Propriété intellectuelle : 13 articles



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Dans son acception courante, la propriété intellectuelle recouvre l’obtention d’un monopole temporaire sur des droits d’utilisation d’une œuvre de l’esprit : invention, solution technique, œuvre littéraire ou artistique, marque, dessins et modèles industriels, logiciels, circuits intégrés, etc.

L’expression apparaît en 1967 avec la création de l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et n’est devenu courante que depuis quelques années[1].

Les notions et les solutions de droit positif qui sont adoptées sont très variables selon les époques, les lieux, et les types d’œuvre concernés.

Sommaire

Un terme général pour des concepts juridiques différents

Les concepts rattachés au terme propriété intellectuelle, aussi hétérogènes soient-ils, sont tout de fois de manière général accordés dans l’intention de favoriser l’émergence de nombreuses nouvelles conceptions et de permettre la rétribution de leurs concepteurs. Cependant de nouvelles conceptions reposant de manière quasi systématique sur tout où parti de conceptions antérieurs, ces monopoles peuvent entraîner l’effet inverse de celui désiré, bloquant l’innovation et forçant les concepteurs à payer des rentes pour exploiter leurs conceptions.

Les multiples lois qui sont regroupé sous le terme de propriété intellectuelle appliquent à des régimes juridiques différents des œuvres de l’esprit considérées de natures différentes, ces natures et régimes étant eux mêmes fonctions de chaque juridiction locale. Bien que la convention de Berne garantisse à chaque auteur l’obtention d’un monopole internationale sur les œuvres littéraires ou artistiques qu’ils conçoivent, c’est toujours la juridiction locale en vigueur qui s’applique.

On inclut généralement sous l’expression "propriété intellectuelle" deux branches principales : la propriété industrielle et la propriété littéraire et artistique.

Propriété industrielle et propriété littéraire et artistique sont régies par les principes généraux du droit de la propriété tels qu’édictés par les codes civils et par les textes particuliers qui leur sont applicables telles que les dispositions législatives contenues dans le code de la propriété intellectuelle. [réf. nécessaire]

Il faut signaler que les dessins et modèles industriels ont un statut hybride en droit français, entre propriété industrielle et propriété littéraire et artistique. Ce statut est en cours de généralisation dans l’Union européenne

À noter que le terme de propriété intellectuelle est présent dans le droit français (voir le Code de la propriété intellectuelle). Il est un calque direct de l’anglais, intellectual property[réf. souhaitée].

Histoire

En Europe

Une des premières formes de monopole conceptuel ainsi accordé remonte au VIe sc. av. J.-C. avec la loi de Sybaris, une cité de la Grande Grèce (Italie du Sud). Cette loi portait sur l’invention de recettes de cuisine. Celui qui détenait une telle recette devait la faire connaître au public (divulgation) en contrepartie d’un monopole (brevet) sur celle-ci, pour une durée limitée[réf. nécessaire].

Le premier brevet industriel a été attribué en 1421 à l’architecte et ingénieur italien Filippo Brunelleschi, pour une invention dans le domaine de la manutention de marchandises destinées au transport par bateau[réf. souhaitée].

Le Parta Venezia marque en 1474 la première véritable apparition du droit de la propriété intellectuelle au sens moderne en matière de brevet d’invention[réf. souhaitée].

C’est véritablement avec l’avènement du libéralisme et du machinisme au Royaume-Uni que vont naître les premières législations en matière de copyright et de brevet aux XVIIe et XVIIIe siècles[réf. souhaitée]. À la même époque, on voit aussi se développer le débat en France.

Dans la France de l’Ancien Régime, l’auteur obtenait sous forme d’un « privilège » royal un monopole d’exploitation, qui pouvait couvrir aussi bien une invention qu’une création artistique[réf. souhaitée].

Avec la Révolution, les auteurs dramatiques (parfois eux-mêmes engagés dans la politique) obtiennent une formalisation de ce droit par deux lois successives (une datant de 1791 et la seconde de 1793). Cependant, ces textes restent en dehors du Code civil français[réf. souhaitée].

Aux États-Unis

Aux États-Unis, les origines de la propriété intellectuelle remontent à Thomas Jefferson, qui participa à l’établissement du bureau américain des brevets (US Patent and Trademark Office, USPTO). Il défendit une vision restrictive de la notion de brevet, en s’opposant notamment au brevetage des idées.

Plus tard, Herman Hollerith, qui avait travaillé sur le recensement américain de 1880 "à la main", fut employé au bureau américain des brevets. C’est là qu’il inventa la fameuse carte perforée qui porte son nom, la carte Hollerith. Il appliqua le principe de la carte perforée à l’automatisation du recensement américain de 1890, première application d’envergure des techniques mécanographiques.

La société Dehomag versa des redevances (royalties) pour l’utilisation de telles cartes perforées à partir de 1934.

Fondements

Le droit de la propriété intellectuelle est justifié par la volonté de favoriser le progrès technologique et l’émergence d’œuvres nouvelles. Or, la création est cumulative. Une nouvelle technologie n’est possible que grâce aux innovations qui l’ont précédée, une œuvre d’art est liée aux autres œuvres ayant influencé son créateur, une découverte scientifique s’appuie sur les découvertes précédentes. Selon les termes de Newton : If I have seen further [than certain other men] it is by standing upon the shoulders of giants (« Si j’ai pu voir plus loin [que d’autres hommes], c’est en me tenant sur les épaules de géants ».

Protéger les œuvres de l’esprit peut avoir des effets contradictoires :

  • stimuler la recherche, en garantissant au chercheur que le fruit de son travail lui reviendra, car quiconque voudra en profiter lui devra quelque chose
  • accélérer et spécialiser les recherches, car seul le premier à déposer une invention pourra se faire reconnaitre sa propriété intellectuelle ; il est donc essentiel de travailler le plus vite possible, et de le faire dans un domaine où le risque de se faire dépasser par un concurrent est aussi faible que possible ;
  • ralentir la recherche, en permettant au détenteur d’une découverte d’empêcher un autre de la pousser plus loin sans sa permission ;
  • obliger à diversifier les voies de recherche, lorsqu’un concurrent bloque déjà une voie plus évidente, ce qui est plus couteux mais peut ouvrir de nouvelles pistes
  • consommer des ressources communes pour identifier les découvertes qui méritent la protection de celles qui ne la méritent pas, éventuellement pour déterminer à quel type ou degré de propriété ou niveau de rémunération elles donnent droit, en fonction de l’importance de leur création, puis pour faire respecter la propriété.

Le droit de la propriété intellectuelle est donc fondé en pratique sur un arbitrage entre l’incitation à créer des innovateurs actuels et la préservation des capacités à utiliser cette création par les créateurs futurs. Cet arbitrage est éminemment politique, et la façon dont les droits de propriétés intellectuels, actuels ou espérés, sont répartis entre les agents politiques, aura un impact direct sur les législations adoptées et la façon dont elles seront appliquées en réalité. Très concrètement, on observe une forte demande de protection de la part des détenteurs (e.g. pays développés, artistes au sein de ces pays) et une demande de faible protection de la part des tributaires (e.g. pays en voie de développement, consommateurs de culture)

Modalités

Dans les modalités du droit de la propriété intellectuelle, il faut distinguer trois domaines essentiels : le brevet, le copyright et le droit d’auteur.

Le brevet

Article détaillé : Brevet.

Principe

Le brevet est un titre de propriété industrielle qui confère à son titulaire un droit exclusif d’exploitation sur l’invention brevetée, durant une durée limitée et sur un territoire déterminé. En contrepartie, l’invention doit être divulguée au public. Le but du brevet est d’éviter le recours au secret industriel : l’innovateur garde alors le secret absolu de son innovation (la formule exacte du Coca-Cola par exemple) et dispose d’un monopole aussi longtemps qu’un concurrent n’aboutit pas à la même innovation. Par rapport au secret industriel, le brevet permet donc au demandeur de se protéger contre la réalisation de la même découverte par une autre personne en échange de la divulgation immédiate de la découverte.

Le brevet représente donc un mode d’arbitrage : la rente de monopole temporaire accordée à l’inventeur lui fournit les incitations nécessaires à l’innovation, tandis que l’obligation de divulgation préserve la capacité des autres innovateurs à tirer rapidement parti de l’innovation brevetée. Les termes essentiels du brevets sont alors sa durée, son extension (à partir de quel moment une innovation proche est-elle une autre innovation) et sa profondeur (quels sont les droits du détenteurs du brevet sur les innovations dérivées de la sienne).

Critères juridiques

La durée, l’extension et la profondeur sont des caractéristiques normatives, décidées par le législateur. En droit, l’attention se porte plutôt sur les conditions d’obtention et d’exercice d’un brevet. Tout d’abord, le brevet protège un procédé de fabrication, et pas une simple idée. Le demandeur doit donc être capable de présenter un véritable procédé de fabrication d’un bien pour fonder sa demande. Monsieur le Professeur Henri Desbois popularisa la maxime « Les idées par essence et par destination sont de libre parcours » Le procédé doit ensuite respecter trois critères essentiels :

  1. La nouveauté : le procédé ne doit pas avoir été antérieurement porté à la connaissance du public par quelque moyen que ce soit ;
  2. L’inventivité : le procédé ne doit pas paraître évident ou connu par rapport à l’état de la technique pour une personne compétente dans le domaine considéré ;
  3. L’applicabilité : le procédé doit pouvoir faire l’objet d’une application industrielle, ce qui exclut l’artisanat ou les œuvres d’art. Ce critère, essentiel à la délivrance d’un brevet en Europe, n’est pas pertinent en droit américain.

Le demandeur doit également fournir une description détaillée du brevet, permettant à toute personne compétente dans le domaine considéré de reproduire le procédé breveté.

Le brevet s’accompagne également d’une obligation d’exploitation. Si le détenteur d’un brevet ne l’exploite pas lui-même dans un délai raisonnable, une entreprise peut demander à exploiter le brevet en versant une licence appropriée au détenteur du brevet, suivant un mécanisme de licence obligatoire.

Le dépôt du brevet passe le plus souvent par le paiement à l’office compétent d’une somme dépendant de l’étendue géographique de la protection.

Dérives

La contestation d’un brevet est une procédure longue et coûteuse. Les dernières années ont vu se multiplier les cas de petites entreprises renonçant à de telles contestations, et acceptant de payer des licences à des entreprises plus importantes ou renonçant au paiement d’une licence de la part de ces entreprises. Parallèlement, de grandes entreprises ont constitué un vaste portefeuille de brevets de validité douteuse, et menacent de se servir de ces brevets pour décourager les entreprises concurrentes d’innover, celles-ci ne sachant pas si elles enfreignent potentiellement un de ces brevets.

Face au nombre des cas en Europe et aux États-Unis, les gouvernements ont demandé à plusieurs reprises aux autorités délivrant les brevets d’appliquer plus strictement les critères de brevetabilité, en particulier le critère d’originalité ainsi que l’obligation de description précise. Or, les revenus des offices des brevets viennent en partie des demandes de brevet déposées, créant un conflit d’intérêt qui les pousse à accepter des demandes douteuses. Ainsi, la Commission européenne et le gouvernement des États-Unis étudient la possibilité d’imposer à leurs offices des brevets des pénalités lorsqu’un brevet est invalidé.

Du fait de la qualité ainsi jugée douteuse de certains brevets, il est important que ceux-ci soient traduits dans les langues nationales pour que les PME locales attaquées par une grande entreprise multinationale sur la base de brevets puissent aisément contester ceux-ci en justice.

De manière général les droits regroupés sous le terme de propriété intellectuelle sont régulièrement invoqués pour intenté des procès réclament compensation d’un préjudice lié à un acte de concurrence déloyale ou de contrefaçon portant sur l’exploitation d’une marque, d’un brevet, d’un dessin ou modèle ou encore d’une base de données.

Le copyright

Article détaillé : Copyright.

Le copyright couvre la partie patrimoniale du droit d’un auteur sur les créations de son esprit. Au niveau international, elle est régie par la Convention de Berne qui stipule qu’est ainsi protégée l’expression d’une œuvre originale de l’esprit. Les droits moraux de l’auteur sont du domaine du droit d’auteur. Il s’applique donc aux œuvres d’art, à certains designs ainsi qu’aux logiciels.

Contrairement au brevet, le copyright ne protège que l’expression d’une idée. Ainsi, une personne qui rédigerait Le Petit Prince sans avoir eu connaissance de l’œuvre de Saint-Exupéry n’enfreindrait pas le copyright. Si ce cas (envisagé par Borgès) est purement hypothétique, le problème devient effectif dans le domaine des logiciels. Ainsi, un algorithme n’est à l’heure actuelle pas brevetable en soi. En revanche, un logiciel implémentant cet algorithme est soumis au copyright, mais celui-ci ne protège pas son auteur contre l’écriture par une autre personne du même programme si cette personne n’avait connaissance que de l’algorithme de départ, ce qu’elle pourra toujours prétendre. Cette difficulté est à la source du débat sur le brevet logiciel.

De même, le copyright est un droit attaché à l’œuvre du simple fait de son existence. Il n’est ainsi pas soumis à déclaration ou à divulgation.

Le copyright donne à l’auteur le choix exclusif des modalités de publications, reproduction, adaptation et traduction de ses œuvres pour un temps donné. Son rôle fondamental est en effet de permettre à l’auteur de gagner une rémunération proportionnelle à la qualité de son travail en le protégeant du piratage, la copie non autorisée de ses œuvres. Le raisonnement qui le fonde est le suivant : supposons, pour simplifier, qu’un auteur imprime à ses frais son livre. En l’absence de copyright, une autre personne peut imprimer le même livre. Du fait de la concurrence entre les deux versions, le livre sera vendu à son seul prix de revient (le coût d’impression). L’auteur ne perçoit alors aucune rémunération pour ses efforts. Sachant cela à l’avance, l’auteur potentiel n’écrira pas son livre, ou ne le publiera pas.

Depuis le début des années 1980, le copyright a connu une forte extension, d’abord en direction des nouvelles formes d’expression artistique, photographie, performances, design, ainsi qu’en direction des interprètes (acteurs, musiciens).

Le droit d’auteur

Article détaillé : Droit d’auteur.

L’expression droit d’auteur recouvre ici le seul volet des droits moraux liés aux créations de l’esprit, par opposition au copyright (droits patrimoniaux), bien qu’en droit français elle recouvre les deux aspects.

Ces droits moraux sont essentiellement liés à la personnalité de l’auteur et regroupent le droit de revendiquer la paternité de l’œuvre, le droit de décider du moment et des modalités de sa publication (droit de divulgation), le droit de s’opposer à toute déformation ou mutilation de l’œuvre (droit au respect de l’œuvre), le droit de s’opposer à toute utilisation pouvant porter atteinte à la réputation ou à l’honneur de l’auteur. En droit français, ils comportent également le « droit de retrait et de repentir », c’est-à-dire qu’un auteur a le droit de demander à ce que son œuvre soit retirée de la circulation en échange d’une compensation des personnes engagées dans sa distribution qui jouissent par ailleurs d’un droit de priorité en cas de remise en circulation de ladite œuvre. Ce droit n’est toutefois applicable que dans le cadre de cessions des droits d’exploitation mais non aux œuvres d’art.

Contrairement aux droits patrimoniaux, ces droits moraux sont inaliénables, perpétuels et imprescriptibles : un auteur ne peut pas les céder (mais ils sont transmis par héritage car perpétuels), ils n’expirent pas et il est impossible d’y renoncer. Ce droit moral serait également discrétionnaire, en ce sens qu’il serait donc susceptible d’abus.

Alors que les droits patrimoniaux ont assez anciennement fait l’objet d’accords internationaux, ce n’est qu’avec la signature de la Convention de Berne (1989) que les États-Unis reconnaissent une dimension morale au droit d’auteur. Ces droits sont d’ailleurs encore sévèrement critiqués par les éditeurs américains, qui estiment qu’ils limitent abusivement la capacité des auteurs et des éditeurs à contracter librement et font peser un risque sur toute entreprise d’édition.

Les marques

Article détaillé : Marque commerciale.

Selon le code de la propriété intellectuelle (art L.711.1), une marque est signe de représentation graphique servant à distinguer les produits ou services d’une personne physique. Aux États-Unis le droit d’appropriation s’acquiert par l’usage, en Europe il s’acquiert par l’enregistrement. Pour être valide, la marque doit remplir trois critères :

Sont dépourvus de caractère distincif : Les signes ou dénomiations étant la désignation nécessaire, générique ou usuelle d’un produit ou service. Par exemple "Apple" ne peut être une marque déposée de pommes. Les signes ou dénominations désignant une caractéristique du produit ou service. Par exemple, la provenance d’un produit ne peut être une marque déposée, Evian n’est pas une marque déposée. Un signe constitué exclusivement par la marque imposée, la nature ou la fonction d’un produit.

  • Elle doit être licite.

Elle ne doit pas être contraire au bonnes mœurs. Elle ne doit pas induire le consommateur en erreur. Elle doit être autorisée. Par exemple les emblèmes officiels sont interdits.

  • Elle ne doit pas porter atteinte aux droits antérieurs .

Les droits antérieurs sont multiples, il peut s’agir d’une appellation d’origine contrôlée, d’une marque antérieure enregistrée ou notoirement connue, d’une dénomination sociale, d’un droit d’auteur, d’un nom...

La durée de la protection d’une marque est de dix ans (monopole absolu d’usage) à compter de la date de dépôt de la demande. Cette protection peut être renouvelée indéfiniment.

Les bases de données

Les bases de données en Europe possèdent leur propre protection juridique, depuis la directive européenne du 11 mars 1996. Cette protection a la caractéristique d’être double. Les bases de données sont protégées d’une part comme œuvre de l’esprit, par le droit d’auteur, et comme bien informationnel d’un genre nouveau, par le droit sui generis du producteur de la base de données.

Par base de données, on entend ici tout recueil d’informations, sous forme électronique ou non (à l’exception du moteur logiciel, si la base est sous forme électronique), accessibles individuellement. Cette définition très large couvre aussi bien en pratique les banques de données que des sites internet par exemple.

La première protection, conformément à la philosophie du droit d’auteur, concerne uniquement la forme de la base, son architecture, et est conditionnée comme pour tout autre œuvre par une condition d’originalité. La base doit avoir un choix d’indexage original pour être protégé par le droit d’auteur.

La deuxième protection, spécifique aux bases de données, concerne la matière contenue par la base. Le droit sui generis est rangé dans la catégorie des droits voisins du droit d’auteurs, droit de propriété incorporelle ad hoc, donnant des prérogatives patrimoniales au producteur de la base. Mais comme pour le droit d’auteur, l’exercice du droit est attaché à une condition. Ici, il ne s’agit pas d’originalité, mais de valeur économique : la base doit avoir été l’objet d’un investissement qualitativement ou quantitativement substantiel. Le producteur de la base de données peut donc interdire à tout utilisateur l’extraction d’éléments quantitativement ou qualitativement substantiels de la base, ou l’extraction systématique de celle-ci.

La protection vaut pour 15 ans. Certaines exceptions sont prévues pour les utilisateurs légitimes. La théorie de droit commercial des facilités essentielles s’applique aussi et limite largement la portée du droit dans la situation où le producteur de la base serait dans une situation de monopole de fait.

À noter qu’il est indifférent que la base soit publique ou non. Les données publiques restent publiques et sont libres de droit ; mais ce qui est protégé est leur assemblage en un schéma particulier, selon l’idée que le tout vaut plus que la somme des composants. Ainsi n’importe qui par exemple pourrait construire et commercialiser sa propre base de données d’annuaire téléphonique. En revanche, personne n’aurait le droit de simplement "copier-coller" les pages jaunes.

La propriété intellectuelle en économie

En économie, la propriété intellectuelle entre dans le champ de l’organisation industrielle. Elle accompagne par exemple en France la stratégie des pôles de compétitivité par un jeu de 18 fiches pratiques.

Les questions essentielles posées par l’économie au régime de la propriété intellectuelle portent sur l’allocation des ressources. Les économistes envisagent donc la propriété intellectuelle en termes d’incitations, d’efficacité et de coûts de transaction. Par ailleurs, l’accent porte sur les droits patrimoniaux, laissant largement de côte les droits moraux tandis que le droit des marques ressort des modèles de "différenciation verticale" et "différenciation horizontale".

Brevet et efficacité

Pour l’économiste, la question centrale du brevet est celle de son efficacité statique (dans l’allocation présente des ressources) et dynamique (allocation des ressources futures). Le problème de l’efficacité statique étudie plutôt les conditions d’obtention du brevet et sa nature, tandis que celui de l’efficacité dynamique met en jeu les questions de durée, de profondeur et d’extension.

Efficacité statique

En termes statiques, l’arbitrage coûts-bénéfices du brevet est conceptuellement assez clair, résumé dans le tableau suivant :

L’effet du brevet sur le produit net de l’innovation

Détenteur du brevet Ensemble des acteurs (*)
Bénéfice Rente de monopole Divulgation de l’innovation
Surplus social - perte sèche
Coût Investissements en recherche et développement

(*) y compris le détenteur du brevet

La rente de monopole est le surplus que le détenteur de brevet est capable d’obtenir grâce à sa position de monopole conférée par le brevet. Cette rente n’existe que s’il y a des clients prêts à acheter l’invention, ce qui implique qu’elle apporte un surplus social supérieur. Elle est d’autant plus faible que la demande pour l’invention est sensible aux prix (voir l’article monopole sur les possibilités du monopole à extraire une rente).

L’externalité de connaissance, ou divulgation de l’information, regroupe les bénéfices réalisés par les autres innovateurs qui peuvent utiliser les résultats publiés dans le cadre du brevet pour leur propre usage.

Le surplus social est l’augmentation de bien-être apportée par l’innovation, si elle était utilisée par tout ceux qui y ont intérêt. Elle est limitée par la perte sèche, qui correspond à ce que ne gagnent pas les agents qui ne profitent pas de l’invention en raison de son prix que le monopole rend plus élevé que son prix de revient (si elle était offerte par des entreprises en concurrence parfaite) ; ces agents en restent à la situation d’avant l’innovation.

La duplication des investissements correspond aux investissements réalisés par les concurrents de l’innovateur pour faire des recherches sur la même invention. Du fait du dépôt du brevet, ces investissements sont perdus. Ceux qui les ont faits récupèrent l’information diffusée par le brevet (Cf. externalité de connaissance) et qui est équivalente à l’information qu’il aurait pu créer eux-même en allant jusqu’au bout du développement, mais pas le droit de l’exploiter sans rémunérer le premier arriver au dépôt de brevet.

Il peut y avoir « course au brevet » si les incitations à innover fournies par le système sont supérieures à l’optimum social (où seule l’entreprise réalisant l’innovation au coût minimum possible entreprendrait la recherche). Face à l’incertitude quant au coût exact d’un projet de recherche, quant à sa durée et quant à ses résultats, cette inefficacité est considérée par la plupart des économistes comme négligeable au regard du surplus social engendré. De plus, face au risque de ne pas être le premier, il peut y avoir externalisation et mise en commun de la recherche, plutôt que compétition entre les intervenant qui ont une chance d’aboutir.

Efficacité dynamique

L’efficacité dynamique prend en considération les conséquences du brevet sur les innovations futures. Dans cette perspective, le brevet a un double rôle.

Un rôle protecteur (permettant à l’innovateur de recevoir, dans certaine circonstances, une rémunération pour ses efforts). Le salarié chercheur, est cependant contractuellement tenu, dans l’immense majorité des cas, de renoncer à son droit exclusif d’exploitation sur l’invention brevetée. Ce qui d’ailleurs ne vient pas altérer ses capacités créatrices.

Un rôle facilitateur (la description de l’innovation favorise parfois l’innovation dérivée) à condition que cette description soit suffisamment explicite (procédés particuliers exclus volontairement de la rédaction).

Analyse économique du copyright

Un enjeu international

Propriété intellectuelle et commerce international

Le respect de la propriété intellectuelle est également un enjeu pour le commerce international. Elle est encadrée par des accords définis dans le cadre de l’OMC. En particulier, les accords ADPIC encadrent la propriété intellectuelle dans le commerce international. Ces accords engagent d’ailleurs les pays signataires pour la modification de leur système de brevets.

L’OMPI est une agence de l’ONU qui défend la propriété intellectuelle. Cependant, la signature en 1994 des accords ADPIC marque une inflexion dans la politique internationale concernant la propriété intellectuelle, avec l’entrée en scène d’une organisation mieux contrôlée par les pays industrialisés : l’OMC.

Le protocole de Londres (2000) tend à ne plus rendre obligatoire les traductions de brevets dans l’Union européenne pour les pays signataires.

Gestion de la propriété intellectuelle

La gestion de la propriété intellectuelle (Intellectual Property Asset Management) n’est plus l’apanage d’experts ou d’avocats spécialisés. Il est aujourd’hui possible pour les chercheurs d’une entreprise, assistés de juristes, de chercher sur le web les brevets les plus appropriés avec des applications spécialisées. L’indexation par les données sur les brevets facilitent les recherches d’information dans des bases de données mondiales.

Critique de la propriété intellectuelle

Comme toute propriété, la notion est contestée. Il faut distinguer la propriété industrielle et commerciale de la propriété culturelle, car la contestation est différente et n’émane pas des mêmes personnes.

On peut notamment citer :

  • la critique du droit d’auteur sur les logiciels, émanant notamment des grosses sociétés informatiques, tel Microsoft. Au contraire les défenseurs du logiciel libre défendent le droit d’auteur et s’opposent aux brevets logiciels. Le droit d’auteur a de plus en plus vocation à prendre en compte des "créations-outils" dont la condition d’originalité est fortement discutable. Ce sont davantage des objets utilitaires.
  • la critique du terme de "propriété intellectuelle" : il a été notamment considéré comme ambigu par Richard Matthew Stallman qui a rédigé à ce propos un essai [1] afin de clarifier sa position et qui lutte contre l’acception de ce terme - entre autres. Il dénonce le fait que le terme de "propriété" fait penser à la propriété physique dont la législation est très différente, affirme que le terme regroupe un ensemble de lois hétéroclites aux objectifs et au fonctionnement trop divergents (voire opposés) pour être mis ensemble, et incite à une considération séparée de chacun des domaines (le copyright, les brevets) et à l’abandon du terme de "propriété intellectuelle" (et notamment pour le nom de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle). De fait, une partie de la communauté du logiciel libre, et certains acteurs du libre, rejettent ce terme et suivent en cela le point de vue de Stallman.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

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Guy Marion, 6 janvier 2009 08:10

Philosophie

"Repose-toi d’avoir bien fait, et laisse les autres dire de toi ce qu’ils veulent." Pythagore (peut-être !) Pythagore ne nous laisse aucun écrit et de ce fait nous ne savons pas grand-chose de ses travaux et de sa vie.

Pierre Larrouturou 2.0 .

Marc Vasseur, 6 janvier 2009 08:07

Pierre Larrouturou

Gros début d’année pour Pierre. Non content d’avoir désormais son compte sur le réseau social FaceBook, il récidive ce midi avec son arrivée dans le microbloging twitter. Bienvenue à toi, Pierre et espérant pouvoir t’aider dans notre combat commun. Il ne te manque plus que ton (...)

Symptômes totalitaires d’une démocratie malade (3)

Olivier Pagès, 6 janvier 2009 08:00

Quinquennat Sarkozy, démocratie

"Symptômes totalitaires d’une démocratie malade", un mini feuilleton en 4 parties : 1) Dictature du patronat 2) Abolition de la séparation des pouvoirs 3) Instauration d’un Etat policier 4) Contrôle de l’expression divergente et manipulation des (...)

Le Figaro c’est désinfo

romain blachier, 6 janvier 2009 07:54

Médias, Droite

Le Figaro est une machine bien plus fidéle,inconditionnelle et sans recul critique vis-à-vis de la droite que Libération ne l’est vis à vis de la gauche. Dernier acte militant en date, le canard de Dassault, député UMP et marchand d’armes, a ainsi évoqué un entrevue à paraitre dans le magazine "Breton" de Benoit Hamon, (...)

Il ne fait pas bon philosopher dans la France de Sarkozy !

L’Hérétique - Démocratie et hérésie économique, 6 janvier 2009 07:49

Droits de l’homme, Quinquennat Sarkozy

Il y a des choses qui m’énervent de plus en plus dans la France de Nicolas Sarkozy : il y a une semaine, trois philosophes se rendaient à un colloque organisé à Kinshasha au Congo. Les thèmes en étaient la culture du dialogue, les frontières et l’accueil des étrangers. Or, dans l’avion, ils constatent la présence d’un homme (...)

Père Sarko ou Père Cossard ?

Un choix qui n’est pas de consommateur..., 6 janvier 2009 07:44

Quinquennat Sarkozy

Que voulez-vous consommer en 2009 : du travail ou du partage ? Pistes de réflexions pour l’année qui s’annonce.

Jean Ziegler se paye Eric Woerth...

Marc Vasseur, 6 janvier 2009 07:24

Faim dans le monde

Merci à Ronald pour cette "belle" vidéo de Jean Ziegler qui rappelle une évidence : un enfant meurt de faim toutes les 3 secondes malgré les promesses prises en 2000 par les dirigeants de la planète.

Gare de Gourdon. Deux élus en garde à vue

Betablog, 6 janvier 2009 07:18

Résistance, Service public, Liberté d’expression, Libertés publiques

’’Convoqués hier à la gendarmerie de Cahors pour « entrave à la circulation des trains ». Serge Laybros et Marie Piqué ont franchi hier les grilles de la gendarmerie de Cahors pour leur audition.’’. La présence de la neige sur les routes, vendredi dernier, avait « gelé » l’audition à la gendarmerie de Cahors de Marie Piqué, (...)

Delors : la vérité sort de la bouche des vieillards

Malakine, 6 janvier 2009 06:02

Gauche (politique), colère

Jacques Delors aura été probablement l'homme politique qui aura le plus marqué les décennies 80 et 90, en France et en Europe. Il a été l'artisan du virage de la rigueur en 1983 pour rester dans le SME, puis à partir de 1985 en tant que président de la commission européenne, celui conversion néolibérale en Europe (...)

Un tout petit geste pour l’environnement (politique) : zappez Sarko à la télé !

kamizole, 5 janvier 2009 16:51

Résistance

L’idée m’en vient à l’instant en lisant sur Libé un court article : Le couple Sarkozy prend la télé d’assaut où l’on s’étonne qu’après les vœux – multichaînes ! voilà qui est bien digne de la Pravda et de l’Agence Tass de l’ex-Urss… - de Sarkozy à 20 heures le soir de la Saint-Sylvestre, Carla Bruni ait eu hier soir l’honneur (...)

Des habitants de Gaza et de Sderot appellent à une nouvelle trêve

Yediot Aharonot, 29 décembre 2008, 5 janvier 2009 16:24

Israël, Palestine

Quelque 1 800 Israéliens et Palestiniens, dont 500 habitants de Sderot, ont signé une pétition appelant à la fin de l’opération militaire israélienne à Gaza et à la reprise du dialogue entre Israël et le Hamas

Economie, crise mondiale : les idées fausses de 2008

Stef et /ou Mimile, 5 janvier 2009 16:15

Économie, Crise mondiale

La crise financière sera transitoire. C’est une des croyances des investisseurs en ce début d’année 2008. Les difficultés des banques exposées au "subprime" devraient rester contenues au secteur financer. En outre, les autorités monétaires veillent, notamment aux Etats-Unis où la Réserve fédérale a enclenché son mouvement (...)

Electricité : la période critique

Philippe Ladame, 5 janvier 2009 15:15

Énergie

Peut-on débattre des orientations en matière d’énergie ? La période s’y prête ... ou pas. La petite vague de froid que connait la France va être une nouvelle fois l’occasion pour celle-ci d’importer d’Allemagne de l’électricité. En effet, si la France avec ses 58 centrales nucléaires est globalement exportatrice, la chose (...)

87ème semaine de Sarkofrance : les paris risqués de Sarkozy

Juan de Sarkofrance, 5 janvier 2009 15:05

Quinquennat Sarkozy

Nous sommes en 2009. Voici le temps de vœux. L’omniprésident a délivré les siens. 2008 fut marquée par une avalanche d’évènements que nul n’aurait pu prévoir. L’année qui débute s’annonce périlleuse. Nicolas Sarkozy a fait des paris que d’aucuns jugeront risqués : sur la crise, sur le monde, sur nos enfants. Un monarque trop (...)

Sarkozy, Le Figaro et Léfrançais©...

Guy Birenbaum, 5 janvier 2009 14:49

Guy Birenbaum

Un gros titre flatteur pour Nicolas Sarkozy, réalisé à partir d’un sondage qui dit les choses "un peu" - beaucoup... - autrement ? Voilà une discipline qui reste visiblement, début 2009, l’une des spécialités du Figaro... Ainsi, j’apprends ce matin grâce au Figaro.fr que "Pour léfrançais©, Sarkozy est plus rassurant et (...)

Le gouvernement abandonne les personnes handicapées

Napakatbra, 5 janvier 2009 14:36

Discriminations, handicap

Pour l’État, les handicapés ne sont pas des personnes à part entière. Une note de service de 2006 du ministère de l’Emploi  demande de comptabiliser les travailleurs handicapés à temps partiel comme des travailleurs à temps plein ! Ce qui évidemment ne se fait pas pour des personnes non handicapées. en lire (...)

L’UMP va lancer ... ses réseaux sociaux sur le Net

Slovar, 5 janvier 2009 13:41

UMP

L’UMP "souhaite investir la Toile pour fonder un réseau communautaire". N’ayez pas peur facebookers, il s’agit seulement du titre de l’article du Monde consacré à la nouvelle lubie du parti majoritaire. En effet, les stratèges de la majorité ont été bluffés par la campagne du candidat démocrate OBAMA et souhaitent mettre en (...)

Un site anar israélien…

A.D., 5 janvier 2009 13:11

Israël, Anarchie

Jetez-y un oeil, c’est intéressant. Mais rappelez-vous aussi qu’aucun des proches voisins d’Israël ne tolérerait ce genre de mouvement sur son sol (d’ailleurs Alliot-Marie ne les tolère pas trop non plus...) : http://www.awalls.org/

Les autoréductions, une pratique de lutte en pleine croissance ?

des précaires, 5 janvier 2009 12:08

luttes sociales

Une autoréduction, c’est quoi ? Ce mot sert à qualifier, en France, des pratiques diverses, mais qui ont un point commun : satisfaire nos besoins de manière gratuite ou moins chère, dans une démarche collective. S’y rattachent donc les actions, parfois nommées réquisitions, que les collectifs de précaires mènent souvent (...)

Une amnistie cachée sur la corruption !

Dominik Vallet, 5 janvier 2009 11:42

Quinquennat Sarkozy, Corruption

Mine de rien, Nicolas Sarkozy vient de passer un coup d’éponge magique sur des centaines de cas de corruption liés aux marchés publics ! En adoptant le 19 décembre le décret modifiant le code des marchés publics, il a réussi à rendre incognito ce tour de force. Seul Le Canard enchaîné de (...)

Voeux 2009 : Le Figaro et Opinion Way à la rescousse de Sarkozy

Régis Soubrouillard, 5 janvier 2009 11:21

Médias, Quinquennat Sarkozy

Selon un sondage OpinionWay/Le Figaro, le chef de l’Etat n’a convaincu que 52% des Français qui ont regardé ses voeux télévisés. Un chiffre en baisse par rapport à l’an passé...mais qui masque une hausse spectaculaire de la confiance accordée à Nicolas Sarkozy, à en croire les fumeuses et labyrinthiques explications du (...)

25 ans de liquidation d’acquis sociaux en France

Relevé sur le Net..., 5 janvier 2009 11:19

Lutte des classes

nous avons voulu reconstituer dans le temps le puzzle de la destruction /liquidation des acquis sociaux issus de la lutte de classe. Un bilan accusateur, qui annonce la fin des réformes positives et l’entrée dans un monde de précarisation généralisée, qui sera bientôt reconnu par les institutions juridiques. Ce (...)

Quand la Corée s’éveillera...

Le 11e blog, 5 janvier 2009 11:07

International

Par Antoine Lefébure. L’état le plus secret de la planète est train de connaître une mutation en profondeur. Alors que les relations avec le nouveau gouvernement de droite en Corée du Sud se rafraîchissent, les dirigeants de Pyongyang essaient visiblement de développer leurs infrastructures avec l’aide de partenaires (...)

Journalisme scientifique et grands médias

Enro, 5 janvier 2009 10:58

Sciences, Médias

[Enro, scientifique et citoyen] Traduction de l'anglais. Suite à une polémique dans le Washington Post, réflexion sur la compétence des journalistes "chefs de rubrique" dans leur sélection des articles dans des domaines très spécialisés comme les sciences, au sujet desquels ils n'ont aucune formation (...)

Cyber Frédéric

Samuel, 5 janvier 2009 10:51

Frédéric Lefebvre

Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat à l’économie numérique. C’est possible car le poste va se libérer. Cela fait rire jaune certains dans le monde de l’internet et pas que des blogueurs. Contrairement à ce qui peut être dit, Frédéric Lefebvre connait bien le monde de l’internet, comme il connait très bien ses dossiers en (...)

Nasa : le "contrat du siècle" pour deux Start-Up

futura-sciences.com, 5 janvier 2009 10:28

Espace

La Nasa vient d’annoncer avoir conclu un accord avec deux compagnies privées pour l’acheminement du matériel vers la Station Spatiale Internationale après le retrait des navettes, toujours prévu pour 2010.Après cette échéance, l’envoi d’équipages humains restera l’exclusivité de la Russie et de ses vaisseaux Soyouz, et cela (...)

Bachelot ou l’Hôpital qui se fout de la Charité

emachede, 5 janvier 2009 10:07

Santé, Quinquennat Sarkozy

Triste fait divers que cette infirmière qui injecte par erreur une dose létale de chlorure de magnésium à un jeune enfant de 8 ans. Voyant dans l’événement, une preuve matérielle de ce qu’il craignait depuis des mois, le tenace et impétueux Patrick Pelloux en profite pour demander la démission de sa ministre Mme Bachelot. (...)

Roland Gori : « Les malades mentaux sont plus souvent victimes que criminels »

Relevé sur le Net..., 5 janvier 2009 09:49

Violence

Si vous prenez le rapport de la commission "Violence et santé mentale", en 2005, sur 51 411 mises en examen dans des affaires pénales, 212 ont bénéficié d’un non-lieu pour irresponsabilité mentale, c’est-à-dire 0,4% des crimes et des délits. Statistiquement parlant, le nombre de crimes et délits imputables à des malades (...)

Internet : l’impossible sécurité du réseau mondial

Le Monde, 5 janvier 2009 09:36

Numérique

La découverte d’une faille dans le système d’authentification des données sur le Web illustre, selon le cryptologue français Eric Filiol, la fragilité de l’économie numérique.

Grève générale le 29 janvier !

Marc Rees, 5 janvier 2009 09:36

Mouvement social

Ok, je m’emporte un peu mais c’est déjà ça, les centrales syndicales ont réussi à s’entendre sur une journée de mobilisation contre la politique réactionnaire et infâme de Nicolas Sarkozy et des sbires. Je serai en grève le 29. Le communiqué de presse de mon syndicat Force (...)

Crise mondiale : le séisme...

Patrick Reymond, 5 janvier 2009 09:04

Crise mondiale

Si certains refusent même l’idée d’une dépression économique, certains l’envisagent dure, et même très dure. Dans les pays producteurs de pétrole, les estimations de consommations à - 30 et même - 50 %, ne sont regardées comme ridicule, mais comme une hypothèse de travail probable. Pour ce qui est d’un avenir plus lointain (...)

La Guadalupe, future égérie de l’Église catholique américaine ?

Nonfiction, 5 janvier 2009 08:35

Religion, Etats-Unis

L’Amérique vient d’élire un président noir, une véritable révolution qui conclue le mouvement des droits civiques initié dans les années 60. La communauté noire s’est depuis fait une place dans la société américaine, mais les Latinos, eux, doivent encore rester dans l’ombre. Leur nombre grandit et ils dépasseront demain les (...)

L’affaire de Tarnac : un ordre psychotique

Jean-Claude Paye, 5 janvier 2009 08:28

Justice, Libertés publiques

Le 11 novembre 2008, dans le cadre de l’opération « Taïga », cent cinquante policiers encerclaient le petit village de Tarnac, en Corrèze. Simultanément, des perquisitions étaient menées à Rouen, Paris, Limo