Finance , Crise mondiale
Raphaël Anglade | 12 octobre 2008 | | 35 commentaires
Comment expliquer simplement la crise financière ?
Ce qui est embêtant, avec la crise, c’est que le public, les politiques et les medias en parlent à longueur de journée, mais que personne ne comprend vraiment ce qui se passe.
C’est comme une maladie : chacun a une opinion, et souvent c’est une vérité locale (genre : “l’aspirine fait baisser la fièvre”), mais très peu de ont une vision d’ensemble (pourquoi y a-t-il de la fièvre ? A quoi sert-elle ?). A dire vrai, je ne sais pas si quelqu’un même a une vision d’ensemble adéquate. Même parmi les sommités et autres prix Nobel.
En effet, je ne sais pas vraiment s’il existe un système économique. Après tout, l’argent n’est qu’une construction très artificielle et ce n’est pas, et de loin, la seule modalité des échanges entre les humains. Mais s’il existe, il est infiniment complexe, il évolue très vite et sur des temps très longs, et nous n’avons pas même fini de recueillir les données pour en faire une description adequate. Et comme il mute en permanence, il faudrait pouvoir recueillir ces données très vite, et supposer que le discours économique ne modifie pas, à son tour, le système.
Bref, c’est compliqué à décrire, mais on peut quand même rappeler quelques éléments simples qui permettent de saisir un peu mieux de quoi est faite la crise qui nous frappe.
Il faut d’abord rappeler que la banque n’est pas une activité comme les autres. Elle procède dans un cadre très règlementé, très politique, et repose sur une bonne dose de confiance.
La première chose qu’il faut savoir, c’est que les banques prêtent un argent qu’elles n’ont pas. Elles prêtent des sommes qu’elles empruntent à d’autres banques ou aux banques centrales. Et le système est tellement complexe que cet argent n’est nulle part. L’activité bancaire est, essentiellement, une activité de cavalerie.
Le risque de cette cavalerie, c’est que les banques sont tenues de rendre aux épargnants les dépôts qui leur ont été confiés, sitôt que ceux-ci les demandent. Si donc les banques ont tout prêté (et de fait elles ont prêté beaucoup plus) et que tout le monde veut reprendre ces dépôts en meme temps, elles font défaut, il y a banqueroute.
Cette cavalerie est quand meme contrôlée. Jusqu’à une date récente, par exemple, les banques devaient disposer en dépôt d’environ 12 % des sommes qu’elles avaient prêté.
Par ailleurs, les banques possédant beaucoup de titres (des actions, des obligations, mais aussi des prêts qu’elles ont fait dont elles font des titres – titrisation – qu’elles revendent, ou des titres qu’elles achètent), la question de la valeur d’une banque est très complexe. C’est comme pour le calcul de l’ISF. Si j’ai acheté une pauvre bicoque à l’Ile de Ré, et que la spéculation l’a transformée en magot, suis-je riche ? Suis-je assujetti à l’ISF ? Eh bien oui. On calcule la valeur de mon patrimoine sur la valeur de marché de mes biens. Même si je n’ai pas l’intention de les vendre.
Jusqu’à une date récente, les banques établissaient leurs bilans (et calculaient leur valeur) sur la valeur d’achat de leurs titres. Mais au début des années 2000, dans la frénésie spéculative qu’elles connaissaient, les banques ont obtenu d’établir leurs bilans sur la valeur de marché de ces titres. En contexte de d’excès spéculatifs, ceci a nettement amélioré les bilans, et donc les primes de certains.
Dans le même registre, les banques ont demandé, et obtenu, aux Etats-Unis, l’autorisation de diminuer la part des avoirs réels qu’elles doivent détenir. C’est un certain Henry “Hank” Paulson, alors PDG de Goldman Sachs, qui est allé rencontrer l’administration Bush pour obtenir cette facilité. Devenu secrétaire d’Etat au trésor, il vient de corriger en partie son imprudence en apportant 700 milliards de dollars à ses anciens collègues (il a toujours quelques actions, au fait).
Après cette dérèglementation, les banques ont pu prêter 20 fois, 25 fois, 30 fois les sommes qu’elles avaient en dépôt.
Avec la crise des subprimes, dont j’ai parlé cette semaine, ces deux dispositions se sont transformées en coup de ciseau fatal :
d’une part, les nouvelles règles comptables ont oblige les banques à constater la depreciation des actifs immobiliers dans leurs comptes : toutes se sont mises à présenter des bilans très lourdement déficitaires, il a fallu recapitaliser ;
d’autre part, vues les sommes (virtuelles) qui circulaient déjà, et le risque de faillite, plus personne n’avoulu prêter d’argent aux banques (sauf les banques centrales qui ont fait quelques gestes, par ci par là). Il n’y a plus de liquidité disponible, plus de capacité d’emprunt, le système s’effondre en dominos.
En rachetant les actifs pourris, et en les mettant hors jeu, Paulson n’a pas seulement injecté 700 milliards de dollars dans le jeu : ces 700 milliards ont fait des petits. On estime que ce sont environ 12 000 milliards de créances qui découlent de ces 700 milliards. La bonne nouvelle, c’est qu’on les a sauvées de la faillite (du moins on l’espère, rien n’est moins sûr), mais la mauvaise nouvelle, c’est qu’elles sortent du système bancaire. Ce sont 12 000 milliards de produits qui vont ainsi être gelés par l’Etat américain.
Ce qui me frappe aujourd’hui, c’est la question suivante. Pendant toutes ces années, tous ces gens ont fait une cavalerie in contrôlée, et se sont grassement payé là dessus. Comment on appelle cela, en droit penal ? Qu’est-ce qui se serait passé si M. Paulson avait tenu une boutique de fringues dans le Sentier ? Il serait en tôle !
Une deuxième question, mais nous y reviendrons, est la suivante : qu’est-ce qui s’est passé pour que nos sociétés soient devenues à ce point vulnérables au lobbying aveugle et rapace e quelques grands financiers ?
- Raphael Anglade
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35 Messages de forum
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Comment expliquer simplement la crise financière ?
9 octobre 11:58, par poetisteLe mur
Tiens donc ! La crise financière est arrivée ? On croyait se refaire une virginité dans la jungle des hommes, des dictatures, des luttes fratricides, en spéculant anonymement sur le labeur des autres. Et l’on commence à prendre conscience que c’est là une forme de guerre plus sournoise, un crime contre l’humanité qui vient d’être débusqué. Le nerf de la guerre a de ces astuces pour masquer ses effets dévastateurs, proposer une nouvelle sorte de cassure entre les gens, à commencer par l’inconscience et le non-partage. L’intelligence de l’homme se mobilise plus volontiers pour les guerres que pour la paix et l’entente entre tous. La nouvelle forme de violence est strictement économique et ses victimes sont ceux des pays pauvres, morts de faim par la faute de ces spéculateurs inconscients qui ont accumulé le fruit du travail des hommes bien évidemment, sans le partager. Les victimes de ce manque de « régulation » sont aussi des consommateurs corvéables et malléables à merci. En effet, ces derniers se sont livrés pieds et poings liés à la grosse finance, aux grandes surfaces, à la publicité infantilisante et assommante. Le vol du salaire des uns par les autres est institutionnalisé. Vous pouvez jouer à la bourse et faire fortune impunément en privant une grande partie de l’humanité de ses ressources vitales. Les syndicats en sont restés à une revendication primaire de salaire, n’ayant jamais voulu, en notre pays, utiliser cette nouvelle arme absolue : l’argent. Ils n’ont du coup, aucun contrôle de leur outil de travail et il ne leur reste qu’à manifester dans les rues. Le « chacun pour soi, Dieu pour tous » est à tous les niveaux. On n’a jamais mobilisé tout le pays à la rue pour faire cesser la pauvreté, par exemple. Les corporatismes sont des égoïsmes collectifs qui vont aussi dans le mauvais sens. Les ressources publiques de base comme l’eau ont déjà suscité la convoitise chez des personnages sans scrupules et des affaires scandaleuses en ont résulté. Cette fois, ce sont les aliments de première nécessité qui sont visés et ce scandale est suivi de morts de milliers d’hommes de par le monde. La « régulation » est un joli mot qui n’empêchera pas ceux que l’on dit « malins » de vouloir s’enrichir en se mettant aux commandes des produits vitaux. Que tous les pays interdisent la spéculation sur l’eau, le blé, le riz, la communication, alors, seulement, on aura le sentiment que l’avenir puisse être plus heureux. On attend de bonnes décisions sur un plan planétaire ou on s’écrase contre le mur ? A chacun a sa responsabilité et à chacun d’en subir les conséquences. Quant-à ceux qui se croient vierges, réfléchissez, car avant de répondre, il y a de bonnes résolutions à prendre. Ceux qui prétendent que cette crise ne ressemble pas à celle de 29 sont obnubilés par des détails. L’histoire se répète, elle a juste changé de tenue. Le « nerf de la guerre » est encore une fois très tendu, on joue avec lui quand c’est lui qui se joue de nous. Ah ! Malraux ! Pas très spirituel ton vingt et unième siècle ! A.C
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Comment expliquer simplement la crise financière ?
9 octobre 16:07, par MathieuBien, d’expliquer bien ! Et puis la crise expliquée par la pub, et expliquée comme à mon petit frère de 7 ans, c’est ici : http://www.dailymotion.com/Infodujour-LePost/video/x708fg_la-crise-expliquee-par-la-pub_newsVoir en ligne : La crise expliquée par la pub
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Comment expliquer simplement la crise financière ?
9 octobre 21:23Merci je me sens moins blonde ce soir. -
L’argent Dette de Paul Grignon
9 octobre 21:30, par Dougal Brerbonhttp://www.vimeo.com/1711304Voir en ligne : L’Argent Dette de Paul Grignon
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Comment expliquer simplement la crise financière ?
9 octobre 23:15, par PIERROT13Cest à dire que l’argent qui circule est créé par les banques. En fait, dans la zone euro 83 % des sommes circulantes ont été fabriquées par les banques. Depuis le courant des années 70 (73 pour la France, merci giscard), le pouvoir politique a concédé l’essentiel de la création monétaire aux banques privées.
Globalement, le système bancaire créé de l’argent sur l’argent et non plus sur la valeur "travail". Prenons par exemple le Luxembourg, premier PIB mondial par habitant, quelles sont ses industries ?
Le fait de faire cette création financière ex nihilo impose de refourguer les titres (garanties) pourris aux copains et ainsi de suite.
De plus, si l’on étudie d’un peu plus près les dettes des pays qui se rattachent au libéralisme dérégulé dont le champion fut reagan, on se rend compte que tous ont évacué la responsabilité de leur monnaie au profit du système bancaire privé et que tous présentent une dette qui n’est composée que des intérêts qui s’accumulent.
Le pire, c’est que ce sont ces dettes qui font tourner la machine.
Ce n’est pas l’épargne qui fait le crédit mais l’inverse.
Le gros souci, c’est que les mesures à prendre ne correspondent pas du tout aux options politiques de nos gouvernants.
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Comment expliquer simplement la crise financière ?
10 octobre 01:38Vous oubliez un détail de taille : le milieu politico-financier avance avec un flingue atomique dans chaque main...Essaie de virer l’huissier en sortant le fusil de chasse, t’auras vite fait le GIPN au fesses. Essaie de refuser la monnaie de singe de ces gens, même si tu es un état souverain, ils t’écraseront. La botte de César est toujours là. La seule riposte efficace est celle des masses lorsqu’elles refusent en bloc le marché de dupes et exigent la restitution de l’outil et des richesses. Ce n’est plus tout à fait une utopie, car de plus en plus informés, les citoyens du monde repèrent désormais au premier coup d’œil ces rapaces. -
Comment expliquer simplement la crise financière ?
10 octobre 02:07, par avrilMême avec cette "explication simple" de la crise financière, il y a un point que je ne m’explique pas : pourquoi les banques ont-elles tant prêté à des personnes insolvables ? Le but d’une banque n’est-il pas, comme on aime bien le leur reprocher, faire du profit ? Quel profit pouvaient-elles attendre de personnes à l’évidence incapables de rembourser leur emprunt ?
Alors je me suis laissé dire, par de méchantes langues bien sûr, que si les prêts avaient été accordés avec autant de facilités, c’est parce que les banques étaient couvertes par deux organismes semi-publics : Fanny Mae (Federal National Mortgage Association) créé par l’administration Roosevelt, fonds public destiné à financer l’accès à la propriété des "Américains moyens" et Freddy Mac (Federal Home Loan Mortgage Corporation) créé en 1970 sous Nixon. Organismes eux-mêmes supervisés par une institution gouvernementale, l’Office of Federal Housing Enterprise Oversight.
J’apprends aussi qu’en 1977, sous Carter, avait été mis en place le Community Reinvestment Act, renforcé sous Bill Clinton, directives gouvernementales visant à "inciter" les banques à accorder ces prêts, plus particulièrement à certaines minorités ethniques (au nom de l’antiracisme !). Et il a bien fallu que la FED soit complice pour alimenter les banques pour financer ces emprunts. Les banques avaient donc la certitude que l’état viendrait à leur secours et qu’elles pouvaient donc prendre des risques inconsidérés.
C’est cela le libéralisme ? C’est cela le marché ? Cela ne ressemblerait-il pas plutôt à de l’interventionnisme étatique ? Et Sarkozy n’aurait-il pas trouvé dans cette crise un excellent paravent pour cacher les échecs d’une politique qui suit le même chemin vers le désastre que celle de ses prédécesseurs ? Politique ressemblant fort à celle des Etats-Unis en crise mais où ce ne sont pas les banques qui font faillite mais l’état.
Une faillite qui n’est pas due seulement au déficit de la sécurité sociale mais à une foule de scandales financiers comme celui du Crédit lyonnais nationalisé ou de France Telecom, au financement d’une administration pléthorique ou à l’entretien de populations nombreuses venues d’ailleurs et, pour une forte part, non productives. Il est vrai qu’il est plus discret de construire en masse des appartements sociaux que d’accorder des prêts à des personnes insolvables. Mais le résultat est le même !
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 10 octobre 12:54, par Tonton Georges
MOUHAHAHAHAHAHAHAHA !!!
Super content que not’bon vieux troll réac soit revenu, ça faisait un bail que je ne m’étais pas autant poilé !!!
MERCI !!!
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 10 octobre 14:59
1- La FED est une émanation privée dont le statut (propriétaires et fonctionnement) a été condamné par une demi-douzaine de président américains (de Hamilton et Jefferson jusqu’à Wilson et Kennedy).
2- Les banques prêteuses qui ont truqué leurs titres (en mélangeant des AAA avec des toxiques) comptaient d’abord que les valeurs des maisons ne baisseraient jamais (grâce à la main invisible sans doute).
3- Il faut être logique dans ce qui vous sert d’analyse : Quid de ceux qui leurs ont acheté ces créances toxiques ? Les autres banques, assurances, et autres organismes financiers les plus divers (fonds à risques, de pension, villes (en Norvège, plusieurs sont ruinées), Grosses entreprises (General Electrique au plus mal pour avoir plus spéculé que produit des biens dans son domaine. Bravo Mme Gaymard !), régions, université élitistes... Et tout celà grâce aux ultra libérales agences de notation, aux conseils d’administration et de surveillance bidons et avides constitués de gros et gras libéraux. On pourrait continuer très loin ainsi.
Aujourd’hui, y’aurait plus beaucoup de libéraux si on les raccourcissait tous pour crimes économiques, car la crise totale est devant nous !
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 11 octobre 01:18, par avril
C’est vrai que la FED est une institution privée mais n’est-ce pas un peu artificiel quand son gouverneur est choisi par le président des Etats-Unis ? Et si elle est bien indépendante de l’exécutif, elle n’en a pas moins le rôle d’une administration.
Il est tout de même curieux que les banques prêteuses n’aient pas envisagé que des prêts à taux variables soient à la merci d’une hausse des taux d’intérêt. C’est tout de même élémentaire. Et aussi curieux que des organismes financiers étrangers, comme ceux que vous citez, achètent des titres pourris. Qu’un particulier soit victime de fausses informations, je le veux bien, mais que de grosses entreprises ou des villes en soient victimes relève de l’incompétence. Quand on spécule, on prend des risques et si on prend des risques inconsidérés cela se paie.
Votre haine du libéralisme économique me paraît infondée. D’abord parce qu’une économie dirigée n’a jamais empêché les malversations et la corruption, bien au contraire. Mitterrand et les 40 voleurs pourraient vous en dire long sur la question des entreprises nationalisées et leurs énormes déficits à la charge du contribuable. Et si les entreprises privées pratiquent la corruption, c’est dans leurs rapports avec le secteur public. Donnez-moi un seul exemple d’économie moderne, assurant le bien être, même relatif, de la population qui soit dirigiste. Comment envisager que les besoins d’une population puissent être décidés par des fonctionnaires ?
D’autre part, parce que cette crise me paraît avant tout comme le résultat d’un interventionnisme d’état au service d’une utopie, celle qui avait été dictée par l’ONU : "Le 21 décembre 1965, l’Assemblée générale des Nations-Unies adopte la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD) qui mentionne, au nombre des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels devant être garantis sans distinction de race, le droit au logement. Cette convention devient Traité avec son entrée en vigueur, le 4 janvier 1969."
Aux Etats-Unis, l’administration Johnson soutient le Traité mais c’est sous le premier mandat du président Clinton qu’il est ratifié, le 20 novembre 1994. Et, au nom de l’antiracisme, les banques se voient dans l’obligation d’accorder les prêts dans les mêmes proportions pour les différents groupes ethniques. Les critères de prêt sont non plus basés sur les possibilités financières de l’emprunteur mais sur son appartenance ethnique.
Comment peut-on croire que dans un système libéral, une banque accepte de prêter dans de telles conditions ? Une banque qui pratiquerait d’elle-même une telle politique se verrait vite éliminée par faillite. Seule la garantie de l’état pouvait inciter les banques à de telles pratiques.
Et c’est ce même "droit au logement" que Chirac a institué en France et que Sarkozy a maintenu. Alors pourquoi faire tant d’efforts pour gagner sa vie quand on obtient parfois plus sans rien faire ? Malthus en avait décrit les conséquences il y a 200 ans à propos de la loi sur les pauvres. Rien n’est changé depuis.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 11 octobre 14:46, par PIERROT13
La FED, comme toute banque centrale d’un pays sous régime libéral est une institution privée dont la responsabilité est de garantir la valeur et la stabilité de la monnaie fiduciaire circulante. Légalement, elle n’a aucun ordre à recevoir du monde politique. Il est interdit à leur gouverneur d’avoir un entretien d’ordre économique avec les responsables politiques de leur pays.
Quant aux raisons que vous évoquez concernant la crise, vous me semblez complètement à côté de la plaque.
Depuis les années 70, les banques centrales ont perdu la responsabilité de la création monétaire autre que fiduciaire et le rôle de créateur de monnaie scripturale est rempli par les organismes bancaires qui ne vivent que grace à cette création liée directement au "crédit".
Vous vous étonnez que des organismes financiers ne soient pas au courant des risques engendrés par la mise en circulation de titres pourris. Ils étaient parfaitement au courant. La banque Lehmann Brothers a été classée au premier rang pour la fiabilité de ses prévisions par ses pairs pour l’année 2007 et ce classement a été publié quelques jours avant la mise en faillite. Pas mal, non ?
Vous attribuez au tiers monde les difficultés actuelles. Pas mal vu, sauèf que depuis de nombreuses années les courants financiers vont dans le sens SUD-NORD, c’est à dire que l’argent va des pays en voie de développement vers les pays développés. A savoir exactement le contraire de ce que vous avancez. Le récent rapport de la CNUCED confirme cet état de fait qui avait déjà été affirmé en 1967 en France puis en 1989. L’exemple le plus frappant est la Chine (pays en développement) qui est le plus gros prêteur des Etats-Unis (pays développé).
Ce qui est le plus largement en cause, c’est la libéralisation sans contrainte de la création monétaire par le circuit privé des banques et qui a fini par détourner l’argent de sa destination, à savoir le travail pour se tourner ves la création monétaire pour de l’argent à partir de l’argent.
Le libéralisme économique est également créateur de spéculation menant à des situations désespérées. Les "émeutes de la faim" de la fin du printemps y sont directement liées.
L’approche du G7 vers la prise de participations des Etats dans les banques privées commence à aller dans le bon sens.
Il convient de redonner à l’argent sa place dans les économies et les sociétés. Un moyen et pas un but.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 12 octobre 02:27, par avril
Pierrot13, vous ne répondez pas à ma question. Vous vous égarez vers les courants financiers Nord-Sud alors que je n’ai parlé que de prêts sur des critères ethniques. De même que si j’ai parlé d’incompétence cela ne concernait pas les banques prêteuses mais les acheteurs (villes, université, grosses entreprises).
Vous n’expliquez pas pourquoi des banques ont prêté à des personnes insolvables. Si une banque prête et ne peut se faire rembourser, cela diminue ses profits. Dans le cas présent, il semble que ces banques ont prêté la totalité de la valeur des maisons (pas d’apport initial). En cas de baisse de valeur de ces maisons, comme cela est le cas, le prêt n’est plus entièrement couvert par l’hypothèque de la maison. Il fallait donc bien, pour que la banque accepte de tels prêts risqués, qu’elle ait une garantie, les organismes semi-publics Fanny Mae ou Freddy Mac.
Lorsque vous écrivez que les banques créent de la monnaie pratiquement selon leur bon plaisir, alors pourquoi tombent-elles en faillite ? Il leur suffirait de créer de la monnaie pour leur compte afin de boucher les déficits !
En fait, je ne peux pas être d’accord lorsque vous écrivez : " Depuis les années 70 les banques (privées) sont devenues les lieux de création monétaire, droit régalien abandonné par les gouvernants." Giscard n’a fait que la même chose que les autres pays : l’état ne peut plus demander à la Banque de France de créer de la monnaie au profit de l’état car source d’inflation lorsque l’état abuse de ce pouvoir. C’est l’indépendance de la banque centrale qui a été instituée en 1973 et non l’abandon de la création monétaire comme vous le pensez.
Car les banques commerciales créaient déjà de la monnaie avant 1973. C’est l’état qui exerçait le rôle, dévolu à la banque centrale après 1973, de piloter la politique monétaire en agissant soit sur les réserves obligatoires soit sur le taux de réescompte. Et contrairement à ce que vous pensez, les banques commerciales n’ont pas la liberté de créer autant de monnaie qu’elles le veulent.
Actuellement, la BCE qui exerce ce rôle de régulation de la masse monétaire, limite à 2 % par an la croissance de la masse monétaire, c’est-à-dire à peu près au même rythme que le taux de croissance. Elle utilise notamment pour cela les taux d’intérêt.
Les banques commerciales ne "pilotent pas la masse monétaire" qui est de la responsabilité de la banque centrale. Elles n’ont donc pas autant de liberté que vous le dites pour créer de la monnaie scripturale. Si c’était le cas, l’inflation ne manquerait pas d’augmenter.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 10 octobre 17:13, par PIERROT13
Avril, en réponse à la première question que vous posez, c’est l’organisation ( ?) du système bancaire qui en est la raison. J’aurais plutôt du écrire déréglementation.
Depuis les années 70 les banques (privées) sont devenues les lieux de création monétaire, droit régalien abandonné par les gouvernants. En France, c’est giscard en 1973 qui en est l’auteur.
Les banques crééent la maonnaie ex nihilo, c’est à partir de rien, par un jeu d’écriture et leur seule obligation est de consigner en dépot 2% de la somme prêtée. Elles considèrent alors qu’elles se sont enrichies du montant du "crédit" qu’elles vous ont inscrit en estimant qu’on peut vous faire confiance sur ce montant. Ce "crédit" va pouvoir être utilisé pour crééer d’autres "crédit".
En vous consentant un "crédit" (le nom vient de la colonne comptable d’inscription dans votre compte), la banque se considère plus riche du montant de ce "crédit" et en conséquence, le jour ou vous aurez soldé votre emprunt, votre banque s’appauvrira d’autant et pour ne pas être dans cette situation...
Il a suffit d’un volume important de "crédit" pour enrayer tout le système.
Le gros du problème vient maintenant du fait que, pour éviter de se voir fournir des dossiers de crédits à risque en garantie, les banques ne se prêtent plus entre elles.
Vos explications sur le "trou de la sécu" ou encore sur une administration pléthorique ne tiennent pas plus que vos affirmations sur l’intervention d de l’Etat dans la construction immobilière au profit de "populations venues d’ailleurs".
La crise n’a strictement aucun rapport avec les politiques sociales des états. Ce qui est en cause, c’est la prétendue politique économique des gouvernements libéraux qui ont abandonné leur droit régalien de création monétaire au profit d’intérêtes particuliers et qui s’en approchent maintenant avec des contresens et des nonsens parceque confondant allègrement la gestion du portemonnaie d’une famille avec celle d’un Etat ou d’un groupe d’Etat.
Ce n’est pas aux banques privées de piloter la création monétaire mais aux Etats. Cela permettrait de diminuer la dette des pays dits liberaux de la valeur des intérêts de la dette et également de diriger les mouvements de capitaux vers là ou ils sont nécessaires et non plus essentiellement vers la spéculation. Il est couremment estimé que 90 à 95% des mouvements sont en direction de la spéculation.
Autrement dit, on utilise préférentiellement l’argent pour augmenter la masse monétaire. Il est impératif de corriger très rapidement les méfaits du libéralisme dérégulé mais pas n’importe comment.
Et aujourd’hui, il faut remettre en marche la machine économique réelle, c’est à dire celle des entreprises et des consommateurs.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 12 octobre 12:05, par avril
Pierrot13, je maintiens que la crise financière actuelle prend sa source dans la politique sociale sur critères ethniques du gouvernement américain. C’est tout de même bien à cause de prêts inconsidérés à des familles aux revenus insuffisants, sur la pression de l’état, que ces banques sont tombées en faillite.
La crise s’exprime d’une autre façon en France. Si la France a la pression fiscale la plus élevée des pays développés, avec des incidences fortement négatives sur l’activité économique, c’est bien à cause des ponctions énormes de l’état sur l’économie. Ponctions qui ne suffisent même pas à équilibrer le budget de l’état dont les recettes ne couvrent que 80 % des dépenses.
Avec comme résultat une dette équivalant à 65% du PIB ou 5 ans du budget de l’état. Si l’on ajoute les provisions pour les retraites du secteur public, la dette publique se monte à 1,5 année du PIB. Avec à la clé un poids énorme d’intérêts à payer dont le montant représente le deuxième budget de l’état après l’éducation nationale.
Alors si vous voulez que la machine économique réelle se remette en marche, il faudrait commencer par réduire cette ponction et ce déficit et donc commencer par réduire les dépenses de l’état avant d’imposer de nouveaux impôts comme il est d’usage depuis 30 ans. Et ce n’est pas en accueillant toute la misère du monde, en gérant de façon soviétique la santé, en entretenant une armée de fonctionnaires, double de la moyenne des pays de l’OCDE, en encourageant la paresse et décourageant l’effort… que vous y arriverez.
Quant à la dérégulation sur laquelle vous faites porter vos accusations, vous avez peut-être des intérêts personnels pour la redouter et la condamner. Pas moi car si le prix du téléphone, le prix du transport aérien,… ont considérablement baissé, nous le devons à cette dérégulation. Si France Telecom avait encore le monopole, pas de doute que l’offre Triple play (ADSL, téléphone, TV) n’existerait pas. Et que les notes de téléphone seraient encore bien lourdes pour entretenir une armée de personnes en surnombre, pas très motivées et méprisant leurs clients. Et cela n’a pas empêché France Telecom d’avoir une dette colossale. Lorsque le contribuable paie les fins de mois, pourquoi se gêner ?
Et pour la spéculation que vous dénoncez tant, j’aimerais bien savoir comment elle peut entraîner une hausse de la masse monétaire ? D’autre part, je ne vois pas en quoi les mouvements de capitaux sont condamnables. Une entreprise, par exemple, cherchera à se couvrir du risque de change en plaçant ses avoirs sur une monnaie plus stable ou sur des matières premières. Une institution ou un particulier fera de même et je ne vois pas où est le mal. Pourquoi les mouvements de capitaux vous choquent-ils tant ?
Vous écrivez : "Ce n’est pas aux banques privées de piloter la création monétaire mais aux Etats. Cela permettrait de diminuer la dette des pays dits liberaux de la valeur des intérêts de la dette…". Mais cette création monétaire pour permettre à l’état de combler ses dépenses inconsidérées, c’est de la fausse monnaie. Elle ne correspond à la création d’aucune richesse. C’est ce que fait le Zimbabwe en ce moment en faisant marcher la planche à billets ! Avec pour résultat une inflation délirante. Quand aux intérêts payés par l’état, ce ne sont pas les banques qui se les approprient mais les particuliers et les entreprises qui prêtent cet argent.
Dans tous les pays modernes, la banque centrale est devenue indépendante de l’état, justement pour éviter ces abus. Je vous fais remarquer que jusqu’au départ de Giscard en 1981, la dette de l’état est restée constante, à 20% du PIB. Malgré les deux chocs pétroliers. C’est à l’arrivée des socialistes mitterrandiens que la dette a explosé et croît toujours depuis, y compris sous le socialisme sarkozyen !
Et rappelez-vous cette phrase de Talleyrand : "Les financiers ne font bien leurs affaires que quand les états les font mal."
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 12 octobre 19:42, par PIERROT13
Avril, lorsque vous dites que la "crise" actuelle est liée à l’endettement inconsidéré des familles dont les revenus sont insuffisants, vous avez tout à fait raison, mais quel est le rapport avec les critères ethniques ?
En France elle se propage essentiellement par contamination en raison de la mondialisation des échanges économiques. Au dernières nouvelles, les banques françaises ont perdu environ 20 milliards d’euros qu’elles avaient prêté aux banques américaines, donc aucun rapport avec une pression fiscale que vous mentionnez.
Vous parlez de FT, c’est vrai que l’entreprise a mis longtemps à démarrer, mais elle l’a fait avant la privatisation et elle reste le plus fiables des opérateurs de téléphonie et internet de l’hexagone. Mais quel est le rapport avec la crise mondiale de l’économie bancaire ?
Le zimbabwe créé de l’inflation, ouio et alors ? Les banques créent des crédits qui n’ont souvent aucun rapport avec des richesses, c’est le cas de la totalité des produits financiers et de plus il est couremment estimé que 90 à 95% de la masse monétaire circulant actuellement est directement lié à la spéculation. Vous parliez de fausse monnaie ?
Vous mettez en doute la capacité d’un état à gérer l’aspect financier. Votre estimation de 2% d’augmentation de la masse financière fiduciaire est fausse puisqu’elle est au moins égale à l’inflation + la croissance. C’est à dire au moins le double en ce moment. De plus la masse financière mondiale (M3) augmente de 20% par an alors que l’inflation n’augmente que de 3 à 4 pour cent. Ce sont les Banques Centrales qui pilotent ce système pour permettre une relative stabilité des prix. Pourquoi les Etats ou Groupe d’Etats ne seraient-ilms pas capables d’instituer un 4° pouvoir (après l’exécutif, le législatif et le judiciaire) dont l’indépendance serait justement garant de la valeur de l’argent.
Vous dites que ce sont les entreprises et les particuliers qui s’approprient les intérets payes par l’Etat. C’est faux.
La valeur des impots sur le revenu payés par les français correspond à l’argent que l’Etat est obligé d’emprunter pour payer les intérêts de l’année précédente. Le déficit budgétaire étant stable depuis près de 3 0 ans, ce sont bien les intérêts de la dette qui augmentent. Les prêteurs de l’argent que la France est obligée d’emprunter tous les ans sont à 60% des étrangers, donc cet argent là ne reviendra pas dans le circuit français.
Maintenant quelques lectures fort intéressantes : Maurice Allais, (Prix Nobel Economie 1988) La réforme monétaire.
M. Allais, encore, L’impot sur le capital et la réforme monétaire.
JM Jeanneney (Fondateur de l’OFCE) : Ecvoute la France qui gronde.
Joseph Stieglitz (Prix Nobel d’Economie 2001) : Quand le capitalisme perd la tête.
Juste pour terminer. Au début de la Guerre de Sécession, en 1861, A. Lincoln a imposé le controle de l’émission et le régulation monétaire par l’Etat. Malgré la guerre, la production industrielle et agricole ont connu un développement considérable. En 1865, à sa mort, les banques ont repris le controle de la production monétaire. En moins de 10 ans, plus de 55 000 faillites avec augmentation considérable du chomage et un pouvoir d’achat chutant de moitié.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 14 octobre 22:55, par avril
Pierrot13
Quel est le rapport avec les critères ethniques ? Je l’ai expliqué dans mes messages du 10 et 11 octobre. Les banques ont dû prêter, sous peine d’accusations de racisme, non sur des critères de solvabilité des emprunteurs mais sur des critères d’appartenance ethnique. C’est-à-dire que le nombre de prêts devait être proportionnel au poids de chaque groupe ethnique dans la population.
Relisez ce que j’ai écrit pour ce qui se passe en France pour le logement dit social. A la différence des Etats-Unis où l’on rend chacun responsable de son emprunt pour acheter une maison, l’état français construit les appartements et les loue à un prix largement inférieur aux prix du marché libre ou même gratuitement. Aux frais du contribuable qui, lui, doit se loger au prix fort. D’où l’une des causes de la pression fiscale la plus élevée du monde.
Si je parle de France Telecom, c’est pour donner un exemple des effets positifs de la dérégulation que vous condamnez. Si FT avait toujours le monopole du téléphone, combien paierions-nous encore nos communications ? Quant à la fiabilité de FT, je ne vois pas en quoi elle est supérieure à celle d’autres fournisseurs d’accès Internet. Pour avoir installé l’ADSL chez pas mal d’amis, je ne vois pas de différence par exemple avec Free. Bien au contraire, FT a joué de son monopole de la boucle locale pour faire de l’obstruction vis-à-vis des concurrents lors du dégroupage.
Il ne faut pas non plus oublier que Free a été un précurseur génial en ce domaine et que FT a eu bien du mal à copier la Freebox. De plus, l’abonnement FT est largement plus cher que celui de Free qui assure en plus les appels téléphoniques gratuits vers de très nombreux pays du monde ce qui n’est pas le cas de FT. Nous avons tout à gagner de la dérégulation qui ne fait que mettre fin au monopole de certains privilégiés qui en ont largement abusé.
Je donnais le Zimbawe comme exemple caricatural de ce que donne un état irresponsable lorsqu’il a la haute main sur la création de monnaie. C’est à cela que Giscard a mis fin comme l’ont fait la plupart des pays modernes.
Mais je vous signale par ailleurs que l’état s’est toujours financé par des emprunts (bons du Trésor, bons de guerre, emprunts publics...), bien avant la mesure de Giscard et malgré le fait que l’état avait la haute main sur la création de monnaie par l’intermédiaire de la banque de France.
Je "n’estime" pas la création monétaire à 2% par an : c’est l’objectif de la BCE ! Je ne comprends pas votre suggestion de remplacer la banque centrale par un 4ème pouvoir. n’est-ce pas la banque centrale ce 4ème pouvoir, indépendant des autres pouvoirs.
Vous écrivez que le déficit budgétaire est stable depuis 30 ans. Ce déficit chronique ne date en fait que de 1981 (même avec le 2ème choc pétrolier, 1980 a été excédentaire !) soit 27 ans mais ne chipotons pas ! Ce déficit budgétaire (50 milliards € en 2007 par exemple) a très souvent dépassé pendant ces 27 ans le montant des intérêts de la dette (40 milliards € en 2007). Non, la dette publique n’augmente pas chaque année que du seul montant des intérêts. Preuve que la France vit nettement au-dessus de ses moyens et que toute nouvelle mesure sociale ne fait que creuser le déficit. Pure démagogie que les promesses des uns et des autres. Souvenons-nous à ce sujet de la ridicule "cagnotte fiscale" de Jospin.
Si l’état finançait cette dette autrement que par l’emprunt, il ne pourrait que se servir de la "planche à billets". Exemple type d’augmentation de la masse monétaire sans contrepartie de création de richesses, génératrice de l’inflation. C’est pour illustrer ce cas que j’ai cité le Zimbabwe où le taux d’inflation atteint plusieurs millions de % par an ! Seul l’emprunt auprès des entreprises et du public évite cette inflation mais cela a un coût. Et vous pouvez bien dire que c’est faux mais ce sont bien les prêteurs qui touchent les intérêts de ces emprunts.
Je sais bien qu’ils sont majoritairement étrangers, je n’ai jamais dit le contraire ! Cela prouve en passant que les Français n’ont plus les moyens financiers de prêter assez d’argent à l’état. Résultat d’une pression fiscale insensée qui décourage travail et épargne. Comment se fait-il que l’Irlande, avec un taux d’imposition très faible et une dette négligeable assure un niveau de vie très supérieur au nôtre ?
A propos de Lincoln, je le répète, les banques commerciales n’ont pas le contrôle de la production monétaire qui est sous la responsabilité de la banque centrale.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 15 octobre 01:27, par Bastien GentilDites donc. Pourquoi vous n’écrivez pas un article sur ce thème ? Postez-le en haut à droite !
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 15 octobre 15:13, par PIERROT13
Avril, Je suis très surpris de votre insistance à vouloir trouver dans les critères ethniques des raisons à cette fameuse crise. Sauf à estimer que l’origine étrangère suppose un futur délit.
Je ne vois pas ce qu’il pourrait y avoir de choquant à demander aux établissements bancaires d’établir des créations monétaires à des personnes solvables (au moment de la demande).
L’origine de cette fameuse crise vient dans la fragilité d’un système bancaire tendu à l’extrème par une création monétaire sous forme de crédit complètement déconnectée du système économique. C’est pour imager, le serpent qui se mord la queue. La totalité des crédits dits de "subprime" ne représente que 7% de la masse des crédits consentis aux EU. Ce n’est pas l’insolvabilité des emprunteurs qui est en cause mais bien la fragilité des prêteurs. Ce système de prêts indexés existe en France depuis le début des années 70 et n’a posé que peu de problèmes jusqu’à une période récente en raison de la montée des taux d’intérets.
Passons sur FT qui n’a toujours aucun rapport avec les origines de la crise.
C’est vrai que l’Etat, jusqu’en 1973 avait la haute main sur la création monétaire et c’était sa responsabilité. Le problème, c’est que depuis 1973, il a l’obligation de faire appel à des investisseurs externes et depuis 1976, ces appels sont obligatoirement porteurs de rémunération.
Pour répondre à vos avancées sur les dettes de l’Etat, en 1979 les dettes de la France s’élevaient hors intérets à 229.15 milliards d’euros (valeur 2006) et en 2006, cette même dette s’élevait hors intérets toujours à 228.7 milliards d’euros. La dette de la France qui se montait en 2006 à 1142 milliards d’euros est bien due quoique vous puissiez en dire à l’impossibilité de l’Etat de créer sa propre monnaie et ses propres investissements. Pour compléter le tableau, depuis 1994, les seuls budgets qui ont présenté un déficit dépassant les 50 milliards d’euros ont été établis par des gouvernements de droite.
Vous précisez que si l’Etat français devait financer ses investissements autrement que par l’emprunt, cela reviendrait à faire fonctionner la planche à billets. Quelle différence avec un emprunt fait à des taux de l’ordre de 8 à 10%. Sachant que si l’Etat avait la maîtrise de la création monétaire, celle-ci serait pour les investissements nationaux hors intérets.
Le rôle d’une Banque Centrale est de stabiliser la valeur de la monnaie. Ses moyens ne sont que de deux ordres.
Le premier sur la quantité d’éléments de monnaie fiduciaire (billets) et pour cela elle injecte dans les circuits de distribution monétaire des montants correspondant à la somme constatée de l’inflation et de la croissance.
Le deuxième est la fixation des taux d’intérets des prets interbancaires qui vont jouer sur le montant des taux de prêts aux "consommateurs".
L’origine des fonds de la BCE vient de tous les pays adhérents à l’Euro, ils ont été intégralement libérés et au prorata de la "valeur économique" de chaque pays. La loi européenne interdit à la BCE d’accorder un crédit à un Etat ou à un de ses représentants (administrations...). La seule et unique responsabilité des BC est de maintenir (autant que faire se peut) la valeur de la monnaie.
La monnaie, qui est un bien commun, est donc bien privatisée aux mains du système bancaire ou de gros investisseurs privés.
Pour terminer, il faudrait quand même rappeler que en 1988, les accords de Bâle II ont entériné la valeur de 8% comme fonds propres pour les banques. C’est à dire que la Banque doit posséder 1 UC (unité de compte de la monnaie nationale) pour pouvoir prêter jusqu’à 12 UC. Aujourd’hui, le système bancaire est à 1 UC pour 37/40 UC soit guère plus de 2%.
Vous parliez de la planche à billets du Zimbabwé, je parlais de spéculation et des système complètement dérégulé et affolé.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 17 octobre 00:21, par avril
Pierrot13, il faudrait que vous lisiez plus attentivement ce que j’écris et que vous soyez plus clair dans vos propos.
Vous écrivez : "Je suis très surpris de votre insistance à vouloir trouver dans les critères ethniques des raisons à cette fameuse crise." Si vous aviez bien lu la première fois, je n’aurais pas eu besoin "d’insister" ! Ce n’est évidemment pas moi qui "trouve des raisons dans les critères ethniques", ce sont simplement les faits qui sont à l’origine de la crise. Ces prêts ont été accordés à des personnes ne pouvant faire un emprunt classique en passant par le circuit bancaire normal et ces personnes font majoritairement partie de la population noire et hispanique. Et je le répète, si les banques ont accepté d’accorder ces prêts, c’est uniquement parce qu’elles étaient cautionnées par des organismes semi-publics qui obéissaient aux injonctions du gouvernement de respecter la répartition ethnique de la population hors de toute considération de solvabilité.
Vous écrivez : " Je ne vois pas ce qu’il pourrait y avoir de choquant à demander aux établissements bancaires d’établir des créations monétaires à des personnes solvables au moment de la demande". En accordant des prêts très importants à taux variable, sans apport personnel, il faut être d’une rare inconscience pour croire que les personnes concernées vont pouvoir faire face au moindre relèvement des taux. Ce n’est pas un hasard si ces personnes n’ont pas pu obtenir des prêts ordinaires. Le résultat est que ces personnes se retrouvent à la rue.
Vous écrivez : "La totalité des crédits dits de "subprime" ne représente que 7% de la masse des crédits consentis aux EU. Ce n’est pas l’insolvabilité des emprunteurs qui est en cause mais bien la fragilité des prêteurs." Mais enfin, ces 7 % représentent des sommes colossales qui sont très largement supérieures aux capacités financières des banques si elles ne sont pas remboursées. Et si ces emprunteurs ne peuvent pas rembourser et que les organismes publics censés les couvrir ne peuvent plus le faire, les banques sont en faillite. Pas besoin d’aller chercher la masse monétaire pour cela. Je ne comprends pas votre logique.
Dans le cas de la France, les banques n’ont pas été concernées par ces types de prêts à des emprunteurs insolvables. L’état ne les a pas obligées à accorder des prêts à des personnes insolvables. Pour demander un prêt à une banque, il faut que les remboursements ne dépassent pas le tiers des revenus. Si la Société générale a été ruinée, c’est parce que, banque nationalisée, elle a dû subir les caprices de l’état mitterrandien.
Pour FT, faut-il vous rappeler une nouvelle fois que je donnais cet exemple pour démontrer les effets bénéfiques de la dérégulation ?
Pour la dette publique, je mets dans le même sac les gouvernements de la gauche socialiste et de la gauche chiraquienne. Car personne n’a encore pu m’expliquer en quoi l’on pouvait qualifier de droite les gouvernements Chirac. Et pourquoi commencez-vous en 1994 pour les forts déficits ?
Vous écrivez : "La dette de la France qui se montait en 2006 à 1142 milliards d’euros est bien due quoique vous puissiez en dire à l’impossibilité de l’Etat de créer sa propre monnaie et ses propres investissements." Ses propres investissements ??? Mais comment pouvez-vous écrire que l’état devrait créer sa propre monnaie ? C’est insensé. Vous faites du pur Mugabe !!! Jusqu’en 1981, la France a maintenu sa dette à moins de 20 % du PIB, tout en payant les intérêts de cette dette. Et ces intérêts étaient versés aux détenteurs de bons du Trésor ou d’emprunts publics d’état. C’est bien à partir de 1981, par une politique insensée, que la descente aux enfers a commencé. Si vous disiez vrai, pourquoi la croissance vertigineuse de la dette n’a-t-elle pas commencé dès 1973 ?
Faut-il rappeler que l’état ne fait que redistribuer les sommes qu’il prélève sur l’économie ? S’il dépense plus qu’il ne gagne, la seule et unique possibilité, hors augmentation des impôts, est l’emprunt.
La différence entre la planche à billets et les emprunts d’état est que dans le premier cas vous créez de la fausse monnaie puisque aucune richesse n’est créée en contrepartie (ce que vous reprochez tant aux Etats-Unis) alors que dans le deuxième cas, il n’y a pas création de monnaie mais contrat entre l’état et le prêteur qui accepte de différer sa jouissance des sommes qu’il prête et dont les intérêts en représentent la contrepartie. Les sommes prêtées correspondent à de la richesse à la différence de la planche à billets.
Vous écrivez : " La monnaie, qui est un bien commun, est donc bien privatisée aux mains du système bancaire ou de gros investisseurs privés." J’aimerais bien que vous expliquiez cette phrase. En quoi la monnaie est-elle privatisée ? Qu’entendez-vous ici par système bancaire ? Qui sont ces "gros investisseurs privés" et comment ont-ils la main sur le système bancaire ?
Et pour finir qu’entendez-vous par "spéculation" ? Qui spécule et pourquoi ?
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 16 octobre 10:20, par P.-Y. D.
Affirmer que l’ouverture des frontières au commerce international — donc la dérégulation — contribue à la croissance intérieure est une des grandes tromperies intellectuelles du (néo) libéralisme. La cause de la paupérisation de certaines catégories sociales n’est pas non plus là où vous le pensez. Lisez ce que dit le chercheur Jean Bayard dans son introduction à sa théorie sur la monnaie et l’économie :
On ne parle que de commerce international et de conquêtes de marchés à l’étranger, sans jamais parler des conséquences de l’importation sur l’économie intérieure. Personne ne semble connaître l’existence d’une loi fondamentale en matière d’échanges internationaux : il n’y a pas d’exportateur dans un pays sans un importateur dans un autre pays, ce qui veut dire qu’au niveau de la planète les exportations sont égales par définition aux importations. On peut en déduire sans risque d’erreur qu’il n’y a pas d’autre croissance qu’intérieure.
Les statistiques, qui sont à la disposition de tout un chacun, montrent que sur 35 ans le développement du commerce international s’est traduit, dans tous les pays de l’OCDE sans exception, par une hausse considérable (du simple au double, voire au triple) de la part des exportations et de celle des importations dans leur PIB, sans que pour autant le solde de ces échanges n’ait dépassé, en plus ou en moins, plus de 3% dans la majorité des cas sur toute la période. Seulement voilà, pour le savoir, il faudrait extraire des statistiques d’autres informations que celles qui ne gênent personne ou qui flattent les courants de la pensée à la mode
La compétitivité, fille naturelle de la concurrence, excitée au plus haut point par le libre-échange, est devenue en période de ralentissement économique une espèce de machine infernale à produire soit du chômage (Europe) soit des salaires de misère (USA), soit les deux à la fois, mais conduisant de toute façon à des pertes massives de pouvoir d’achat, surtout parmi les populations laborieuses. C’est la politique sociale de l’emploi, dirigiste en Europe et libérale aux Etats-Unis, qui fait la différence.
L’argument largement employé pour faire admettre les bienfaits du libre-échange consiste à dire que les premiers bénéficiaires des baisses de prix sont les consommateurs. Mais ce que l’on oublie de dire, c’est que les prix faisant les revenus puisque le produit national est égal au revenu national, les baisses de prix conséquence de la concurrence entraînent mécaniquement des baisses de revenus. Mais, pas pour tout le monde !
C’est qu’en effet, les hommes politiques, les chefs d’entreprise et d’une manière générale tous ceux qui ont le pouvoir de fixer les prix et ceux qui les servent ne sont évidemment pas concernés par la baisse des revenus puisqu’ils sont les premiers à se servir. Ceux-là et ceux-là seulement gagnent sur les deux tableaux ! Leur pouvoir d’achat s’améliore à la fois par la hausse de leur revenu et par la baisse de leurs dépenses.
Il n’est donc pas surprenant de constater que ce sont les plus nombreux qui sont les plus touchés, c’est-à-dire les revenus les moins élevés, ceux des masses laborieuses, ce qui explique largement le creusement du fossé qui sépare à nouveau les riches et les pauvres.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 19 octobre 01:12, par avril
P.-Y. D.
Il n’y a pas que l’ouverture des frontières qui puisse permettre d’améliorer notre niveau de vie. La fin de certains monopoles dans notre pays a permis une grande amélioration du service fourni, en qualité et en coût. J’ai déjà cité le cas de la libéralisation des télécommunications. Sans l’ouverture de ce marché à la concurrence, le prix du téléphone serait resté prohibitif pour tous. La présence de la concurrence (Free) a imposé le téléphone gratuit, non seulement en France mais pour les communications avec de nombreux pays du monde, pour un abonnement bas. Sans l’esprit collectiviste des Français qui acceptent de payer le double pour un service équivalent, Orange n’aurait pas la moitié du marché de l’ADSL. Et Orange a suivi la concurrence alors que ses énormes moyens humains et financiers auraient dû lui permettre d’être le promoteur dans ce domaine. On ne change pas du jour au lendemain la culture d’une entreprise habituée au monopole et bridée par des syndicats bornés.
Mais on pourrait citer aussi Air France dont on voit les tarifs sur des lignes sans concurrence et celles avec concurrence. On le voit aussi dans le domaine de la santé lorsque l’on compare les tarifs du secteur public et ceux du secteur privé pour une même opération chirurgicale. Sans concurrence, le secteur public vit sur l’argent des contribuables, assuré qu’il est du lendemain avec ses emplois garantis à vie et de la survie de l’entreprise quoi qu’il arrive.
Et sans l’ouverture des frontières, dont je sais bien que les conséquences sur la vie de beaucoup sont douloureuses, aurions-nous tous ces moyens modernes à notre disposition ? Le niveau de vie ne s’exprime pas que par des chiffres.
Au sujet de cet économiste dont vous citez l’article, ses propos ont une certaine teinture marxiste. Un exemple : "C’est qu’en effet, les hommes politiques, les chefs d’entreprise et d’une manière générale tous ceux qui ont le pouvoir de fixer les prix et ceux qui les servent ne sont évidemment pas concernés par la baisse des revenus puisqu’ils sont les premiers à se servir."
Je ne savais pas que c’était les hommes politiques et les chefs d’entreprise qui fixaient les prix ! Je croyais que c’était le marché. Il n’y a que dans le secteur public que l’état fixe les prix selon sa convenance puisqu’il détient le monopole.
"Si l’on veut réellement régler, enfin et une fois pour toutes, le douloureux problème du chômage et de la misère humaine, il est capital de se débarrasser des dogmes monétaires et des tabous qui concernent la monnaie de toutes parts, et urgent de remplacer le libre-échange, facteur de paralysie de l’économie, par la libre concertation des échanges entre les pays,…"
Que veut dire "libre concertation des échanges entre les pays" ? Quelle différence avec le libre-échange ? Un exemple : comme nous avons un besoin vital de pétrole, il faut pouvoir vendre sur le marché mondial des produits à des prix inférieurs à la concurrence ou des produits dont nous avons le monopole. Or le temps n’est plus où les seuls producteurs se situaient dans le monde occidental. Il faut bien affronter aujourd’hui la concurrence des pays émergents. Et c’est bien parce que la concurrence internationale s’est considérablement développée que les temps sont de plus en plus durs pour les pays occidentaux avec leur train de vie coûteux. Il faut pourtant bien continuer à financer nos achats de biens et services que nous ne produisons pas.
"Les statistiques, qui sont à la disposition de tout un chacun, montrent que sur 35 ans le développement du commerce international s’est traduit, dans tous les pays de l’OCDE sans exception, par une hausse considérable (du simple au double, voire au triple) de la part des exportations et de celle des importations dans leur PIB, sans que pour autant le solde de ces échanges n’ait dépassé, en plus ou en moins, plus de 3% dans la majorité des cas sur toute la période. Seulement voilà, pour le savoir, il faudrait extraire des statistiques d’autres informations que celles qui ne gênent personne ou qui flattent les courants de la pensée à la mode."
Je croyais naïvement que chaque pays devait impérativement équilibrer sa balance commerciale. Ne serait-ce pas cela l’explication de la faible fluctuation des échanges autour de l’équilibre ? La dernière phrase mériterait un mode d’emploi car que sont ces "informations qui flattent les courants de pensée à la mode" ?
Mais il est un point dont ne parle pas l’auteur et qui pourtant joue un grand rôle dans les équilibres commerciaux entre états : la parité entre monnaies. Comme cela a été le cas pour le Japon à partir de 1985 avec la hausse du yen. Pourquoi la monnaie chinoise garde-t-elle une parité trop faible qui lui permet de détruire les industries des pays occidentaux ?
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 19 octobre 02:50, par Bastien Gentilj’avais trouvé un article qui expliquait bien comment la possibilité de spéculer sur les monnaies avait survitaminé les jeux de cavalerie. Je vais essayer de le retrouver et de le poster.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 19 octobre 10:05, par PIERROT13Un exemple, le trafic des piastres pendant la guerre d’indochine ou encore l’achat de devises à date fixe pour paiment ultérieur.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 19 octobre 14:38, par PIERROT13
En ce qui concerne la libéralisation des télécommunications, vous semblez oublier que le FAI que vous citez n’existait même pas en 1979 quand France Telecom a créé en France le réseau transpac qui était alors le précurseur de ce qui est devenu l’ADSL. Et FT n’était pas en retard sur les autres pays avancés et loin de là. Ce réseau ne s’adressait qu’aux entreprises, l’interconnection des particuliers n’était alors d’aucune utilité en raison du très faible équipement informatique des familles.
Dans le domaine des équipements individuels, le minitel, 1° base de données accessible grand public au monde, a été une formidable avancée, même si aujourd’hui, cet appareil nous semble désuet. Une invention France Télécoms.
La présence de concurrence a peut-être stimulé l’abaissement des coûts mais surement pas les avancées technologiques.
Et à ce jour, si vous pouvez communiquer, c’est bien grace, de toute manière, à l’argent public qui a permis le maillage des réseaux tels que nous le connaissons aujourd’hui.
Un effet d’aubaine, en quelque sorte.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 19 octobre 18:28, par Bastien GentilEt sur cet air, on peut rappeler qu’arpanet a été développé par les militaires, c’est-à-dire sur des fonds publics...
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 19 octobre 19:20, par PIERROT13
Non, Bastien. Ce n’était pas du tout mon propos. Celui-ci était de répondre aux détracteurs systématiques de tout ce qui peut avoir été conçu et mis en place par la collectivité et qui a d’ailleurs été repris ensuite par des intérêts privés.
Quoique le réseau arpanet soit à l’origine des réseaux internet et créé pour un usage militaire. Ce système est à l’origine un réseau américain.
Je parlais du réseau transpac, réseau français initié par FT en 1979 et qui ne sera remplacé par l’adsl que bien plus tard, la norme datant de 1999. Pour la petite histoire, transpac n’a été intégré qu’en 2006 dans FT.
L’abaissement du cout des télécommunications n’est du qu’à l’évolution technologique et non pas à la concurrence.
La situation actuelle des réseaux de télécom est très proche de celle qu’elle était avant l’ouverture des offres. Beaucoup de marques mais au total très peu de groupes financiers de fournisseurs.
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 19 octobre 19:55, par Bastien GentilJe comprends bien, mais c’était juste pour montrer qu’Internet aussi est issu d’un effort public important.
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Comment expliquer simplement la crise financière ?
10 octobre 23:06, par PeretzRien à dire de plus. Les diagnostics sur la crise se rejoignent. Nous sommes tous, sinon coupables, au moins presque tous responsables, nous qui nous déchargeons de nos responsabilités citoyennes sur des “ représentants ” théoriquement susceptibles de travailler pour notre bien commun. Nous qui ne prenons pas la peine de les surveiller de près, nous qui sitôt qu’ils sont élus, suivons leurs parcours comme lors d’un match pour savoir qui sera le meilleur. Et s’ils ne sont pas comme on voudrait, les “ politiques" qui nous gouvernent, on se lamente en disant : tous pourris ! Alors qu’ils ne font que rechercher le pouvoir et la réussite comme tout le monde. Il est vrai que généralement nous n’avons pas que ça à faire. Quand 55% des Français ont dit "NON" au TCE, ceux qui ont dit OUI l’ont regretté en pensant qu’on loupait l’Europe : ils n’avaient pas bien lu les 4 articles qui ont libéralisé les marchés financiers sans retenue (je peux en donner les textes) : et voilà le résultat. Ils sont d’ailleurs encore en vigueur puisque le traité de Lisbonne a été ratifié. Donc, après la crise, ça recommencera malgré les "régulations" promises qui n’auront d’efficacité qu’un moment.(www.voixcitoyennes.fr) -
Comment expliquer simplement la crise financière ?
12 octobre 19:30, par De La Mata jeanpaulComment expliquer la crise financière ?
Rien n’est plus facile : " il suffit de comparer l’opinion d’Avril qui dit que la crise prend sa source dans la politique sociale sur des critères ethniques du gouvernement Américain, en accordant des prêts inconsidérés à des familles aux revenus insuffisants amenant la faillite des banques...et en France, dénonce les dépenses scandaleuses de l’état en particulier depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes mitterandiens "
oû :
" l’opinion de Pierrot13 qui lui affirme que la crise financière n’a aucun rapport avec les politiques sociales des états et stigmatise l’abandon de création monétaire de l’état au profit d’intérêt particulier "
Qui est à côté de la plaque ?
Au fait pourquoi cette soi-disante crise n’empêche pas le simple quidam que je suis( et les autres ) d’acheter ce qu’il veut , de partir en week-end ou en vacance, de continuer à vivre sans s’en faire , etc...ne m’avait’il pas semblé qu’en 29 il y avait des millions de gens à travers le monde qui crevaient de faim ?
Curieux la comparaison que nous font tout ces intellectuels et hommes politiques, non ?
Ne me dites quand même pas que cela va arriver un jour ?
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 14 octobre 13:54, par Le bisounours armé
Nous avons maintenant une certitude : c’est bien la brésilienne qui est à côté de la plaque !
Elle qui se vante de pouvoir prendre des vacances, acheter ce qu’elle veut et continuer à ne pas s’en faire (ah, la béatitude exaltante des simples d’esprits !)
Pierrot13 a mis le doigt là où ça fait mal et, évidemment, ça ne plaît pas du tout à notre "troll-team" du MNR qui ne s’est toujours pas remise de l’élection de Mitterrand. Faudra vous faire une raison les minettes, c’était y’a plus de 25 ans et ça fait bientôt 13 ans qu’il est mort. Ça sent la fixette, votre rengaine stérile !
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 14 octobre 17:06, par De La Mata jeanpaul
Et de continuer à jouer au foot... dernièrement contre l’équipe loisir " des Brésiliens de Paris", qui n’en revenaient pas de voir la crise que traversent les intellectuels et les politiques du moment, en particulier sur les forums d’internet et qui m’ont donné la recette pour les calmer : " arrêtez le viagra...prenez du Lévitra, et quand vous aurez atteint le niveau qui sied à tout homme, continuez la cure avec du Cialis, vous retrouverez enfin votre virilité d’homme, sachant qu’au Brésil tout footeux considère un intellectuel comme un demi-homme...contrairement aux intellectuels Français qui règlent leurs comptes , "sans se voir", par l’intermédiaire des forums d’internet et qui sont en admiration devant l’homoxexualité masculine en particulier...la preuve : " ils n’arrêtent pas d’en parler dans leurs messages...peut-être un signe d’homosexualité refoulée ?
Qu’ils prennent exemple sur la crise financière ...pour l’instant ils n’ont toujours pas trouvé de solutions ...ils sont en plein dedans, et apparemment pour longtemps !
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 14 octobre 20:35, par AnonymeMais la bourse est remontée mon vieux. Vous n’y croyez donc pas ? :-)
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Comment expliquer simplement la crise financière ? 14 octobre 15:40, par Anonyme
Ben si, ça va peut être arriver dans pas trop longtemps. Enfin ça n’est sans doute pas dans votre budget voyage qu’on va taper, mais plutôt dans le budget de la sécu, etc.
Avec un peu de chance, je vous parie que ce sera l’occasion de supprimer tout un tas de services publics... forcément maintenant qu’il faut payer les banques.
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Autres explications
16 octobre 07:37, par DenisD’autres explications sur le blog de Voie Militante.Voir en ligne : Aux origines de la crise financière !
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Autres explications 16 octobre 09:03, par AnonymeJe préfère l’explication de Raphael quand même :-)
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