Michel Rocard , Crise mondiale

Démocrypte | 31 octobre 2008 | | 7 commentaires

« Le déclin du Bas-Empire romain a commencé comme ça », dixit Rocard

Dans une interview récente au journal « Le Temps » (le 23/10/08), Michel Rocard, affirmait à propos de la crise : « Le déclin du Bas-Empire romain a commencé comme ça... ».

Je ne sais si cela rassurera tout à fait mon lecteur, mais, contrairement à ce que prétendent les analystes qui affirment que la situation est « sans précédent », il semble bien que les Romains aient vécu une situation analogue à la notre.

Première analogie avec le bas Empire romain : l’invention de la monnaie dont la valeur intrinsèque est inconnue.

Au troisième siècle, L’Etat romain, pour faire face aux besoins du commerce, entreprend de « dé-métalliser » sa monnaie : l’aureus perd 60% de son poids en or de 230 à 260. Puis, dans les décennies suivantes, la diminution de la proportion de métaux précieux dans les pièces, se poursuit, jusqu’à ce que se développe la pratique du « sauçage » - qui consiste à recouvrir d’une mince pellicule d’argent ou d’or des pièces qui sont presque totalement dépourvues de métal précieux. Les archéologues ont retrouvé de si grandes quantités de fausses monnaies, de si bonne facture, et en de telles quantités, qu’ils sont convaincus que ce « trafic » se faisait, sinon avec la complicité active des empereurs, du moins avec leur bienveillante cécité…

Le Bas empire romain nous offre un modèle de société où la monnaie s’est muée en une sorte de « jeton », conventionnellement utilisé pour les échanges, mais dont la valeur intrinsèque est, pour ses utilisateurs, tout à fait inconnue. La monnaie a été démultipliée pour répondre aux besoins des acteurs économiques et de l’Etat : elle n’est plus qu’un outil d’échange. Si Romains accordent leur confiance à cette monnaie, c’est parce que l’Etat qui l’émet, est le garant, de par sa puissance politico-militaire, des échanges commerciaux. Jusqu’à un « certain point » (tout, évidemment, est dans le « certain point », sur lequel je reviendrais), ces monnaies-jetons ne posent pas problème. On peut même affirmer que la prospérité de l’Empire dépendait pour partie de la disponibilité de l’outil monétaire et que sa raréfaction aurait eu pour effets de limiter l’expansion du commerce.

Les romains du IIIe siècle semblent donc avoir inventé quelque chose qui ressemble irrésistiblement à ce que nous appelons aujourd’hui un « dollar », c’est-à-dire, là encore, une unité monétaire dont la valeur n’est référée à rien d’autre qu’à la puissance politico-militaire des USA, nation garante de la « sécurité » des échanges. De rien d’autre, car on ne référer le dollar à la « prospérité » des USA, puisque celle-ci est hypothéquée par son endettement massif (la seule dette publique des US représente 70% du PIB ; cumulée avec les dettes des ménages et des entreprises, elle dépasserait 110% du PIB). La quantité de dollars dans le monde est pratiquement impossible à mesurer rigoureusement. Et lorsque l’on affirme que 25.000 milliards de $ de « capitalisation boursière » se sont « évanouis » au cours du krach, chacun comprend bien, qu’il s’agit de dollars qui n’ont aucune valeur intrinsèque, qu’il s’agit de sorte de « jetons » qui exprimaient des « possibilités » de transactions commerciales qui auront plus lieu.

Si le fait que le dollar n’ait aucune valeur intrinsèque, n’est (jusqu’à un « certain point ») pas un problème, c’est parce que tant que le dollar demeure la monnaie étalon du pétrole, son statut de monnaie de réserve est assuré : chacun se doit de détenir des dollars pour avoir accès au pétrole, et chacun a donc intérêt à se convaincre que les dollars qu’il détient ont une valeur, même si celle-ci demeure inconnue.

Deuxième analogie avec le bas Empire romain : un déficit commercial structurel

Selon Pline l’Ancien le commerce entre Rome et l’Orient (Inde, Chine et Arabie) était tellement déficitaire que 100 millions de sesterces étaient drainés chaque année vers l’Orient. Les Romains d’occident, en bout de chaîne de la route de la soie, exportaient des lingots de métaux précieux (notamment les lingots d’argent d’Espagne) et très peu de marchandises transformées : quelques poteries, du vin et quelques objets en métal. Les marchandises importées étaient au contraire foisonnantes : encens, épices, soie, ivoire, goudron, linge fin, teinture rouge, marbre (d’Afrique et d’Asie), pierres précieuses (d’Inde), robes (de Babylone). A ce déficit extérieur, s’ajoutait un déficit commercial interne, en défaveur des provinces occidentales. Les provinces orientales, plus dynamiques et plus commerçantes, produisaient des biens très concurrentiels (blé de la province égyptienne, chaussures et poteries de Grèce, blé, parfum et tissus de la province de Syrie), et leurs navires quittaient les ports égyptiens pour atteindre les ports de la côte de Malabar et parfois les ports indiens. Ce déséquilibre commercial fut longtemps supportable, car Rome et les provinces occidentales voyaient converger vers elles, le produit des taxes ainsi que les tributs et les butins récoltés par les légions. Aussi ce qui était drainé vers l’Orient était-il, d’une manière ou d’une autre, récupéré par la force.

Quand au déficit commercial des USA, il est depuis longtemps chronique : 489,4 milliards de dollars en 2003, 618 milliards en 2004, 725,8 milliards en 2005, 758,5 milliards en 2006, 711,6 milliards en 2007…

Troisième analogie avec le bas Empire romain : l’explosion des coûts de la défense et la « monétarisation » de la dette.

Le maintien de l’hégémonie d’une monnaie, comme le dollar ou l’aureus romain, est fonction d’une position politico-militaire qui permet à l’Etat hégémoniste de s’affirmer comme le garant de la sécurité des échanges. Un premier problème surgit lorsque le financement de la puissance politico-militaire devient exorbitant.

Ce fut le cas dans la Rome du IIIe siècle. Après la coûteuse et catastrophique occupation de la Mésopotamie par les légions de Trajan, l’Empire romain opta pour une stratégie défensive extraordinairement coûteuse en matériel et en homme : des murs défensifs traversèrent la Germanie, l’Angleterre et l’Afrique, les villes se fortifièrent et des garnisons furent disposées un peu partout, dans une posture défensive, c’est-à-dire, sans pouvoir rapporter ni butins, ni esclaves. Le financement de la puissance militaire US devient lui aussi exorbitant. La facture totale de la guerre en Irak dépassera trois mille milliards de $, d’après le Prix Nobel d’économie américain Joseph Stiglitz et Linda Bilmes, professeur à Harvard, auteurs de "La guerre à trois mille milliards de dollars". Les dépenses américaines consacrées à la guerre en Irak s’élèveraient à plus de 12,5 milliards par mois en 2008. Avec l’Afghanistan, ce total atteint 16 milliards mensuels, soit le budget annuel de l’ONU. D’autre part, 481 milliards sont affectés au budget régulier du Pentagone pour l’année 2008.

Le coût de l’hégémonie n’est supportable que grâce à la « monétarisation de la dette » : l’Etat s’endette autant qu’il le juge nécessaire, puisqu’au juste, il rembourse avec une monnaie sans valeur intrinsèque et qu’il peut créer à volonté…

Toutefois, l’Etat rencontre une limite lié à son déficit commercial : les partenaires orientaux ont acquis une telle puissance financière, qu’ils peuvent décrédibiliser la position de l’Etat hégémoniste. Si des milliers de milliards de dollars ont été injecté dans le secteur bancaire à la suite du Krach, ce n’est pas à cause d’une « crise de liquidité », mais pour garantir l’hégémonie financière des USA. Car des liquidités, il y en a, en veux tu en voilà ! Sauf que celles-ci sont détenues par les Chinois, les Saoudiens, les Russes, les Indiens, etc. et que le rachat des principales institutions financières occidentales, aurait été une grave atteinte à l’hégémonie US.

D’où il ressort, que les « dollars-jetons », s’ils n’ont pas de valeur intrinsèque, n’en possèdent pas moins suffisamment pour que ceux qui les détiennent en masse, rachètent Wall Street un jour de débâcle financière.

Le jour où les acteurs économiques découvrent ce « certain point » où l’on a « intérêt » à douter de la monnaie.

Dans l’histoire du Bas-Empire, la crise de confiance surgit, au IIIe siècle, soit 100 ans avant les « grandes invasions » et 200 ans avant l’abdication du dernier empereur. Le moment de la « perte de confiance » n’est pas lié à une cause extérieure. La perte de confiance surgit quand un nombre conséquent d’acteurs économiques « jugèrent » qu’ils ont tout « intérêt » à mettre en doute de la valeur de la monnaie.

Retour au B-A-BA de l’économie politique : « En tant qu’elles possèdent une utilité, les marchandises tirent leur valeur d’échange de deux sources : leur rareté et la quantité de travail nécessaire pour les obtenir », nous dit Ricardo (Principes de l’économie politique et de l’impôt). Dans une économie où la monnaie est douteuse et où l’endettement est généralisé, une conviction peut s’imposer aux acteurs les plus fortunés : qu’importe la valeur de la monnaie, si je détiens ou si je contrôle la production des biens « rares » ! Car, quelques soit la valeur de la monnaie et ses variations, les biens rares ont intrinsèquement de la valeur.

Emergence alors deux fortes tendances économiques : la thésaurisation des biens effectivement rares et la chronicité des pénuries des biens vitaux, plus ou moins artificiellement provoquées, en vue d’obtenir leur renchérissement.

Les archéologues ont découverts un nombre impressionnant de « trésors » enterrés au IIIe siècle. Ils ont aussi constaté d’importants abandons de terres cultivables. Ils ont constatés le repli de petites communautés agricoles en lisière des forêts. Ces trois phénomènes furent longtemps considérés comme les signes avant-coureurs d’un déclin économique liés à de premières incursions barbares. Mais dans le même temps, historiens et archéologues constataient un relatif dynamisme économique : les grandes innovations techniques de l’Antiquité se diffusèrent largement (par exemple la moissonneuse gauloise et le moulin à eau), les techniques artisanales progressaient et le commerce du luxe prospérait. Comment expliquer ce paradoxe, sinon par le fait que les Romains s’étaient convertis à une sorte de « malthusianisme » qui leur faisait préférer la « rareté » à la production de masse ? L’abandon des terres répondaient au choix des propriétaires terriens, de produire les biens agricoles en quantité limité, afin de les vendre au prix fort. Les taux de profits devaient être suffisamment conséquents pour que l’innovation soit encouragée. Un marché sciemment contracté qui améliore la productivité du travail grâce à l’innovation, exclus nécessairement un nombre conséquents d’individus trop pauvres pour pouvoir acheter au prix du marché… qui devront s’installer en marge de la société et survivre grâce à des lopins vivriers, en lisière de forêt.

L’économie de la rareté sembla pouvoir résoudre la question de la concurrence que faisait peser les produits des provinces orientales. En effet, l’économie de la rareté en générant de l’inflation, voir l’hyperinflation (30 litres de blé qui coûtait 12 drachme au IIème siècle, en coûtèrent 120.000 un siècle plus tard), contracte le marché solvable. Ce qui favorise la reconquête des marchés par les producteurs locaux, car des marchés ayant une demande réduite sont dissuasif pour des marchands qui viennent de loin, et qui ont besoin de vendre vite et en grande quantité.

Par contre le déficit commercial avec l’Orient plus lointain ne pu que s’accroître, et cela en raison d’une logique propre à l’économie de la rareté : si la richesse s’évalue d’après la détention de biens rares, alors les biens qu’il faut absolument détenir, ce sont les biens « rares » venus des pays les plus lointains. L’économie de la rareté intensifia, donc, l’importation de biens de luxe ; et comme une pièce de soie chinoise valait le prix d’une villa sur le mont Palatin, l’équilibre de la balance commerciale ne put jamais se rétablir.

Vers une économie de la « rareté » ?

On peut se demander si la crise n’est pas le révélateur de l’apparition d’une tendance semblable dans nos économies. Nous ne disposons que d’indices pour l’affirmer, mais le débat sur le « pouvoir d’achat » reflète l’inquiétude face à une inflation des biens de première nécessité (aliments, pétrole), dont on nous dit qu’ils se « raréfient ». On nous dit aussi que l’économie doit délocaliser la production des biens qui peuvent être fabriqué en série (des biens non rares) et privilégier la production de biens « à haute valeur ajoutée » (des biens rares). La confiance dans la rareté semble déjà présente dans l’esprit des « investisseurs » : lors du Krach, les actions des groupes de luxe, tels LVMH ou Hermès, résistaient voir progressaient, alors que les actions des entreprises qui représentent le mieux la société de consommation étaient en chute libre, en particulier les firmes automobiles – sauf, notons-le, Volkswagen qui a progressé de 400% après l’annonce de son rachat par le constructeur d’automobiles de luxe, Porsche. Parmi les bonnes affaires du jour, les rachats d’hôtels de luxe parisiens par des groupes financiers saoudiens. On peut aussi concevoir que, demain, les firmes OGM – si elles parvenaient à établir leur hégémonie sur les marchés agricole -, pourraient aisément organiser la « rareté », en contractant le volume de semences vendues. Les spéculateurs ont déjà, par le passé, misé sur la survenue de pénuries (qui ne sont d’ailleurs pas si compliqué à susciter) : on se souvient de l’obscénité avec laquelle KBC, un fond d’investissement belge, a commercialisé, en février 2008, un placement financier lié à la hausse du prix de six denrées alimentaires, et alléché le client avec la perspective… de crises alimentaires.

Dépopulation, endettement, crise de solvabilité.

Le « malthusianisme » économique a induit un « malthusianisme » démographique. Les romains firent de moins en moins d’enfants. Cette tendance à faire peu d’enfant existait depuis longtemps, mais principalement dans les classes hautes. Au IIIe siècle, on assiste à un effondrement démographique. L’appauvrissement va rendre la population beaucoup plus vulnérable aux agents pathogènes. En raison de sa longue prospérité et des soins apportés au corps dans la culture romaine, l’Europe fut la région la mieux préservées des grandes épidémies. Sa population fut donc très vulnérable lorsqu’elle fut exposée à de nouveaux virus et micro-parasites, un peu à la manière des amérindiens lorsqu’ils entrèrent en contact avec les colons européens. En 251-260, sous le règne de l’empereur Trajan Dèce, la peste de Cyprien (un agent infectieux proche de la rougeole) se répandit dans l’Empire romain. Cinq mille personnes mourraient quotidiennement à Rome. Des communautés rurales appauvries furent décimées. D’autre part, on promut le goût pour les mets légèrement acidulés, obtenus grâce à une patiente cuisson des aliments dans de la vaisselle en plomb, moins onéreuses que la vaisselle en cuivre, mais qui provoquait le saturnisme.

Une « avancée sociale » va résulter de cet effondrement démographique : on supprima l’esclavage. En effet, on s’était aperçu que les esclaves ne payaient pas d’impôts et qu’ils n’étaient pas obligés de servir dix ans dans les légions. Avec une population moindre, et des coûts accrus pour la défense (le manque d’hommes impliquaient de recourir à des mercenaires coûteux), l’impôt par tête d’habitant augmenta considérablement, plongeant les petits propriétaires terriens dans la misère. Les ex-esclaves, à présent, les citoyens-contribuables étaient donc le bien venu, de même que les premiers « envahisseurs » germains, qui furent invités à s’installer dans l’Empire pour repeupler certains territoires. On inventa aussi les impôts en nature (corvée, réquisition de blé) pour que les populations désargentées et reléguées aux marges de la société prennent leur part à « l’effort collectif. » Mais nombreux étaient ceux qui devaient s’endetter pour faire face à l’adversité de l’existence et qui, faute de pouvoir rembourser, finissaient par se « vendre » à leur créancier. Bref, le « servage » s’inventait, remplaçant l’esclavage aboli.

Le faible taux de fécondité aux USA (et en Europe) n’est compensé que par l’immigration, et par l’application du droit du sol (les enfants d’immigrants nés aux USA sont américains dès la naissance). Si les USA conservent un taux de fécondité supérieur à l’Europe (2,05 vs 1,52), au nord-est des Etats-Unis la fécondité a le même niveau qu’en Europe. C’est à proximité du Mexique, que la population « d’origine hispanique » (catégorie retenue par la statistique américaine) contribue à relever la fécondité (la fécondité des « Hispaniques » s’élève à 2,9 enfants par femme, contre 1,9 chez les « Non-hispaniques ». Parmi ces derniers, l’écart de fécondité entre « Blancs » et « Afro-américains » est bien plus faible : 1,8 contre 2,0.). Toutefois, le déséquilibre entre les classes d’âge s’accroît, en telle sorte, comme on le voit en Europe, que les prélèvements liés au système de sécurité sociale s’accroissent et ampute une part croissante du pouvoir d’achat. Aux USA le mécanisme est encore plus pervers : les fonds de pensions, pour faire face aux paiements des pensions d’un nombre de retraités croissants, ont été amenés à exiger des rendements croissants des actifs financiers, exigeant parfois des taux de 15%. Le marché joue ici le rôle d’un amplificateur : bientôt ce sont tous les « investisseurs » qui se sont mis à exiger des taux exorbitant, qui n’ont pu être obtenu que par la précarisation des salariés. Or, comme les salaires « solvabilisent » la demande (on produit des biens que dans la mesure où les ménages salariés peuvent les acheter), les pertes de pouvoir d’achat liés à la précarisation des salariés ont menacé la solvabilité de la production. Si bien qu’il a fallu encourager les ménages à s’endetter, afin que leurs dettes « solvabilisent » la demande. On sait ce qui est arrivé ensuite ; quelqu’un s’est demandé : « qui solvabilise les dettes qui solvabilisent la demande ? »… et nous sommes entrés dans une crise de solvabilité.

Vers une confusion idéologique généralisée ?

Quelques Empereurs tentèrent des réformes audacieuses pour redynamiser la production, en vue de satisfaire la demande intérieure et d’accroître les exportations. L’empereur Dioclétien voulu en finir avec l’inflation en promulguant, en l’an 301, un "Edit du maximum", qui contenait un tableau des prix maximum pour un millier d’articles, denrées alimentaires et autres, avec de minutieuses distinctions selon les qualités. L’Edit s’accompagnait de sanctions draconiennes : pour celui qui vendait plus cher que le prix indiqué, la mort ; pour celui qui achetait plus cher que le prix indiqué, la mort ; pour celui qui refusait de vendre ou qui dissimulait des stocks pour spéculer à la hausse, la mort également. L’Edit, s’il frappa les consciences, ne fut jamais appliqué, mais il marquait un tournant idéologique considérable chez les Romains qui avaient toujours protégé la liberté du commerce.

L’empereur Constantin institua une nouvelle monnaie d’or, le « solidus », dont la stabilité et l’abondance fut assurée… grâce aux confiscations des stocks d’or des temples païens. Puis, il fonda, en 330, une « Nouvelle Rome », (qui deviendra Constantinople) ayant pour rôle, en s’appuyant sur le dynamisme commercial des provinces orientales, de ranimer l’économie de l’Empire. Cette fois, la rupture fut double : des siècles d’offrandes aux Olympiens furent réquisitionnées pour créer une sorte de « banque centrale » et l’hégémonie de Rome dans l’Empire fut, de facto, contestée de l’intérieur. En effet, cette initiative ne fera qu’accroître le clivage entre provinces orientales industrieuse et commerçante (qui formeront l’empire Byzantin) et les provinces occidentales dominées par l’économie de la « rareté ».

Toute entreprise pour remédier à la situation aura impliqué une remise en cause des principes idéologiques qui semblaient les fondements même de Rome : mise en cause de son unité, de la liberté du commerce, de la foi en ses dieux.

« I didn’t want to have to do that », confessa à la manière d’un ignoble pécheur, Henry Paulson, secrétaire au Trésor, lorsqu’il injecta, le 6 septembre, 200 milliards dans le système bancaire. Quand il annonça ensuite la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac, puis un plan de 700 milliards, l’éditorialiste Bill Saporito, du Time Magazine, (21.09.08) ne put que dénoncer cet homme qui, par trois fois, avait renié sa foi dans les vertus du marché : "notre système financier est nationalisé ! (...) A quand un système de santé public ? (…) Nous sommes en train de devenir une caricature du pays le plus méprisé par l’Amérique républicaine : la France. Mais sans la bonne cuisine." Alan Greenspan, grand prêtre de la FED, clama son désarroi devant cette trahison des dieux du marché : "Ceux d’entre nous qui comptaient sur l’intérêt des établissements de crédit pour protéger les actionnaires (en particulier moi-même) sont dans un état de choc et d’incrédulité". Quand à Sarkozy, il est intervenu pour nous nous détromper : "Ce système (qui est en crise) ce n’est pas une économie de marché, ce n’est pas le capitalisme. L’économie de marché c’est un marché régulé. Le capitalisme ce n’est pas le court terme." Bref, quelque chose est en crise, on ne sait pas ce que c’est exactement, mais ce n’est pas l’économie de marché, comme aurait pu être enclin à le croire un observateur superficiel : mais, est-ce vraiment rassurant ? Michel Rocard, soudainement devenu « iconoclaste », laisse éclater sa colère et s’attaque sauvagement aux reliques d’un saint du marché : "Friedman a créé cette crise ! Il est mort, et vraiment, c’est dommage. Je le verrais bien être traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Avec son idée que le fonctionnement des marchés est parfait, il a laissé toute l’avidité, la voracité humaine s’exprimer librement". D’après Sylvain Besson, journaliste au « Temps » (Suisse), Rocard vitupérait encore, après avoir donné son interview : "Dommage qu’il soit mort, vraiment, continuait Rocard. Je me demande ce qu’il dirait de la crise actuelle." Question idiote ! De même que les prêtres de Jupiter Capitolin clamaient, avec leurs accents lugubres, dans la Rome saccagée par les Vandales : « votre impiété est l’unique cause de votre perte ! », Milton Friedman aurait affirmé : « vous êtes les seuls fautifs, homme de peu de foi dans le Marché ! Si vous aviez proclamés que l’Etat n’interviendrait jamais, quoi qu’il arrive, sinon pour traduire en justice ceux qui auraient abusés de la confiance des actionnaires, les spéculateurs se seraient montrés beaucoup plus prudent et il n’y aurait pas eu de crise ! Repentez-vous, adeptes du Veau de la Sécurité Sociale ! Expiez et soumettez-vous aux Marchés ! Et, je vous préviens : je ne vous conseille pas de me taper dessus, sinon les dieux du Marché seront encore plus furieux contre vous ! »

« Le déclin du Bas-Empire romain a commencé comme ça »

Au IIIe siècle, il n’y eu jamais que quelques incursions de Francs, d’Alamans et de Goths, que Rome repoussa, parvenant, parfois, à les intégrer à l’Empire, comme alliés « fédérés ». Il faut aussi préciser que les « barbares » profitaient le plus souvent d’un climat d’anarchie politique : sur dix ans (de 260 à 270) une trentaine d’ « Empereurs » se disputèrent le pouvoir, chaque clique de possédants ayant nommé son « Empereur », pour mieux défendre leurs intérêts.

L’incapacité à apporter des réponses politiques et militaires aux « grandes invasions », à la fin IVe siècle et du début du Ve siècle, trouve ses causes dans cette crise du IIIe siècle qui aura métamorphosé la structure sociale de l’Occident. N’oublions pas que seule la partie occidentale de l’empire s’effondre, et que sa partie orientale (qui deviendra l’empire byzantin) lui survivra près de mille ans (jusqu’en 1453), sa « santé » monétaire l’ayant mise à l’abri : commerce international lucratif, achat de complicité parmi les « barbares », armée fidèle car bien payée, niveau de culture et d’éducation élevé favorisant l’innovation, administration efficace…

Il est temps pour nous de mesurer que nous sommes à l’heure d’un choix. Peut-être sommes-nous à l’heure où se joue l’alternative, formulée par Marx, entre « socialisme » et « barbarie ». Car le choix est bien entre une société qui regarde le travail comme la source de la valeur et un grand marché qui fait de la « rareté » le paradigme de la richesse.

Le socialisme promeut le travail comme source principale de la « valeur » et il fait des salaires l’élément qui solvabilise la demande. Cette conception de la valeur affirme l’intérêt :

1. de l’assurance sociale qui libère le travailleur d’avoir à constituer une importante épargne de précaution ;

2. de politiques publiques qui stimulent l’activité et qui protègent l’emploi ;

3. de salaires décents qui font des salaires le moteur de la consommation et, par conséquent, l’instrument qui solvabilise la demande, et donc stimule la production et garanti la stabilité économique.

Inversement, une économie qui fait de la « rareté » le paradigme de la valeur, par la récurrence des crises de pénurie qu’elle provoque, génère la concentration des richesses et fait voler en éclat le tissu social.

Nous en sommes à ce « certain point » où un choix s’impose, ici et maintenant, projetant chacun nous dans une époque où l’Histoire s’accélère.


- Démocrypte



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Gilles Devers, 8 janvier 2009 10:18

Santé

En 2006, on a compté 735 accidents médicaux graves dans les structures hospitalières. Ce sont les chiffres de l’Observatoire des risques médicaux. Vendredi 2, c’est un nourrisson de six mois, Louis-Joseph, hospitalisé depuis à l’hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion (Yvelines) qui est décédé dans l’après-midi (...)

On torture pour te faire taire pas pour te faire parler par Danielle Bleitrach

socio13, 8 janvier 2009 10:13

Droits de l’homme

Quand un ami, connu ici sous le nom de Caius Gracchus, a dit cela « On ne torture pas pour faire parler mais pour faire taire ». j’ai été frappé par la vérité de ces mots. C’était le moment où je traduisais l’interview de Dick Cheney à une radio dans laquelle il reconnaissait avoir approuvé (...)

La Bulgarie menace de rouvrir des centrales nucléaires

Euractiv, 8 janvier 2009 09:59

Nucléaire, Russie

Touchée sévèrement par la dispute sur le gaz qui oppose la Russie et l’Ukraine, la Bulgarie est prête à rouvrir un des réacteurs nucléaires de sa centrale nucléaire Kozlodouï, dont la fermeture était l’une des conditions de l’adhésion du pays à l’UE.

Que font les banques ?

Jean-Louis Bianco, 8 janvier 2009 09:42

Banques

À la Rochelle, Fanny Gamelin a lancé un groupe sur le réseau social Facebook pour sauver l’entreprise familiale, les chantiers navals Gamelin, quelques jours après le suicide de son père. Ultime tentative de sauver une PME de 120 personnes. "Mon père n’a jamais rien demandé de sa vie, mais quand il a eu besoin des (...)

Sciences : des différences aux inégalités entre les femmes et les hommes

Valérie Schneider, 8 janvier 2009 08:31

Inégalités, Femmes

La mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes de l’université Claude Bernard Lyon 1 organise un colloque sur le thème "Sciences : des différences aux inégalités entre les femmes et les hommes ou comment la science contribue à la construction des inégalités ? Comment peut-elle contribuer à leur réduction ?" le 30 (...)

Une place de marché pour financer des reportages coopératifs

Alain Joannes, 8 janvier 2009 08:01

Numérique, Médias

Spot.us est une plateforme californienne sur laquelle des citoyens demandent à des journalistes de réaliser des reportages que des organes de presse peuvent acheter. Ainsi résumée, la place de marché relèverait d’une forme de journalisme à la demande. Cependant, le fonctionnement détaillé de l’espace triangulaire - (...)

Lévy & Coupat, simples fétichistes des voies de TGV seine-et-marnaises ?

Koz, 8 janvier 2009 07:55

Libertés publiques

Article retiré à la demande de l’auteur.

L’œil de la caméra est aussi l’œil du spectateur, sa "conscience extérieure et malheureuse"

Betablog, 8 janvier 2009 07:31

Résistance, Israël, Guerre

Mardi 6 janvier 2009 L’œil de la caméra est aussi l’œil du spectateur, sa "conscience extérieure et malheureuse"...C’est aussi un moment de son humiliation permanente....le sentiment d’être objet. Bonjour les potos, Vous avez été plusieurs, à commencer pas notre ami Alain, puis Josh, à nous alerter sur la véracité et (...)

Crise, mondialisation, emploi et délocalisations

Indépendance des Chercheurs, 8 janvier 2009 07:14

Education, Recherche

Le 7 janvier, les médias font déjà état d’une mobilisation croissante des lycéens avant les manifestations prévues pour jeudi. Les suppressions de postes budgétaires dans l’Education nationale et l’affaiblissement progressif de ce service public, mais aussi une angoisse croissante des jeunes en ce qui concerne leur avenir (...)

Gaz : les livraisons de Gazprom en Europe s’arrêtent (-70% en France)

Napakatbra, 8 janvier 2009 05:38

Europe, Russie

La décision du géant russe Gazprom de réduire de 90 % ses exportations de gaz en Ukraine commence à avoir de sérieux impacts dans tous les pays de l’Union européenne. Des négociations Russie-UE doivent s’ouvrir demain à Bruxelles. en lire plus

Le chant de paix chalom2salam

Raphaël Anglade, 8 janvier 2009 05:06

Israël, Palestine

Pourquoi Sarkozy veut en finir avec les juges d’instruction

werdna, 7 janvier 2009 22:21

Justice, démocratie

Marianne - Mardi 06 Janvier 2009 - Sylvain Lapoix Pour Laurence Mollaret, vice-présidente du Syndicat de la Magistrature, l’idée de Nicolas Sarkozy de supprimer le juge d’instruction n’est qu’une décision politique : le président surfe sur [...]

Carla Bruni-Sarkozy commencerait-elle à lasser ?

Kropotkine, 7 janvier 2009 17:00

Carla Bruni

Chanteuse, top model et première dame de France : autant de raisons d’inviter Carla Bruni sur un plateau de télévision. Hier à 23h15, c’était la version reportage qui était au menu. France 2 diffusait un documentaire consacré à l’épouse de Nicolas Sarkozy qui n’a pas rencontré un grand succès : il n’a même pas réuni 1,4 (...)

L’escroquerie du plein emploi…

iledere, 7 janvier 2009 15:52

chômage, Quinquennat Sarkozy

Il est de bon ton pour un président en quête de voix ou un premier ministre en recherche de notoriété (Ça y est, le nain agité et son larbin vont se sentir visés…) d’annoncer avec un trémolo dans la voix que “nous mettrons tout en oeuvre par arriver au “plein emploi”… Menteurs !!! Dans le système capitaliste, le plein emploi (...)

Devedjian avance un total de 428 milliards d’euros injectés dans l’économie

Budgetor, 7 janvier 2009 15:39

Patrick Devedjian, Budget

Qui se dévoue pour lui dire que le budget de l’Etat est d’environ 290 milliards d’euros en 2009 ??? Quelle buse….

En vidéo : une visioconférence en 3D, à la Star Trek !

futura-sciences.com, 7 janvier 2009 15:14

Sciences

Avec une technique un peu lourde, une équipe américaine a mis au point un système de visualisation en trois dimensions. Une étonnante démonstration publique l’a montré en action pour une visioconférence simulée. Bientôt en tournée en France !Fantomatique, le visage de la jeune femme apparaît en noir et blanc au milieu d’une (...)

Balkanisation des consciences

Ruminances, 7 janvier 2009 15:00

Sarkozy, Nicolas Sarkozy, Patrick Balkany

C’est un satrape de la Sarkozie triomphante, un repris de justice promu baron des Hauts de Seine, un homme politique qui a traversé la Vème république à coups de frasques et de scandales. C’est un ploutocrate apprécié de ces concitoyens, un récidiviste en col blanc, un grognard dévoué au souverain qui a désormais la chance (...)

“le lion et la gazelle”, par Uri Avnery

françois, 7 janvier 2009 14:53

Israël

les Israéliens doivent se libérer des mythes bibliques qui appartiennent à une autre forme d’existence et redéfinir leur histoire nationale juifs / israéliens

La petite phrase...de droite

, 7 janvier 2009 14:50

Christine Lagarde

"Le mauvais temps qui est épouvantable pour un certain nombre de personnes isolées ou sans abri, du point de vue des soldes est une aubaine", a dit Christine Lagarde sur Europe 1. No comment... Elle pousse vraiment là, non ?

L’appel du climatologue en chef de la NASA

Pyxmalion, 7 janvier 2009 14:40

Environnement

Article publié dans Le Monde du 30 décembre 2008 : “Pour préserver le climat de la Terre d’une dérive dangereuse et incontrôlable, il faut bannir le charbon, taxer le carbone et accélérer les recherches sur le nucléaire. C’est, en substance, la teneur de la lettre (document PDF en anglais) adressée, mardi 30 décembre, par (...)

Le "nouveau" costard d’Eric Besson.

Bibi, 7 janvier 2009 14:29

Gauche (politique), Eric Besson, idéologie

Il y a quelques années en arrière, on avait assisté à une Opération « Nouveaux Philosophes » pour recycler les vieilleries théoriques. Livres, séminaires, premières de « l’Express », couvertures du « Nouvel Obs », appui du « Monde », promotions à « Apostrophes » étaient mis sur le marché pour perpétuer, justifier et consolider (...)

Le monde universitaire a-t-il besoin de la « nouvelle criminologie » de MM. Bauer, Tournier et Raufer ?

Laurent Mucchielli, 7 janvier 2009 13:26

Sécurité, Science politique

Alain Bauer, propriétaire de la société privée de conseil en sécurité AB Associates – mais se présentant comme « criminologue » – s’est fait charger en 2007 d’une mission sur la formation et la recherche en matière stratégique, après avoir été nommé en 2003 président d’une instance liée au ministère de l’Intérieur, le conseil (...)

A deux doigts, voire un, du choc des civilisations

Alfred-Georges, 7 janvier 2009 13:08

Guerre

« L’humour juif, ça déchire sa race », aime scander le bonapartiste Eric Zemmour. Et si l’humour est effectivement la politesse du désespoir, alors les juifs sont des gens vachement bien élevés. D’ailleurs, on ne fait pas la queue devant les douches aussi sagement sans un minimum de savoir-vivre. Seulement voilà, les (...)

Le Sénat s’oppose au contrôle précipité du Web par le CSA

PCinpact, 7 janvier 2009 13:06

Liberté d’Internet

La Commission des Affaires Culturelles a fraîchement accueilli l’idée de réguler internet dans le cadre du projet de loi Audiovisuel. Elle vient d’indiquer qu’il était préférable de « ne pas régler au détour du présent texte [NDLR la loi sur ...

Orange a laissé un accès libre à 400.000 fiches de ses clients

Napakatbra, 7 janvier 2009 12:38

Libertés individuelles

Plus de 400.000 fiches clients du Fournisseur d’Accès à Internet Orange (D’après les constatations de ZATAZ.COM) ont été laissées en accès libre sur Internet via un lien officiel de la filiale de France Télécom. Une faille qui semblait exister depuis plusieurs semaines. en lire (...)

Nicolas Sarkozy distribue ses étrennes selon les mérites de chacun

LGB, 7 janvier 2009 12:33

Quinquennat Sarkozy

Dans une ploutocratie bien gérée, les puissants savent adapter les récompenses, les dons et les honneurs qu’ils distribuent au statut de ceux qui les reçoivent. À sa femme de chambre, Madame la Comtesse offre ses vieilles godasses. Pour sa cousine la baronne, elle va chez Louboutun. Dans les deux cas, elle a la (...)

Sarko au Proche-Orient : comme un ballet sans manche

Josh Lyman, 7 janvier 2009 12:33

International, Quinquennat Sarkozy

La question que soulève, entre autres, la visite éclair de N. Sarkozy au Proche-Orient est assez simple : faut-il à tout prix s’activer dans une démarche qui n’a absolument aucune probabilité de prospérer ? Convient-il au contraire de rester chez soi, pour ce motif, en attendant contre toute évidence, que les choses (...)

"Beaucoup reste à faire en matière d’information sur les inégalités", entretien avec Jacques Freyssinet

Aline, 7 janvier 2009 12:28

Inégalités

Malgré des efforts récents, l’opacité du système public d’information sur les inégalités reste d’actualité. Jacques Freyssinet, qui a présidé le groupe de travail du Conseil national de l’information statistique sur les inégalités, nous livre son analyse. Quelles sont les lacunes du système d’information public sur les (...)

Audiences 2008 : TF1 laisse la première place à M6 !

Régis Soubrouillard, 7 janvier 2009 12:15

Télévision

Contrairement aux années précédentes, TF1 a choisi de ne pas publier le classement des 100 meilleures audiences 2008. Tout simplement parce que si la Une rafle 96 des meilleurs scores, elle se fait piquer la première place par M6. Une place symbolique dont la première chaîne aurait sans doute préféré garder le monopole, (...)

Bonne année aux usagers de l’assurance maladie !

Politburo, 7 janvier 2009 11:34

Sécurité sociale

Un gouvernement méprisant à l’égard des usagers de l’assurance maladie et notamment des plus vulnérables d’entre eux Au début de l’an passé, on rappelait que Roselyne Bachelot, ministre de la santé, avait eu l’indélicatesse de snober à neuf reprises les représentants de l’Association des Paralysés de France. Ces derniers (...)

La lettre courageuse de Madame Michèle Audin

Politburo, 7 janvier 2009 11:06

Quinquennat Sarkozy

Nous reproduisons ci-dessous la lettre que Madame Michèle Audin, mathématicienne de renom, a adressée à Nicolas Sarkozy. On lira également la note d’Edwy Plenel consacrée à cette lettre. Nicolas Sarkozy aime distribuer hochets. Il pense ainsi se faire de nouveaux obligés à peu de frais (ex : Simone Veil avec laquelle il (...)

Un troisième Bush à la Maison Blanche ?

Napakatbra, 7 janvier 2009 10:59

Etats-Unis

Attention, un Bush peut en cacher un autre. Papa Bush verrait bien Jeb (un de ses quatre garnements) devenir Président américain. "J’aimerais le voir se lancer dans la campagne. J’aimerais qu’il soit président un jour", a-t-il déclaré sur la chaîne Fox. en lire (...)

Sarkozy – Justice - République : crions nous au loup ?

Marc Vasseur, 7 janvier 2009 10:53

Justice, Quinquennat Sarkozy, démocratie

Ce matin, en parcourant mes flux d’actualité, je tombe sur une info du monde où Sarkozy semblerait sur le point de supprimer le juge d’instruction… A vrai dire, sans être, loin de là, un spécialiste du Droit, je n’ai pu m’empêcher de penser que notre (...)

Un coup de pelle bien mérité

Intox 2007, 7 janvier 2009 10:25

Faim dans le monde

Dans les commentaires d’un dernier billet , on peut lire que "le protectionnisme c’est la guerre", et que donc de facto le libre échange c’est la paix. Je vous reparlerai de cela dans des billets à venir. Ca demande du travail. Par contre, j’ai répondu que le libre échange explique en partie la faim de le monde, qui (...)

"L’année 2009 sera difficile."

Juan de Sarkofrance, 7 janvier 2009 10:16

Crise mondiale

Il y a quelques jours, le président du Conseil italien faisait preuve d’une grande lucidité en répondant à à des jeunes en difficulté accueillis par une organisation caritative : "Devant moi, j’ai une année terrible". Citant l’aggravation de la crise mondiale et les élections européennes, Silvio Berlusconi ne croit pas si (...)


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Lévy & Coupat, simples fétichistes des voies de TGV (...) - 8 janvier

Euh, peut-être pour le lire avec un lecteur de flux RSS ?

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