Zoé Castillex | 31 mars 2007 | |
7 commentaires
Dans une longue Interview dans Les Echos du 26 mars 2007, François Bayrou a développé un certain nombre d’idées en matière économique et sociale qui montrent bien le caractère aventureux et approximatif de ses propositions.
1.- A propos de son idée d’exonérer deux emplois de charges sociales patronales pendant cinq ans, il donne des précisions utiles.
François Bayrou à qui l’on demande : "mais que se passera-t-il au bout des cinq ans ?" répond :
" L’exonération de charges est valable cinq ans. Après, on revient dans le droit commun. C’est une mesure très simple, compréhensible par tous.. Je crois à la vertu et à la dynamique de la simplicité. Si cette idée a du succès, comme je le pense, elle pourra être pérennisée. On en fera l’évaluation au bout de deux ans."
DONC, A TERME, SI LA MESURE ETAIT PERENNISEE, CELA VOUDRAIT DIRE QUE L’ENTREPRISE NE PAIERAIT JAMAIS DE CHARGES SUR DEUX EMPLOIS A TEMPS PLEIN.
2.- A la question " toutes les entreprises en bénéficieront-elles, même celles pour lesquelles ce serait juste une aubaine ?"
François Bayrou répond : "Elles seront toutes concernées, sans aucune exception. Et, franchement, si Total crée deux emplois sans charge, cela ne me paraît pas très grave comme effet d’aubaine !"
DONC, FB SAIT D’AVANCE QU’IL Y AURA DES EFFETS D’AUBAINE MAIS QUE CE NE SERA PAS GRAVE DU TOUT...
3.- A propos de la TVA sociale, il ne sait plus trop...
F. Bayrou explique :
"Je ne me risquerai pas à la proposer comme « la » solution miracle."
Il lance, comme il le fait systématiquement depuis plusieurs semaines, la même plaisanterie sur "le vieil impôt sur les portes et les fenêtres. On l’avait inventé car c’était facile. Mais on a commencé à voir les portes et les fenêtres se murer. Pourquoi ? Parce que, comme toujours, lorsque l’on concentre une taxe sur une seule base, celle-ci a tendance à s’échapper."
Du coup, "Sur la TVA sociale, je veux être prudent. Nous avons déjà une TVA élevée.. Le transfert d’une partie des charges sociales sur la TVA, c’est au moins cinq points d’augmentation de la taxe. (...) On peut imaginer d’autres pistes, mais aucune d’entre elles n’est évidente..."
BREF IL A LANCE UNE IDEE MAIS MAINTENANT IL CRAINT DE MURER LES PORTES ET LES FENETRES.
4.- Pour une administration sympa avec les patrons voyoux
L’administration aura, plutôt qu’un "rôle de contrôle et de sanction" à "faire du conseil" aux entreprises.
"Autrement dit (il veut), que, à chaque fois qu’une infraction est constatée, son intervention soit précédée d’une recommandation."
Donc, l’administration fiscale qui constate une fraude ne doit plus la sanctionner, mais recommander à l’entreprise d’essayer de ne plus commettre cette infraction à l’avenir.
5.- La fameuse idée des compagnies d’assurance qui viendraient opportunément remplacer le système de cautions pour les locataires
D’après F. Bayrou, "il y a d’immenses marges de progrès en France, qui ne coûtent pas d’argent.. C’est aussi le sens de la proposition que je fais de remplacer le système de la caution-logement par une assurance obligatoire, qui ne coûterait pas plus de 5 à 6 euros par mois."
Certes, mais quels seront les critères de sélection des prétendants à la location ? Ce sont les compagnies d’assurance qui se substitueraient aux propriétairex dans le cadre d’une sorte d’assurance contre les impayés. Evidemment, cette proposition ne coûte rien à l’Etat, mais elle est totalement inefficace. Elle ne résoud absolument pas le problème des jeunes disposant de faibles revenus, des étudiants ou des personnes titulaires d’un contrat de travail précaire. Toutes ces populations ne trouvent pas facilement à se loger aujourd’hui car elles ne peuvent pas toujours avancer trois mois de loyers. Par définition, leur situation ne sera pas jugée comme un "bon risque" par les compagnies d’assurance qui ne sont jamais tenues en droit d’assurer qui que ce soit. Le problème n’est pas du tout réglé ; il est juste déplacé de l’agence immobilière du quartier à la société d’assurance du quartier...
6.- Expérimentons sur la mise en place des institutions représentatives du personnel. Pour un "lissage" du droit du travail
A propos des seuils pour la constitution de certaines institutions représentatives du personnel (par exemple, obligation de mettre en place un Comité d’entreprise à partir de 50 salariés), F.Bayrou donne le sentiment que ce sont ces règles sociales qui sont à l’origine des problèmes économiques de la France.
Sa réponse est très ambigue : "Tout le monde s’accorde à dire que le grand point de faiblesse de la France, c’est son tissu de PME." Quel est le rapport avec la question des seuils sociaux et fiscaux ?
La relation entre les deux phénomènes n’est pas explicite, de même que la proposition qu’il fait ensuite n’est pas très claire :
"Je crois qu’il faut lisser les seuils. C’est attristant le nombre de personnes qui disent : « Je suis à 49 salariés et je n’en bougerai pas », mais on ne peut agir sans en discuter avec les partenaires sociaux. Je suis depuis longtemps persuadé qu’il faut avoir une relation de confiance et de coresponsabilité avec les syndicats. Sur ce sujet, on devrait procéder de manière expérimentale, en prenant deux départements ou deux régions, pour voir si, oui ou non, la question des seuils est lourde pour les entreprises."
Qu’est-ce que cele veut dire ? Que F. Bayrou veut expérimenter dans deux ou trois régions le fait d’avoir des entreprises de plus de 50 salariés sans qu’il soit nécessaire de mettre en place des comités d’entreprise ? Le lissage de seuils se ferait pas le haut ou par le bas ?
Avec F. Bayrou, non seulement les Comités d’entreprise des entreprises de taille moyenne ne seraient pas mieux informés en amont des diffficultés de la société (il ne propose rien en ce sens, contrairement à ce que veut Ségolène Royal), mais on pourrait même imaginer que les seuils ayant été "lissés", il n’y ait carrément plus de Comités d’entreprise dans ces sociétés.
Cela a le mérite de la simplicité : il y aurait plus de dispositions sur le délit d’entrave dans le code du travail pour les chefs d’entreprise ayant refusé l’installation d’institutions représentatives du personnel...puisque les seuils feront l’objet d’"expérimentations" locales !!
7.- Sur le CNE : c’est toujours le flou.
"Autre exemple, le CNE. Marche-t-il vraiment bien, comme certains le disent, ou ne marche-t-il pas du tout ou très peu, comme d’autres l’affirment ? On a prévu une étape d’évaluation, eh bien, faisons-la de manière sérieuse ! Demandons à des gens sérieux, non engagés dans des intérêts, de bien vouloir regarder avec nous si c’est intéressant ou pas."
En tant que candidat à l’élection présidentielle, il n’a quant à lui pas d’avis et s’en remettra à ceux qui savent...
8.- Sur les 35 heures, le bon sens près de chez vous
"Je connais très bien la filière de l’élevage. Une vache, un cheval mangent tous les jours, il faut s’occuper d’eux tous les jours, les faire sortir tous les jours. Comment faire les 35 heures dans une telle filière ?"
Question : lorsque la durée légale du travail était à 39 heures en France, comment faisaient les salariés agricoles pour faire manger les vaches ? Et lorsque ces bêtes mettaient bas en pleine nuit par exemple et en dehors des horaires prévus ? Mais comment faisaient-ils ?
9.- Sur les délocalisations, nous ne pouvons rien faire...sauf peut-être éviter d’augmenter le SMIC car cela aboutirait à encore plus le nombre de délocalisations.
"Personne ne réglera le problème des délocalisations. Si quelqu’un vient à cette place et vous dit « J’ai la mesure qui va régler la question », il raconte des histoires. Moi, je ne veux pas raconter d’histoires aux gens. Je veux les aider."
"Si vous augmentez le SMIC comme certains le souhaitent , vous avez une délocalisation immédiate. Et je ne connais pas un économiste de gauche qui soit en désaccord avec ça. C’est vrai que c’est dur de vivre comme cela ; je ne peux pas prétendre que ce soit bien payé ni même convenablement payé. Mais vous ne pouvez pas arrêter les délocalisations quand vous êtes un pays exportateur."
10.- Sur le contrat de travail, attention aux formules uniques !
F. Bayrou explique : "Le contrat trop rigide, c’est la fortune des entreprises de travail temporaire. Car les entreprises trouvent chez vous la souplesse qu’elles ne trouvent pas autrement, et certains salariés aussi choisissent l’intérim pour bénéficier des 10 % de prime de précarité. Pour ma part, je ne suis pour rien d’unique, car nous n’avons pas tous les mêmes besoins. Je ne suis pas pour la chaussure à taille unique, ni pour la voiture unique... "
Il propose un CDI "avec une durée d’essai suffisante" (sans dire de combien de mois ou d’années).
Il précise : "le patronat affirme que cette idée l’intéresse aussi".
Ah bon ? Nous nous pensions qu’il s’agissait plutôt d’une revendication des organisations de salariés ?...
Lorsqu’on lui demande "vous ne voulez rien d’unique, sauf vos deux emplois francs ?",
F. Bayrou répond : "Les deux emplois sans charges ne sont pas une obligation, mais une offre supplémentaire que je fais. C’est là toute la différence."
Donc l’absence de charges sociales patronales, c’est juste une proposition faite à l’employeur. Celui-ci pourra accepter l’offre qui lui est faite ou pas. Ah d’accord...
- Zoé Castillex
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Messages de forum
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31 mars 2007 10:09, par ol
Waouh, vous êtes vachement fort en rhétorique ! C’est ça les argumentaires anti-Bayrou du PS ? Vous pervertissez sa pensée. Je vais répondre à un ou deux de vos points :
1.- Si la mesure s’avère efficace, elle sera pérénnisée, mais la durée maximale par emploi restera de 5 ans. Donc votre argument en majuscules n’a pas lieu d’être.
2.- Pourquoi tout le monde s’obstine à ne pas comprendre cette mesure ! Ou alors vous le faites exprès. Ces deux emplois sans charges, les grandes entreprises peuvent en bénéficier, mais avouez que ce n’est rien pour elles ! Donc pas d’aubaine pour les grandes entreprises.
3.- Commentaire inutile.
4.- Beaucoup de petites entreprises ne savent parfois pas qu’elles enfreignent la loi. Il parait légitime de ne pas les sanctionner tout de suite mais les conseiller d’abord. C’est juste du bon sens.
5.- Pour quelqu’un qui n’a pas beaucoup d’argent, il y a une différence entre avancer 3 mois de loyer et payer 20 euros d’assurance par mois, non ?
6.- Le problème est bien réel, beaucoup d’entreprises refusent de passer le seuil de 50 salariés. Que préconisez-vous ?
7.- Et bien oui, c’est le seul qui ne ment pas en disant que ce sont aux experts de trancher sur la question.
8.- On parle pas de durée légale de travail, mais de contrat de travail unique.
Bref, Bayrou pense, comme beaucoup de monde (d’où le nombre conséquent de ses électeurs potentiels), que ce n’est pas avec un esprit partisan et revanchard qu’on résoudra les problèmes. Vos réponses le sont.
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31 mars 2007 12:13, par zaza
@ ol
Laisse tomber, ils sont systématiquement de mauvaise foi sur Betapolitique.
C’est la ligne du parti et le démolissage systématique et passionnel des autres candidats.
Bouh François Bayrou, méchant droitier. Allez, tous en choeur....
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Betapolitique n’a pour ligne que la ligne de Betapolitique, et effectivement,la plupart de nos auteurs ne sont pas convaincus par les approches de droite en matière d’économie, que ce soit celles de Sarkozy ou de Bayrou.
Les deux emplois sans charge ont ainsi l’air d’une bonne idée, comme toutes les promesses de baisses d’impôts, directs ou indirects. Mais c’est une fausse bonne idée :
a- un chef d’entreprise ne crée pas des emplois parce qu’il aurait de l’argent qu’il ne saurait pas dépenser. Il crée des emplois s’il a des clients et donc des besoins de production. La baisse des charges ne crée pas d’emplois. Elle peut en revanche pousser à licencier d’anciens employés pour en recruter de nouveaux non chargés, mais c’est une autre histoire...
b- cette baisse des charges est une baisse des recettes pour la sécurité sociale. On creuse donc un trou (celui de la sécu) pour en remplir un autre. Ce n’est pas vraiment une solution.
Une dernière chose pour les militants UDF qui vienne polémiquer sur ce site. Il semble, à travers les attaques que vous adressez à Betapolitique, et à beaucoup d’autres, que vous estimez que les partis politiques sont quelque chose de honteux, d’un peu sale. Votre attitude me choque. Qu’on le veuille ou non, les partis politiques sont l’un des organes de la démocratie, et votre discours (heureusement démenti par les faits) a des relents malsains d’antiparlementarisme...
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Témoignage :
J’ai 30 ans, et j’observe la campagne de M. BAYROU avec grand intérêt.
J’ai créé une petite SARL fin 2001, j’avais beaucoup de travail dés le départ et c’est en 2003 que j’ai embauché une personne pour m’aider face à la demande de ma clientèle ... En 2004, j’ai failli embaucher une seconde personne mais la "raison" m’a fait hésiter (OUF !) ... En 2006, face aux charges en tout genre et aux différents problèmes de trésorerie inhérents aux petites TPE, j’ai jeté l’éponge, mort dans l’âme (licenciement de mon employé)... Donc, pour moi, c’est trop TARD en se qui concerne cette proposition de deux emplois sans charges... mais si j’avais pu bénéficier de ce genre de mesure, j’aurais certainement contribué, à mon humble niveau, à faire quelque chose pour mon pays et aujourd’hui, une petite équipe aurait peut-être pu se développée... Au lieu de cela, je ne créerais probablement plus jamais d’emplois car je ne suis pas(plus) FOU !!! Aujourd’hui, je préfère REFUSER du travail et me contenter du minimum pour vivre en espérant éviter une CATA pour moi même (statut travailleur indépendant donc pas de "cadeaux"). Alors, M. Bayrou me redonne un peu l’étincelle du départ car la "formidable flamme" que je détenais s’est sensiblement essoufflée... Merci de parler ENFIN des TPE même si il y aurait d’innombrables autres mesures à prendre.
N’oublions pas les "Freelance" et ceux qui veulent se lancer (sans forcement passer par la case chômage d’ailleur) car bon nombre de personne ont des projets mais face à la vraie "FOLIE" de ce que cela représente surtout en terme de sacrifices, de risques, de prises de têtes administratives inutiles, beaucoup ne font pas le pas et préfèrent garder un travail qui ne leur plais pas(je suis souvent passé pour un "extra-terrestre" ! Peut-être à juste titre ? En tout cas dommage pour le pays car, au passage, cela pourrait faire place à d’autres qui n’ont pas la fibre de l’entrepreneuriat)... Cela m’amène donc à une réflexion : si beaucoup s’engage dans un "MINI" "small business act" (il y a bcp à faire par exemple sur internet, ecommerce ou services) à la hauteur d’une richesse produite suffisante à faire vivre correctement une seul personne (du moins au départ), pourquoi ne pas ouvrir les vannes à ce "petit" niveau ? Pourquoi ne proposer que des exos de charges de démarrage qu’aux seuls chomeurs voulant entreprendre ? Pourquoi pas à tous ? Personnellement, j’ai eu la chance de ne jamais connaître le chômage, est-ce pour autant normale de ne pas, non seulement, avoir eu aucune aide pour mon engagement mais toutes les difficultés possibles et inimaginables posées par le système ? Je regrette presque de ne pas avoir mis en scène comme d’autre font, mon chômage avant d’entreprendre ma petite activité !!! NON je ne suis pas riche, ni propriétaire de mon logement, ni nanti, j’ai travaillé parfois plus de 70 heures par semaine et tous ça pour contracter que des dettes personnelles alors que mon activité dégage certes pas des million d’euros mais quelques bénéfices ! Est-ce de l’orgueil de ne pas vouloir forcement une aide de l’état mais juste souhaiter ne pas avoir de bâtons dans les roues ? Suis-je un PATRON au sens ou on l’entend alors que mon pouvoir d’achat n’est guère plus important qu’un modeste travailleur ? Ai-je perdu toute ambition en souhaitant simplement subvenir aux modestes besoins de mon foyer ?
Puis-je attendre des solutions de la part de M. SARKOZY qui s’occupera probablement plus des "problèmes" d’une poignée de Grand Patrons ? Puis-je attendre des solutions de la part de Mme ROYAL qui veut soit disant aider ceux qui exportent, qui investissent dans la recherche (et les autres ?). Très bien mais je ne me sens pas concerné par ce qu’ils disent ni ne crois en leurs propositions respectives.
Quand à l’effet d’aubaine pour "TOTAL", peu importe ! Cette mesure a le mérite d’être simple et sera en toute logique majoritairement bénéficiaire aux TPE...Et si il doit y avoir petite aubaine pour les grosses entreprises et GROSSE aubaine pour des personnes comme moi qui sont dans la galère, et bien je dis BANCO !!!
Certains se retrouverons certainement dans mes propos, j’ose croire que M. BAYROU est un espoir pour nous TOUS et malgré d’autres sujets importants pour l’intérêt général, pensons aux jeunes qui veulent entreprendre (tous n’ont pas Papa/Maman plein aux aces pour les cautionner financièrement), ils sont les forces vives de notre pays dont j’estime faire parti ... En tous cas, je voterais pour lui car je suis un entrepreneur (mais certainement pas de DROITE !), et je suis un humaniste (mais certainement pas de GAUCHE !)... Et cela, je le pense depuis des années, depuis que je dispose de ma carte d’électeur.
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Les partis, c’est bien. L’UDF est un parti d’ailleurs. Le problème, c’est que ça empêche certains de prendre du recul pour réfléchir.
Quant à cette accusation d’antiparlementarisme, elle est osée... Vous savez très bien que le bipartisme tel qu’on le vit depuis 25 ans conduit la majorité à voter OUI à toutes les propositions du gouvernement, l’opposition, quant à elle vote NON. Le parlement n’est plus qu’une chambre d’enregistrement, les débat y sont occultés. La pluralité défendue par Bayrou se dresse contre VOTRE antiparlementarisme.
Bien à vous.
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1er avril 2007 16:29, par http://the-34encampagne.spaces.live.com/
Désolé de ne pas partager la totalité de vos analyses.
En premier lieu, sur le sujet de la création de deux nouveaux emplois nets sans charges hormis celle sur la vieillesse. En effet, il est fort possible que cela soit une aubaine pour de nombreux patrons travaillant seuls (professions libérales, artisans, commerçants) ne pouvant embaucher du fait de ces mêmes charges (40%).
Pour les entreprises ayant une surface financière plus importante, cette détaxation peut également aboutir à créer deux nouveaux postes dans les cas ou elles permettent de ne plus avoir ou à moins solliciter de solution d’intérim ou de CDD (on pérénise des précaires). Cela peut aussi les aider à trouver de nouveaux marchés à l’export par exemple (études de marché, recherche de partenaires commerciaux ...etc).
Dans le secteur associatif, cela aidera les structures d’aide à la personne à améliorer leur compte de résultat, donc leur bilan.
Pour les grandes entreprises cette mesure correspondra à une économie négligeable de 15 K€ annuels.
Donc, à mon sens c’est une bonne idée.
Deuxième point, la TVA sociale.
Ce thème m’est particulièrement cher et je milite depuis 15 ans pour son adoption.
De fait, la TVA rapporte aujourd’hui à l’état 163 mds €. En augmentant son taux de 25% on récolterait 55 mds € supplémentaires.
Si l’on observe la balance du commerce extérieur, on s’apperçoit que nous importons pour plus de 400 mds €. 5% de TVA en plus représenteraient donc 20 mds qui pèseraient sur des produits étrangers. Cette somme pourrait être attribuée intégralement à la sécurité sociale (déficit 2006 = 9 mds €).
Dans le même temps, la CSG sur les salaires, revenus non salariés, pensions et indemnités serait ramenée à 2,5%. http://www.senat.fr/rap/r06-041/r06-0415.html
L’augmentation du taux de TVA serait donc sans conséquence sur le pouvoir d’achat des ménages actifs (et même bénéfique puisque les loyers et remboursement de crédits ne la subissent pas).
Pour la sécu, cela se traduirait par un retour à l’équilibre.
Pour le budget de l’état, le résultat serait de diminuer fortement le déficit ( 10 mds au lieu de 45).
http://fr.today.reuters.com/news/newsArticle.aspx ?type=businessNews&storyID=2007-03-30T120747Z_01_TOY025653_RTRIDST_0_OFRBS-FRANCE-CROISSANCE-DEFICIT.XML
Ce ne sont que des chiffres, mais je pense qu’ils sont assez parlants.
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