Nicolas Sarkozy
Pierre Bastogne | 4 mai 2007 | | 41 commentaires
Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
Je ne suis pas d’accord. Vraiment pas. Il ne faut pas diaboliser Nicolas SARKOZY. Ce n’est quand même pas de sa faute si l’être inadapté que je suis n’aurait plus sa place dans la société française « remoralisée » qu’il souhaite mettre en place. Car je le confesse, j’ai des vices, beaucoup de vices, qu’il va falloir éradiquer et je veux bien me condamner pour « remoraliser » la société française à un camp d’internement, si possible pour artistes et auteurs récalcitrants.
Quels sont mes vices ?
Tout d’abord je crois au partage, au partage en général et jusqu’au partage du temps de travail et même au partage du temps de travail et d’abord au partage du temps de travail et comme je crois au partage, je crois à la redistribution des richesses.
Je sais que c’est difficile le partage, je sais que cela ne va pas de soi, je sais qu’il faut se forcer, je le sais depuis l’enfance qu’il faut se forcer à partager ses jouets, son dessert, ses crayons… Je sais aussi que ce n’est pas de bon sens le partage. J’entends comme une voix qui dirait : « vous ne croyez pas Madame ROYAL que quand on a attendu tout un repas pour avoir son dessert, on n’a pas envie de le partager. Eh bien moi, je promets que l’on aura plus à partager son dessert et ce que je dis, je le ferai. » Mais j’entends des voix et c’est comme la voix du diable et il ne faut pas diaboliser Nicolas SARKOZY.
Ensuite, je crois qu’il faut accueillir les étrangers et que les étrangers valent autant que nous. Je crois que les frontières de l’Europe vont bien au-delà du Pont Euxin comme le croyait Homère et l’empire romain et je prolongerais bien l’Europe jusqu’à la Jordanie et jusqu’en Israël en englobant la Syrie et bien évidemment la Turquie. Vous voyez que je suis cinglé, complètement cinglé et que je dois être interné. Pourquoi ? (comme on dit dans les débats). Parce que je suis allé en Turquie, en Syrie, en Israël et en Jordanie et que j’y ai vu plus de continuité que de différences, que j’y ai vu plus de proximité que d’éloignement, que j’y ai vu plus d’histoire commune que d’antagonisme… Et puis Saint Paulo était de Tarse et Tarse est en Turquie et il y a près de Damas des villages chrétiens depuis les premiers Chrétiens… et c’est sans doute aussi ce que pensaient François Premier et Soliman le Magnifique quand ils ont signé leur traité et j’aime beaucoup François Premier, depuis l’enfance, depuis l’école (de Jules Ferry).
Vous voyez… Mon cas est grave. Très grave et ce n’est pas fini.
Je considère aussi qu’il faut prendre aux riches pour donner aux pauvres.
Et puis je me moque de savoir si l’on est le seul pays qui fait ceci et qui fait cela si ceci est juste et si cela est juste aussi, car je crois que la justice ne se marchande pas et je ne veux pas suivre ceux qui « ont vendu le juste pour de l’argent, et le pauvre pour une paire de souliers. » c’est le prophète Amos qui l’a dit et c’est dans la bible.
Pire. J’ai un vice terrible. J’ose à peine le dire et à vrai dire, j’ose à peine le confesser… Je ne crois pas à la punition et je remplace le plus souvent possible la punition par le pardon. Je ne crois pas que « surveiller et punir » soit le premier principe de la vie en société et j’y substitue volontiers « Aimez-vous les uns les autres ».
Tout cela, Monsieur SARKOZY dirait que c’est de l’idéologie de 1968, de mai 68 exactement. S’il savait… C’est beaucoup plus grave. Le mal est enraciné beaucoup plus profondément et depuis plus de 2000 ans.
Vous entendez, Monsieur SARKOZY ! Depuis plus de 2000 ans nous luttons contre le bon sens. Et j’entends encore cette voix, je l’entends déjà… « Quand même Madame ROYAL, vous n’allez pas me dire que tendre la joue gauche, ça marche… »
Pierre BASTOGNE
4 mai 2007
- Pierre Bastogne
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41 Messages de forum
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
4 mai 2007 14:53, par grosjubebravo. vraiment.-
Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 4 mai 2007 17:22, par June Carteroui... c’est un peu catho, mais c’est beau !
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
4 mai 2007 15:40, par jerome2000 ans ? Vous voulez parler du christianisme et des "valeurs chrétiennes" ? Dans ce cas c’est dommage. Je pense que les valeurs de "partage" et d’"amour de son prochain" existaient avant J.C.-
Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 4 mai 2007 23:27Amos, le prophète, c’est avant JC...
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 14 mai 2007 05:42Malheureusement le concept de charité est chrétien, désolé mon gars c’était une belle phrase qui n’a d’effet que sur les ignorants.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 14 mai 2007 07:38Vous vous référez à quelle phrase ?
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Diaboliser Nicolas Sarkozy, inutile !
4 mai 2007 15:59, par Paco AlpiLe fond de la question...
Absolument évident, limpide, ironique, profond, - tiens, on retrouve un Bastogne vivant, le Bastogne inspiré, - après quelques errements, qui lui seront évidemment pardonnés, si l’on en croit ses références.
Je souscris, il y a dans ce texte, le fond de la question en jeu, nous rêvons de partage, d’harmonie, de bien-être, de douceur de vivre, et la minute suivante, fermant la porte à l’inconnu, surtout si c’est une inconnue, nous perdons tout, le rêve, le partage, et le plaisir de vivre, ensemble.
Ensemble, cependant, tout n’est pas possible, il faut bien le dire. Il y a quelques règles pour éviter le pire, modérer les débats, limiter les dégâts, et justement les mouvements inconscients, qui nous viennent du cerveau archaïque, défendre son territoire, et le marquer, même s’il devient invivable, pour les générations futures.
Ensemble, pourtant, en y réfléchissant, il faut le redire et le répéter, - il y a un monde qui est devenu insupportable, invivable, irrespirable, depuis lurette, et la génération des anciens, ceux qui ont vécu mai 68 comme une libération, s’en souviennent encore. Et ce monde-là, inutile d’en décrire les manques, c’est celui que le candidat-président de l’UMP, parti au pouvoir, nous propose de renforcer, de reconduire, et de protéger. Protéger ?
Car il a tout du protecteur, les muscles et la cervelle, les relations et le bagout, l’argumentaire imparable, et bien sûr, le charme qui convient aux généreux protecteurs, bien connus des services. Il y aurait sans doute beaucoup à dire, sur les bonnes intentions, les apparences, les illusions.
Mais l’essentiel est dimanche, de tenter d’éviter le pire, donc ne pas diaboliser, mais plutôt voter, en votre âme et conscience, comme on dit.
Librement, tant qu’il en est encore temps.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
4 mai 2007 17:12On n’a pas besoin de le diaboliser pour qu’il soit diabolique. Quant à l’aveuglement de l’électorat, comme dit le proverbe, "on ne peut réveiller quelqu’un qui fait semblant de dormir". La France est mure pour le fascisme. Allez on y va ; J-3.-
Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 4 mai 2007 17:22, par June CarterCourage, rien n’est joué !
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 5 mai 2007 11:02, par f.oli.douce@hotmail.frJe suis d’accord sur le fait que l’on ne puisse réveiller quelqu’un qui fait semblant de dormir. Par contre, il ne me semble pas aussi évident que la France soit "mure pour le fascisme". Mon sentiment, c’est que, si une grand partie du peuple, qui se place souvent au-dessus dudit peuple, semble vouloir bien profiter des avantages qu’il y aurait, avec Mister N., à faire fructifier un certain nombre de leurs affaires en cours et qui de fait élargirait leur pouvoir ; Il m’apparait en revanche que d’autres ont plutôt le nez dans le guidon, se dépatouillant comme ils peuvent de pour sortir de cette précarité ambiante ; ceux là n’ont guère le temps ni la tête pour se méler des affaires de la France...Et s’ils le font c’est parfois sans avoir tout pu mesurer. Mais leur senibilité peut bien les guider.. Resteraient une partie d’indécis qui sont "flottants" dans l’esprit, à se poser encore trop de questions du genre : "mais au fait C’est ki ki fait quoi...On en est où là ??"...Et qui voteraient un peu au hazard, au fil des messages "lavage de cerveaux" reçus à quelques moments de lucidité.. Ce qui manque, et cela n’engage que moi encore, c’est de la communication entre pairs appartenant à ce peuple, à la base, sur le terrain, hors du champs de cette information qui ressemble souvent à de l’intox, pour ne pas dire propagande.. !! et des liens sociaux, des rapports solidaires d’échanges mutuels de connaissances, de culture, même s’il en existe, il faudrait encore creuser de ce côté là...Car les derniers dont js’évoquais les doutes, ceux là disent savoir mais ne regardent pas vraiment, sinon pour chercher la paille qu’il y a dans les yeux des autres, oubliant parfois de voir la poutre que contient les leurs. Et il y a surement d’autres personnes, pensant encore que la France doit être nettoyée, ça tombe bien Mister N parle d’un grand ménage..Mais savent ils comment il va la créer sa tornade Mister N ?? Aie Aie Aie !!! Pour, ou du moins contre tout cela, qui est à mon sens toujours, un vrai gaspillage d’énergies récupérés par les plus malins et aussi les moins humains à des fins personnelles... Il est pour moi pourtant éléméntaire, dans une démocratie, de permettre au plus grand nombre de mieux comprendre la politique, cela de manière globale et avec recul ; pour être en capacité à bien voir ce qu’est devenu ladite démocratie ; et du coup, pour se sentir (peut être ?) plus investi dans ce qui se passe autour et qui appartient à tout le monde ; et enfin pour avoir davantage prise sur les choix à venir dans le pays où il vit, et en connaissanc de cause...avec une idée au moins claire des enjeux et de la place des pouvoirs qui s’exercent aujourd’hui...Et je crois que nous pouvons tous le faire, par une communication en toute neutralité des savoirs de chacun.. L’idée à la base est utopique peut être, mais si chacun pouvait remplacer progressivement mais librement les confusions et amalgames graves qui amènent les extrèmes à se développer, par une ouverture à ce qui se passe plutôt motivée par une participation active à la politique, ne serait ce que localement..en gardant en mire que si diviser c’est mieux régner, l’union fait la force !!! votez bien, en votre âme et conscience. Anne JOuan
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 5 mai 2007 14:40, par patriceOn tombe parfois sur des petits miracles d’écriture. Ce que vous dites là , pour moi, en est un.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 6 mai 2007 10:59, par f.oli.douce@hotmail.frEn toute modestie, je vous remercie, je ne fais que poser, en cet espace de dialogue rassurant, les mots qui tournent en moi ... en mon âme et conscience. Bien à vous !! Anne
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
4 mai 2007 21:31, par benflasherbeSi quand on voit et revoit ses comportements depuis 5 ans çà nous ai impossible de le supporter 5 ans, ou alors c’est la guerre !!!!! -
Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy mais relater la vérité cachée
4 mai 2007 22:40, par jpspas diaboliser d’accord mais relater la vérité que les médias ne veulent ou n’osent pas divulguer -
Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
5 mai 2007 00:22, par Matanapari“ je remplace le plus souvent possible la punition par le pardon ?
Et bien mon cas doit être pire car je ne crois pas plus en la punition qu’au pardon. J’y préfère de loin explications et dialogues.
Qu’en à diaboliser Sarko, il s’en charge lui-même tous les jours. Point besoin d’en rajouter, il a beaucoup d’imagination...
J’imagine qu’il y a beaucoup de second degré dans votre texte.
Votons tous dimanche pour donner une chance à la démocratie de s’épanouir.
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Et si c’est Nicolas Sarkozy qui se déshumanise ?
5 mai 2007 00:27, par BolzanoCe n’est pas diaboliser que de rappeler les valeurs d’humanisme (ça c’est pour racoler les francs-maçons ou les croyants), mais il y a erreur sur la date : 2000 ans c’est pour les chrétiens, on peut remonter à Abraham, à Salomon mais en fait il s’agit de parler d’humanité et de vivre ensemble, en société en non en clan hiérarchique sous l’autorité d’un mâle dominant.
La notion est commune à toutes les civilisations et toutes les religions : partager et soutenir les plus faibles plutôt que de faciliter la domination des forts, prendre à ceux qui ont beaucoup pour donner à ceux qui ont peu, redonner sa chance à chacun de temps en temps plutôt que de perpétuer une domination séculaire, c’est ce qui fait la société vivable et qui fait aimer l’humanité.
Alors supprimer l’impôt sur la fortune, réduire l’ISF à néant par un bouclier fiscal, exonérer le travail supplémentaire des corvéables qui ont faim, c’est exactement le contraire, et quand 85% des français d’Israel votent pour lui, ou que de Villiers qui se dit chrétien se rallie avec armes et bagages, je me dis que les pharisiens restent nombreux comme les loups pour l’homme, des millénaires après, mais c’est pour cela qu’on lutte : deux conceptions des choses, deux façons de voir l’humanité.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
5 mai 2007 14:45, par patriceNon, il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy ! Il s’en occupe lui même :
"Pour rallier, lors de sa campagne présidentielle, la partie de l’électorat la plus nostalgique de la colonisation, souvent proche de l’extrême droite, Nicolas Sarkozy a fait, dans ses discours et surtout dans ses déclarations et courriers à des associations de rapatriés d’Algérie, des références au passé colonial de la France en des termes souvent inquiétants.
Il a laissé poindre une véritable relance de l’éloge de la « colonisation positive » que voulait imposer, avec les résultats que l’on connaît, la loi du 23 février 2005.
En même temps, pour donner le change et éviter de provoquer les mêmes protestations que la loi en question, il s’est employé à démentir les interprétations que ses propos ont suscitées en France et en Algérie et a fait à des médias algériens des déclarations qui se veulent rassurantes. Peu soucieux de cohérence, son langage s’est dédoublé et multiplié.
Il a un langage pour les meetings, un autre, plus nettement « nostalgérianiste », réservé aux missives destinées à gagner les faveurs des nostalgiques de la colonisation, et même un troisième, « réservé à l’exportation », dévolu à des médias algériens soigneusement choisis, destiné, sans rien démentir du reste, à atténuer l’effet des précédents.
Il est intéressant de rassembler les fils, pour faire apparaître les contradictions entre ces langages multiples, parfois simplement ambigus, parfois franchement choquants, mais qui suscitent les pires inquiétudes.
Le langage de Sarkozy dans ses meetings [1] A Poitiers, le 26 janvier, il n’a eu nul besoin de faire, tel Jean-Marie Le Pen, des références pesantes à la bataille de 732 ; rien qu’une légère allusion, quand il a décrit Poitiers comme une « vieille ville gauloise et romaine à la fois, qui vit passer entre ses murs tant de capitaines… » ; mais il y a insisté sur la « crise morale […], crise des valeurs […], crise de l’identité » que connaîtrait la France, au cœur de laquelle, selon lui, serait un « dénigrement de la nation » qu’il s’est empressé de lier à la « question de l’immigration ». Les coupables : ceux qui veulent « rendre la nation responsable de toutes les injustices, de toutes les violences, […] ne voir que ses fautes […], cultiver la haine de la France… ».
De la même façon, à Caen, le 9 mars, il a exhorté son auditoire à être « fier de la France », une France définie comme un tout, comme une personne, fondamentalement bonne, qu’il a opposée implicitement à d’autres nations, implicitement mauvaises, comme celle -– suivez mon regard… –- qui a « inventé la solution finale » : « Cette histoire est comme toutes les histoires, elle a ses heures sombres et ses heures éclatantes, elle a ses moments de honte et ses moments de gloire, elle a ses grandeurs et ses bassesses. Sans doute a-t-il fallu bien des crimes, des drames, des tragédies pour que du chaos des peuples émergeât la France. Mais au bout du compte nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde. Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide. Elle a commis des fautes qui doivent être réparées, et je pense d’abord aux harkis et à tous ceux qui se sont battus pour la France et vis-à-vis desquels la France a une dette d’honneur qu’elle n’a pas réglée, je pense aux rapatriés qui n’ont eu le choix au moment de la décolonisation qu’entre la valise et le cercueil, je pense aux victimes innocentes de toutes les persécutions dont elle doit honorer la mémoire. Mais la mode de la repentance est une mode exécrable. Je n’accepte pas que l’on demande aux fils d’expier les fautes des pères, surtout quand ils ne les ont pas commises. Je n’accepte pas que l’on juge toujours le passé avec les préjugés du présent. Je n’accepte pas cette bonne conscience moralisatrice qui réécrit l’histoire dans le seul but de mettre la nation en accusation ». « […] la République […] s’est toujours battu depuis deux cents ans pour la liberté, l’égalité et la fraternité de tous les hommes. Non, tous les Français dans les colonies n’étaient pas des monstres et des exploiteurs. […] La vérité c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant œuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation. On peut condamner le principe du système colonial et avoir l’honnêteté de reconnaître cela ».
Une essentialisation de la France qui est la porte ouverte à tous les nationalismes. Mais c’est lors des discours qu’il a prononcés dans le Midi, à Toulon et surtout à Nice, qu’à la fois il a été plus loin dans le thème de la réhabilitation diffuse de la colonisation et qu’il a tenu les propos les plus durs sur l’immigration.
A Toulon, le 7 février, il est revenu sur ceux qui, selon lui, dénigreraient la France et son histoire : « Ça ne peut plus durer les valeurs de la France bafouée, l’histoire de France répudiée, la nation dénigrée… »
A ce qu’il a appelé « la mode de la repentance », il a opposé une forme de réhabilitation subtile de la colonisation qu’il a fait découler, par une sorte de déduction démagogique et biaisée, de l’éloge du courage et des bonnes intentions qui animaient de nombreux colons : « Le rêve européen […] qui fut le rêve de Bonaparte en Egypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve qui ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation. Cessons de noircir le passé. L’Occident longtemps pécha par arrogance et par ignorance. Beaucoup de crimes et d’injustices furent commis. Mais la plupart de ceux qui partirent vers le Sud n’étaient ni des monstres ni des exploiteurs. Beaucoup mirent leur énergie à construire des routes, des ponts, des écoles, des hôpitaux. Beaucoup s’épuisèrent à cultiver un bout de terre ingrat que nul avant n’eux n’avait cultivé. Beaucoup ne partirent que pour soigner, pour enseigner. On peut désapprouver la colonisation avec les valeurs qui sont les nôtres aujourd’hui. Mais on doit respecter les hommes et les femmes de bonne volonté qui ont pensé de bonne foi œuvrer utilement pour un idéal de civilisation auquel ils croyaient. Il faut respecter ces milliers d’hommes et de femmes qui toute leur vie se sont donné du mal pour gagner par eux-mêmes de quoi élever leurs enfants sans jamais exploiter personne et qui ont tout perdu parce qu’on les a chassés d’une terre où ils avaient acquis par leur travail le droit de vivre en paix, une terre qu’ils aimaient, parmi une population à laquelle les unissait un lien fraternel. Je veux le dire à tous les adeptes de la repentance qui refont l’histoire et qui jugent les hommes d’hier sans se soucier des conditions dans lesquelles ils vivaient, ni de ce qu’ils éprouvaient ; je veux leur dire : de quel droit les jugez-vous ? Je veux leur dire : de quel droit demandez-vous aux fils de se repentir des fautes de leurs pères, que souvent leurs pères n’ont commises que dans votre imagination ? […] A tous ceux d’entre vous qui sont revenus des colonies en ayant tout abandonné, n’emportant avec eux que leurs souvenirs de jeunesse et cette nostalgie qui ne les quittera plus jamais, je veux dire que si la France a une dette morale, c’est d’abord envers eux. » A Nice, le 30 mars, il a franchi un pas de plus : « Je veux que l’on respecte la Nation. Je veux dire aux Français qu’ils auront à choisir entre ceux qui aiment la France et ceux qui affichent leur détestation de la France. Français au sang mêlé, qui doit tout à la France, je suis fier d’être Français. Je veux redonner à tous les Français la fierté d’être Français. Je veux leur dire qu’ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l’Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu’ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux. Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté. […] Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs, qu’il y avait parmi eux beaucoup de gens courageux qui avaient travaillé dur toute leur vie, qui n’avaient jamais exploité personne, qui avaient construit des routes, des hôpitaux, des écoles, qui avaient enseigné, qui avaient soigné, qui avaient planté des vignes et des vergers sur un sol aride, qui ne devaient rien qu’à eux-mêmes, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui un jour n’ont eu le choix qu’entre la valise et le cercueil. Ils ont tout perdu. Je veux qu’on les respecte. Je veux dire que si la France a une dette qu’elle n’a pas réglée, c’est celle qu’elle a vis-à-vis de ceux qui en Indochine et en Algérie se sont battus pour elle et ont du quitter leur pays pour ne pas être assassinés. Je veux que la France reconnaisse sa dette, vis-à-vis des harkis et des supplétifs d’Indochine et qu’elle l’honore. C’est une question d’honneur et l’honneur pour moi c’est encore une vertu cardinale pour un homme comme pour une nation. Je veux dire aux Français que le 22 avril et le 6 mai, ils auront à choisir entre ceux qui sont attachés à l’identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d’existence qu’elle n’a même pas d’identité ».
Et, c’est en même temps dans ce discours de Nice qu’il a été le plus loin dans ses propos sur l’immigration en préconisant de subordonner le droit au regroupement familial des enfants des immigrés à « l’obligation d’apprendre à parler le français avant d’entrer sur le territoire national »…
Les lettres à des associations de rapatriés Après le premier tour, à Rouen le 24 comme à Paris Bercy le 29 avril, Nicolas Sarkozy a martelé les thèmes du refus de la « repentance » et de la « détestation de soi », mais c’est, plus discrètement, quand il s’est adressé à des associations de rapatriés, qu’il a tenu les propos les plus inquiétants.
Lors d’une rencontre avec des associations de harkis proches des « Algérianistes », le 31 mars, il a défendu « la création rapide d’une Fondation pour la mémoire sur la guerre d’Algérie, dans laquelle les harkis [auraient] toute leur place, avec les autres rapatriés » [2]. C’est l’annonce, purement et simplement, de la mise en œuvre d’une mesure qui faisait partie de la loi du 23 février 2005 (article 3), celle d’une Fondation officielle sur la guerre d’Algérie qui échapperait aux historiens pour être placée sous l’influence de lobbies mémoriels, mesure contre laquelle de nombreux historiens et citoyens s’étaient mobilisés au même titre que contre l’article 4 et dont le président Chirac avait eu l’intelligence de geler l’application.
Le fait est qu’il suffirait d’un simple décret pour la mettre en œuvre.
Mais là où Nicolas Sarkozy a été le plus loin, c’est dans les lettres qu’il a adressées à certaines associations de rapatriés, à commencer par celle envoyée le 6 avril au Comité de liaison des associations nationales de rapatriés (CLAN-R) : « Vous êtes les descendants de celles et de ceux qui, dès le début du XIXe siècle, ont contribué à l’essor économique de l’Afrique du nord. La France leur avait demandé d’assurer son rayonnement par-delà les mers. Sa grandeur, notre pays la doit aussi à ces femmes et à ces hommes, témoins et acteurs d’une œuvre civilisatrice sans précédent dans notre histoire. […] Je ne suis pas favorable aux excès de la repentance : la France est une nation qui revendique son identité […]. Il est temps que le Mémorial de la France d’Outre-mer à Marseille voie le jour.
Le Mémorial devra être inauguré en 2009 et les associations de rapatriés ont vocation à participer au comité de pilotage. […] L’Etat prendra toute sa part à la création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie ».
Il a écrit une seconde lettre, le 16 avril, au président du Comité de liaison des associations nationales de rapatriés, après avoir reçu deux jours plus tôt une délégation de ce comité. Cette délégation comprenait deux représentants d’une association qui en est membre et est représentée à son comité directeur : l’Association des anciens de l’OAS, l’Adimad-OAS (site internet : adimad-oas.com) : Jean-François Collin et Philippe de Massey.
Notons que son président, Jean-François Collin, a été, d’après l’ouvrage de Georges Fleury Histoire secrète de l’OAS (Grasset, 2002, p. 566 et 567), l’instigateur de la tentative d’assassinat sur son lit d’hôpital à Paris le 18 février 1962 du gaulliste Yves Le Tac, président du Mouvement pour la communauté, alors hospitalisé au Val-de-Grâce après avoir été grièvement blessé par l’OAS lors de trois tentatives d’assassinat à Alger les 3, 10 et 17 octobre 1961. Deux jours après cet échange qui, selon lui, « a interrogé l’identité même de la France. Il restera un moment fort de cette campagne et plus encore dans ma mémoire », Nicolas Sarkozy a redit son « engagement de ne jamais sombrer dans la démagogie de la repentance » et souhaité « que les victimes françaises innocentes de cette guerre, jusqu’à l’indépendance, et, tout particulièrement, les victimes du 26 mars 1962, se voient reconnaître la qualité de “morts pour la France ? et que leurs noms figurent sur une stèle officielle afin que personne n’oublie ces épisodes douloureux ».
C’est emboîter le pas aux « Algérianistes » qui ne retiennent que les victimes européennes de cette guerre (alors qu’il y a eu entre 300 000 et 400 000 morts du côté algérien), et, à travers le cas des victimes de la fusillade de la rue d’Isly du 26 mars 1962 à Alger – victimes qui méritent compassion, comme toutes les victimes de ce conflit – cherchent à passer sous silence les responsabilités de l’OAS, alors que c’est cette organisation terroriste qui a organisé une manifestation vers un barrage de l’armée française, obligeant les militaires à tirer, probablement suite aux provocations de snipers perchés sur les toits, faisant 56 morts.
Dans ce même courrier, Nicolas Sarkozy a rejeté l’idée d’un traité d’amitié avec l’Algérie voulu par le président Chirac puis reporté après la polémique sur l’article 4 de la loi du 23 février 2005, préférant, en matière de relations franco-algériennes, développer les liens économiques : « L’Algérie a d’immenses ressources énergiques. La France maîtrise les technologies de l’électricité nucléaire. Nous devons trouver là les bases d’une coopération équitable ».
Ecarter tout travail commun sur le passé franco-algérien, c’est pourtant exclure toute possibilité d’une véritable normalisation des relations entre les deux pays, qui ne peut être fondée sur l’économie seulement.
Nicolas Sarkozy l’a lui-même reconnu à Toulon : « Le dialogue Euro-Méditerranée imaginé il y a douze ans à Barcelone n’a pas atteint ses objectifs. […] L’échec était prévisible dès lors que le commerce avait pris seul le pas sur tout le reste […] Ce que la France et l’Allemagne ont réussi à faire, les pays méditerranéens doivent pouvoir le faire aussi… ».
Or, si les conflits franco-allemands ont pu être dépassés, c’est parce que les institutions, les historiens et les enseignants des deux pays ont pu adopter une vision convergente, dans ses grandes lignes, des conflits passés.
Aucune normalisation véritable des rapports franco-algériens ne peut faire l’économie d’un effort vers une approche consensuelle du contentieux historique qu’ont représenté la conquête, la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne.
Ecarter l’idée que des historiens français et algériens soient encouragés à travailler ensemble sur ces questions, leur préférer la perpétuation de la guerre des mémoires, c’est s’éloigner de la perspective d’une réconciliation pour l’avenir.
Nicolas Sarkozy a écrit aussi à une autre association, l’Apumaf, « Association pour un Mémorial Algérie française en l’honneur du général Raoul Salan et pour tous ceux qui ont dit non publiquement à son abandon » [3].
A cette association qui milite aussi pour qu’on nomme à titre posthume le chef de l’OAS Raoul Salan maréchal de France, et précise que le Mémorial qu’elle souhaite serait voué aussi à Bastien-Thiry, qui a tenté d’assassiner le président de la République Charles de Gaulle au Petit-Clamart, en août 1962, et à Roger Degueldre, Albert Dovecar et Claude Piegts, tueurs des commandos Delta de l’OAS, condamnés à mort et exécutés en juillet 1962, Nicolas Sarkozy a répondu : « vous êtes les descendants de celles et ceux qui, dès le début du XIXe siècle ont contribué à l’essor économique de l’Afrique du Nord. La France leur avait demandé d’assurer son rayonnement par-delà les mers. Sa grandeur, notre pays la doit aussi à ces femmes et à ces hommes, témoins et acteurs d’une œuvre civilisatrice sans précédent dans notre histoire […] Il est temps que le mémorial de la France Outre-mer à Marseille voie le jour. Le Mémorial devra être inauguré en 2009 et les associations de rapatriés ont vocation à participer au comité de pilotage ».
Autant de déclarations que le candidat Sarkozy se garde de publier sur son site de campagne.
[1]Les extraits des discours de Nicolas Sarkozy sont repris du site Internet "officiel" du candidat : http://www.u-m-p.org/site/index.php/content/view/full/152/.
[2] Déclaration reprise sur la page : http://www.u-m-p.org/propositions/index.php ?id=harkis
[3] Source : http://babelouedstory.com/thema_les/elections/2129/2129.html
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
5 mai 2007 16:12, par jacques CanevetAimez-vous les uns les autres ».
Tout cela, Monsieur SARKOZY dirait que c’est de l’idéologie de 1968, de mai 68 exactement. S’il savait… C’est beaucoup plus grave. Le mal est enraciné beaucoup plus profondément et depuis plus de 2000 ans.
Quand j’entends la plainte des Sarkosystes concernant la haine qu’apparement il y aurai envers leur Patron, je ne peux que réagir en disant qu’il ne faut pas se tromper entre la haine d’une personne et la haine contre une idéologie Dans le confessionnal cela fait toute la différence . Je pense qu’il faut continuer à haïr l’idéologie néo-libérale de Sarkosy, sans tomber dans le piège de cristaliser sur une personne (Sarkosy) tout le mal contenu dans son projet ultra-libéral ! Cette haine contre cette idéologie qui rappelons le asservit l’être humain au profit du matérialisme le plus injuste car concentrant les richesses dans les mains d’un petit nombre ,doit encore être le moteur des personnes soucieuses de plus de justice et de paix, sans être le seul ! http://jacquescanevet.monsite.orange.fr/
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En route vers la guerre civile
5 mai 2007 16:22, par mimosasNon, non, il ne faut pas diaboliser le futur président de la république.
Yannick Noah a dit, il y a plusieurs mois déjà, que si Nicolas Sarkozy était élu, il changerait de pays.
Malheureusement pour ceux qui ne pourront pas changer de pays, il n’y aura plus qu’une seule possibilité : Rentrer dans la résistance.
Car ce sera la guerre civile dans le pays.
Je ne veux pas vivre dans ce pays-là, ni dans cette société que la droite nous sert depuis des lustres.
Je ne veux pas que mes enfants soient fichés à la naissance, sous prétexte qu’ils auraient un comportement déviants en maternelle, ou qu’ils auraient des gènes qui ne correspondent pas à la France propre dont Monsieur Nicolas Sarkozy se rengorge. Attention : l’eugénisme n’est pas loin et Hitler est déjà oublié, pour les nouvelles générations.
Non, je ne veux pas d’une France où les travailleurs travailleraient plus pour gagner plus. On voit bien aux Etats Unis comment cela se passe. Il faudra cumulé 2 ou 3 boulots pour avoir un salaire décent. Déjà, qu’il existe des personnes qui travaillent et qui n’ont même pas de quoi se loger. Evidemment, cela résoudrait le problème des retraites, car avec 2 ou 3 boulots, bonjour l’usure ; On ne doit pas vivre bien vieux !
Alors, comme à toutes les élections présidentielles, le vote sera plus ou moins 50-50. Mais la donne change cette fois-çi. Car si c’est la droite qui passe, avec son programme ULTRA-DUR, il y aura 50% de gens mécontents. Mais pas mécontents comme d’habitude.
Ils seront dans la rue. Et ce sera le chaos. Le chaos total même, car de cette politique ULTRA FACHO, personne n’en veut, même pas les petits travailleurs auront voté pour cette droite.
Alors, je vous le promets, la guerre civile est en route.
Alors, se monteront des comités de résistance.
Je vous invite au soir de l’élection de Nicolas Sarkozy à rentrer dans la résistance car quand il sera au pouvoir, il n’est pas prêt d’en partir
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En route vers la guerre civile 5 mai 2007 17:37, par Le grand soir !Belle leçon de démocratie. Si le peuple élit votre candidate : vous applaudissez car vous êtes un républicain démocrate et fier de l’être. Si le peuple n’élit pas votre candidate : vous commencez une guerre civile. Depuis toutes ces années la majorité silencieuse a été manipulée. Elle a subi et accepté, tantôt une gauche archaïque, tantôt la droite la plus bête du monde. Tout cela au nom de la démocratie. Alors si NS passe, je pense qu’il serait juste et honnête de lui laisser sa chance plutôt que de lui faire ces procès d’intention.
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En route vers la facétie 5 mai 2007 19:02
En fait, c’est l’histoire d’un farce, comprenne et attrape qui pourra, la fameuse majorité silencieuse, pourquoi donc se tairait-elle ?, ou encore, le gentil peuple de droite, si ça existe, en vérité. Soyons justes et honnêtes, pour une fois, comme disent parfois des gens qui ne le sont pas toujours... Et ne faisons pas de procès d’intention, c’est archaïque, dépassé, démodé, - passons aux choses sérieuses, le pauvre karcher, sans majuscule, et les vrais procès, avec le peuple comme alibi.
Une fois la leçon bien apprise, regardons les faits tels qu’ils se présentent à l’horizon :
Dernières heures. Nouveau gouvernement intérimaire. L’opération Mains propres a bien commencé, et voici le prochain gouvernement du nouveau Premier ministre, Michèle Alliot-Marie, une amie de trente ans, - une femme, mais une vraie, - assistée de ses nouveaux ministres, des personnalités pour la plupart issues du sérail :
Vice-premier Ministre, Alain Delon, ministre d’Etat, chargé de la Communication, et des relations avec le Parlement,
Ministre de l’identité nationale et de l’immigration, Simone Veil, comme promis, Ministre de l’intérieur, de la sécurité publique, de la famille, et des forces de l’ordre, Roger Hanin, Ministre de la Culture populaire, Jean Marie Bigard, Secrétaire d’état adjoint, Michel Leeb, Ministre de la Justice, Bernard Tapie, comme de bien entendu, Ministre des Affaires étrangères et des relations internationales, Johnny Hallyday,
Ministre de la Santé, et de la Sécurité sociale, Doc Gynéco, Secrétaire d’état adjoint, Richard Virenque, Ministre de l’Economie et des Finances, Eric Besson, comme promis, Ministre de l’Environnement, Alain Prost, assisté de Claude Allègre, Secrétaire d’état adjoint, Ministre des Anciens combattants, Pascal Sevran, Secrétaire d’état adjoint, Michel Sardou Ministre de l’Agriculture, de la pêche et de la chasse, et de la ruralité, Philippe Candelero.
Cette formation restreinte n’a pas surpris les supporters, on ne change pas une équipe qui gagne ! Elle déçoit certains, des ralliés de la dernière heure, qui resteront quelque temps dans l’attente de jours meilleurs.
D’accord, c’est une plaisanterie, et c’est facile, mais si ça manque un peu de hauteur de vue, de profondeur, de largeur d’esprit, ça fait quand même du bien, rire un peu, sourire à peine, se moquer gentiment, je vous le dis gentiment, - ça vous dit quelque chose ?
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
5 mai 2007 19:14Non, il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy. Il y parviens très bien tout seul :
A 8 et 11 ans, ils sont menacés de fichage génétique pour vol de jouets LEMONDE.FR | 05.05.07 | 17h10 • Mis à jour le 05.05.07 | 17h12
Leur père est choqué. Deux frères de 8 et 11 ans pourraient se voir prélever leur ADN, par la gendarmerie, pour avoir volé deux tamagotschi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, raconte Le Parisien, samedi 5 mai 2007. Les échantillons seraient conservés dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
Des gendarmes se sont rendus cette semaine au domicile familial. "Ils venaient nous apporter une convocation pour vol dans la mesure où le magasin a porté plainte, explique le père au Parisien. Ils ont expliqué à mon fils aîné qu’il serait photographié, qu’on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourra pas forcément faire le métier qu’il veut plus tard car il sera fiché !"
Comme beaucoup de Français, le père pensait que le fichage génétique était réservé aux délinquant sexuels, et aux adultes. Pour surprenant que cela puisse paraître, il n’en n’est rien, précise Le Parisien. La loi ne prévoit ainsi pas d’âge minimum, rappelle le quotidien. ELARGISSEMENT CROISSANT DU FICHAGE DEPUIS 2003
Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l’origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd’hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Il concerne désormais les personnes condamnées mais aussi les simples suspects.
Depuis l’entrée en vigueur de ces dispositions, le Fnaeg explose. De 2003 à 2006, le nombre de profils enregistrés est passé de 2 807 à plus de 330 000. Bien que ce système ait permis d’élucider plus de 5 000 affaires, ceux qui s’opposent aux prélèvements dénoncent l’instauration d’un "répertoire de masse". Les refus de prélèvements génétiques pour des petits délits se multiplient, entraînant des procès. "CE N’EST PAS DU BÉTAIL QUE L’ON DOIT MARQUER AU FER"
Le père des auteurs du larcin s’opposera au fichage génétique de ses enfants, le cas échéant, malgré les lourdes sanctions prévues pour les contrevenants : jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.
"Ce n’est pas du bétail que l’on doit marquer au fer, plaide-t-il dans Le Parisien. Les parents des deux chapardeurs les ont punis et sermonnés et se réjouissaient initialement du passage des gendarmes et de ses vertus pédagogiques.
"Cette situation met en lumière les dérives possibles de l’utilisation abusive du fichage génétique", réagit Josiane Bigot, magistrat et président du Réseau pour l’accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes, dans Le Parisien.
Le père et les deux fils étaient convoqués samedi après-midi à la gandermerie pour "audition des enfants"
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-906026@51-906027,0.html
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Vers un état policier (Sarkozyste)
5 mai 2007 19:25, par travailleur de valeurLes syndicats policiers disent craindre de possibles dérapages en fin de soirée, de la part de jeunes de banlieues et de militants d’extrême-gauche, qui ont mené une campagne virulente contre le candidat Nicolas Sarkozy.
Ces syndicalistes policiers en veulent pour preuve la soixantaine de voitures incendiée à Paris le soir du premier tour des élections, faits imputés à des membres de la mouvance d’extrême-gauche. Ils s’alarment d’un tract distribué le week-end dernier au métro Barbès à Paris et en Seine-Saint-Denis, non signé et intitulé, "pourquoi nous haïssons la police".
LA PREUVE : 60 voitures QUAND MEME !!!!!. LA REVOLUTION ???????
Euh..... ça fait pas beaucoup. Si c’est çà la chienlit, le grand soir.
Au travail tout le monde. Les rentiers attendent les dividendes de leurs actions et de leurs placements.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
5 mai 2007 19:51, par patriceLa tentation du fichage génétique de masse .Article paru dans l’édition du 26.09.06
D’abord limité aux auteurs de crimes sexuels et de violences, étendu aux « suspects » d’infractions plus banales, le « fichier génétique » de la police compte déjà 283 000 dossiers. Inquiétudes civiques
Cet homme doit être fiché. Benjamin Deceuninck cultive des tomates et des olives bio sur un flanc des Cévennes. Il a 27 ans, le regard noir et le marcel adapté à ses muscles bronzés. Ancien éducateur sportif passé par la sociologie, il est militant anarchiste, communiste libertaire. Le 23 juin 2006, à 10 h 30, il est convoqué à la gendarmerie. Motif ? Obligation de se soumettre à un prélèvement d’ADN. La procédure est simple, indolore : recueil de la salive au moyen d’un bâtonnet dans la bouche. Mais le militant refuse de s’y soumettre.
Vous n’avez pas le droit, avertit le gendarme.
J’ai appris dans l’histoire, q u’on avait le droit de refuser, quelles que soient les conséquences, réplique Benjamin Deceuninck, assez content de son effet.
Vous encourez 15 000 euros d’amende et un an de prison ferme, conclut le gendarme.Le 25 août, devant le tribunal correctionnel d’Alès (Gard), le procureur a requis 500 euros d’amende à l’encontre du prévenu, pour « refus, par personne condamnée pour délit, de se soumettre au prélèvement destiné à l’authentification de son empreinte génétique ». Le jugement est mis en délibéré au 29 septembre. Mais quel que soit le verdict, et même s’il s’acquitte de l’amende, le jeune paysan ne s’en tirera pas à si bon compte. Refuser de donner son ADN est un « délit continu », explique Christian Pasta, procureur de la République à Alès. « Tant qu’il refusera le prélèvement, j’engagerai à nouveau des poursuites et il sera reconvoqué. On peut le mettre au trou pour récidive. »
Qu’a fait Benjamin Deceuninck pour mériter tant d’obstination de l’autorité judiciaire ? Il n’a pas tué, pas volé, pas violé. Il a, avec d’autres, arraché des cultures expérimentales de betteraves transgéniques. « Dégradation grave du bien d’autrui commis en réunion », selon la justice.
C’était en 2001, à Avelin (Nord). Deceuninck, comme les dix autres faucheurs, a été condamné en 2005, par le tribunal correctionnel de Lille, à un mois de prison avec sursis. Six ans après les faits, un an après sa condamnation, le jeune militant est donc sommé, par application de la loi, de donner son ADN.
Pas moins de 137 infractions, selon l’article 706-55 du code de procédure pénale, peuvent entraîner le prélèvement obligatoire de l’ADN. Le législateur n’a cessé d’ajouter des infractions justifiant l’entrée dans le fichier. Le traumatisme du 11-Septembre et la loi Sarkozy ont gravement accéléré le processus.
Cela s’est fait en plusieurs phases.
1. Le Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) est créé sous le gouvernement Jospin par la loi Guigou du 17 juin 1998, trois mois après l’arrestation de Guy Georges, le tueur en série identifié grâce à son ADN. Initialement, le fichier n’est destiné qu’aux auteurs d’infractions sexuelles.
2. Le 15 novembre 2001 (gouvernement Jospin toujours), la loi Vaillant dite de « sécurité quotidienne » l’élargit aux atteintes volontaires à la vie de la personne (actes de torture, de barbarie, etc.) aux actes de terrorisme, aux atteintes aux biens accompagnées de violence (destructions, dégradations par explosif ou incendie). Elle prévoit aussi une sanction pour tout refus de se soumettre au prélèvement : six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende au moins.
3. Un grand pas est franchi avec la loi Sarkozy de « sécurité intérieure » du 18 mars 2003 (gouvernement Raffarin). Les infractions les plus banales sont introduites (vols simples, dégradations, tags, arrachage de cultures OGM...). La sanction pour refus d’obtempérer au fichage est alourdie. Surtout, la loi prévoit désormais de ficher les personnes non condamnées mais simplement suspectées - « à l’encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants ». S’il est innocenté, l’intéressé peut demander par la suite le retrait de ses empreintes du Fichier national. Le procureur peut, ou non, l’accepter.
Dans la foulée, la loi Perben II de 2004 obligera toute personne condamnée à plus de dix ans de prison à fournir son ADN. Qui refuse, perd aussitôt tout droit à une réduction de peine.
« Bien des infractions manquent encore pour alimenter le fichier, ironise Côme Jacqmin, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM). Nombre de délits financiers tels le délit d’initié, la fraude fiscale ou l’abus de bien social n’exigent pas de fichage ADN... » En attendant, le Fnaeg, qui est alimenté depuis 2002, grossit à très vive allure : 2 100 références en 2002, 40 000 en 2004, 283 000 aujourd’hui. Parmi elles, 107 000 personnes condamnées, 163 000 « soupçonnées », 16 726 traces relevées sur des scènes de crimes.
Insuffisant, estiment les autorités françaises qui rêvent d’atteindre les « performances » de la Grande-Bretagne, championne du monde en la matière avec 3 millions de profils enregistrés, soit 5 % de la population !
Pourquoi avoir étendu le fichage à un si grand nombre d’infractions ? Pour le directeur de la police judiciaire, Frédéric Péchenard, « cet outil extraordinaire pour éviter les récidives criminelles » n’a de sens que si le maximum d’individus s’y trouvent répertoriés. Parce que, constate-t-il, « il est très rare que les violeurs ou les tueurs en série ne soient pas connus des services de police pour des infractions moindres (vols, petits incendies, actes de cruauté envers les animaux, etc.). Le Fnaeg, dont les consultants doivent bien sûr rester strictement encadrés, est une nécessité de la police moderne, autan t pour les vict imes que pour les suspects éventuels qui peuvent, grâce à une trace ADN, être lavés de tout soupçon ».
Efficace, certes. Mais non sans risque de dérive. Risque d’erreur, d’abord. Non seulement une personne peut se trouver à tort sur le fichier, mais une trace d’ADN sur la scène d’un crime peut être trompeuse. Un criminel ne peut-il être porteur de l’ADN des personnes dont il a serré la main dans la journée ? « En effet, répond Frédéric Péchenard. Tout comme les empreintes digitales, l’ADN est un élément de l’enquête, jamais une preuve suffisante. L’important, c’est l’interprétation que l’on peut en faire. » Jean-Paul Jean, magistrat pénaliste, n’est pas si optimiste : « L’infaillibilité scientifique de l’ADN impressionne fortement les jurés d’assises, et parfois à tort. »
Risque d’arbitraire, ensuite. Relever et ficher une empreinte coûte cher : environ 400 euros, même si la concurrence des laboratoires tend à casser les prix. L’opération demande du temps : réquisition par le magistrat, prélèvement par le gendarme ou le policier, transformation par le « labo » de la trace (sang, sperme, salive, urine...) en empreinte génétique. Une telle économie ne permet pas de répertorier d’un coup toutes les personnes prévues par la loi. Dès lors, qui ficher en priorité ? Lors de son procès le 25 août, Benjamin Deceuninck s’en est étonné : sur les 11 personnes condamnées comme lui à Avelin pour l’arrachage des betteraves OGM, seules six étaient requises de donner leur ADN. Selon lui, les plus « politiques »... Le procureur de la République à Lille, Philippe Lemaire, affirme avoir requis des poursuites contre tous. A charge pour les tribunaux du lieu de domicile de les mettre en oeuvre. Avec plus ou moins de zèle et de moyens.
Ris que de mésutilisation, enfin. Notre ADN intéresse beaucoup de monde. Contrairement aux empreintes digitales, il contient une masse d’informations qui dit tout de nous. L’ADN est notre intimité. Vous êtes porteur d’une maladie génétique, d’une maladie dégénérescente, d’une séropositivité ? L’employeur, le banquier, l’assureur sont intéressés. Comment veiller à ce qu’un policier ou un magistrat, cumulant par exemple sa retraite avec un emploi privé, ne communique pas de renseignements à son employeur ?
En principe, la loi en vigueur interdit ces dérives. De l’ADN, le fichier ne retient que les segments qui permettent d’identifier la personne. Les autres sont définitivement rejetés, assure Christian Hassenfratz, le magistrat en charge du Fnaeg. Il est donc légalement impossible de connaître par le Fnaeg l’ethnie à laquelle appartient un fiché ou les maladies dont il peut être affecté. L’accès au fichier est limité aux magistrats et à la police. La conservation des empreintes varie de 25 à 40 ans selon le type d’infraction.
Cette longue durée fragilise d’autant les garanties puisqu’une nouvelle législation peut venir les modifier à tout moment. Pour Meryem Marzouki, présidente de l’association Iris (protection des libertés dans l’usage d’Internet), c’est bien tout le problème. « Le principe est simple : on profite d’un contexte émotionnel fort (attentat terroriste, meurtres en série) pour créer un fichier. Une fois l’instrument en place, il suffit d’étendre sa finalité par petites touches. L’opinion est plus sensible à la victime qu’au citoyen... »
Entrent alors en jeu d’autres garde-fous institutionnels : le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel qui n’a pas émis d’avis négatif sur le Fnaeg, et la Commission nationale informatique et libertés (CNIL). Cette dernière, autorité administrative indépendante, examine deux principes : la finalité (dans quel but le fichier est créé) et la proportionnalité (quelles limites donner pour le but recherché). La CNIL ne s’est pas opposée au Fnaeg. Elle a simplement posé des conditions : par exemple, le type d’informations retenues dans l’empreinte, la durée de conservation, etc. Le problème est que ses pouvoirs ont été considérablement réduits. Depuis 2004, l’avis de la commission n’est plus que consultatif. Elle était ainsi « défavorable » au fichage des personnes simplement soupçonnées de délits, elle n’a pas été entendue . « Le problème du Fnaeg, s’inquiète Alex Turc, président de la commission, c’est le saucissonnage : ses compétences sont élargies à chaque vague législative. La CNIL ne peut que proposer des garanties supplémentaires pour maintenir un système plus protecteur des droits des personnes que le système britannique. »
« La CNIL donne des avis, le gouvernement s’assoit dessus », résume Me Alain Weber, avocat à la Ligue des droits de l’homme. « Le Fnaeg est un outil pertinent mais il doit rester respectueux des libertés, explique-t-il. Or, créer un fichier qui répertorie l’ADN à chaque manquement à la loi pénale, ce n’est pas seulement confier à la police les moyens de l’investigation, c’est créer une mégabase de surveillance des citoyens. Au lieu de partir du crime pour retrouver le responsable, on considère toute personne condamnée comme un suspect virtuel pour des manquements à venir. On constitue une base de suspects. C’est une méthode démesurée qui porte atteinte aux droits de la personne. »
La Ligue des droits de l’homme, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et de nombreux citoyens s’inquiètent de la menace que fait peser l’extension du fichier sur les libertés publiques. Figurer dans un fichier n’est pas anodin. Pour accéder à la fonction publique, travailler dans une société de sécurité ou dans un aéroport, bref, pour tout emploi nécessitant une déclaration à la préfecture peut être un handicap. La présomption de culpabilité l’emporterait alors sur la présomption d’innocence.
Marion Van Renterghem
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Disneyland here we come
7 mai 2007 13:47, par Winnie l’oursonAimez vous les uns les autres ahah oui mais bon. comment dire. Ce n’est pas le cas. les gens ne s’aiment pas. on aimerait tous vivre à Disneyland hein avec johnny depp en président et jack bauer en superflic. sarko le premier si tu veut mon avis. enfin peut-être pas. mais peu importe. Mais si vous, vous prôniez une sorte d’illusion béate devant le monde ou on est tous frère, et ou tout le monde il est beau etc et bien put... je comprends pourquoi vous avez perdu. et je peux vous dire que vous pouvez encore attendre quelques siècles avant de sabrer le champagne. mais comprenons-nous bien. à aucun moment n’ais-je dis que j’avais gagné. on est tous d’accord ssur ce que l’on veut. de l’amour, de l’argent,....
d’ailleurs même les ouvriers ils ont votés à droite hein. et ça fait un moment. les pauvres ne sont pas devenus plus riches sous la gauche. et demandez à la gauche (notamment jospin) ce qu’elle pense des nationalisations. Les lignes ont bougés. Le président ne peut pas faire grand-chose.
Mais il y a un constat maintenant .Sarkozy président à 53%. Alors peut-être faudrait-il revoir un peu votre copie sur les moyens d’accéder au monde de vos rêve. Parceque l’o,n est pas beaucoup à avoir compris comment vous comptiez faire.
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Disneyland here we come 9 mai 2007 20:19, par bastogneJe ne crois pas vouloir la même chose que vous. Ce qui fait bouger les lignes, c’est la grande braderie des valeurs nobles. Le programme de Monsieur SARKOZY, c’est Amour, Gloire et beauté... toute l’année... Ce n’est même pas Disneyland. C’est encore trop sophistiqué... Mais, ce programme, c’est pour mieux vous entuber mon enfant. Solidarité. Partage. Redistribution des richesses. Plus de justice. Une société apaisée... Une société fraternelle. Une société confraternelle. Dans mes rêves ? Oui, mais dans mes rêves politiques avec des actions concrètes et précises.
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Disneyland here we come 11 mai 2007 21:06, par smokyet donc quelles sont ces actions concrètes et précises parce que là c’est pas encore ça. solidarité ? dans quel mesure ? comment ? plus de justice ? oui comment ? avec quel argent ? Le PS avoue qu’il n’avait pas de véritable fond. Il serait peut-être temps d’en trouver un. remarquez il vous reste encore 5 ans Et sinon plus personne ne croit en une quelconque utpie communiste/trotskiste/libertaire/Révolutionnaire..... Ils ne veulent même pas la même chose. aimez vous les uns les autres. Je crois que c’est la première chose que l’on devrait leur dire à ces gens là non ? avant même de se tourner vers la droite. il faut toujours se regarder soi-même avant de juger les autres. oui au ps non plus personne ne veut la même chose. Je crois que dans tous les cas on est dans le pétrin. sinon : oui alors c’est quoi vos mesures concrètes pour relancer l’économie, vaincre le chomage, enrayer la délinquence, faire que mon voisin m’aime ou que j’aimes mon voisin ? etc etc....
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
9 mai 2007 11:47, par emmanueld’accord. Tout simplement d’accord avec cet article qui fleure bon une santé mentale apparemment en voie de raréfactin. -
Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy
12 mai 2007 22:54, par réfléchir 2 secondes !L’auteur du billet écrit : "Je ne crois pas à la punition et je remplace le plus souvent possible la punition par le pardon. Je ne crois pas que « surveiller et punir » soit le premier principe de la vie en société et j’y substitue volontiers « Aimez-vous les uns les autres »."
Qu’est-ce qu’on fait là ??? --->
http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,3446529,00-surveillant-viole-eleve-pendant-intercours-.html
On pardonne ??
On l’aime ??
On lui explique que ce qu’il a fait n’est pas bien ?
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 13 mai 2007 02:44, par bastogneVous feriez quoi vous ? Vous le lyncheriez sur la place publique ? Vous le condamneriez à mort ? La justice n’est pas la vengeance. Ainsi, parce que nous sommes en république, il sera jugé selon les lois de la république puis, il aura payé sa dette à la société et devra être réinséré et donc pardonné, socialement pardonné. C’est ainsi la république...
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 13 mai 2007 10:04, par spartacus
Pas la peine de diaboliser : il suffit de regarder la réalité en face, et c’est bien suffisant !
Et la réalité fait peur : plus que la personnalité de N. Sarkozy, son idéologie, ses discours, c’est le fait qu’une majorité de Français vienne de le faire accéder au poste suprème.
Il ne faudrait pas croire que les dictateurs totalitaires aient toujours accédé au pouvoir par des coups d’état : l’histoire du siècle dernier a montré que les peuples pouvaient les élire à la majorité.
L’exemple contemporain de l’Amérique est édifiant :
Bien sur G.W. Bush n’est pas un dictateur totalitaire.(mais le régime présidentiel lui donne quand même beaucoup de pouvoirs).
Président de la nation actuellement la plus puissante, il a menti sciemment au monde entier au sujet des armes de destruction masive en Irak, uniquement dans un but personnel.
Cela n’a pas empêché le peuple américain de le réélire majoritairement... en toute connaissance de cause !
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 13 mai 2007 22:39, par réfléchir 2 secondes !La justice punit en l’occurrence !!! Mais l’auteur de la note sous laquelle nous discutons, disait qu’il est CONTRE la punition !! Et vous, vous dites que le coupable sera pardonné APRES la punition... Essayez de vous entendre ! Vous me "rentrez dedans" pour finalement être d’accord avec moi !!! Tout ça parce que j’ai osé montrer que le maitre des lieux n’a peut-être pas toujours raison ? Vous pouvez être CONTRE la punition, moi je suis POUR la liberté d’expression. Stop au terrorisme intellectuel.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 13 mai 2007 22:55, par bastogneA mon avis vous devriez réfléchir un peu plus que 2 secondes. Ce n’est notoirement pas suffisant. Et relire aussi. Je n’ai pas dit que j’étais contre la punition mais que je ne croyais pas à la punition. Par ailleurs, quand vous dites "essayez de vous entendre" A qui ou de qui parlez-vous ? Les contributeurs sur ce site ne sont ni une secte ni un club, que je sache. Vous voyez, quand vous ne réfléchissez que deux secondes, vous êtes incompréhensible, presqu’incohérent. Enfin, la campagne est finie, en conséquence les collages aussi.... Pas la peine de vous fatiguer pour rien, et sans grand talent de surcroit.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 14 mai 2007 22:53, par smoky
je ne sais pas si vous représenter au mieux la gauche mais en tout cas, cher monsieur Bastogne, on comprends pourquoi cette dernière a encore lamentablement échouée. non parceque jouer sur les mots comme vous le faites-je ne crois pas à la punition mais je ne suis pas contre !!- pour noyer le poisson et nier la réalité je trouve cela assez pitoyable. vive l’angélisme. et bonne chance à monsieur Kouchner
Oh et en parlant de talent, même si je ne suis pas concerné, n’étant pas l’auteur du post visé, je crois que vous de devriez vous la jouer un peu plus modeste hein ! vous n’en avez pas non plus beaucoup fait preuve jusqu’à maintenant, dans aucun domaine. ce site est ouvert (sic) jusqu’à présent. On a le droit de critiquer vos propos et vos prises de positions sans un retour forcément méprisant de votre part. à bonne entendeur. Aimez vous les uns les autres hein ! quelle leçon.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 14 mai 2007 23:58, par Anglade
Mon petit Smoky.
Je laisse votre message en ligne car j’y trouve des vertus pédagogiques.
Ce site s’efforce (avec une sensibilité de gauche, mais vous pouvez faire de même si vous avez des amis), d’ouvrir des débats et de faire avancer des idées (des faits, oarfois, quand la désinformation est trop grande).
Bref, nous publions des choses quand elles nous intéressent, quand elles nous touchent, quand elles nous surprennent ou nous amusent. Pas pour faire du travail social et permettre à de pauvres types de déverser leur rage.
Nous publions Bastogne parce qu’il nous plaît, parce que nous aimons ce qu’il écrit. Des critiques intelligentes, innovantes nous plairont aussi, ainsi qu’à Bastogne. Des éructations sans queue ni tête n’intéressent personne et font perdre du temps à tout le monde.
Bref, la prochaine fois, on enlèvera proprement votre message, et c’est tout.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 16 mai 2007 16:17, par emmanuelà Anglade : permettez moi d’être choqué par la tournure que prend cette discussion.Il ne m’a pas semblé du tout que "smoky" ait été choquant dans ses propos, mais par contre je trouve dommage que vous parliez de "pauvres types qui déversent leur rage" et "d’éructations sans queue ni tête qui n’intéressent personne et font perdre du temps à tout le monde".pourquoi insulter les gens à longueur de blog ? "smoky" n’a insulté personne que je sache....par contre, des insultes, j’en ai lu des tonnes sur ce blog...c’était parait-il de l’information, ah bon...et si" vous enlevez proprement les messages", cela s’appelle de la censure.je suis navré, en tant que socialiste, de lire cela.J’ai d’ailleurs constaté que d’autres messages qui parlaient de diffamation et de calomnie, ont disparu de ce blog...Hahaaaaa !je suppose donc que vous ferez de même pour ce message.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 16 mai 2007 21:03, par AngladeEt pourquoi pas ? La censure est une restriction de la liberté des auteurs, pas de elle des spectateurs. Au théâtre, on vous fait taire, non ?
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 15 mai 2007 01:46, par patrice
@Smoky et @réfléchir deux secondes,
Il semble que nous devions notre statut d’être humain au fait que nous possédons la parole.Je n’ai pas d’avis bien particulier à cet égard.Désignons nous comme espèce, ce sera déja bien.Mais ne jetons pas le bébé avec...Oui, notre langage, à la différence de celui d’autres êtres animés, vivants, parait élaboré.De fait, devant l’injonction parfois fallacieuse de ceux qui manient le terrorisme dans la langue, qui serait d’appeler un chat un chat - mais un chat est bien des choses, autres, que le nom qui le désigne communément,et que ’chat’ ne contiens qu’imparfaitement - peut être, avec autant de droit revendiquée une parole autre, suceptible de décrire, et, en ceci, de construire un monde différent.
S’applique à tout homme contrevenant aux lois une peine que celles-ci prévoient.Je suis laïque, et probablement athée, et mon droit, en tant que tel, au regard du monde que je décris et veut construire, m’autorise, dans des limites suceptibles d’être reconnues par bien d’autres,et pour cette raison, a dissocier ce terme, par bien des usages que ceux là en ont fait, en mon sens, de celui de punition.
Tordez le lexique autant que vous le voudrez : ces deux termes existent, ce qui laisse à penser que leur sens est différent. En droit, c’est celui que j’emploie qui est retenu.On pourra toujours laisser courir une suspicion, qualifier le législateur de Philistin. Prouvez le.
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 15 mai 2007 16:48, par vinux
Personnelement j’ai trouvé cet article de M Bastogne bien écrit, bien ficellé, lyrique, humoristique. C’est malheureusement très utopiste que tout cela. Si tout être humain était bon, bien éduqué, poli, respectant autrui, la propriété, le partage ce serait merveilleux. Mais beaucoup ne sont pas comme cela tristement ... Qu’est ce qui en est la cause ? situation sociale précaire ? manque d’éducation ? d’encadrement ? de mains tendues ? ou est ce dans la nature humaine que d’être en compétition et de vouloir plus. Si on peut faire un pays du partage, de l’égalité de la prospérité faisons le. Je pense tristement que ce n’est pas possible, les idées de mai 68 si elles sont belles ne sont pas réalistes et aujourd’hui, la France miinuscule pays par rapport à la démogarphie mondiale est soumise au régime planétaire. Et la france perd de son influence chaque jour car la seule influence c’est le pouvoir économique. Ce n’est pas en travaillant 25% de moins que tous les autres que nous créerons imaginerons la société, les outils, les technologies de demain. Non Le temps de partage est ridicule, le travail crée, invente innove et par la crée des emplois. Moins on travaille plus on perd sur les autres qui avance plus vite que nous. Cherchez la solution à un problème pendant 1jour alors que le voisin y passe 2 jours. Soit les français sont supérieur soit notre solution sera moins bonne. Les français sont loin d’être supérieur à part peut etre au niveau de l’orgueil :)
Finalment c’est agréable de débattre ici
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 15 mai 2007 20:20, par patrice
Le terrible forcing idéologique qu’à certains égards cette campagne à produit ! Je lis des choses que j’ignorais voici peu encore : je n’ai pas la télévision et ceci explique peut être celà, mais il est question , je ne sais plus ou de celle ci -TF1- comme ayant vocation de mettre à disposition "des cerveaux disponibles". C’est approximatif : je ne connais pas l’expression exacte si j’en ai compris le sens. On pourait la contester vis à vis du réel. Elle me semble parfois très juste.
Des cerveaux disponibles, dont nombre ignorent ce dont il est question - notamment parce que trop jeunes pour avoir vécu cette situation eux même- ont reçu un argument propre à leurs décodage consumériste, celui d’une certaine époque tournant autour d’êvènements politiques situés dans une période de l’histoire , celle du printemps de l’année 1968. Racontée comme portant les valeurs de l’hédonisme, de la générosité sans bornes, Je voudrais à cet instant faire cette parenthèse consistant à confronter ce qui nous est ’vendu’ là par la machine à désinformer , au slogan qui serait censé venir en remplacement : le "tout est possible" de la nouvelle campagne, porté par ceux qui souhaiteraient rayer ce passé de notre histoire. Je n’en dis pas plus.
Pour ce qu’il en est du printemps qui fait référence, celui de l’année 1968 : il suffirait de peu de réflexion et de qeulques recherches pour découvrir assez vite en quoi la complexité du moment s’accorde bien moins qu’on le pense avec ce qui est brandi sous le signe du diable par ceux là qui chaque jour de notre vie nous ont vendu... Comme dit la chanson : "on nous Claudia Schiffer, on nous Paul lou Sulitzer...".Et c’est juste.
Oui, nos cerveaux sont de plus en plus disponibles.
Le mot lobotomisé à fait souvent retour, comme on dit désormais , dans cette campagne pour accuser celui ci ou ceux là. Il m’a paru parfois excessif. Il m’a paru souvent proche du vrai. Alors, allons y pour "mai 68 " le nouveau concept qui lave plus blanc que blanc. Mais ce sera sans doute comme avec nos lessives : guère plus propre ni plus sale qu’avec notre bon vieux savon de marseille. Il faudra juste un peu de temps pour s’en apercevoir, rien de plus.
"...on nous fait croire, que le bonheur c’est d’avoir, de l’avoir pleins nos tiroirs...".
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Il ne faut pas diaboliser Nicolas Sarkozy 17 mai 2007 14:29, par SakhoIl ne faut pas diaboliser Sarkozy.C’est l’avocat défenseur des opprimés.Au ministére de l’intérieur il a pu régler beaucoups de chose.L’immigration reste cependant un probleme entier.
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