat des élections nationales.
En 2000, face à un Al Gore peu sûr de sa stratégie (comment se réclamer des réussites économiques de l’Administration Clinton sans s’associer au scandale « Monica » ?), l’équipe Bush peut le ringardiser avec une remarquable efficacité. Au final, Al Gore se retrouve dépossédé de la présidence à cause de la débâcle de l’élection en Floride, alors qu’il avait les moyens de gagner sans équivoque.
A cette époque, les slogans se mettent en place, promettant ce que beaucoup ont envie d’entendre, mais cachant en fait des politiques contraires : le conservatisme compassionnel, la loi « No Child Left Behind » (aucun enfant laissé sur le bord de la route), les programmes « Clear Skies Initiative » (Initiative Cieux Propres) ou « Healthy Forests Initiative » (Initiative Forêts Saines) négociés avec les lobbies des industries qui combattent le protocole de Kyoto.
Les Républicains soignent également leur base évangéliste et isolationniste, en polémiquant sur des sujets complètement démagogiques : les immigrés illégaux venus d’Amérique Latine, le mariage homosexuel, les cellules souches, la théorie de l’évolution darwiniste contre le design intelligent, l’avortement tardif (généralement autorisé pour raisons médicales). En pratique, pour assurer une forte participation électorale de leur base conservatrice, les Républicains organisent des référendums sur l’interdiction du mariage homosexuel et sur l’avortement dans de nombreux Etats le jour des élections fédérales (présidentielles et parlementaires).
On peut d’ailleurs noter la créativité sans vergogne des Républicains pour trouver des slogans qui frappent l’imagination : l’avortement tardif est rebaptisé avortement par naissance partielle (Partial Birth Abortion), l’impôt sur les successions est surnommé l’impôt sur la mort (Death Tax)… Ces slogans sont repris par les médias, ce qui permet de les imposer comme des termes usuels et véhiculer ainsi une forte connotation négative et émotionnelle sur des enjeux électoraux.
La machine Bush, avec à sa tête Karl Rove, pilonne également ses opposants Démocrates sur leurs faiblesses supposées dans le contexte post 11 septembre : la Défense nationale, la lutte contre le terrorisme, le manque de courage pour un leadership fort (comprendre la préférence pour le multi-nationalisme et le compromis diplomatique plutôt que l’utilisation de la force brute de la puissance américaine). Cette propagande est d’autant plus efficace qu’elle est couplée à une politique de la peur. En périodes électorales, Bush et son staff prédisaient des attaques sous forme de « champignons nucléaires » dans les villes américaines en cas de victoire des Démocrates, carrément comparée à une victoire des terroristes sur le patriotisme américain. Pour entretenir ce climat anxiogène, l’administration Bush joue avec les niveaux d’alerte jaune/orange/rouge qui montent systématiquement avant toute échéance électorale ou date importante.
L’équipe Bush devient également maîtresse dans l’art de baisser la barre des attentes de la population. De 2000 à 2004, elle arrive à maquiller ses échecs, et même à les faire passer pour des réussites : on explique aux Américains que leur président fait un travail extraordinaire dans une situation impossible. La guerre en Irak et la lutte contre le terrorisme en sont les exemples les plus évidents.
Par ailleurs, Bush prend soin d’entretenir son image de président qui aime les choses simples, le barbecue et la pêche. Un type sympa, dévoué à sa famille, son pays et sa foi. Avec un brio extraordinaire, il parvient même à être vu par ses concitoyens comme un cow-boy texan alors qu’il est bien le fils de son père, le premier président Bush, c’est-à-dire un pur produit de la nouvelle Angleterre.
Ce succès de communication est assuré par une série de messages qui sont fabriqués par des spécialistes du marketing politique pour être ensuite relayés de manière concertée et avec discipline. Comme une entreprise vend ses produits, l’administration Bush vend sa politique en faisant passer aux médias une information simple et positive : « le message du jour ». Impossible pour les Américains de ne pas entendre ce que la Maison Blanche veut leur faire savoir. Ils entendent et lisent les mêmes mots, les mêmes slogans, que ce soit à la télévision, dans les journaux, sur Internet. Tout est répété par les politiques Républicains, mais aussi par des analystes et des journalistes. Résultat, lorsque l’opinion s’interroge sur un thème politique, elle le fait avec les mots soigneusement choisis par la Maison Blanche.
Surtout en période électorale, les messages de l’équipe Bush sont aussi préparés en fonction d’un principe tactique cher à Karl Rove : la population américaine est divisée selon une matrice qui en couvre les différents segments, et des messages ciblés sont systématiquement utilisés en fonction de l’audience. Les attentes du vote Républicain ont été soigneusement identifiées à l’aide d’études statistiques. L’objectif est de savoir quel message véhiculer pour augmenter le nombre de votants Républicains dans chaque tranche de l’électorat américain et aussi quel média utiliser pour maximiser sa diffusion. Un exemple, en suivant cette méthode, les stratèges Républicains savent à quels sujets électoraux les agriculteurs Républicains du Middle-west sont sensibles. Ainsi ils peuvent élaborer un discours propre à augmenter leur nombre et utilisent des medias qui ont leur écoute.
De fait, en 2004, quand Kerry émerge des primaires présidentielles démocrates, il est déjà trop tard pour contrer la machine de propagande de Bush. Les Américains ont été persuadés que les Démocrates ne peuvent pas mieux faire en Irak ou dans la lutte contre le terrorisme que l’administration sortante, et ce handicap ne sera pas surmonté. En maître de la propagande, Karl Rove arrive même à dépeindre Kerry, pourtant un héros reconnu de la guerre du Viêtnam, comme un lâche qui ne respecte pas les troupes de l’armée américaine. L’attaque est tellement énorme et odieuse que Kerry préfère répondre par un silence dédaigneux. Grave erreur. La calomnie lui collera à la peau jusqu’au bout. La préférence de Kerry pour des positions prenant en compte la complexité du monde est également exploitée comme un manque de clarté, voire un manque de colonne vertébrale.
Revenons en France. Si le contexte politique et les sujets prioritaires ou polémiques sont souvent très différents de ce que l’on peut voir aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a semble-t-il bien compris comment les méthodes de communication de l’administration Bush peuvent lui servir.
Depuis cinq ans, il s’est appliqué à se différencier des gouvernements dont il était pourtant le numéro 2. Au démarrage de la campagne présidentielle, les Français avaient déjà bien assimilé que le Sarkozysme, ça n’a rien à voir avec le Chiraquisme. Nicolas Sarkozy pouvait donc sans problème incarner le changement, et même une forme d’alternance.
Il martèle ses thèmes, construit son image de politicien actif et pragmatique, à la recherche de résultats et au parler franc, un type proche des gens.
Il met ses troupes en ordre de marche, et pendant trois ans prépare sa campagne depuis la présidence de l’UMP. Il teste ses thèmes, définit sa stratégie pour récupérer les voix du FN tout en maintenant la discipline de la droite républicaine. Lui aussi découpe la population française en catégories bien identifiées, et calibre ses messages en conséquence.
Il impose ses slogans : travailler plus pour gagner plus, la France qui se lève tôt, non à l’assistanat, la lutte contre les délinquants multirécidivistes, le bouclier fiscal, la suppression des droits de succession, l’immigration choisie et l’identité nationale…
Au final, pendant la présidentielle, Sarkozy n’a même pas besoin de dérouler les détails de son programme. Il se paie même le luxe de faire campagne sans jamais publier nulle part la totalité de son projet. Il fait du clientélisme et promet tout et son contraire sans paraître incohérent. Au-delà de la bienveillance des médias à son égard, Sarkozy peut réussir ce pari parce qu’il a préparé l’électorat français à son discours depuis plusieurs années. Quelques slogans suffisent pour que les Français pensent savoir à qui ils ont affaire et aussi ce que sera sa politique s’il est élu. Nul besoin de lui demander d’expliquer son programme dans le détail. La cohérence de son projet, c’est lui, et tout le monde croit le connaître.
En face, le PS reste empêtré dans une rénovation toujours annoncée mais jamais accomplie, dans les raccommodages d’après referendum. Le PS donne l’image d’un parti à la recherche de son sauveur et de sa ligne politique.
Sarkozy n’en perd pas une miette et participe largement à populariser l’idée que le PS reste un parti archaïque et tumultueux, sans projet. Comme Bush, il a compris qu’il faut mettre en avant tous les déboires de ses adversaires, mais également leurs supposées faiblesses : les socialistes sont dangereusement dépensiers et creusent le déficit, ils ne comprennent rien à l’économie. Ils sont partisans de l’assistanat (comprendre de l’aide aux paresseux) et adversaires du mérite. Ils sont accrochés à leurs vieilles méthodes et préfèrent le statu quo au changement. Ils sont laxistes sur la délinquance comme sur l’immigration, etc.
Parallèlement, Sarkozy entretient les peurs, surtout celle de la délinquance, bien ancrée dans l’opinion, en traitant les jeunes des banlieues de racaille. Il se pose en premier flic de France qui met de l’ordre au Karcher. Il parviendra pourtant à ne pas être tenu comptable des émeutes de novembre 2005, et pour soigner son passage au Ministère de l’intérieur, il empêche la diffusion de rapports officiels sur l’état de l’insécurité dans certains quartiers. Pendant la campagne, il ose même se déclarer président des honnêtes gens, et accuse la gauche d’être du côté des fraudeurs.
Lorsque Ségolène Royal émerge des primaires, la rénovation - tardive du fait de notre calendrier - qu’elle lance en même temps que la campagne n’a pas la clarté des slogans Sarkozystes auxquels les Français sont déjà largement familiers. A quelques mois et semaines des élections, nous en sommes encore à lancer de nouvelles propositions alors que Sarkozy martèle les siennes depuis des mois.
La machine de propagande de l’UMP profite du fait que Ségolène Royal est une présidentiable de fraîche date ainsi que de nos querelles internes. Avec l’aide plus ou moins ouverte des médias, elle alimente un procès en incompétence contre notre candidate. Ce mauvais procès avait commencé pendant les primaires socialistes et aura duré jusqu’à la fin de la campagne. Avec intelligence et malice, Sarkozy charge les femmes de l’UMP de porter les attaques les plus misogynes.
La machine UMP est également bien contrôlée, personne ne parle de travers, tout le monde suit la ligne fixée par le chef, tout le monde récite les mêmes slogans.
Comme Bush, Nicolas Sarkozy manipule les attentes des gens en baissant la barre pour le débat présidentiel. Il réussit à en émerger comme le vainqueur simplement parce qu’il accomplit l’exploit de ne pas s’énerver !
Bref, question communication, Sarkozy ne néglige rien. Et cela lui donnera un énorme avantage tout au long de cette campagne. Les Démocrates américains ne s’y sont pas trompés, eux qui sont venus voir comment fonctionnait la campagne Sarkozy. Ils n’ont pas songé à nous rendre visite.
Une fois élu, on voit que la méthode continue de bien fonctionner : tout est dans l’affichage.
Malgré le dérapage incontrôlé de sa communication au sujet du yacht Bolloré (un moment d’inattention dû a l’euphorie de la victoire sans doute), il fait la démonstration une fois encore de ses talents.
La journée de son investiture est un morceau d’anthologie, avec une mise en scène impeccable.
L’ouverture à gauche est également un coup de maître pour tuer le MoDem dans l’œuf et déboussoler le PS pour les législatives. Pourtant il s’agit indubitablement d’affichage, et pas d’ouverture politique véritable correspondant à une vision cohérente. Comment sinon expliquer qu’il ait pu proposer le Quai d’Orsay à Védrine pour ensuite le proposer à Kouchner ? On ne pouvait pas trouver deux socialistes plus différents en matière de politique étrangère.
Cette méthode rappelle celle de G. Bush qui en 2001 nomme Norman Mineta, un démocrate ministre du commerce du gouvernement sortant de Bill Clinton, comme ministre des transports. Cet homme, premier américain d’origine asiatique a être nommé ministre dans un gouvernement fédéral, un homme qui a connu enfant les camps d’internement pour les Américains d’origine japonaise durant la deuxième guerre mondiale, devait symboliser l’ouverture et la diversité du gouvernement Bush. Il restera ministre jusqu’en 2006, sans jamais se désolidariser des politiques liberticides et conservatrices du gouvernement.
Le rapport entre les équipes politiques et les médias conservateurs est également comparable chez Bush et Sarkozy. Quand un commentateur vedette de la chaîne de télévision conservatrice Fox News devient le porte-parole de la Maison Blanche, et des politiciens conservateurs se reconvertissent dans le journalisme, il ne s’agit que de quelques exemples parmi tant d’autres. Un chassé-croisé semblable est désormais constaté entre les équipes de campagne de Nicolas Sarkozy et des télévisions et journaux français.
A cela on peut ajouter les messages plus subliminaux mais bien repris par la presse, qui servent à construire la légende Sarkozy : la comparaison avec la famille Kennedy, le président actif qui fait du jogging avec son Premier ministre…
Par cette lettre ouverte à tous nos camarades socialistes, nous voulons dire au PS qu’il est temps de professionnaliser notre communication. Nous ne pouvons pas laisser la machine de propagande Sarkozy tourner à plein régime pendant cinq ans. Il ne faudra rien laisser passer : pas une conférence de presse présidentielle sans réponse du PS, pas d’action du gouvernement sans proposition du PS pour améliorer ou contrer. Pas une critique lancée par l’UMP contre le PS ou un de ses dirigeants laissée sans réplique. Notre communication doit devenir audible, soigneusement préparée, cohérente. Sinon, la nécessaire et indispensable rénovation ne suffira pas, et nous partirons de nouveau en campagne en 2012 avec un gros handicap.
- blogosphère
Un article issu de : Le blog de la section de New York du parti socialiste
À voir en ligne ici : http://newyork.parti-socialiste.fr/2007/06/06/nicolas-sarkozy-une-victoire-a (...)
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Messages de forum
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10 juin 2007 10:10, par André Gunthert
C’est la meilleure analyse que j’ai lu de la défaite socialiste aux présidentielles. Il est bien dommage qu’elle n’arrive qu’aujourd’hui, et il est emblématique qu’elle nous vienne de New York. Beaucoup n’iront pas voter aujourd’hui, faute d’avoir pu constater une capacité et une volonté réelle d’analyser ce qui s’est produit et d’en tirer les leçons au sein du PS. A tout le moins ne s’est-il pas montré à la hauteur des enjeux et des attentes post-présidentielles. Il apprendra à ses dépends qu’on peut descendre encore beaucoup plus bas. Souvenons-nous du destin du PC.
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11 juin 2007 18:48, par ALDO
Effectivement, très bonne analyse. Pour confirmer un des points de cet argumentaire je voudrais témoigner du rôle des médias durant cette campagne électorale.
Je pense que Ségolène Royale a perdu les élections en janvier, février. Ce sont les fameuses soi-disant "bourdes" de Ségolène lors de ses voyages à l’étranger.
En fait, à paris, il a suffit que les portes-paroles (sutout"féminines") de l’UMP commentent chaque sortie de Ségolène comme étant une bourde prouvant son incompérence pour que les médias deviennent eux-même les portes-paroles de l’UMP. Comme décrit dans l’article, ce sont les mots de l’UMP qui deviennent les mots des médias, puis les mots des français-électeurs. Tout simplement. Alors oui il aurait fallu organiser une machine à communiquer, à répondre, coup pour coup. Quand plus tard M. Sarkosy a fait bon nombre de déclaration très douteuses, mensongères ou des erreurs on en a parlé avec une sorte d’indulgence, c’était trop tard et un ministre-homme-actif-médiathique, installé au puvoir depuis 5 ans, ne pouvait être "incompétent" !. Le mal était fait, Ségolène ne remontera jamais la pente de l"’incompétence", pente savonnée par l’UMP, d’ailleurs le 1er bénéficiaire en aura été M. Bayrou. Il fallait bien sûr une bonne dose de mysoginie ou de machisme (peu importe le terme) pour assoir la stratégie UMPiste dans l’esprit gaulois.
Dommage, comme l’a bien souligné Philippe Sollers, transfomé lors de cette campagne en un des meilleurs défenseurs de notre candidate :
Ségolène eurait été un très bon "produit" d’exportation à la française. Surtout l’engouement populaire aurait été autrement plus enthousiaste, gai, jeune si elle avait été élue.
Alain Dollé
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11 juin 2007 21:56, par MajorKong
Mazette, encore un très bon article sur bpolitique.
Il me semble effectivement qu’ Etats-unis, les primaires commencent beaucoup plus tot, et une fois finies, tout le monde concourre avec entrain et volonté à la victoire de l’élu. On avait le bouzin, mais pas le mode d’emploi ?
Celà explique t-il tout ? concernant Bush et Rove, icônes de droite la preuve est faite, soulignons que ces types là ont quand même gagné en truquant des élections nationales ! Et ce n’était qu’un début...
Oooh pas de ça chez nous...mais on a quand même retenu le mouvement poltique perpétuel et ostentatoire, la main mise sur les médias, les pataquès judiciaires et scandales financiers, la recherche de boucs émissaires, la division pour mieux régner et salissez il en restera toujours quelque chose.
Je crois en l’idée que Sarkozy ne s’est pas fait tout seul, qu’il est le candidat choisi par une oligarchie pour d’abord assurer ses intérets, l’un et les autres se manipulant alternativement. Il n’y a pas en France actuellement de politique nouvelle. Ce sont juste de très vieilles recettes que l’on nous ressert.
Donc plus de professionalisation dans la com, ok. Sera-ce suffisant ?
Est on vraiment incapables d’inventer nos propres solutions ? toute l’Europe est elle contente des loyers de dingues, des travailleurs pauvres, de la BCE, des bas salaires et de la hausse des prix, de l’endettement individuels et des délocalisations ?
attack, attack, attack ! - Karl Rove
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post scriptum
Un exemple de la machine de communication politique à américaine :
ce document, type réunion d’entreprise, qui est actuellement utilisé pour briefer ses troupes par jeune loup républicain Mitt Romney, qui postule à la succession de ce cher Georges en 2008.
Dans la categorie “ennemis, adversaires ? contre qui on peut allègrement taper, la France en pôle position !
C’est paru dans le Boston Globe, et publié sur le blogue de Guillemette Faure . Etonnant, non ?
Va p’tête falloir convaincre les Zétasuniens avant les Français !
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Le pire dans l’histoire c’est que des gens comme DSK et fabius ont largement participé à la défaite et qu’aujourd’hui ils se posent en sauveur du PS ! Les tensions politiques entre Royal et Hollande avait déjà commencé suite à la défaite de 2002, segolene lui reprochait de ne pas remettre à plat les valeurs de la gauche et de ne pas faire d’auto analyse. Mais Hollande a préféré la voie d’un rassemblement de façade plutôt qu’une rénovation. La défaite est directement la conséquence de cette non prise de conscience. Royal a pourtant lancé l’innovation, en impulsant une nouvelle lignée de façon brouillonne, elle a donné le sentiment qu’elle n’avait pas de projet pourtant pour la première fois on entendait une dirigeante socialiste parler "d’entreprises", "de compétitivité" de "lutte contre l’assistanat", "de proportionnelle", "de non cumul des mandats", "d’ordre juste" et "d’état impartial" autant de thèmes que de nouvelles façon de concevoir la politique de gauche. Il fut en effet difficile pour la candidate de se battre sur deux fronts 1) contre son parti 2) pour son projet présidentiel. Car elle devait fournir deux fois plus d’efforts que son adversaire pour prouver sa crédibilité et tout ce temps qu’elle consacrait à cela, elle le perdait dans la rénovation et l’éclaircissement de ses idées. Quand au parti, on ne peut pas dire qu’il fit d’un grand secours : en effet entre les "traitres" qui sont partis en milieu de campagne et qui ont fortement contribué à déstabiliser la candidate et ses électeurs et les "éléphants" qui ne voulaient pas être associés au "pacte présidentiel" et se plaignaient après d’individualisme de la candidate alors qu’ils se mettaient volontairement à l’écart, il est difficile de gagner contre "le rouleau compresseur" qui s’est mis en marche...
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werdna, 7 janvier 2009 22:21
Marianne - Mardi 06 Janvier 2009 - Sylvain Lapoix Pour Laurence Mollaret, vice-présidente du Syndicat de la Magistrature, l’idée de Nicolas Sarkozy de supprimer le juge d’instruction n’est qu’une décision politique : le président surfe sur [...]
Kropotkine, 7 janvier 2009 17:00
Chanteuse, top model et première dame de France : autant de raisons d’inviter Carla Bruni sur un plateau de télévision. Hier à 23h15, c’était la version reportage qui était au menu. France 2 diffusait un documentaire consacré à l’épouse de Nicolas Sarkozy qui n’a pas rencontré un grand succès : il n’a même pas réuni 1,4 (...)
iledere, 7 janvier 2009 15:52
Il est de bon ton pour un président en quête de voix ou un premier ministre en recherche de notoriété (Ça y est, le nain agité et son larbin vont se sentir visés…) d’annoncer avec un trémolo dans la voix que “nous mettrons tout en oeuvre par arriver au “plein emploi”… Menteurs !!! Dans le système capitaliste, le plein emploi (...)
Budgetor, 7 janvier 2009 15:39
Qui se dévoue pour lui dire que le budget de l’Etat est d’environ 290 milliards d’euros en 2009 ???
Quelle buse….
futura-sciences.com, 7 janvier 2009 15:14
Avec une technique un peu lourde, une équipe américaine a mis au point un système de visualisation en trois dimensions. Une étonnante démonstration publique l’a montré en action pour une visioconférence simulée. Bientôt en tournée en France !Fantomatique, le visage de la jeune femme apparaît en noir et blanc au milieu d’une (...)
Ruminances, 7 janvier 2009 15:00
C’est un satrape de la Sarkozie triomphante, un repris de justice promu baron des Hauts de Seine, un homme politique qui a traversé la Vème république à coups de frasques et de scandales. C’est un ploutocrate apprécié de ces concitoyens, un récidiviste en col blanc, un grognard dévoué au souverain qui a désormais la chance (...)
françois, 7 janvier 2009 14:53
les Israéliens doivent se libérer des mythes bibliques qui appartiennent à une autre forme d’existence et redéfinir leur histoire nationale
juifs / israéliens
, 7 janvier 2009 14:50
"Le mauvais temps qui est épouvantable pour un certain nombre de personnes isolées ou sans abri, du point de vue des soldes est une aubaine", a dit Christine Lagarde sur Europe 1. No comment... Elle pousse vraiment là, non ?
Pyxmalion, 7 janvier 2009 14:40
Article publié dans Le Monde du 30 décembre 2008 :
“Pour préserver le climat de la Terre d’une dérive dangereuse et incontrôlable, il faut bannir le charbon, taxer le carbone et accélérer les recherches sur le nucléaire. C’est, en substance, la teneur de la lettre (document PDF en anglais) adressée, mardi 30 décembre, par (...)
Bibi, 7 janvier 2009 14:29
Il y a quelques années en arrière, on avait assisté à une Opération « Nouveaux Philosophes » pour recycler les vieilleries théoriques. Livres, séminaires, premières de « l’Express », couvertures du « Nouvel Obs », appui du « Monde », promotions à « Apostrophes » étaient mis sur le marché pour perpétuer, justifier et consolider (...)
Laurent Mucchielli, 7 janvier 2009 13:26
Alain Bauer, propriétaire de la société privée de conseil en sécurité AB Associates – mais se présentant comme « criminologue » – s’est fait charger en 2007 d’une mission sur la formation et la recherche en matière stratégique, après avoir été nommé en 2003 président d’une instance liée au ministère de l’Intérieur, le conseil (...)
Alfred-Georges, 7 janvier 2009 13:08
« L’humour juif, ça déchire sa race », aime scander le bonapartiste Eric Zemmour. Et si l’humour est effectivement la politesse du désespoir, alors les juifs sont des gens vachement bien élevés. D’ailleurs, on ne fait pas la queue devant les douches aussi sagement sans un minimum de savoir-vivre. Seulement voilà, les (...)
PCinpact, 7 janvier 2009 13:06
La Commission des Affaires Culturelles a fraîchement accueilli l’idée de réguler internet dans le cadre du projet de loi Audiovisuel. Elle vient d’indiquer qu’il était préférable de « ne pas régler au détour du présent texte [NDLR la loi sur ...
Napakatbra, 7 janvier 2009 12:38
Plus de 400.000 fiches clients du Fournisseur d’Accès à Internet Orange (D’après les constatations de ZATAZ.COM) ont été laissées en accès libre sur Internet via un lien officiel de la filiale de France Télécom. Une faille qui semblait exister depuis plusieurs semaines.
en lire (...)
LGB, 7 janvier 2009 12:33
Dans une ploutocratie bien gérée, les puissants savent adapter les récompenses, les dons et les honneurs qu’ils distribuent au statut de ceux qui les reçoivent.
À sa femme de chambre, Madame la Comtesse offre ses vieilles godasses. Pour sa cousine la baronne, elle va chez Louboutun. Dans les deux cas, elle a la (...)
Josh Lyman, 7 janvier 2009 12:33
La question que soulève, entre autres, la visite éclair de N. Sarkozy au Proche-Orient est assez simple : faut-il à tout prix s’activer dans une démarche qui n’a absolument aucune probabilité de prospérer ? Convient-il au contraire de rester chez soi, pour ce motif, en attendant contre toute évidence, que les choses (...)
Aline, 7 janvier 2009 12:28
Malgré des efforts récents, l’opacité du système public d’information sur les inégalités reste d’actualité. Jacques Freyssinet, qui a présidé le groupe de travail du Conseil national de l’information statistique sur les inégalités, nous livre son analyse. Quelles sont les lacunes du système d’information public sur les (...)
Régis Soubrouillard, 7 janvier 2009 12:15
Contrairement aux années précédentes, TF1 a choisi de ne pas publier le classement des 100 meilleures audiences 2008. Tout simplement parce que si la Une rafle 96 des meilleurs scores, elle se fait piquer la première place par M6. Une place symbolique dont la première chaîne aurait sans doute préféré garder le monopole, (...)
CnR ;-), 7 janvier 2009 11:35
Politburo, 7 janvier 2009 11:34
Un gouvernement méprisant à l’égard des usagers de l’assurance maladie et notamment des plus vulnérables d’entre eux
Au début de l’an passé, on rappelait que Roselyne Bachelot, ministre de la santé, avait eu l’indélicatesse de snober à neuf reprises les représentants de l’Association des Paralysés de France. Ces derniers (...)
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Nicolas Sarkozy aime distribuer hochets. Il pense ainsi se faire de nouveaux obligés à peu de frais (ex : Simone Veil avec laquelle il (...)
Napakatbra, 7 janvier 2009 10:59
Attention, un Bush peut en cacher un autre. Papa Bush verrait bien Jeb (un de ses quatre garnements) devenir Président américain. "J’aimerais le voir se lancer dans la campagne. J’aimerais qu’il soit président un jour", a-t-il déclaré sur la chaîne Fox.
en lire (...)
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Ce matin, en parcourant mes flux d’actualité, je tombe sur une info du monde où Sarkozy semblerait sur le point de supprimer le juge d’instruction…
A vrai dire, sans être, loin de là, un spécialiste du Droit, je n’ai pu m’empêcher de penser que notre (...)
Intox 2007, 7 janvier 2009 10:25
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L’attentat du 20 septembre contre l’hôtel Marriott d’Islamabad a provoqué la mort d’une soixantaine de personnes. Cette attaque, comparée par les autorités pakistanaises au 11-Septembre, pourrait marquer un tournant dans l’histoire du conflit dans la région. Le président Bush a autorisé les (...) / Afghanistan, Pakistan, (...)
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Les représentants du peuple des grandes compagnies, ont donc voté la loi sur la récupération d’eau pluviale. Quelque chose me dit qu’ils veulent plomber cette récupération : - "L’usage intérieur est ainsi restreint aux seuls WC et opérations de lavage des sols, " Bon à la rigueur. Déjà, le WC, c’est souvent le tiers de la (...)
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"Symptômes totalitaires d’une démocratie malade", un mini feuilleton en 4 parties : 1) Dictature du patronat 2) Abolition de la séparation des pouvoirs 3) Instauration d’un Etat policier 4) Contrôle de l’expression divergente et manipulation des (...)
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Nous en discutions ici même il y a quelques semaines : l’éminent maître Herzog, défenseur des faibles et des opprimés, et membre de la commission de réforme de la procédure pénale, avait en effet annoncé que le juge d’instruction pourrait perdre ses fonctions d’enquête, celles-ci se trouvant transférées au parquet qui, comme (...)
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Rue 89, 7 janvier 2009 07:24
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Nouvel Observateur, 7 janvier 2009 07:22
Les produits de haute technologie (informatique, écrans plasma...), le restaurant et les voyages seraient les premiers postes touchés par une réduction des dépenses.
Anatole, 7 janvier 2009 05:48
La République est une organisation de la société à laquelle nous tenons.
Le pouvoir législatif permet au peuple de voter les lois et de contrôler le gouvernement. Le pouvoir exécutif gouverne le pays et en répond devant le parlement. La justice tranche les litiges en appliquant les lois de la même façon à tous. Elle n’a (...)
Betablog, 7 janvier 2009 00:13
Ceci n’est pas un article. C’est "simplement" un cri de mon coeur. Je viens de découvrir ce portail et j’en suis tout ému et rétourné. Je vais prendre mon temps pour lire tous vos articles. Et ensuite je "participerais". Je vais faire aussi le max pour faire connaitre ce site incroyable. BRAVO ... mais à quand la (...)
Le Monde, 6 janvier 2009 21:09
Le chef de l’Etat devrait annoncer, mercredi 7 janvier, qu’il envisage de confier les enquêtes judiciaires au parquet, sous le contrôle d’un magistrat du siège, appelé juge de l’instruction.
Bondyblog, 6 janvier 2009 15:26
« 7 mai 2009. 06H07. Plus de 10 000 000 d’après les chiffres officiels. Jeunes et moins jeunes, banlieusards, Parisiens, campagnards, de la jeunesse oubliée aux retraités indigents en passant par les personnes handicapées, agriculteurs, pêcheurs, tous sont présents. Tous en ont ASSEZ ! Assez que les riches s’enrichissent (...)
e24, 6 janvier 2009 15:20
John Paulson, gérant de fonds alternatifs a réalisé près de 25% de gains sur les neuf premiers mois de 2008.
Quatremer, 6 janvier 2009 15:14
Pour fêter le début de sa présidence de l’Union européenne, Mirek Topolanek a annoncé, jeudi, le jour même où la Slovaquie voisine rejoignait la zone euro, qu’il déciderait en novembre de la date à laquelle son pays adhèrerait à la monnaie unique : « j’ai demandé au ministre des Finances de préparer un plan de convergence (...)
ReadWriteWeb, 6 janvier 2009 15:11
Il est particulièrement qualifié pour ne pas comprendre l'horizontalité, la sérendipité, les usages sociaux, les mues engendrées par ces usages, les enjeux culturels et "de civilisation" (comme aimerait à le dire son patron), la problématique du copyright dans l'économie de la connaissance, la société de (...)
Raphaël Anglade, 6 janvier 2009 15:01
Vous avez rêvé de connaître un jour toutes les luttes ? De sentir palpiter le coeur de notre joyeuse résistance ? De savoir au jour et à l’heure près où ça se passe ?
Vous avez envie d’en être, de suivre, de les rejoindre, de vous mobiliser, de participer...
Ce site est pour vous. Une sorte d’annuaire des luttes, de fil (...)
Patrick Reymond, 6 janvier 2009 14:11
Le Brésil roule plus à l’éthanol qu’au pétrole, sans que cela ne change grand chose aux problèmes du secteur. En effet, si 90 % des véhicules brésiliens peuvent rouler au fossile ou à l’éthanol ou aux deux réunis, les problèmes sont similaires à ceux des producteurs de pétrole, c’est à dire la rentabilité de l’investissement. (...)
Allain Jules, 6 janvier 2009 14:06
Il y a quelque chose de fascinant chez cet homme, véritable roi de l’esbroufe. Nicolas Sarkozy est-il simplement en train de vouloir exorciser son échec à la tête de l’UE (Union européenne) ? Après ce grand exercice de brassage de vent, durant un semestre qu’il voulait proroger, le (...)
Manuel, 6 janvier 2009 14:04
Putain, je rentre chez moi après mon petit périple, et qu’est-ce que je trouve dans ma cage d’escalier ?!
Un appel à la manifestation pour dire :
"Halte au massacre de Gaza et aux crimes de guerre d’un occupant contre un peuple opprimé depuis 60 ans"
J’ai emmené le papier chez moi pour le lire, papier expliquant que (...)
CC, 6 janvier 2009 13:16
Il y a quelques mois, on apprenait qu’une institutrice s’était pendue dans sa salle de classe…
Le fait divers dramatique avait été relayé par les médias et on avait cru comprendre que cette fonctionnaire souffrait de dépression chronique.
Ci-dessous, la (...)
Didier Bigo, 6 janvier 2009 12:35
Quels ont été les effets des attentats du 11 septembre 2001 dans les pays occidentaux ? Deux interprétations dominent le débat public. Pour la première, l’ampleur de la menace est telle qu’elle justifie le recours à des pratiques d’exception temporaires permettant seules de sauver les valeurs (...) / France, Guérilla, (...)
Aline, 6 janvier 2009 12:27
On découvre toujours de nouvelles fosses communes dans la région de Srebrenica. Pourtant, même dans cette région, particulièrement marquée par les horreurs de la guerre, la réconciliation et la vie commune ne sont pas impossibles. Dans le village de Suha, près de Bratunac, où 70 familles bosniaques sont revenues vivre, (...)
Celeste, 6 janvier 2009 12:14
Histoire d’être bien classé dans le challenge « retour vers l’obscurantisme » qui agite actuellement les ecclésiastiques de diverses obédiences, le Vatican vient de lancer une nouvelle offensive contre la pilule.
Déjà fort mal vu par la Sainteté suprême ce moyen de contraception, répandu dans le monde entier et dont (...)
Plume de presse, 6 janvier 2009 11:50
Nous annoncions le 27 juin dernier le retour de la télé d’Etat. France 2 vient de nous en offrir coup sur coup deux exemples navrants. D’abord bien sûr le documentaire ultra complaisant diffusé hier soir sur Carla Bruni-Sarkozy, sous le titre de Quelqu’un m’a (léché le cul) dit. Mais on pouvait aussi bien décider de ne pas (...)
Mediarabe.info, 6 janvier 2009 11:25
Les masques sont en train de tomber, l’un après l’autre, laissant apparaitre les détails du scénario dessiné par le Guide de l’axe irano-syrien, (...)
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