Christian Sautter | 15 septembre 2008 | |
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Le gouvernement américain vient de nationaliser deux des piliers de l’économie américaine, qui portent les jolis noms de Fanny Mae et de Freddy Mac. Ce sont, en fait, des institutions financières créées pour garantir les crédits immobiliers. Tous les Américains qui achètent leur maison à crédit sont indirectement les clients de ce couple, jusqu’à présent discret, qui a pris en charge 70% de l’ensemble des prêts hypothécaires américains. Le montant de leurs avoirs se chiffre à mille quatre cents milliards de dollars. Que s’est-il passé et pourquoi le gouvernement conservateur (libéral, dirait-on en France) a-t-il pris une décision dont l’ampleur ridiculise les nationalisations de Mitterrand en 1982 ?
À l’origine, il y a l’implosion de la bulle immobilière qui s’était gonflée aux Etats-Unis. Sans apport personnel ou revenu adéquat, n’importe qui pouvait souscrire un emprunt pour assurer la sécurité de sa famille : acheter une maison. À défaut de saines hausses de salaires, le système offrait du crédit vénéneux. Les VRP du « subprime » expliquaient que, durant les deux premières années, les intérêts étaient inférieurs à un loyer ; ils oubliaient de dire que les mensualités seraient ensuite nettement plus coûteuses, puisque les taux étaient fortement progressifs.
À ce casino, tous semblaient gagner : les familles qui emménageaient dans une maison dont la valeur progressait d’année en année, les banquiers qui plaçaient les prêts avec des commissions confortables, les épargnants qui voyaient la Bourse s’envoler dans l’euphorie générale.
Hélas, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Est venu un moment de vérité : la bulle des valeurs artificielles a été crevée. Au bout des deux ans de grâce, nombreux ont été ceux qui ne pouvaient plus payer et ils ont dû vendre leur maison de rêve. Du coup, les prix de l’immobilier ont fortement chuté et cela a mis en péril des familles parfaitement raisonnables, dont la valeur du patrimoine devenait inférieure à celle de leur dette. Cette débâcle a jeté un doute sur notre couple célèbre, qui devait soudain être appelé en garantie pour un nombre d’emprunteurs défaillants en croissance exponentielle. Et ils n’avaient en fonds propres que quelques dizaines de milliards de dollars pour couvrir ces remboursements massifs.
Vous vous inquiétez certainement pour les dirigeants de ces deux sociétés, qui ont fait perdre aux actionnaires 70 milliards de dollars en une année. Rassurez-vous : l’un partira avec un paquet de 9,3 millions de dollars et l’autre, de 14,1 m$ (IHT 9 sept 08). Ce dernier, le patron de Fannie Mae, avait eu la délicatesse de faire majorer son indemnité d’éviction en juillet, en pleine catastrophe. Louons la presse américaine, plutôt grognonne sur le sujet, qui nous révèle aussi que les deux papes de l’immobilier ont dépensé 94,8 millions de dollars en lobbying pour éviter que les contrôles fédéraux ne soient renforcés.
Pourquoi le Trésor public a-t-il procédé à ces nationalisations qui coûteront des dizaines de milliards de dollars au contribuable ? Une bonne raison peut en cacher une autre. La bonne raison est que l’industrie financière américaine aurait été entraînée dans la chute de Fanny et Freddy. La finance mondiale aurait suivi et cela aurait fleuré bon la crise de 1929. Le risque systémique a donc été écarté par une prompte intervention publique. Il y a une deuxième raison : parmi les actionnaires ou acheteurs d’obligations de Fanny et Freddy, figurent les banques centrales d’Asie, et notamment de Chine, engagées pour des centaines de milliards de dollars, nous dit-on. S’ils avaient dû perdre la totalité de leurs avoirs, ils auraient probablement vendu tout le reste de leurs actifs en dollars, provoquant un effondrement de la monnaie centrale du monde.
Ce sauvetage public et précipité conduit à s’interroger sur l’avenir du système capitaliste. Et, sur ce sujet, la nouvelle littérature abonde. Citons « Globalisation, le pire est à venir » de Patrick Artus et Marie-Paule Virard (La Découverte, 2008) et « La crise des années 30 est devant nous » de François Lenglet (Perrin, 2008). Les raisonnements sont charpentés et la démonstration crédible qu’en cumulant tous les aléas défavorables, on peut prévoir que le système va dans le mur. C’est la philosophie du docteur Knock : « Tout être bien portant est un malade qui s’ignore. »
Je pense que tous les hasards ne sont pas malheureux et que les États sont plus intelligents qu’il y a un siècle. La finance mondiale est à l’évidence instable, mais les présidents de Banques centrales, qui n’ont pas su prévenir les crises, travaillent ensemble pour les juguler rapidement. Le gouvernement américain, comme le gouvernement britannique, ont su faire taire leurs préjugés idéologiques pour sauver, par la peau du cou, des banques ou des institutions financières en train de se noyer. Au sein de la zone Euro, nous n’avons, heureusement, pas eu de défaillance bancaire majeure, car l’absence de gouvernement économique européen aurait rendu improbable toute réaction rapide.
Que va-t-il se passer maintenant ? Nous redécouvrons que le capitalisme évolue selon des cycles, avec des hauts et des bas. Le système communiste était moins erratique : il n’avait que des bas.
Il y a le cycle des affaires, de six ans, et le cycle d’investissement de dix ans. Et puis existe un cycle long, de soixante ans, auquel Kondratiev a donné son nom dans les années 1920. Il soulignait l’importance de la technologie (et aussi des découvertes de mines d’or !). Grâce à l’irruption des technologies de l’information, des biotechnologies et des nanotechnologies, nous sommes clairement dans une phase ascendante, après le coup de pompe des années 1970 et 1980. Si l’on ajoute un effort prévisible pour économiser le pétrole, le gaz et le charbon et leur substituer des énergies renouvelables, on ne peut qu’être un optimiste actif : ce n’est pas la technologie qui nous enfoncera. Ajoutons le développement rapide de la demande de la Chine et des autres pays émergents comme puissant moteur de l’expansion mondiale.
Le problème est ailleurs. Lenglet évoque une oscillation longue sur l’intervention publique dans l’économie. Le capitalisme sauvage du XIXe siècle a débouché sur une guerre mondiale et la crise de 1929. A succédé une phase brillante de capitalisme régulé, des années trente aux années 1970 (de Roosevelt à Reagan-Thatcher). Le balancier est ensuite reparti dans l’autre sens, libéral, durant les années 1980 et 1990, où l’on considérait que toute intervention publique était malfaisante. Aujourd’hui, on est à un moment intéressant. Fanny et Freddy sont dans un bateau public : est-ce l’amorce d’un retour à un capitalisme régulé ou une mesure d’urgence sans lendemain ? Une indication sera donnée par la prochaine élection américaine. Obama essaie le costume de Roosevelt, tandis que Mac Cain, pour autant qu’il ait des idées de politique économique, répète le credo de Reagan et de son pâle disciple, Georges W. Bush.
Concluons sur trois propositions et un sourire. Une « bulle apocalyptique » d’ouvrages annonçant la fin du monde accompagne toujours les crises sérieuses. Ce fut le cas au Japon, quand la bulle immobilière a éclaté en 1991. Et, pourtant, le Japon s’en est sorti, avec une industrie renforcée, après une décennie de stagnation qui a pesé lourd sur le pouvoir d’achat et l’emploi des Japonais. L’État a eu beau ramener à zéro les taux d’intérêt et pratiquer des plans de relance colossaux creusant des déficits abyssaux, la pénitence a duré longtemps jusqu’à ce que les prix de l’immobilier redeviennent raisonnables (dans la tendance de longue période).
Première proposition : mettre en place, vite, un gouvernement économique de la zone euro, qui sera un partenaire constructif et vigilant de la Banque centrale européenne, si l’on veut éviter des années de langueur.
Deuxième proposition : préparer la croissance future (qui ne viendra pas tout de suite) en surfant sur la vague technologique de grand-papa Kondratiev. L’Amérique et l’Asie ont pris un temps d’avance. Il faut mettre le paquet sur l’avenir (l’éducation, la recherche, l’entrepreneur) plutôt que s’accrocher aux droits acquis d’un illusoire passé.
Troisième proposition : booster tout de suite l’industrie du bâtiment, en finançant un programme massif d’isolation thermique des bureaux et des logements. Si le bâtiment va, tout ira un peu mieux.
Et puis sourions. Dans cette atmosphère apocalyptique, lisez le désopilant « Le Cantique de l’apocalypse joyeuse » d’Arto Paasilinna (Denoël, 2008), qui démontre combien nous serons heureux dans une clairière finlandaise … après la fin du monde.
- Christian Sautter
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Messages de forum
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Jacques Cheminade sous ses faux airs de contestataire a un fort tropisme scientiste.
Revenir à l’étalon or, tout miser sur la technocsience et ses projets pharaoniques, relancer le programme nucléaire, évite d’aborder les questions sociales. Rappelez-vous, Jacques Cheminade et ses militants. Dans les années 80 ils soutenaient le programme dit "guerre des étoiles" et installaient leurs petits stands sur le pavé parisien pour en faire la propagande. Me paraît aussi suspecte sa nette tendance à valoriser la Russie pour mieux dénigrer les USA. Pas sûr qu’en nous trouvant de nouveaux maîtres nous y gagnons au change.
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merci pour ce petit rappel historique. moi aussi ça me gêne l’encensement de la russie et le dénigrement atlantique. et tant qu’on y est, je trouve que l’antisionisme tous azimut vire carrément à l’antisémitisme dans certains articles... en parallèle avec l’angélisme pro arabe : jusqu’à preuve du contraire, je préfère encore être tyrannisé par bush que par un ayatollah ! :-)
miche
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En ce qui me concerne je renvoie dos à dos Bush et les ayatollah, car, après tout, Ben Laden est en grande partie une création de Bush et de ses prédécesseurs. Ben Laden a servi a justifier sa guerre contre le terrorisme. Avant Bush, pour contrer la Russie en Afghanistan, le gouvrernement US n’avait rien trouvé de mieux que de soutenir les talibans ! On a vu le résultat.
Je suis d’accord avec vous en ce qui concerne les relents antisémites de certains articles. Le conflit israelo-palestinien est déjà assez dramatique comme cela pour que l’on jette de l’huile sur le feu !
Sur le fond, Bush est lui aussi une sorte d’Ayatollah.
Nous, ici, en France, nous ne le subissons pas, mais d’autres, ailleurs ont subi toute la violence de sa politique aveugle.
Mais je ne confonds pas Bush avec le peuple américain, ce que d’aucuns ont tendance à faire. Le patriot act, l’abandon de l’habéas corpus par Bush et son équipe, la justification et le recours à la torture, sont d’une gravité extrême. Il n’est pas digne d’une démocratie de renier à ce point certains de ses principes fondamentaux.
Mais, et c’est heureux, la plus haute autorité judiciaire a donné tord récemment à Bush en ce qui concerne l’habéas corpus.
Concernant Poutine, il a trouvé un allié objectif en la personne de Bush. Puisque Bush s’asseyait sur les droits de l’homme quand cela l’arrangeait, Poutine n’a eu aucune retenue pour faire ce qu’il a fait en Tchétchénie. Le motif de la guerre contre le terrorisme devient le motif facile pour justifier tout comportement autoritaire et liberticide, partout dans le monde.
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15 septembre 17:02, par P.-Y. D.
Si l’on s’en tient à votre hypothèse selon laquelle le monde va connaître une croissance mondiale soutenue, dire que l’on va faire des économies sur le gaz, le charbon et le pétrole est assez irréaliste. Faire des économies ici ou là ne résoud rien dès lors que le volume global de la consommation mondiale en ressources non renouvelables augmente. Les économies réalisée ne compensent pas la hausse globale du non renouvelable. Et encore, c’est une hypothèse optimiste, car je ne vois pas pourquoi, par exemple, la Chine renoncerait à l’exploitation massive de ses mines de charbon. Je ne vois pas pourquoi le Brésil, qui vient de découvrir un grand gisement pétrolier, y renoncerait lui aussi. De même, la Russie contruit toujours des oléoducs. Bref la tendance générale est plutôt de continuer comme avant !! Kyoto est un voeux pieux, aucun de ses objectifs ne sera atteint.
Parier comme vous le faîtes sur le seul développement technologique est aussi un pari risqué. Les technologies de l’information, les biotechnologies et les nanotechnologies sont autant une partie du problème que sa résolution. Car leur développement actuel ou programmé répond en grande partie aux nécessités propres au système économique actuel. Du reste, le dynamisme du monde économique néo-libéral est indissociable de la société de contrôle qu’il instaure par l’utilisation de ces technologies.
Sans une transformation sociale et l’adoption d’un autre modèle économique (autre que les modèles néo-libéral et keynésien) je ne vois pas comment nous éviterons une dégradation continue de nos milieux de vie. Aucune nécessitét vitale ne commande le développement de ces technologies en particulier. Pourquoi en faites-vous des éléments neutres du développpement ?
Pourquoi ne parlez-vous pas par exemple de la recherche en agrobiologie ? Les biotechnologies c’est surtout le pouvoir donné à des grands groupes industriels alors qu’une agriculture respectueuse des milieux naturels est viable, elle aurait de plus l’avantage de limiter l’exode rural, voire de le renverser. Par la même occasion de serait aussi une façon de relocaliser les économie et une des façon les plus sûres de faire des économies d’énergie et de toutes ressources non renouvelalbles.
Je me répète peut-être, car, comme d’autres ici, j’ai déjà exposé ces arguments. Mais, devant la non discussion par vous de ceux-ci, je ne peux faire autrement que d’attirer une fois encore votre attention sur certaines objections que l’on peut faire à vos hypothèses économiques.
Parfois, je me dis aussi, qu’il vaudrait peut-être mieux une crise systémique maintenant, que plus tard, quand des dégâts encore plus considérables aux sociétés, aux milieux naturels, auront été commis.
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15 septembre 17:26, par toff
je bondis et rebondis...cela fait des mois que nous sommes au bord du gouffre !
lisez les "prédictions" fortement étayées et documentées des meilleurs experts, ce n’est pas moi qui l’invente ! : http://crise2007.wordpress.com/les-chroniques-de-la-crise-systemique-globale/
la solution ? elle vient de nos chers copains bush, sarko & co : à chaque crise, une bonne guerre ! regardez du côté de l’Iran, il n’y en a plus pour très longtemps..
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15 septembre 21:15, par Démocrypte
En 1885, quatre ans après la mort d’Auguste Blanqui, paraît son dernier livre "le communisme, avenir de l’humanité", où l’on peut lire ceci :
"Le présent ne songe qu’à lui. Il se moque de l’avenir aussi bien que du passé... Il dit : "Après moi le déluge !" ou, s’il ne le dit pas, il le pense et agit en conséquence. Ménage-t-on les trésors amassés par la nature, trésors qui ne sont point inépuisables et ne se reproduiront pas ? On fait de la houille un odieux gaspillage, sous prétexte de gisement inconnus, réserve de l’avenir. On extermine la baleine, ressource puissante, qui va disparaître, perdue pour nos descendants. Le présent saccage et détruit au hasard, pour ses besoins ou ses caprices."
Quelque chose aurait changé ?
Si la destructivité du capitalisme reste intacte, le capital a pu substituer à la houille et à la graisse de baleine, le pétrole et les huiles de synthèse et transformé en conséquence les appareils de productions sur les décombres des sociétés ruinées par la guerre de 14-18. La différence, c’est que nous n’avons pas d’énergie de substitution (le nucléaire ne couvre que 7% de nos besoins énergétiques, l’hydraulique, cumulé avec l’éolien et le solaire, 8%).
Vivre avec moins d’énergie disponible implique des changements radicaux ; or plus l’énergie se raréfie, plus elle est source de profits… que le capital empochera en pensant très fort « après-moi le déluge ! ».
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J’ajouterais : la question n’est peut-être pas « est-ce que le système capitaliste néo-libéral peut survivre à cette crise, qui est que le fruit de sa constante imprévoyance ? », mais « quel est le coût humain de cette survie. » Et, conséquemment, la question devient : « ce système, où l’imprévoyance est de règle et qui produit des conséquences inhumaines, mérite t-il de survivre ? ».
La question est entièrement politique. Elle nous oblige à décider.
Et décider est la seule attitude qui soit moralement valable. C’est la seule qui permette d’échapper à une morbide contemplation des désastres annoncés tout en spéculant sur le point de savoir si c’est « plus pire » ou « moins pire » que prévu.
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15 septembre 23:52, par PIERROT13
La situation actuelle ressemble bien à la fille de la dérégulation.
Le système initial du libéralisme rejetait jusqu’à l’idée de situation de monopole. Ou en sommes-nous ?
Depuis l’abandon de toute référence-monnaie et de tout système régulateur financier, les banques créent leur propre monnaie en se prêtant les unes aux autres. Il suffit d’un grain de sable pour tout faire déraper.
Les Etats-Unis sont sortis de la crise de 1929 avec le new-deal qui a permis de redresser la situation mais qui ne fut pas sans inconvénients non plus (augmentation de la dette américaine). L’approche de la guerre a vu cette économie se transformer en économie de guerre grace à un contrôle des prix (jusqu’en 1943) qui a permis d’éviter une inflation trop importante.
Vous proposez de créer un pôle économique à la tête de la zone euro. Pourquoi pas, mais avec qui ? Les gouvernements des pays les plus influents ont une vision très "néo-libérale" de l’économie et prétendent traiter leurs propres problèmes de croissance sur le dos des autres pays par du dumping salarial, par exemple.
Pour faire vivre ce pôle économique, il faudrait que l’Europe (des 27) ait la capacité de commercer et de travailler avec le reste du monde, seulement elle est en train de se renfermer sur elle-même avec ces lois sur l’immigration soit qui se préparent soit qui sont déjà appliquées.
En ce qui concerne les énergies non-renouvelables, il est symptomatique de comparer la situation actuelle d’un pétrole durablement cher avec la situation décrite par Yves Cochet dans son bouquin "Apocalypse pétrole". Non que j’aie une fibre très écolo, mais tout simplement parceque sa vision me semble juste sur ce problème.
Dans le domaine des énergies renouvelables, le gros souci viendra, à mon sens, de la concurrence créée entre la nécessité strictement vitale de l’alimentation et la nécessité de recherches sur les ressources bioénergétiques. Dans ce domaine, nous ne pratiquons que très peu les recherches sur l’utilisation de la biomasse qui permettent de générer de l’énergie par l’entretien de la fôret plutôt que par la déforestation.
Il me parait nécessaire de pratiquer la recherche en collaboration avec les pays émergeants, les pays en voie de développement et les pays les plus pauvres avec l’optique de favoriser une agriculture qui permettrait d’enrayer l’exode rural vers les villes pour permettre à ces mêmes pays de survivre et en même temps de ne plus s’apauvrir et qui, au total commerceront avec nous.D’ou génération de richesses pour tout le monde.
Vaste programme et comme disait mon prédécesseur la décision ne peut être que politique.
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Oui, ils parlent bien de Jacques Cheminade. D’ailleurs, si tu n’as pas fait que chercher des bonnes statistiques pendant la réunion de Larrouturou où j’étais moi aussi, tu as dû remarquer que sa mesure numéro un rappelle quelque chose...
Voir en ligne : http://www.christophepaquien.fr
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J’’ai vu votre site, vous êtes un émule de Jacques Cheminade. Plutôt que de nous renvoyer vers votre site, pourquoi n’exposez-vous pas, même en quelques lignes, ce que propose Solidarité et Progrès de Cheminade ?
Pour moi, Cheminade enfonce des portes ouvertes. Ce n’est pas parce qu’il fait le constat que les choses vont mal — il n’est pas le seul à le dire — que ses remèdes sont valables. Il faut évidemment refondre le système monétaire international. C’est une évidence. Seuls les DSK, Pauslon, Lagarde & co aveuglés par leur idéologie néo-libérale, ont été surpris par l’ampleur qu’a pris la crise financière née aux USA. Cela ne fait pas de Cheminade un prophète, ni même un sage. Tout citoyen bien informé, et doué d’un peu de bon sens, pouvait s’attendre à une telle crise. Cheminade surfe sur ce bon sens pour nous asséner des remèdes pour moi peu recommandables : relance keynésienne de l’économie par des projets à forte valeur technocratique : fusion nucléaire, transports transcontinentaux à grande vitesse, guerre des étoiles .... Sa rhétorique ne me semble pas non plus très avenante : relents de théorie du complot, bloc euro-russe contre USA. Ce projet politique suppose des pouvoirs forts et technocratiques étant données les technologies mises en avant et les alliances préconisées. De même il suppose un avenir planétaire sous le signe de la croissance alors que c’est l’idéologie de la croissance qui est cause des nombreuses crises que nous traversons aujourd’hui. Bref, pas de quoi répondre aux défis planétaires que sont la raréfaction des ressources planétaires et la lutte antagoniste des blocs. Cheminade c’est le retour au Keynésianisme dans le plus mauvais sens du terme, le keynésianisme techco-scientifique autoritaire.
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17 septembre 16:26, par friscolateigne
C’est marrant ça, lors de mes cours de prépa à Sup de Co et un peu plus tard en fac, entre 1970 et 1978, on nous enseignait déjà vaguement que "quand le bâtiment va, tout va"...et les plus avantgardistes ajoutaient "et aussi, quand l’automobile va, tout va"...Quand on pense que tout ceci n’a pas pris une ride...
Alors, c’est vrai que le strict respect des normes thermiques préconisées par le Grenelle de l’Environnement nécessitent en réalité la démolition pure et simple de tous les bâtiments actuels...Remarquez bien que nos géniaux penseurs de ce "Grenelle innovant" nous laissent dix ans pour nous mettre à jour...largement le temps pour nos amis Sarko, Bush, et autres sur-actifs de l’immobilier, pour parvenir à l’obtention d’un permis de démolir mondial préalable à une universelle et paradisiaque reconstruction en forme de corne d’abondance (à propos, pensez bien à voter Mac Cain)...et pour démolir, c’est simple, il faut tout à la fois faire rouler (ou voler) les véhicules de "chantier" comme les véhicules des populations déplacées d’abord et replacées aprés (enfin, le peu qui restera à replacer, Dieu soit loué, les nouveaux partages seront simplifiés)...Comment disent les jeunes ?..Ah, oui, "c’est bonnard !", on démolit, on purge, on reconstruit, on circule en engins automobiles (parce qu’il y a des réserves de pétrole, faut arrêter là aussi de nous chanter des ritournelles)...Finalement, c’est fort simple l’économie, il faut tout juste vouloir...
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12 octobre 14:04, par Anonyme
Je découvre votre article seulement maintenant, et rétrospectivement vous avez raison !
Qui du futur alors ?
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