Carmen del Rocio | 10 mars 2007 | |
27 commentaires
Certains se demandent aujourd’hui si F. Bayrou n’est pas en train de devenir l’un des plus grands imposteurs de la vie politique française des quinze dernières années.
Son slogan « ni droite, ni gauche » est-il un mensonge pour faire oublier des idées de droite dans le fond assez classiques ?
Il n’y a pas que Nicolas Sarkozy qui prétend avoir changé. François Bayrou lui aurait plus que changé : il serait devenu autre. Après avoir passé toute sa carrière dans les rangs de la droite – au centre droit mais à droite quand même – il aurait récemment réalisé combien le système d’alternance du pouvoir entre les deux camps gauche et droite serait malsain et néfaste au bon développement économique et social du pays. Fort de cette analyse, il déclare donc vouloir s’extraire du système : il serait le candidat "anti-système" républicain dont les Français rêvent. Il se dévouerait donc à cette noble cause par amour de la France et de ses prochains.
Les commentateurs notent rarement que le moteur de cette stratégie, c’est une pure quête du pouvoir. Son appétit de pouvoir est omniprésent. Tous ceux qui le connaissent un peu le disent : F. Bayrou a toujours eu la certitude quasiment « mystique » qu’il serait un jour chef de l’Etat. Il lui a donc fallu trouver un moyen de réaliser ce destin.
Son positionnement « ni droite, ni gauche » apparaît comme le résultat d’une véritable étude de marché :
Le créneau UMP était bien sûr déjà pris : Nicolas Sarkozy a « tué » tous ses concurrents et même dans le cas d’un échec de ce dernier à la présidentielle, les prétendants seraient nombreux : A. Juppé, D. de Villepin et pourquoi pas F. Fillon ou M. Alliot-Marie ? Même en admettant qu’un homme politique historiquement issu du centre droit prenne le pouvoir dans la maison UMP – ce qui demeure peu probable – une personnalité comme P. Méhaignerie se positionnerait alors. Et la voie d’accès pour François Bayrou serait bloquée. Pour lui, la quête du pouvoir via le grand parti de gouvernement de droite était donc inenvisageable, dès le départ et pour longtemps.
Le créneau de la gauche semblait tout aussi fermé : François Bayrou a récemment expliqué que dans sa jeunesse, il s’était senti proche de la gauche, mais que c’est l’alliance entre le PS et la PC avec F. Mitterrand et le programme commun qui l’auraient dissuadé de se diriger dans cette voie. Cependant depuis son entrée en politique, à aucun moment il n’a montré une volonté de se rapprocher des idées de la gauche. Faut-il insister sur ce point ? Le fait de ne pas avoir voté certains textes de lois présentés par le Gouvernement Raffarin ou Villepin au cours des dernières années ne vaut certes pas rapprochement avec la gauche sur le fond. Si François Bayrou était réellement sincère lorsqu’il critique les puissances de l’argent ou certaines des mesures des Gouvernements de droite depuis 2002, il faudrait en toute logique qu’il dise clairement qu’il serait éventuellement prêt à construire une alliance politique avec la gauche et donc qu’il pourrait le cas échéant se désister au deuxième tour en faveur de Ségolène Royal, non ? Pourquoi bizarrement personne ne peut croire à une telle hypothèse dans les rangs de l’UDF (nous voulons ici parler des « vrais » députés UDF qui, eux, ont toujours su qu’ils se situaient, quoi qu’il arrive, à droite) ?
Le créneau du centre droit, qui aurait dû logiquement être celui de F. Bayrou, ne lui paraissait sans doute pas assez porteur. Qui rêve en France de porter à la présidence de la République un VGE bis ? Un tel positionnement n’avait guère de chance de séduire une majorité de Français… en 2007. Par ailleurs, sur le fond, les idées classiques de l’UDF – les options très pro-européennes voire fédéralistes – n’étaient guère au goût du jour, surtout après le « non » au référendum.
La stratégie de F. Bayrou résulterait donc d’un marketing politique réussi ne prend parce que le discours « ni droite ni gauche » ou « au-dessus de la mêlée » a été bien distillé depuis plusieurs mois, sans que, sur le fond, les Français sachent réellement ce que propose ce candidat. Ni les media ni les autres candidats n’ont à ce jour réussi à démythifier le discours marketing de F. Bayrou en lui rappelant sujet par sujet ce que proposent l’UMP, puis le PS, puis le PC, puis l’UDF.
Cette tactique fonctionne dans le vide médiatique. A ce jour, il n’y a pas eu de vraies confrontations entre les différents candidats sur un plateau de télévision. Dans la logique des émissions telles que « J’ai une question à vous poser » (TF1), les candidats peuvent les uns après les autres donner une réponse aux questions posées. En l’absence de contradictions en direct des autres candidats, il est possible au candidat UDF de déclarer que sa réponse n’est ni de droite, ni de gauche. Une telle imposture serait beaucoup moins aisée dans le cas de véritables débats de confrontations entre tous les candidats.
Mais admettons que François Bayrou ait réellement changé et que malgré son passé et son programme présidentiel, il soit demain capable de prendre, comme il dit, « le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche ». Que se passerait-il ?
Avec François Bayrou, la France pâtirait, comme sous la IVème République, d’une terrible instabilité gouvernementale et d’une paralysie du pouvoir.
Prenons-le au mot : il veut créer des coalitions gouvernementales avec des ministres ayant des étiquettes de gauche et d’autres des étiquettes de droite. Les uns et les autres travailleraient dans une bonne entente dans un objectif commun : faire le bien de la France…
Il explique même qu’il pourrait sans difficulté proposer le poste de Premier ministre à un homme de gauche, pourquoi pas DSK ? En fait, il aimerait pour les fonctions de PM trouver un « Jacques Delors en plus jeune ». Organiserait-il un casting pour trouver le postulant de ses rêves à ce poste ?
Imaginons donc ce Gouvernement composé d’hommes et de femmes venus de la droite et de la gauche.
Séance de Conseil des ministres : le ministre chargé de la cohésion sociale et de l’emploi (posons qu’il est de gauche) propose la suppression du CNE. Les autres ministres de droite – qui ne verraient pas d’inconvénients à élargir à tous les salariés un contrat de travail similaire au CNE – s’élèveraient contre une telle idée. Dans sa grande sagesse, le Premier ministre (de gauche ? de droite ?) se référant au chef d’Etat nouvellement élu déciderait… de ne rien faire : le CNE ne serait ni supprimé ni non plus élargi aux autres salariés.
Deuxième exemple : lors de l’élaboration du projet de loi de finances, le ministre de l’Economie et des Finances (admettons de droite) propose une baisse des droits de succession voire la suppression comme le veut aujourd’hui l’UMP. Malgré la solidarité gouvernementale, les ministres de gauche ne pourraient pas cautionner une telle mesure. Que se passerait-il ? Démission des quelques ministres de gauche qui avaient accepté de figurer dans ce Gouvernement et remaniement ministériel à l’automne.
Nous pourrions multiplier les exemples tendant à montrer que le « ni droite, ni gauche » signifierait concrètement soit le statu quo sur les sujets sensibles, soit l’instabilité ministérielle et les remaniements déstabilisants sur l’équilibre démocratique. Or sur des sujets aussi fondamentaux que le droit du travail, les réformes fiscales, l’éducation nationale, la défense, la France ne peut pas se permettre de rester dans l’immobilisme pendant cinq ans.
En définitive, ce que propose F. Bayrou (s’il est sincère), c’est de plonger le pays dans un système de cohabitation permanent sur tous les sujets, à tous les échelons du travail gouvernemental et de la pratique parlementaire.
Le « ni droite, ni gauche » serait une mascarade institutionnelle et un non-sens démocratique.
Imaginons un groupe de ministres très bien disposés, sur la férule d’un Premier ministre particulièrement habile, qui commencerait à travailler en commun dans l’harmonie et la bienveillance… Tout à coup, les combats politiques qui ont jalonné leurs carrières seraient oubliés et tous pourraient se retrouver sur une plateforme commune (que François Bayrou a pourtant bien du mal à définir aujourd’hui).
Car il faut bien imaginer les hommes et les femmes politiques qui composeraient ce fameux Gouvernement trans-partis : imaginons Patrick Devedjian travaillant amicalement avec Julien Dray, François Fillon coopérant de bonne grâce avec Elizabeth Guigou, Hervé Morin et Jean-Louis Bianco allant ensemble à Bruxelles représenter les intérêts de la France sur un dossier sensible. Peut-on sérieusement concevoir un tel Gouvernement ? Avec quels résultats ?
Comment peut-on en outre attendre des députés qu’ils soutiennent majoritairement un Gouvernement qui tiendrait plus de l’attelage de personnalités que de l’équipe allant dans un même sens ? Faut-il rappeler que les députés sont des hommes et des femmes issus du suffrage universel direct ; qu’ils ont été élus sur un programme, sous une étiquette, une certaine idée de l’intérêt général ?
Devraient-ils faire abstraction de ce mandat (même si ils n’ont pas de mandat impératif), et donner leur voix dans l’hémicycle selon l’inspiration du moment ? Même si tel ou tel projet de loi vient en contradiction avec ce qu’ils croient être juste et ce pour quoi leurs électeurs leur ont localement accordé leur confiance ?
Dans son discours lyrique et naïf sur le dépassement du clivage droite/gauche, F. Bayrou semble ainsi oublier un détail institutionnel : quel pourrait être le comportement des députés qui doivent voter la confiance au Gouvernement pour que celui-ci puisse fonctionner ? Admettons qu’une majorité de droite (et au sein de la droite, une majorité de députés UMP) se dégage lors des futures élections législatives, votera-t-elle la confiance à un Premier ministre, certes désigné par le chef de l’Etat, mais qui serait issu des rangs de la gauche ? Si c’est l’alternance à l’Assemblée nationale et que les députés de gauche arrivent majoritaires dans quelques mois, voteront-ils la confiance à un Gouvernement dans lequel les postes clés auront été distribués à des hommes politiques de droite ?
- Carmen del Rocio
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Messages de forum
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10 mars 2007 13:32, par FrédéricLN
Voilà un article très, très mal renseigné sur le passé, et très pessimiste sur l’avenir. Serions-nous donc incapable de faire en France ce que savent faire tous les autres pays d’Europe continentale, et ailleurs dans le monde ?
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A_PROPOS : "Serions-nous donc incapable de faire en France ce que savent faire tous les autres pays
Pouvez vous d�velopper plus votre argumentaire ? :
Tout le monde s’accorde à penser,sinon à dire ,que les Syndicats sont en France peu et mal adaptés aux grandes mutaions économiques . Historiquement ,les Syndicats ont été fortement "politisés" et ceci ,du fait du clivage gauche/droite de la vie politique Française auquel ils doivent leur appartenance mais aussi leur paralysie en termes de participation active à la réussite des entreprises.
Réformer l’entreprise,l’adapter à la concurrence mondiale requiert autre chose que des mesures ,si inspirées soient-elles ;il faut une véritable "dépolitisation" des travailleurs (pas des citoyens) .Au travail,c’est le travail qui compte,non ? ) .
En voulant entraîner les Français vers un gouvernement de "concertation ouverte mais coalisée" ,François Bayrou donne une chance historique au peuple Français de tenter le progrès par l’union,et le "réalisme" au lieu du "partisanisme " .
C’est urgent ,indispensable ,courageux ,républicain ,moderne et ça paiera !
Les peuples ont les chefs qu’ils méritent .. pourvu que la France mérite d’avoir celui-ci .
Jean-françois Herlory
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certains citoyens sont des travailleurs, tout les travailleurs sont des citoyens ......
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10 mars 2007 16:01, par aa
Article bidon réalisé sans doute quelqu’un qui serait vexé de sa montée, pourquoi devrait on obligatoirement voter pour le PS ou l’UMP ? N’y a t’il pas une alternative, une autre facon de penser, étant donné qu’il n’y a aucun "camp" qui ai vraiment réussi a rassembler les francais jusqu’a présent ?
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"Article bidon réalisé sans doute quelqu’un qui serait vexé de sa montée, pourquoi devrait on obligatoirement voter pour le PS ou l’UMP ? N’y a t’il pas une alternative, une autre facon de penser, étant donné qu’il n’y a aucun "camp" qui ai vraiment réussi a rassembler les francais jusqu’a présent ?"
et donc ce serait une alternative de voter pour quelqu’un qui voudrait etre a la fois du PS et de le l’UMP ?
sans rire l’alternative elle existe mais je doute que ce soit en 2007. faudrais arreter d’attendre l’homme providentiel, surtout si c’est dans un de ses trois partis. l’avenir de la france c’est le mouvement social, l’histoire le demontre ce sont les peuples qui font l’histoire et non pas les "grands hommes"...
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A_PROPOS : "faudrait arrêter d’attendre l’homme providentiel
Il faudrait surtout arrêter d’apporter de l’eau au moulin de l’auteur de cet article débile !
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10 mars 2007 16:03, par corinne
Car il faut bien imaginer les hommes et les femmes politiques qui composeraient ce fameux Gouvernement trans-partis : imaginons Patrick Devedjian travaillant amicalement avec Julien Dray, François Fillon coopérant de bonne grâce avec Elizabeth Guigou, Hervé Morin et Jean-Louis Bianco allant ensemble à Bruxelles représenter les intérêts de la France sur un dossier sensible. Peut-on sérieusement concevoir un tel Gouvernement ? Avec quels résultats ?
c’est bien ça que vous ne comprenez pas !!! Des gens (de gauche et de droite on s’"en fiche) seraient partants pour travailler sous l’autorité de F. Bayrou ... pour un projet ... celui de M. BAYROU !!! alors exit Fillon, Devedjian, Guigou et Bianco !!! ON veut des hommes et des femmes neufs ! pour un projet NEUF ... Arrêtez de nous ressortir le vieux clivage GAUCHE DROITE !!! ça ne marche pas !!! La droite au pouvoir ne pense qu’à se garder les postes et favoriser leurs copains (toujours les mêmes) et la gauche fait pareil !!! APPAREILS de PARTI ou PARTIS d’APPAREILS ! y’en a marre de voir toujours les mêmes accrochés à leur poste comme des morpions. Est ce à dire qu’en France il n’existe qu’EUX ? qu’il n’y a pas une relève moins "archaïque" qui n’a pas d’expérience peut être mais quant on voit l’expérience de certains ... on préfère qu’il reste chez eux
Arrêtez d’écrire des bêtises ... toujours sortir un ministre de droite et un ministre de gauche et Bayrou au milieu ! M. Bayrou choisira des hommes et des femmes qui savent dépasser le dogmatisme de leur parti et oeuvrer ensemble pour la FRANCE !!!
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Le vieux clivage gauche / droite est depuis longtemps très malmené, on le sait de nombreuses personnes de "gauche" sont attirés par les partis de "droite" qui font de l’immigration et de la sécurité leur cheval de bataille.
L’UMP et surtout le FN ont de fortes proportions de décus de la gauche, d’anciens communistes etc..
Le seul vrai parti de droite c’est celui de M.Bayrou...
L’udf ce sont les bastions traditionnelles depuis 200 ans de la droite chrétienne française dont les fondements sont le respect et la confiance envers les notables locaux, le libéralisme économique et la méfiance envers l’Etat laique(d’où les convictions européennes, l’école privé, le régionalisme, la peur du "rouge" etc...).
Hélas rien de très "neuf" chez M.Bayrou. Un société figée, refermée sur elle même qui a pour principal ennemi et allié l’UMP qui rogne sans cesse ces vieux bastions.
M.Bayrou joue une dernière carte pour sauver ce qui reste d’un parti d’après guerre dont les membres sont attirés par l’UMP (santini etc..). Par son discours il est parvenu a récupérer des electeurs incertains qui ont peur des grands changements annoncés par d’autres candidats (dont beaucoup d’enseignants qui se mefient de Mme Royal suite à ces propos sur les 35 heures en établissement).
Bravo fine stratégie...
Non vraiment je ne suis pas dupe, M.Bayrou c’est la droite.
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10 mars 2007 18:03, par drexo
Je pense qu’2007 il faut faire la politiqur autrement qu’en 1950 alors dire q’après son élection ,la droite la gauuche ,le centre tout ça n’existera plus,c’est une bonne chose.Il y aura que des gens compétents pour diriger la France,Moi je crois que c’est une bonne solution de mettre tout à plat,repartir à zéro.
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10 mars 2007 19:44, par Erick
Je trouve que votre article ne laisse pas bcp de place à la réfléxion car il ne va que dans un sens...Le titre suffit pour comprendre l’idée générale d’un dévellopement sans grand interêt.
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10 mars 2007 23:29, par Stéphane Morell
Certains électeurs ont manifestement la tentation de la table rase : il faudrait démolir un système intrinsèquement mauvais, un « establishment » de la politique qui ne fonctionne plus. Les désordres démocratiques sont suffisamment graves en France pour ne pas se laisser aller à un discours qui n’est pas sans rappeler celui de Le Pen.
Certains disent « essayons Bayrou qui n’est ni de droite ni de gauche et nous verrons bien » ; de même que Le Pen ne cesse de clamer dans ses meetings : « essayez-moi ; ça ne peut pas être pire que ce que les gouvernements de droite et de gauche ont déjà fait en France ».
La solution Bayrou est certes plus "politiquement correcte" que celle de Le Pen car elle a le mérite d’être indéniablement républicaine. M. Bayrou reste un homme de centre droit ; il a fait toute sa carrière à droite (il a été à l’origine de créations de groupes et de partis politiques à droite pour "peser" le plus possible à l’intérieur de ce camp) ; mais après tout, en ces temps troublés, nous pourrions admettre qu’il puisse avoir effectivement changé et croire de bonne foi aujourd’hui qu’il pourrait incarner la bonne solution anti-système.
Mais, de grâce, regardons de plus près !
Prenons un seul exemple : l’idée-force de F. Bayrou d’exonérer totalement de charges sociales patronales les emplois des deux premiers salariés d’une entreprise pendant 5 ans. Est-ce une idée anti-système ?
Certes une aide de ce type pourrait opportunément aider des petites entreprises dans la difficulté, celles qui peinent à maintenir des emplois voire à en créer. Même si elle est coûteuse et suppose que l’Etat rembourse le manque de cotisations aux organismes de sécurité sociale (sinon notre système de sécurité sociale ne sera plus du tout financé !), cette mesure pourrait valoir la peine d’être tentée mais évidemment sous certaines conditions.
En effet la proposition n’aurait de sens que si elle était ciblée : elle devrait au moins être réservée à des entreprises de petite taille pour lesquelles le recrutement de salariés pose problème ; à des entités qui sans cette aide ne pourraient pas facilement embaucher et créer de l’activité. Mais l’idée de F. Bayrou est d’accorder cette aide à TOUTES les entreprises, y compris les très grosses (qui comptent plusieurs milliers de salariés), y compris celles du CAC 40, y compris celles dont les profits sont déjà énormes et n’ont guère besoin des deniers publics pour s’en sortir ! Faire un tel cadeau à ceux qui n’en ont nul besoin ne témoigne pas d’une grande clairvoyance. Cela aboutirait même à l’inverse du résultat recherché car du coup, les entreprises qui mériteraient vraiment d’être aidées n’auront aucun traitement de faveur. Sérieusement, une mesure d’allègement total de charges qui s’applique indistinctement à toutes les entreprises n’est pas une mesure anti-système, mais bien une mesure 100% Medef.
Cela fait des dizaines d’années que les pouvoirs publics de gauche comme de droite proposent des allègements de charges et que le chômage reste à des niveaux extrêmement élevés ; l’idée de F. Bayrou est dans le droit fil de cette logique… en encore plus inefficace du fait d’un manque total de ciblage du dispositif. Une telle idée ne permettra pas de résoudre le problème du chômage ni celui de la précarité au travail : car cette aide serait semble t-il donnée sans contrepartie en termes de contrat de travail : une embauche en CDD, un contrat d’intérim, ou un CNE font l’affaire aussi bien qu’un CDI.
Ceux qui voient dans le projet de F. Bayrou quelque chose de vraiment fort ou de réellement neuf devraient toute de même s’interroger sur le fond de ses propositions : passé le discours séduisant sur le « ni droite ni gauche », on voit mal où sont l’originalité ou le caractère nouveau du programme du candidat de l’UDF...
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Pourquoi ne pas essayer en effet.
D’autant que la gauche-caviar on a déjà essayé et on a vu (Roland Dumas qui arrange le coup à Chirac, ELF - tiens, Tarallo pas trop ennuyé par ses amendes... -, "Papamadi", Ségolène entrée par en-haut et son hystérie anti-pédophile qui a conduit à Outreau et autres délires, la petite famille du polygame protégée par le GIGN et les écoutes téléphoniques, etc.)
S’il vous en faut encore, comment ne pas redouter le pire de celle dont l’un des exploits récents est d’avoir naufragé le PS.
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J’applaudis des 2 mains l’article et votre commentaire. Croire tout d’abord en un gourvenement d’union qui dépasserait le clivage GAUCHE/DROITE et bien mal connaitre le fonctionnement de nos institutions. Les électeurs tentés par le vote BAYROU peuvent ils imaginer un gouvernement avec un 1er ministre de PS, un ministre de l’économie de UMP, un ministre de l’intérieur FN (ah ben oui, on a dit le meilleur de tous les partis politique, alors compte tenu du % qu’a fait et fera le FN, il faudra bien y passer dans un souci de démocratie) et un ministre de l’éducation UDF, etc...Mais comment même pourront ils voter le budget annuel ? Voter BAYROU, c’est manquer de courage pour choisir un projet de société entre une vision de droite et une vision de gauche qui sont différentes sur bien des points et pas des moindre. Biensur, ce serait tellement plus simple de mettre tout le monde dans un même sac pour ne plus avoir à choisir. On n’aurait plus de question à ce poser et pourront aller nous promener à travars bois tous les dimanches. Je souhaite, en 2012 pouvoir choisir entre la droite et la gauche. C’est mon droit et je le revendique. S’il n’y a plus de parti politique, alors pourquoi garder les élections présidentielle ? En dehors de cette mascarade honteuse, qu’elle est le projet de BAYROU pour notre pays ? Vous feriez confiances en un candidat dont l’entourage de poids comme VEIL, SANTINI, BORLOO, DOUSTE BLAZY et bien d’autres ont quitté le navire ? Vous feriez confiance en un candidat, qui pendant sa fonction de Ministre de l’Education n’a fait que faire descendre les enseignants dans la rue avec son projet de réforme de la loi FALLOUX pour mieux financer les établissements scolaires privés ? Vous feriez confiance à un candidat qui se dit vouloir dépasser le clivage GAUCHE/DROITE mais qui a soutenu la candidature de BALLADUR en 95. Mais s’il est capable de changer dans un sens, pourquoi ne pourrait il pas changer à nouveau une fois élu ? Vous feriez confiance en un candidat aussi instable ? Reveillez-vous !
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Carmen del Rocio... quel joli nom, ou pseudo, et tant de fiel à déverser, juste pour défendre la cause des Socialistes... qui commencent à s’inquiéter que le 3è homme n’est pas celui que l’on souhaitait...
Il suffit de se promener dans les couloirs de l’Assemblée Nationale pour s’apercevoir qu’en privé, beaucoup de nos politiques de bords différents savent s’entendre sur des tas de sujets, se respecter, et seraient prêts à faire passer l’intérêt du pays avant leur appartenance, surtout s’ils se retrouvaient dans une même majorité.
Et de quelle instabilité parlez-vous ? La IVè ? Elle ne fonctionnait pas comme la Vè, ce n’est pas comparable. Bayrou président ? La belle affaire ! C’est la majorité à l’Assemblée qui compte. Si en juin, elle est rose, eh bien il fera un gouvernement rose, si elle est bleue, un gouvernement bleu. Et ce n’est que si l’élection (à 2 tours, je vous le rappelle) ne dégage pas de majorité parlementaire sans l’UDF que Bayrou pourra faire son union nationale. Pas de sa volonté, de celle des Français.
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11 mars 2007 00:00, par Actustragicus
Il me semble bien que vous venez de tomber dans le même panneau que l’UMP, le PS et les principaux médias... analyser le vote Bayrou à travers la grille de son positionnement politique gauche-droite ou de son futur gouvernement est une entreprise vouée à l’échec, car elle ne fait que raccrocher des données nouvelles à un vieux cadre de pensée ; cadre qui est certes celui des actuelles élites politiques et médiatiques, mais dont les français ne veulent précisément plus.
Le succès de Bayrou, paradoxalement, est en grande partie dû à l’émergence de Sarkozy et de Royal : pas seulement par défaut - parce que le centriste hérite des déçus de l’une et des allergiques à l’autre -, mais parce que ces deux-là ont créé une personnalisation de la fonction présidentielle qui se retourne à présent contre eux (ceci rejoignant cela, d’ailleurs : on peut de nos jours être d’accord avec le programme socialiste tout refusant de soutenir une Ségolène Royale décevante, comme on peut adhérer à l’UMP et s’inquiéter de l’arrivisme de Sarkozy : cependant qu’il y a quelques années, avant la pipolisation qu’ils ont eux-mêmes lancée, on pouvait encore voter pour un candidat qu’on n’appréciait guère personnellement, car il représentait avant tout un courant d’idées).
Autrement dit, si on doit voter pour une personne, et non pour un programme ou un parti, lesquels se sont de toutes façons très bien appliqués à brouiller les cartes, autant voter pour le seul candidat qui semble à peu près sincère... Quel que soit le bazar politique qui s’ensuivra, il est plus sûr d’avoir quelqu’un de confiance à l’Elysée (bazar qui de toutes façons ne déplaira pas trop au bon peuple, tant le renouvellement du personnel politique semble nécessaire à beaucoup) !
...Mais mais mais, après tout... voter pour une personne et non pour un parti, c’est bien là l’esprit de la Ve république, non ? Voilà qui est autrement plus gaullien que de vouloir enfermer les candidats dans des étiquettes partisanes ! L’esprit "IVe république" n’est peut-être pas là où on veut le faire croire...
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Ou plus simplement : entre trois candidats de droite, pourquoi ne pas voter pour celui qui paraît le moins malhonnête ?
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11 mars 2007 01:34, par Nicolas
"La stratégie de F. Bayrou résulterait donc d’un marketing politique réussi ne prend parce que le discours « ni droite ni gauche » ou « au-dessus de la mêlée » a été bien distillé depuis plusieurs mois, sans que, sur le fond, les Français sachent réellement ce que propose ce candidat."
Cette analyse me parle. C’est vrai que j’ai découvert Bayrou avant tout sous l’image d’un homme d’une grande capacité d’écoute et d’analyse, qui m’a séduit par contraste avec Ségolène ou Nicolas.
Sa soif de pouvoir semble se manifester lorsqu’on l’entend parler de la manière dont il a "sauvé" l’UDF.
Lire son programme sur bayrou.fr fait l’effet d’une douche froide (sauf sur certains sujets particuliers comme les droits d’auteur) tant les propositions manquent de la mesure dont le candidat fait preuve à l’oral. Il en est ainsi de l’activité universelle, de la Turquie ou des régimes spéciaux qui me paraissent dogmatiques, décidées a priori et clairement marquées à droite.
Considérer son discours comme du marketing politique, par opposition à un témoignage sincère d’idées qu’il situerait en dehors du clivage gauche droite, devient dès lors assez plausible.
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11 mars 2007 11:47, par Roland
Vous ètes complètement à coté de vos pompes avec un tel article !
L’allemagne que je connais bien va y arriver par ce concensus fort que vous tentez de dénoncer.
Il y a une grosse quinzaine d’année la riche RFA s’est réunie avec la sous-développée RDA.
Un pays riche qui se donne comme mission de ramener un pays sous développé à son niveau.
Tout a été mis en oeuvre pour ce but : DROITE, "GAUCHE" pour ensuite continuer tous ensemble.
L’allemagne en profite pour réformer tous ses systèmes devenus archaïques cause de la mondialisation.
Encore quelques années et l’allemagne va redevenir une des premières puissances mondiales.
Pendant ce temps la france vient de dire "non" à l’europe, se déchire pour savoir comment il ne faut pas réformer ( Enseignement, dette, pension.....etc ....)
La france vient probablement de perdre "son airbus ", va perdre son industrie automobile (perte de dizaines de milliers d’emplois !)
François Bayrou propose de se ressaisir pendant qu’il en est encore temps et vous vous faitent des articles peu conformes aux vraies réalités.
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Le discours actuel de François Bayrou me paraît être un déni de démocratie.
Je m’explique.
Il nous dit qu’il ne faut plus de cette opposition systématique UMP/PS. Il nous propose en fait un gouvernement des experts, une espèce de ventre mou qui mettrait en oeuvre ce qui fait consensus dans le pays.
Or, la démocratie c’est justement pouvoir choisir entre des projets opposés. A quoi bon voter, si la solution consiste à un gouvernemnt de toutes les bonnes volontés. Plus de vision, ni de projet mais une "administration" ?
Il enfonce le clou en dénonçant les trop nombreuses alternances. Mais l’alternance est une composante essentielle de la démocratie ! (qu’elle soit systématique à chaque élection est dû au fait que les élus ne mettent pas en oeuvre les programmes pour lesquels ils ont été choisis ; c’est un autre débat)
En démocratie, il faut pouvoir choisir entre deux visions, entre deux projets de société
En démocratie, la gouvernance ne doit pas être remplacée par une administration, une gestion des "experts" autoproclamés.
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12 mars 2007 20:05, par patrice
Ce texte n’est pas bien argumenté pour le moins
.Et je preciserai avant de commenter : j’ai , encore une fois l’intention de voter à gauche.
Dire : pourquoi Bayrou dès maintenant ne déclarerait pas son intention , en cas de défaite, de se désister pour la gauche trouve une réponse bien simple . S’il le faisait, il perdrait aussitôt et très probablement une partie des électeurs de droite qui actuellement envisagent de le soutenir. Et donc, il perdrait le premier tour. Parce que : gagnerait t’il pour autant de nouveaux electeurs à gauche, se disant :, c’est bien il faut le soutenir ? Mais alors, dans ce cas , c’est le Ps et Ségolène qui seraient en troisième position le 21 avril. De fait, une déclaration de désistement de sa part, unilatérale, et avant le premier tour pourrait tout autant être perçue comme une propisition de dupes.
Mais peut être suis-je passé à coté d’un raisonnement autre...
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12 mars 2007 20:10, par BRICE SYLVESTRE
A_PROPOS : "Les commentateurs notent rarement que le moteur de cette stratégie, c’est une pure quête du pouvoir. Son appétit de pouvoir est omniprésent. Tous ceux qui le connaissent un peu le disent : F. Bayrou a toujours eu la certitude quasiment « mystique » qu’il serait un jour chef de l’Etat. Il lui a donc fallu trouver un moyen de réaliser ce destin.
Pouvez vous d�velopper plus votre argumentaire ? :
On sait que dans les Pyrénées, il arrive à Marie, mère de Dieu, de parler aux enfants d’agriculteurs. Qu’a-t-elle dit au petit François de son destin ? C’est un mystère. Bayrou est très croyant, il croit en lui-même et, comme l’a rappelé Simone Veil, s’il est centré, c’est bien sur son ego. Du reste, elle en connaît un autre. Bayrou est celui qui est ! En partant de trois fois rien, il va multiplier les députés UDF, comme d’autres ont multiplié les pains. Il suffira qu’il touche des socialistes et des UMP pour les métamorphoser. Ils s’embrasseront en pleurant, avant de tout abandonner pour marcher derrière lui. "Lève-toi et marche !" veut-il dire à la France, et il croit qu’on va marcher ! Aux dernières nouvelles, il paraît que Dieu s’est adressé à lui après l’allocution de Chirac hier soir. Il lui a dit : "François, c’est à toi qu’il parle, tu vas poursuivre son oeuvre !" Et il le répète sur les ondes, tel Moïse descendant du mont Sinaï. Prenons-le au mot, faisons de lui le véritable héritier de Chirac ! Son exécuteur testamentaire. C’est très vendeur Chirac, tous les Français vont en redemander !
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12 mars 2007 22:00, par David C
A_PROPOS : "Cette tactique fonctionne dans le vide médiatique. A ce jour, il n’y a pas eu de vraies confrontations entre les différents candidats sur un plateau de télévision. Dans la logique des émissions telles que « J’ai une question à vous poser » (TF1), les candidats peuvent les uns après les autres donner une réponse aux questions posées. En l’absence de contradictions en direct des autres candidats, il est possible au candidat UDF de déclarer que sa réponse n’est ni de droite, ni de gauche. Une telle imposture serait beaucoup moins aisée dans le cas de véritables débats de confrontations entre tous les candidats.
Pouvez vous d�velopper plus votre argumentaire ? :
Il est tout à fait vrai qu’en l’absence de débat contradictoire, François Bayrou a réussi à se présenter comme un homme de centre-gauche, alors que dans les faits son programme est, pour ce que l’on en connait, plutôt de centre-droit, et je dirais, typiquement UDF.
J’ai déja eu l’occasion à plusieurs reprises de discuter avec des électeurs se réclamant "de la gauche" séduits par son discours, et j’ai été à chaque fois frappé par leur méconnaissance des propositions concrètes de F. Bayrou, bien que la première raison qu’ils donnent pour expliquer leur engouement pour Bayrou est en général "la cohérence de son programme", surtout lorsqu’on le compare à celui de S. Royal "qui est beaucoup moins convaincant". Aucun d’entre eux ne m’a en revanche jamais dit qu’il voterait Bayrou parcequ’il a plus de chance de battre Sarkozy (ce qui ne m’étonne pas car je trouverais ça un peu stupide et dangereux compte tenu de ce qui s’est passé en 2002 de vouloir faire le second tour avant le premier) .
En creusant un peu autour de quelques grands thèmes de la campagne (l’emploi, l’éducation, le rôle de l’état, les institutions) j’arrive en général à leur montrer que le programme du parti socialiste est plutôt conforme à leurs idées alors que celui de F. Bayrou s’en éloigne (et du coup je suis content car j’ai fait mon boulot de militant !). Cependant, je dois bien avouer que cela ne suffit pas totalement à les faire changer d’avis, ce qui me conduit à penser :
soit que finalement les programmes comptent réellement beaucoup moins que les hommes (ou les femmes). Dans ce cas, ces électeurs de gauche voteraient plutôt Bayrou car ils n’aiment pas Royal (pour quelque raison que ce soit, le machisme en faisant quoi qu’on en dise parfois partie),
soit que ces électeurs qui se disent "de gauche" sont peut être inconsciement un peu "de droite", sans oser se l’avouer. Dans ce cas, le positionnement de Bayrou serait d’une finesse politique à la hauteur d’un mitterrand qui avait réussi à décomplexer les électeurs de droite hésitant à voter à gauche en 1981.
En tout état de cause, et quelle que soit la raison du vote Bayrou "de gauche", je considère pour ma part qu’il conduit à une impasse : mais c’est peut être le but recherché ?
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Sur un point de détail : n’est-ce pas justement, et d’une certaine manière, parce qu’en 2002, chacun a voté pour le premier tour, en égayant ses votes, plutôt qu’en les rassemblant sur Jospin, que 2002 a eu lieu ... Reste bien sûr que parier sur les résultats du second tour avant même le premier reste très aléatoire. D’autant - mais peut être pas seulement( candidats, reports très peu prévisibles...)- lorsque les écarts sont maigres.
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12 mars 2007 22:39, par laureatt
Bayrou a tout intérêt à se démarquer de la droite et de la gauche en se rachetant une virginité à peu de frais. il laisse croire qu’il est un homme neuf, sans aucune casserole, alors qu’il a participé, à de nombreuses reprises, activement ou indirectement, à des gouvernements de droite depuis 1995. Il utilise les mêmes ressorts qu’un Lepen : "tous pourris".
Il fait croire qu’il va gouverner avec des gens de gauche, mais rappelons nous qu’il affirmait en 1991 que "de près ou de loin", il ne gouvernerait jamais avec le PS (sic). D’ailleurs, personne à gauche ne se risque à imaginer cette hypothèse. Comment pourrait-on s’allier avec quelqu’un qui n’a de cesse de combattre les idées de gauche.
Non Bayrou n’est pas un enfant de coeur, sa tactique bien huilée cache autre chose de plus grave : il prépare une prise du pouvoir et un gouverment sans majorité qui au mieux sera l’immobilisme, au pire préfigure une dictature présidentialiste.
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12 mars 2007 22:48, par hydre2007
Pourquoi l’opinion a-t-elle si peur du clivage gauche droite ? pourquoi tout devrait-il être sirupeux ? pourquoi le débat, voire le conflit lassent-ils tant de gens.
Même après la libération, alors que la France était en ruine et que la question fondamentale était la renaissance du pays, les partis n’ont pas réussi à s’entendre pour gouverner ensemble plus de quelques mois. Alors vous croyez vraiment que ce schéma sera aujourd’hui possible ? C’est une vue de l’esprit et cet article a l’avantage de présenter brutalement les choses. On ne pourra pas dire qu’on n’a pas été prévenu.
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14 mars 2007 10:30, par Artemisia
A_PROPOS : "c’est une pure quête du pouvoir.
Pouvez vous d鶥lopper plus votre argumentaire ? :
Le ralliement de Fillias chantre du libéralisme le plus pur démasque enfin l’appétit de pouvoir de Bayrou. Son positionnement ne relève que d’une stratégie de "com", en réalité il se cale sur des options libérales qui ne devraient in fine pas séduire des électeurs de gauche et surtout pas des enseignants quand ils auront réalisé ce que cela implique ( Fillias menait toutes les actions anti grève lors de la réforme des retraites et au moment du CPE).
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oui, finalement, on peut gouverner avec des ministres socialistes et UMP ensembles. CQFD
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Mardi 6 janvier 2009
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Bonjour les potos,
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Indépendance des Chercheurs, 8 janvier 2009 07:14
Le 7 janvier, les médias font déjà état d’une mobilisation croissante des lycéens avant les manifestations prévues pour jeudi. Les suppressions de postes budgétaires dans l’Education nationale et l’affaiblissement progressif de ce service public, mais aussi une angoisse croissante des jeunes en ce qui concerne leur avenir (...)
Napakatbra, 8 janvier 2009 05:38
La décision du géant russe Gazprom de réduire de 90 % ses exportations de gaz en Ukraine commence à avoir de sérieux impacts dans tous les pays de l’Union européenne. Des négociations Russie-UE doivent s’ouvrir demain à Bruxelles.
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werdna, 7 janvier 2009 22:21
Marianne - Mardi 06 Janvier 2009 - Sylvain Lapoix Pour Laurence Mollaret, vice-présidente du Syndicat de la Magistrature, l’idée de Nicolas Sarkozy de supprimer le juge d’instruction n’est qu’une décision politique : le président surfe sur [...]
Kropotkine, 7 janvier 2009 17:00
Chanteuse, top model et première dame de France : autant de raisons d’inviter Carla Bruni sur un plateau de télévision. Hier à 23h15, c’était la version reportage qui était au menu. France 2 diffusait un documentaire consacré à l’épouse de Nicolas Sarkozy qui n’a pas rencontré un grand succès : il n’a même pas réuni 1,4 (...)
iledere, 7 janvier 2009 15:52
Il est de bon ton pour un président en quête de voix ou un premier ministre en recherche de notoriété (Ça y est, le nain agité et son larbin vont se sentir visés…) d’annoncer avec un trémolo dans la voix que “nous mettrons tout en oeuvre par arriver au “plein emploi”… Menteurs !!! Dans le système capitaliste, le plein emploi (...)
Budgetor, 7 janvier 2009 15:39
Qui se dévoue pour lui dire que le budget de l’Etat est d’environ 290 milliards d’euros en 2009 ???
Quelle buse….
futura-sciences.com, 7 janvier 2009 15:14
Avec une technique un peu lourde, une équipe américaine a mis au point un système de visualisation en trois dimensions. Une étonnante démonstration publique l’a montré en action pour une visioconférence simulée. Bientôt en tournée en France !Fantomatique, le visage de la jeune femme apparaît en noir et blanc au milieu d’une (...)
Ruminances, 7 janvier 2009 15:00
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françois, 7 janvier 2009 14:53
les Israéliens doivent se libérer des mythes bibliques qui appartiennent à une autre forme d’existence et redéfinir leur histoire nationale
juifs / israéliens
, 7 janvier 2009 14:50
"Le mauvais temps qui est épouvantable pour un certain nombre de personnes isolées ou sans abri, du point de vue des soldes est une aubaine", a dit Christine Lagarde sur Europe 1. No comment... Elle pousse vraiment là, non ?
Pyxmalion, 7 janvier 2009 14:40
Article publié dans Le Monde du 30 décembre 2008 :
“Pour préserver le climat de la Terre d’une dérive dangereuse et incontrôlable, il faut bannir le charbon, taxer le carbone et accélérer les recherches sur le nucléaire. C’est, en substance, la teneur de la lettre (document PDF en anglais) adressée, mardi 30 décembre, par (...)
Bibi, 7 janvier 2009 14:29
Il y a quelques années en arrière, on avait assisté à une Opération « Nouveaux Philosophes » pour recycler les vieilleries théoriques. Livres, séminaires, premières de « l’Express », couvertures du « Nouvel Obs », appui du « Monde », promotions à « Apostrophes » étaient mis sur le marché pour perpétuer, justifier et consolider (...)
Laurent Mucchielli, 7 janvier 2009 13:26
Alain Bauer, propriétaire de la société privée de conseil en sécurité AB Associates – mais se présentant comme « criminologue » – s’est fait charger en 2007 d’une mission sur la formation et la recherche en matière stratégique, après avoir été nommé en 2003 président d’une instance liée au ministère de l’Intérieur, le conseil (...)
Alfred-Georges, 7 janvier 2009 13:08
« L’humour juif, ça déchire sa race », aime scander le bonapartiste Eric Zemmour. Et si l’humour est effectivement la politesse du désespoir, alors les juifs sont des gens vachement bien élevés. D’ailleurs, on ne fait pas la queue devant les douches aussi sagement sans un minimum de savoir-vivre. Seulement voilà, les (...)
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La Commission des Affaires Culturelles a fraîchement accueilli l’idée de réguler internet dans le cadre du projet de loi Audiovisuel. Elle vient d’indiquer qu’il était préférable de « ne pas régler au détour du présent texte [NDLR la loi sur ...
Napakatbra, 7 janvier 2009 12:38
Plus de 400.000 fiches clients du Fournisseur d’Accès à Internet Orange (D’après les constatations de ZATAZ.COM) ont été laissées en accès libre sur Internet via un lien officiel de la filiale de France Télécom. Une faille qui semblait exister depuis plusieurs semaines.
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Dans une ploutocratie bien gérée, les puissants savent adapter les récompenses, les dons et les honneurs qu’ils distribuent au statut de ceux qui les reçoivent.
À sa femme de chambre, Madame la Comtesse offre ses vieilles godasses. Pour sa cousine la baronne, elle va chez Louboutun. Dans les deux cas, elle a la (...)
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La question que soulève, entre autres, la visite éclair de N. Sarkozy au Proche-Orient est assez simple : faut-il à tout prix s’activer dans une démarche qui n’a absolument aucune probabilité de prospérer ? Convient-il au contraire de rester chez soi, pour ce motif, en attendant contre toute évidence, que les choses (...)
Aline, 7 janvier 2009 12:28
Malgré des efforts récents, l’opacité du système public d’information sur les inégalités reste d’actualité. Jacques Freyssinet, qui a présidé le groupe de travail du Conseil national de l’information statistique sur les inégalités, nous livre son analyse. Quelles sont les lacunes du système d’information public sur les (...)
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Contrairement aux années précédentes, TF1 a choisi de ne pas publier le classement des 100 meilleures audiences 2008. Tout simplement parce que si la Une rafle 96 des meilleurs scores, elle se fait piquer la première place par M6. Une place symbolique dont la première chaîne aurait sans doute préféré garder le monopole, (...)
CnR ;-), 7 janvier 2009 11:35
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