Avertissement :
Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière d’écrire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans l’analyse politique.
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Normalement notre sujet porte sur la "folie" culturelle et artistique qui depuis plusieurs décennies s’est emparée selon nous de la France. L’interlocuteur besogneux méritant et rationnel qu’on voit heureusement apparaître dans nos histoires régulièrement à la fin exige au niveau des commentaires qui lui sont offerts qu’on soit sur ce sujet organisés et pas confus donc clairs. C’est dire qu’il veut qu’on réponde sans barguigner direct à 3 questions précises poséees nettement dès le départ. En quoi osez-vous dire qu’il y a folie culturelle ? La culture et l’art étant la quintessence de la grandeur humaine, seriez-vous des déconstructeurs-négateurs de tout ce qui est noble, supérieur et infini, nieriez-vous Vinci, Michelangelo, Botero, Rimsky Korsakoff, Nabokov, Lolita, Madonna, et lalala, ainsi que l’ultima nana aux super-nibards bonnards qui se lance de si haut au trapèze d’en haut sur la piste de Montecarlo au titre des arts primo et secundo du cirque ?
Bon ben là évidemment, on va le décevoir. Peut-être serait-il bien de prévenir déjà nos interlocuteurs que ce qui suit risque de choquer fortement certaines natures très normalement constituées. Attaquons donc vicieusement par cette double question propre à nous que vous ne pouviez nullement prévoir : Autoréférence et emphase dans la vie banale humaine.
1. Auroréférence et emphase dans la vie banale humaine
On ne mesure jamais correctement que l’autoréférence est à la base de toute la pensée et de toute l’activité humaine. Par autoréférence nous entendons synonymement autocentration. Prends le mathématicien : avec un point, un ensemble de points appelé droite, et deux droites appelées parallèles qui ne se rencontrent jamais il te construit un monde. De là découle que les mathématiciens se comprennent très bien entre eux, ont des communautés de pensées et d’intérêts. Si le monde était dirigé par des mathématiciens comme le voulait Platon et si la télé en était bourrée je te dis pas ce qu’on s’amuserait. On serait tous matheux. Comme elle est seulement peuplés de cuistres on est seulement simples cuistres.
Economistes aussi. L’économie est une "science" comme on sait ou plutôt comme on savait. On a tous été économistes. Libéraux ! L’économie se définissant sans le dire comme la science de faire du fric avec du fric, on est allé au max. Si elle avait été connement définie comme l’art de coopérer, d’égaliser les choses entre nous et de lutter contre la pauvreté, je te dis pas : c’eût été une autre science !
Les politiques sont autoréférents (La démocratie c’est d’avoir des représentants députés), les journalistes sont autoréférents (la démocratie c’est la liberté de la presse), les juristes sont autoréférents (la démocratie c’est l’indépendance de la justice), etc. etc. La culture (entendons l’art en général) c’est l’indépendance de l’esprit humain.
L’autoréférence s’accompagne toujours aussi d’une puissante emphase qu’il est à peine utile de démontrer. Nous sommes emphatiques de nous-mêmes que nous soyons ministres, numismates, karatékas, maître queue inscrit avec des étoiles au Gault et Millau, membres du PS, du Conseil d’Etat, paruchutiste ascencionniste, artistes...
Bien sûr le milieu de la culture et des arts qui nous occupe ici est éminemment autoréférent et emphatique. C’est la moindre des choses qu’il le soit. Il y a des règles intuitives. On n’est pas là pour s’autodébiner. Si les charcutiers pouvaient plus librement s’exprimer, iraient-ils dire du mal de la charcuterie ? Donc les artistes disent du bien de l’art, les journalistes culturels disent du bien de l’art et de la culture qui les nourrit, comme les journalistes équestres disent du bien des chevaux, les journalistes boursiers de la bourse, les journalistes animaliers des animaux et les journalistes médicaux de la médecine. Nous aussi les péquins, lecteurs, auditeurs, acheteurs, blablateurs, on dit du bien de tout ca. On est allé au Petit Palais, au Grand Palais, au Moyen Palais, Au Palais de Tokyo, au Palais du Trocadéro, au Palais du Luxembourg, au Palais du Quai branly, au Palais de la chaussure, au Palais du caviar, Ah que c’était beau mon dieu ! Et objectivement c’était beau (en général !).
Evidemment il est difficile aujourd’hui de concevoir l’emphase culturelle et artistique indépendamment de l’emphase médiatique : Comme dit Rocard depuis trente ou cinquante ans on est dans un univers médiacratique. C’est pourquoi l’expo Picasso nous les a tant gonflé. Ils s’en sont aperçus en haut lieu et ont arrêtés illico. Bien sûr on n’avait rien contre Picasso perso. Picasso ne nous a rien fait. Et puis ceux qui n’aiment pas Picasso n’ont, n’avaient, nulle obligation absolue d’aller voir Picasso. L’emmerde Picasso, à vrai dire insupportable, était même incontestablement, reconnaissons-le, le signe d’une très grande réussite professionnelle. Une comm terrible du Palais-musée du Louvre, une rentabilisation remarquable pour un incontestable exploit muséologique et exposologique.
On passe bien sûr rapidement sur la tragédie des journalistes culturels à l’oeuvre dans les meilleurs journaux cités plus haut, on passe sur les dramatiques pages culture du Monde (Mon Dieu !), de Libé, de l’Humanité, de la Tribune Desfossés, soyons nets : le soleil doit briller pour tous. De toute façon la chronique des chiens écrasés ayant partout disparu, il faut bien baffrer quelque chose, que ferait-on sans la culture !?
2. L’étrange fonction sociale de la culture et de l’art
On va passer ici sur les points d’avance acquis, à savoir que la culture (l’art) nous fait plaisir, crée à l’occase une émotion profonde qui nous arrache les tripes. Ce point étant donc vite répertorié que faut-il encore dire non moins rapidement ?
D’abord que nous ne sommes pas sûr que l’équation "le beau est l’art" soit la bonne et véritable équation, nous nous demandons si la plus certaine n’est pas l’inverse : "l’artistique est le logo du beau".
La fonction personnelle du beau et de l’art étant une question que vous pouvez assurément résoudre par vos propes moyens, nous vous posons cette autre question que nous ne pouvons pas nous encore tellement résoudre mais que vous pourriez peut-être aider à éclairer : Quelle est la fonction collective de la culture et de l’art ? laquelle question peut se décliner aussi comme suit : quelle est la fonction culturelle de la culture et de l’art ? Quelle est la fonction étatique de la culture et de l’art ? A quoi ça sert tout ce cinoche qu’ils nous font pour notre plus grand intérêt supposé ?
Là ça se corse peut-être un peu.
Tu noteras que les expositions de beau naturel sont quand même assez rares. On aurait pu remplir les musées de beaux dessins d’enfants, on n’y a pas tellement songé. De beaux cailloux, de belles coquilles d’escargots... De belles photos de quidams anonymes aussi, ça s’est fait mais on préfère des noms : Cartier-Bresson, Capa, Doisneau, etc. Toujours la culture-digne-de-ce-nom préfèrera des noms, tu ne sors pas de là. Même Praxitèle qui est souvent un faux, bon ben ça rassure qu’il s’appelle Praxitèle, Homère qui est un collectif aussi ! Des noms reférents ca c’est le premier point.
Le deuxième point c’est que l’artiste n’est jamais un bleu. L’exception est rarissime, il faut comme le Grand Meaulnes ou comme Alain Fournier, si vous préférez, s’être fait tuer à la guerre, au début pour être accepté comme bleu.
Le grand artiste, le vrai, bref, a été artiste toute sa vie, de sa formation à sa mort. N’a rien glandé de différent. Si ce n’est ministre ou politique, mais ça c’est pour la forme, ça ne compte pas. C’est mieux que l’artiste meure un peu vieux, un minimum, Chopin même à 39 ans au 12 place Vendôme ca c’est du sérieux il a déjà une oeuvre. Bien sûr à côté de ça, t’as James Dean, mais c’est différent c’est du cinéma.
La culture et l’art de la République notons-le s’occupe surtout de choses visuelles, quand c’est intello ça prend place autrement. Bon donc le ministère de la culture s’occupe bien de nous. Populairement parlant.
A certaines heures tu pourrais même avoir l’impression fallacieuse que le Ministère s’occupe exclusivement de la ménagère de 50 ans, demi-bourgeoise et désoeuvrée. Donc à ce stade à quoi sert la culture à part nous faire petitement ou grandement plaisir ?
On se demande si elle ne sert pas aussi sinon d’abord à faire plaisir à celui qui cherche précisément à nous faire plaisir, avec en plus une idée probable derrière la tête... tiens considère la Parthénon, c’est le premier truc important à la gloire de la démocratie, la Parthénon a coûté un max. Personne n’aurait conçu qu’il soit construit au rabais, faut pas déconner. A qui profitait le Parthénon ? Au peuple, c’est possible ! à Périclès ? c’est possible aussi ! Bien sûr avant t’avait eu les pyramides d’Egypte dans le genre somptuaire, bon la finalité ne devait pas être démocratique ! en tout cas, on n’avait pas regardé à la dépense.
Tu ne peux pas de même parler de la beauté du quattrocento sans t’interroger sur sa finalité à l’oeuvre dans les oeuvres. On pourra dire tout ce que l’on voudra sur la réalité de l’art, l’art est toujours plus beau quand il est grand, quand il est "m’as tu vu", quand il est emphatique comme on disait supra, quand en d’autres mots il coûte proprement la peau du cul. Quoi que l’on pense par ailleurs de la culture et de l’art, il y a toujours dans la culture et l’art, une surrection politique, une plus ou moins grande surrection identitaire personnelle ou collective, une volonté de paraître et s’affirmer.
En ce moment, dans la crise globale et multiforme où nous nous trouvons, on peut avoir le sentiment que notre démarche nationale de culture est singulièrement déjantée. Ca ne date pas d’aujourd’hui, mais on a la mémoire courte sans doute, celui qui va trinquer à Paris, malgré son encore bonne image c’est Bertrand Delanoé : il va trinquer pour l’augmentation de 10% des impôts locaux l’année prochaine, il va trinquer pour cette parfaite connerie qui s’appelle le Studio 104 qui a coûté 100 M€ et coutera 18 M€ par an pour son fonctionnement. Sachant que ledit studio est dans les anciennes Pompes funébres parisiennes et sachant comme vient de le montrer "Que Choisir" que les Français n’ont plus les moyens de se faire des obsèques c’est cent ans de gratuité mortem que les Parisens viennent de gaspiller imprudemment. Sauf bien sûr à hiérarchiser les choses autrement, on veut bien prêter attention au contre-argument du lecteur !
3. La démocratie, ses mythes
Nous ne cherchons pas ici l’effet facile d’une forme de brutalité ! La culture, l’art à la française ne pose ordinairement nous semble-t-il aucune question dans les esprits. La crise permet peut-être d’oser ces questions qui ne se posent pas. L’art est spéculatif, financièrement et sur le plan de nos valeurs. C’est ce deuxième point qui nous inquiéte.
La démocratie a ses mythes. Son premier mythe est précisément le mythe démocratique. On sait qu’on ne pourrait rien faire ni espérer sans le versant lumineux de ce mythe-là, on sait que pour moitié le mythe est un bobard aussi, qu’il est dans sa face obscure, la merde, la crotte noire de nos élus, l’abjection indécente de toute la moitié du système, des médias, des journalistes qu’éventuellement par ailleurs nous apprécions.
La culture, l’art, est un mythe comparable, prince d’un côté crapeau de l’autre. On vous invite avec nous à baiser le crapeau ! clic peut-être que ça le rendra beau !
La culture est un bonheur en même temps elle est peut-être un grave leurre.
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Alain Serge Clary et les Inoxydables philosophes de l’Ocséna vous saluent bien !
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Les Pensées zaz de l’Ocséna
Ocsena, Organisation contre le système-ENA... et pour la démocratie avancée
http://ocsena.ouvaton.org
- Ocsena
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Messages de forum
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L’originalité de la démocratie moderne
Ce qui est très caractéristique de nos "démocraties" modernes c’est que le quidam-citoyen-péquin, le consommateur final, le participant final de la culture n’est à peu près pas consulté dans le processus de conceptualisation, de construction de l’idée qui lui est destinée : la culture d’un "moment" va être le fruit d’intenses réflexions mais sans lui.
Seront conviés à la prise de parole et à la mise au pot commun, les gens des industries concernées, disque, livre, cinéma, tout ce qu’on voudra, quelques artistes qui se sont fait un nom, diverses personnes supposément compétentes dont naturellement des politiques et les fonctionnaires plus particulièrement qui gèrent le bidule. Sont aussi plus ou moins en fond les gourous-professeurs qui ont fait un savoir élaboré de la chose dont on cause.
Seules les billetteries parleront éventuellement pour le péquin. Si l’on présume que le produit final est de qualité, dans la chaîne technique qui a conduit au produit, l’abruti-citoyen compte clairement pour du beurre. Il paraît après tout évident qu’il n’est expert en rien, minable en tout, n’étant ni chanteur, musicien, danseur, écrivain, sculpteur, peintre, architecte, acteur, pétomane de talent.
Sans doute ce manque moderne vient-il de la disparition de l’aristo, qui était autrefois le destinataire final et dont la prise d’avis allait alors de soi.
Ce phénomène de fonctionnement excluant ne concerne pas que le secteur de la culture.
Il se retrouve partout : enseignement, recherche, santé, sécurité. Il est banal par exemple que la recherche soit discutée par les chercheurs, les politiques qui les dirigent, les financiers qui les financent, jamais par le peuple qui est pourtant constitutionnellement le seul patron.
En fait la démocratie moderne a réussi partout l’exploit extraordinaire de se dispenser totalement du citoyen. La démocratie moderne se définit comme une démocratie sans citoyens.
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Le point de vue de Béru
Après tout, ce grand questionnement sur la culture voire la Culture avec C majuscule trouve-t-il son aboutissement dans ce mot profond de Bérurier :
Qu’est-ce que la grande littérature ? : La grande littérature c’est celle qui fait chier le lecteur !
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Le problème avec Béru, c’est qu’il a fini comme les autres par se prendre au sérieux... jusqu’aux plus hautes fonctions de l’Etat. Si, si... relisez Frédéric Dard !! ;o))
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L’important c’est la culture au top,... au toppe,... aux potes
Rien à voir avec le sujet, mais voilà encore cependant l’exemple d’un truc complétement auto-référent
André Santini consulte les ambassadeurs étrangers passés par l’Éna ... ;
C’est très bien ! d’ailleurs, pour tout dire, en France l’ENA devrait-être uniquement réservée à des étrangers.
La culture gagnerait beaucoup de même à être réservée à des publics spécifiques : conservateurs de musée, directeurs de théatre, dames à la retraite bénéficiant d’entrées gratuites en permanence. La grande culture d’avant-garde (danse d’avant-garde, musique d’avant-garde) n’aurait jamais été ce qu’elle est à Londres sans la distribution massive de paquets de billets gratuits. A un certain moment même, il a fallu offrir d’autres prestations-bonus, pots, cocktails dinatoires, etc.
L’action culturelle parisienne semble à cet égard être dans la bonne voie.
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Sémiologie de la culture
D’un point de vue sémiologique on peut appeler culture populaire là où on peut bouffer par exemple du maïs éclaté (et encore mieux des merguèzes).
On appelle Grande Culture là où on peut bouffer des canapés gratoss de Potel et Chabot.
La Grande Culture est extrêmement recherchée !
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Arts florissants
Paris dispose d’un potentiel artistique énorme dans ses rues, qui est inemployé. Avec l’hiver apparaissent un peu partout des SDF désoeuvrés qui ne font rien d’utile ni même de franchement ludique. Dans un esprit UMP, constructif comme on sait , on pourrait les secourir à condition en contrepartie qu’ils se réinsèrent un peu : on pourrait leur offrir automatiquement la bouffe et le vin chaud s’ils font la preuve qu’ils possèdent un balafon et peuvent distraire le touriste las de se faire chier dans les musées.
Il y a d’ailleurs de quoi à Paris constituer d’énormes steel bands symphoniques d’une grande qualité. Nous sommes très déçus que Willam Christie n’ait pas encore songé à faire fleurir cette dimension là dans notre beau pays en crise.
Jojo
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81% des Français souhaitent l’élection de Barack Obama
Tu vois comme les Français sont culturellement joueurs !
- Nous sommes donc les seuls qui restons inconditionnellement fidèles à Mariah Carrey.
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Le culte de l’oignon
Dans l’imagerie d’Epinal de la chose artistique telle que nous la traînons depuis petit au coeur de nous, grâce à nos dévoués profs et grâce à nos livres d’étrennes, le beau est la mesure de l’oeuvre d’art.
C’est possible, mais peut-on en être si sûr ? L’oignon concerné est beau d’abord parce qu’on le tient pour beau. Il y a peu de dérogations libertaires au principe : devant la Joconde j’ai jamais encore entendu un gosse spontané et sincère dire : qu’est-ce qu’elle est petite et qu’est-ce qu’elle est dégueu. D’ailleurs devant la Victoire de Samothrace non plus. Va pour la Victoire ! Note que même dans la défaite, "Guernica", tu peux pas non plus tellement détonner.
L’oignon est beau, car aussi on sait que le coeur de l’oignon est beau, toutes les couches qui y mènent ont été dûment appréciées ? l’artiste doù il sort, ce qu’il a fait, les lettres de recommandation qu’on lui connaît, les bonnes maisons qui peuvent se porter garantes de lui, etc. Chacune est de la valeur, du signe garanti, de l’or pur et pour finir du dollar vert, même si -tout le monde te dira- que ce n’est pas là évidemment le plus important.
Certes t’as quelques exceptions rares, quelques crèves-la-faim qu’on a pas râtés, le douanier Rousseau ou même ce barjot de Vincent, pour parler de Van Gogh. Ca correspond peut-être à la mode qui eût tout un temps du succès qui était celle de l’artiste maudit.
On comprend aussi que le maudit tout ordinaire, siliconé et alcoolique complet, on ait voulu l’élever au-dessus de sa terrible condition. Je connais des retraités qui se sont mis tard à la peinture, tellement bien que c’en était émouvant. Bon, acte gratuit, les peintres du dimanche ne disposent d’aucun musée.
Inox 13
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Culture versus l’éphémère
La théorie de l’oignon te permet de comprendre pourquoi l’art malgré de vagues petites tentatives en ce sens n’est pas du tout dans son essence de nature et finalité éphémères : l’artiste, la gallerie, le collectionneur, tous perdraient follement dans cette affaire. L’éphémère contemplateur lui-même souhaite ardemment la durée éternelle de sa contemplation à 10 euros.
Tiens, nous avons essayé de trouver Proust en rouleaux de papier hygiénique, on y a renoncé. Ok, Proust ne se lit pas d’un seul prout, mais bon on aurait pu concevoir de se rabattre aux toilettes sur les récents poètes, queudalle ! Il n’y a que bobards et mensonges dans la prétendue démocratisation des grandes oeuvres de l’humanité ! Arrêtez avec ces conneries de nous faire chier des pendules !
Chen
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L’art et la bave des crapauds
Le mythe commode de l’art changé automatiquement, presque instantanément, en batterie de crapauds crapaudes par la main délètère d’une très vilaine sorcière (et qu’il faudrait du coup impérativement ensuite ramener à la beauté première par une contre-opération essentiellement naturelle de désenchantement du négatif par la force simple de l’amour sans pourriture, pouf ! pouf !) n’est-ce pas un peu "facile" ?
Est-ce que les auteurs du texte ne sont pas allés chercher trop loin une morale potable à leur très conne histoire ?
Remarque à bien y réfléchir on se demande si la chose n’a pas quand même du sens !
Shiva
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Nombril(s)
L’homme individuel a un nombril, c’est lui, c’est son ego.
Avant, le moi perso était haissable, il était inélégant même d’en parler comme chez les gentlemen anglais. Depuis les choses ont beaucoup évolué, on a non seulement le droit d’être un peu original, mais on a le droit d’être pleinement soi, c’est à dire éventuellement cinglé.
C’est ainsi qu’en France les gens normaux sont à près normaux, et ceux d’en haut, de la politique, de l’art, de la télévision, etc. littéralement libérés et proprement mégalos, c’est en fait pour eux un privilège et même peut-être une nécessité.
On pourrait se dire que dans ces conditions le nombril commun induit supposément par la culture déplace un peu les choses, tempère les plus concernés damnés bestiaux. Bref, la culture adoucirait les moeurs.
On peut rêver, si tu y tiens !
Attends ! mais on te parle ici de l’influence de la vraie culture, pas de celle de la tarée politique ou des tarés médias.
Evidemment si tu cherches à tout emberlificoter avec des mots et ratiocinations... Il faut aussi savoir être carré : la culture comme on l’a déjà dit a beaucoup de qualités notamment celle possible d’être d’abord un leurre.
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Je ne comprends pas très bien ce que tu veux dire en disant que la culture est un leurre. Je pense en effet que la culture a plus d’impact sur la société que bien des facteurs socio-économiques. Attention, j’entends aussi l’éducation, etc.
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Le retour de l’exigeance
La littérature doit beaucoup au prestige de l’écrit que s’autoréservaient les happy few dans une société illettrée.
Aujourd’hui on pourrait sans doute se dispenser sans tellement de perte de beaucoup de happy few puisqu’ils sont si nombreux.
Nous regrettons le temps exigeant où le gars compétent était obligatoirement aède et récitait de mémoire tout son livre toute la nuit à la télé.
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Le "104"
Le "104" inventé tout chaud ce mois-ci pour un max de pognon (mais on n’a rien au rabais, faut pas chipoter !) par Bertrand Delanoë, rue d’Aubervilliers dans le XIXe, n’est pas comme on l’a dit par lapsus le "studio" 104 où tu pourrais aller te faire négligemment tirer le cliché débile au photo-maton mis à ta disposition.
Non, là c’est un truc énhorme et de prestige avec des "ateliers", c’est donc tout simplement sérieux ! D’ailleurs ce sera dirigé par deux directeurs de théatre qui sont à leur aise dans tous les registres des langages artistiques (nous on invente rien ça c’est sur les sites du chose.)
Bref comme Rome avait sa villa Médicis qui ne servait qu’à rien, Paris aura la sienne enfin mais qui servira bien plus. Paris prûle-t-il pour autant ? Non là on peut pas dire ? Prûler ! et pourquoi prûler, la crise peut encore nous râter, elle a choppé London, elle peut encore chopper Pruxelles !
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C’est pas très gentil comme analyse. Comment vous voulez avoir une vie culturelle commune sans claquer un peu de pognon pour créer des lieux de vie commune ? Des endroits où les gens se retrouvent pour bosser ensemble, faire la fête, présenter leurs trucs, etc.
Ca coûte cher, et alors ? Vous préférez qu’on prenne une approche comptable sur tous les trucs du genre ? Dans ce cas, c’est bon on peut dire à l’état de se casser et faire confiance au privé !
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Elévation
Question promo des hautes sphères du sentiment, t’aventure pas à soutenir que la religion élève l’âme, tu risques gros. Personne ne manquera de te redire que la religion est d’abord l’opium du peuple. En revanche, exprimer des choses similaires sur l’élévation par le violon ou le cornet à piston paraîtra à juste titre sensé, beau, socialement peu contestable.
Parce qu’on a du respect pour le vrai de l’émotion, il est rare ainsi que la culture soit accusée d’être l’opium de quelque chose. Beauté d’un concerto ! beauté d’Oum Keltoum ! beauté ! Je n’ai jamais tant pleuré nous disait Slimane hier au soir que pour la mort en 70 de Gamal Abdel Nasser.
Quelque chose a dû nous échapper profondément dans la culture ou dans Marx première lecture : la culture permet de franchir cette vallée de ronces et de larmes qui constitue souvent la vie.
« La culture est tout à la fois l’expression de la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La culture est le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans cœur, l’esprit d’un état de choses où il n’est point d’esprit. La culture est ... etc. etc. ».
A supposer, à supposer seulement, que la culture soit pour partie un leurre (pour partie seulement ), à qui donc profite d’abord le leurre ?
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On aime ou on n’aime pas tous les marchands du temple. Les pélerinages s’accompagnent c’est un fait de beaucoup de bondieuseries.
Les pélerinages de la culture aussi. Et puis il y a les gestes et tous les rituels qui vont avec. On ne fait pas de bonne culture sans de bonnes panoplies d’emprunt : du tablier de cuistot au tablier sado-maso tel qu’on voit dans histoire d’O.
Tiens, prends l’acte de boire simple, tu vois si tout y est ordinaire.
Prends l’acte de boire culturel ! Du vin ! Sais-tu bien tourner de la main ? Sais-tu bien renifler du tarin ? Sais-tu aspirer profondément ? sais-tu dignement gargariser de la luette ?
Et à la fin, cracher ! cracher ! Preuve ultime s’il était nécessaire que l’acte culturel est désintéressé.
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Que c’est dur de tout comprendre !
Dans les gens de haute culture il y a des spécialités : les haruspices qui lisent en quelque sorte les entrailles, les auspices qui disent l’avenir, les complices qui engrangent le pognon besogneux de chaque jour. Tout ce monde se parle entre soi dans un profond respect et, comme disait Caton, sans éclater de rire. Beaucoup parmi nous les pensent à juste titre inspirés des dieux. Il est vrai que grand artiste dispense de beaucoup de contraintes profanes, et d’être par ex un tant soit peu intello.
Beaucoup de divins artistes, peintres, architectes, chanteurs de bel canto sont de parfaits idiots, mais il faut dire que leur boulot est d’être artiste, peintre, architecte, chanteur de bel canto...
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L’autoréférence et la répétition
Qui dans la mythologie antique incarne le mieux l’art et la culture ? Appolon (Phoebus) qui rivalisait avec les rayons du soleil ? Orphée, l’irrésistible musicien ? Nous pensons que c’est Narcisse, l’humain a la beauté incomparable qui se noya dans sa propre contemplation dans l’eau.
C’est Echo qui par colère en mijota la perte, Echo qui l’aimait ne répétait que la moitié ou l’abrégé des mots. La culture de la même façon a en elle-même sa propre perte par ses deux traits les plus évidemment sensibles ; beauté plus cuistrerie, la culture est le plus communément autoadmiration et répétition d’elle-même, convenons-en il est difficile d’en sortir.
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Oui, sans doute, comme l’a fait aimablement remarquer un ami lecteur plus haut, faut peut-être pas avoir une vue purement comptable des problèmes de la culture, si tu prends le "104", 100 millions d’euros, divisés par 35 000 m2, force est de dire que ça reste très raisonnable par rapport au prix du marché. T’ajoutais des douches pour faire du social tout de suite c’était plus cher.
Et puis la culture et l’art ce n’est pas seulement nourrir les cultureux et les artistes de façon monétaire, ce n’est pas seulement nourrir des "baveux- accompagneux" en signes extra-monétaires.
Il y a (1) primo l’idée de la participation (cf. Platon) : participer au beau c’est avoir même en copie un peu de beau dans le cerveau.
On le reconnaît peu, mais on le sait, les soviétiques notamment moscovites étaient très cultivés par rapport à d’ordinaires Français. Krasucki en France tint à la télé toute une soirée sur la musique classique. La démocratisation de la culture n’est pas a priori en soi un problème dépassé, on en convient volontiers.
Mais ce problème n’est pas pour autant exclusif, il n’est pas exclusif de problèmes multiples qui vont avec (Ce qu’on voulait sans aucun doute aussi tenter de montrer, comme rarement il nous apparaît que cela se fait.)
Car l’art et la culture sont pouvoirs, il ne faut pas se le cacher (2).
Nous ne pouvons dire ici toutes les fonctions possibles (3) de la culture dans ce jeu de pouvoir. On compte que beaucoup d’entre vous vont nous y aider.
La culture, l’art peuvent avoir aussi sans doute des rôles identitaires. (5)
La culture et l’art sont aussi enfin des remèdes désespérés contre le temps. C’est une manière de présentiser, de suspendre en l’air le pied qui passe.(6)
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Bon ! là les inox je crois que ça commence à pas mal faire dans le genre complexe et ambigü, La culture et l’art, pourriez-vous pour finir résumer clairement votre position en 4 mots ?
En 4 mots, zut ! tu nous laisses peu de marge ?!
En 4, on insiste !
Eh bien c’est possible !
vraiment !?
Oui ! L’art et la culture c’est "L’apothéose du beau, la symphonie de la connerie !
Al de l’oc et les Inox
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Quand tu vois tous les triples ponnards qui contribuent avec un soin extrême à forger srupuleusement ta célébrité par livres, journaux, télé, radio, ... tu te dis qu’en bout de course finalement être célèbre c’est quand même surtout franchement la honte.
Célébrités, célébriteurs ! heureusement qu’un jour on sait que tout le monde meurt !
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Hélène Renard, 8 janvier 2009 17:30
Pourquoi l’Europe devenue "frigide" ne sait-elle plus se faire aimer ? Parce qu’on ne la regarde pas sous son angle enthousiasmant, celui de la culture ! Ce que propose Elie Barnavi dans son livre et c’est pourquoi Jacques Rigaud l’a beaucoup apprécié. Notre chroniqueur termine sa chronique en évoquant le dernier (...)
Gaël, 8 janvier 2009 16:30
Il y a quelques jours, les mots ont un sens signalaient un article du Monde annonçant la mise en place d’une censure d’internet par le gouvernement ... australien.
Aujourd’hui Mallox signale un article du Journal du net annonçant que la police anglaise pouvait désormais s’introduire sur les ordinateurs et ce sans (...)
Sarkofrance, 8 janvier 2009 16:20
Invité du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France, dimanche 4 janvier, le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, ministre du Budget, a déclaré que le gouvernement continuerait de réduire le nombre de fonctionnaires malgré la crise de l’emploi. En 2008, près de 23.000 postes ont (...)
Newzy, 8 janvier 2009 16:14
Les nouvelles technologies nous permettent de transmettre de plus en plus d’infos, de plus en plus vite, partout, tout en étant mobile… au risque de suffocation et d’une perte de sens. Des réflexions sont en cours et de nouveaux moteurs de recherche viennent à notre (...)
Patrick Reymond, 8 janvier 2009 16:06
Les déchets, à chaque grande crise, sont fortement impactés. Cartons, métaux, verre, tout le pondéreux, qui peut représenter, à certaines époques, de belles valeurs, peuvent représenter à d’autre, un problème insoluble. La pâte à papier, par exemple, connu une trajectoire démentielle pendant les années 1990. Les allemands (...)
Par Mona Eltahawy , 8 janvier 2009 15:23
Une intellectuelle arabe en colère contre l’hypocrisie et les tabous du monde arabe. Elle la crie en rappelant certains faits enfouis au nom d’une cause palestinienne que tous les pays arabes, d’une façon ou d’une autre, ont contribué à démolir, tout en maintenant une posture de circonstance, bien utile aux dictateurs pour (...)
Napakatbra, 8 janvier 2009 15:00
La Conférence des présidents d’université (CPU) monte au créneau. Dans l’après-midi du lundi 5 janvier, l’instance représentative de la communauté universitaire a adressé au président de la République une lettre ouverte intitulée "Chronique d’une crise annoncée dans les universités"...
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Marc Vasseur, 8 janvier 2009 14:49
On savait le Vatican réfractaire à tous modes de contraception, on savait le Vatican hostile à toutes formes de « vie » sexuelle au nom de la seule sacro-sainte reproduction.
Aujourd’hui, le Vatican franchit un pas supplémentaire en décrétant la Pilule (...)
Seb Musset, 8 janvier 2009 14:45
Précisons d’abord qu’elle n’est pas spécifiquement française. En Angleterre par exemple, on l’appelle génération Channel 4.
En France, ses fidèles ont entre 14 et 35 ans et ce point commun de n’avoir aucun souvenir d’une France sans M6. La nature des programmes de cette chaîne, son introduction du concept d’évaluation puis (...)
Gus, 8 janvier 2009 14:29
A en croire les affirmations du premier distributeur de gaz slovène^w^w^waque, les réserves nationales ne permettront guère de faire face que dix jours face à l'actuelle pénurie de gaz russe.
Bien plus qu'à agiter des menaces d'intervention militaires ici et là dans le monde, c'est bien sur cette (...)
Napakatbra, 8 janvier 2009 13:34
Le Parisien révèle le contenu d’un rapport confidentiel de la CNIL, qui a réalisé une opération de « testing ». Résultat : la RATP fait preuve de mauvaise volonté pour respecter l’une des libertés fondamentales de ses clients : voyager librement et anonymement.
en lire (...)
Nicolas, 8 janvier 2009 13:07
Certaines Une de sites d’actualité sont édifiantes.
Le Monde, 8 janvier 2009 12:04
La chute a été particulièrement marquée pour les berlines (- 59 %) et les véhicules lourds (- 51 %).
Sauvons la recherche, 8 janvier 2009 11:39
Dans les organismes de recherche scientifique et dans les Universités l‘humeur est de plus en plus sombre et tout n’est pas question d’argent. Devant les annonces qui se succèdent de réformes précipitées, parfois aussi peu judicieuses que de vouloir distinguer dès le recrutement, au grand dam de l’équité et avec une (...)
François Mitterrand, 8 janvier 2009 11:37
Aujourd’hui, en France, faute de moyens, on meurt dans les rues, sur des trottoirs gelés ; on meurt dans les hopitaux, en attendant un médecin ; on meurt dans les prisons, pendus dans la fleur de l’âge.
Aujourd’hui, en France, un homme sans envergure ni culture se moque du sort de ses compatriotes, ne se préoccupe du (...)
Loran, 8 janvier 2009 11:10
Comme à Rennes, et à Grenoble, une cinquantaine de chômeurs, précaires, intermittents de l’emploi, intermittents du spectacle, étudiants... ont bloqué cet après-midi les caisses du Monoprix de la rue du faubourg Saint Antoine.
13 chariots pleins sont sortis du magasin après des négociations tendues avec une direction qui (...)
Gus, 8 janvier 2009 10:43
Il faut tout d'abord ne pas oublier que la Russie est particulièrement touchée par la crise financière à deux titres : tout d'abord par la fuite (ou la faillite) des capitaux étrangers de son sol que même l'autoritarisme de Vladimir Poutine n'avait pas effrayé. Mais aussi par l'effondrement qui durera (...)
Section socialiste de Sciences-Po, 8 janvier 2009 10:34
Que l’on soutienne ou que l’on rejette l’opposition parlementaire existante en France, ce qu’on ne peut lui ôter, c’est son obstination à combattre tous les projets proposés, voire imposés par la droite. Le dernier en date étant celui du projet sur l’audiovisuel public. Ce (...)
Aline, 8 janvier 2009 10:28
Assurer le transport des enfants à l’école, conduire des personnes handicapées au nom de l’État pour deux euros de l’heure, c’est en Hongrie, en Lituanie ou en Slovénie que l’on trouve ces salaires pingres ? Loin s’en faut, cela se passe en Allemagne (de l’Ouest). Salaires de misère - vive le dumping salarial, et bonne (...)
Quatremer, 8 janvier 2009 10:24
Moscou est loin d’être un partenaire comme un autre. Elle en fait une nouvelle fois la démonstration, après le conflit en Géorgie. La Russie vient, en effet, d’annoncer qu’elle interrompait le transit de son gaz à travers l’Ukraine, au motif que Kiev en prélèverait une partie pour ses propres besoins. Ce qui revient à (...)
Gilles Devers, 8 janvier 2009 10:18
En 2006, on a compté 735 accidents médicaux graves dans les structures hospitalières. Ce sont les chiffres de l’Observatoire des risques médicaux.
Vendredi 2, c’est un nourrisson de six mois, Louis-Joseph, hospitalisé depuis à l’hôpital de pédiatrie et de rééducation de Bullion (Yvelines) qui est décédé dans l’après-midi (...)
socio13, 8 janvier 2009 10:13
Quand un ami, connu ici sous le nom de Caius Gracchus, a dit cela « On ne torture pas pour faire parler mais pour faire taire ». j’ai été frappé par la vérité de ces mots. C’était le moment où je traduisais l’interview de Dick Cheney à une radio dans laquelle il reconnaissait avoir approuvé (...)
Euractiv, 8 janvier 2009 09:59
Touchée sévèrement par la dispute sur le gaz qui oppose la Russie et l’Ukraine, la Bulgarie est prête à rouvrir un des réacteurs nucléaires de sa centrale nucléaire Kozlodouï, dont la fermeture était l’une des conditions de l’adhésion du pays à l’UE.
Jean-Louis Bianco, 8 janvier 2009 09:42
À la Rochelle, Fanny Gamelin a lancé un groupe sur le réseau social Facebook pour sauver l’entreprise familiale, les chantiers navals Gamelin, quelques jours après le suicide de son père. Ultime tentative de sauver une PME de 120 personnes.
"Mon père n’a jamais rien demandé de sa vie, mais quand il a eu besoin des (...)
Valérie Schneider, 8 janvier 2009 08:31
La mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes de l’université Claude Bernard Lyon 1 organise un colloque sur le thème "Sciences : des différences aux inégalités entre les femmes et les hommes ou comment la science contribue à la construction des inégalités ? Comment peut-elle contribuer à leur réduction ?" le 30 (...)
Alain Joannes, 8 janvier 2009 08:01
Spot.us est une plateforme californienne sur laquelle des citoyens demandent à des journalistes de réaliser des reportages que des organes de presse peuvent acheter.
Ainsi résumée, la place de marché relèverait d’une forme de journalisme à la demande.
Cependant, le fonctionnement détaillé de l’espace triangulaire - (...)
Koz, 8 janvier 2009 07:55
Article retiré à la demande de l’auteur.
Betablog, 8 janvier 2009 07:31
Mardi 6 janvier 2009
L’œil de la caméra est aussi l’œil du spectateur, sa "conscience extérieure et malheureuse"...C’est aussi un moment de son humiliation permanente....le sentiment d’être objet.
Bonjour les potos,
Vous avez été plusieurs, à commencer pas notre ami Alain, puis Josh, à nous alerter sur la véracité et (...)
Indépendance des Chercheurs, 8 janvier 2009 07:14
Le 7 janvier, les médias font déjà état d’une mobilisation croissante des lycéens avant les manifestations prévues pour jeudi. Les suppressions de postes budgétaires dans l’Education nationale et l’affaiblissement progressif de ce service public, mais aussi une angoisse croissante des jeunes en ce qui concerne leur avenir (...)
Napakatbra, 8 janvier 2009 05:38
La décision du géant russe Gazprom de réduire de 90 % ses exportations de gaz en Ukraine commence à avoir de sérieux impacts dans tous les pays de l’Union européenne. Des négociations Russie-UE doivent s’ouvrir demain à Bruxelles.
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Raphaël Anglade, 8 janvier 2009 05:06
werdna, 7 janvier 2009 22:21
Marianne - Mardi 06 Janvier 2009 - Sylvain Lapoix Pour Laurence Mollaret, vice-présidente du Syndicat de la Magistrature, l’idée de Nicolas Sarkozy de supprimer le juge d’instruction n’est qu’une décision politique : le président surfe sur [...]
Kropotkine, 7 janvier 2009 17:00
Chanteuse, top model et première dame de France : autant de raisons d’inviter Carla Bruni sur un plateau de télévision. Hier à 23h15, c’était la version reportage qui était au menu. France 2 diffusait un documentaire consacré à l’épouse de Nicolas Sarkozy qui n’a pas rencontré un grand succès : il n’a même pas réuni 1,4 (...)
iledere, 7 janvier 2009 15:52
Il est de bon ton pour un président en quête de voix ou un premier ministre en recherche de notoriété (Ça y est, le nain agité et son larbin vont se sentir visés…) d’annoncer avec un trémolo dans la voix que “nous mettrons tout en oeuvre par arriver au “plein emploi”… Menteurs !!! Dans le système capitaliste, le plein emploi (...)
Budgetor, 7 janvier 2009 15:39
Qui se dévoue pour lui dire que le budget de l’Etat est d’environ 290 milliards d’euros en 2009 ???
Quelle buse….
futura-sciences.com, 7 janvier 2009 15:14
Avec une technique un peu lourde, une équipe américaine a mis au point un système de visualisation en trois dimensions. Une étonnante démonstration publique l’a montré en action pour une visioconférence simulée. Bientôt en tournée en France !Fantomatique, le visage de la jeune femme apparaît en noir et blanc au milieu d’une (...)
Ruminances, 7 janvier 2009 15:00
C’est un satrape de la Sarkozie triomphante, un repris de justice promu baron des Hauts de Seine, un homme politique qui a traversé la Vème république à coups de frasques et de scandales. C’est un ploutocrate apprécié de ces concitoyens, un récidiviste en col blanc, un grognard dévoué au souverain qui a désormais la chance (...)
françois, 7 janvier 2009 14:53
les Israéliens doivent se libérer des mythes bibliques qui appartiennent à une autre forme d’existence et redéfinir leur histoire nationale
juifs / israéliens
, 7 janvier 2009 14:50
"Le mauvais temps qui est épouvantable pour un certain nombre de personnes isolées ou sans abri, du point de vue des soldes est une aubaine", a dit Christine Lagarde sur Europe 1. No comment... Elle pousse vraiment là, non ?
Pyxmalion, 7 janvier 2009 14:40
Article publié dans Le Monde du 30 décembre 2008 :
“Pour préserver le climat de la Terre d’une dérive dangereuse et incontrôlable, il faut bannir le charbon, taxer le carbone et accélérer les recherches sur le nucléaire. C’est, en substance, la teneur de la lettre (document PDF en anglais) adressée, mardi 30 décembre, par (...)
Bibi, 7 janvier 2009 14:29
Il y a quelques années en arrière, on avait assisté à une Opération « Nouveaux Philosophes » pour recycler les vieilleries théoriques. Livres, séminaires, premières de « l’Express », couvertures du « Nouvel Obs », appui du « Monde », promotions à « Apostrophes » étaient mis sur le marché pour perpétuer, justifier et consolider (...)
Laurent Mucchielli, 7 janvier 2009 13:26
Alain Bauer, propriétaire de la société privée de conseil en sécurité AB Associates – mais se présentant comme « criminologue » – s’est fait charger en 2007 d’une mission sur la formation et la recherche en matière stratégique, après avoir été nommé en 2003 président d’une instance liée au ministère de l’Intérieur, le conseil (...)
Alfred-Georges, 7 janvier 2009 13:08
« L’humour juif, ça déchire sa race », aime scander le bonapartiste Eric Zemmour. Et si l’humour est effectivement la politesse du désespoir, alors les juifs sont des gens vachement bien élevés. D’ailleurs, on ne fait pas la queue devant les douches aussi sagement sans un minimum de savoir-vivre. Seulement voilà, les (...)
PCinpact, 7 janvier 2009 13:06
La Commission des Affaires Culturelles a fraîchement accueilli l’idée de réguler internet dans le cadre du projet de loi Audiovisuel. Elle vient d’indiquer qu’il était préférable de « ne pas régler au détour du présent texte [NDLR la loi sur ...
Napakatbra, 7 janvier 2009 12:38
Plus de 400.000 fiches clients du Fournisseur d’Accès à Internet Orange (D’après les constatations de ZATAZ.COM) ont été laissées en accès libre sur Internet via un lien officiel de la filiale de France Télécom. Une faille qui semblait exister depuis plusieurs semaines.
en lire (...)
LGB, 7 janvier 2009 12:33
Dans une ploutocratie bien gérée, les puissants savent adapter les récompenses, les dons et les honneurs qu’ils distribuent au statut de ceux qui les reçoivent.
À sa femme de chambre, Madame la Comtesse offre ses vieilles godasses. Pour sa cousine la baronne, elle va chez Louboutun. Dans les deux cas, elle a la (...)
Josh Lyman, 7 janvier 2009 12:33
La question que soulève, entre autres, la visite éclair de N. Sarkozy au Proche-Orient est assez simple : faut-il à tout prix s’activer dans une démarche qui n’a absolument aucune probabilité de prospérer ? Convient-il au contraire de rester chez soi, pour ce motif, en attendant contre toute évidence, que les choses (...)
Aline, 7 janvier 2009 12:28
Malgré des efforts récents, l’opacité du système public d’information sur les inégalités reste d’actualité. Jacques Freyssinet, qui a présidé le groupe de travail du Conseil national de l’information statistique sur les inégalités, nous livre son analyse. Quelles sont les lacunes du système d’information public sur les (...)
Régis Soubrouillard, 7 janvier 2009 12:15
Contrairement aux années précédentes, TF1 a choisi de ne pas publier le classement des 100 meilleures audiences 2008. Tout simplement parce que si la Une rafle 96 des meilleurs scores, elle se fait piquer la première place par M6. Une place symbolique dont la première chaîne aurait sans doute préféré garder le monopole, (...)
CnR ;-), 7 janvier 2009 11:35
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