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PS



Article importé depuis l’article Parti_socialiste_(France) (historique) de Wikipédia, disponible sous licence GFDL.


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Pour les autres articles nationaux, voir Parti socialiste.
Parti socialiste
Le poing et la rose, logo du parti socialiste 
Premier secrétaire François Hollande
Fondation 1905 (SFIO)

1969 (PS)

Disparition

disparition

Siège 10, rue de Solférino
75007 Paris

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Présidents du groupe
au Sénat Jean-Pierre Bel
à l’Assemblée Jean-Marc Ayrault
au Parlement européen Bernard Poignant
Représentation du parti
Députés
Sénateurs
Idéologie Gauche, Social-démocratie(majoritaire), Socialisme démocratique(minoritaire), Social-libéralisme(minoritaire), Fédéralisme européen, Écologie
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs rose, rouge
Site Web www.parti-socialiste.fr
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Gouvernement français
Président français
Partis politiques français
Élections en France

Le Parti socialiste (PS) est le principal parti politique français de la gauche gouvernementale, à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle. Ses alliés traditionnels sont les Verts, le Parti radical de gauche, le Mouvement républicain et citoyen et le Parti communiste français. Il s’agit en 2007 du deuxième parti politique français en nombre d’adhérents revendiqués.

Sommaire

Fondements idéologiques et philosophiques

Déclaration de principe

1. Le Parti socialiste se fixe comme objectif l’émergence, par la voie démocratique, d’une société qui réponde aux aspirations fondamentales de la personne humaine telles que les ont définies des siècles de luttes pour le progrès et que les expriment aujourd’hui tous les peuples  : la liberté, l’égalité et la dignité des hommes et des femmes, le bien-être, la responsabilité et la solidarité. Parti de rassemblement, il met le réformisme au service des espérances révolutionnaires. Il s’inscrit ainsi dans la démarche historique du socialisme démocratique. Alors que les sciences et les techniques ouvrent de nouveaux espaces de liberté et de créativité mais peuvent aussi détruire ou pervertir toute forme de vie, le Parti socialiste agit pour qu’elles bénéficient aux hommes et aux femmes.

2. Le Parti socialiste est un parti de transformation sociale. La faillite des sociétés bureaucratiques ne lui fait pas oublier que le capitalisme développe les inégalités, accentue les déséquilibres mondiaux, exploite les richesses du Tiers-Monde et maintient dans de nombreux pays chômage et exclusions. Le Parti socialiste est donc favorable à une société d’économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l’intérêt général. Il agit pour son dépassement par de nouvelles formes d’organisation économique et sociale donnant aux salariés une véritable citoyenneté dans l’entreprise. Dans les secteurs clés qui déterminent la formation du citoyen (l’école, l’université, la télévision), les conditions de vie (logement, santé, environnement), il n’accepte pas que les logiques du marché soient seules déterminantes. Un service public fort, l’aménagement du territoire, la planification, la politique budgétaire et fiscale doivent permettre démocratiquement aux citoyens de dégager les grandes priorités nationales.

3. Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fonde son action et son projet sur le respect des Droits de l’homme et du citoyen dans le cadre d’un État de droit reposant sur le suffrage universel et le pluralisme. Il affirme que toutes les libertés sont liées  : leur plein exercice, sur les plans politique, économique, social et culturel, est la condition de l’épanouissement et de l’approfondissement de la démocratie. Le Parti socialiste a en effet conscience de la limite des droits quand ils ne sont pas accompagnés des conditions concrètes susceptibles d’en permettre la réalisation. L’histoire a tranché  : le combat pour la liberté est indissociable de celui pour l’égalité.

4. Le Parti socialiste est un parti ancré dans le monde du travail. Les mutations incessantes et profondes des sociétés contemporaines n’ont pas éliminé les oppositions des classes et groupes sociaux. C’est pourquoi, si les socialistes participent au combat pour le progrès de toute la société, ils sont particulièrement attentifs aux intérêts des salariés et au développement de toutes leurs capacités d’action.

5. Le Parti socialiste est fermement attaché à la liberté de conscience et à la laïcité de l’État et de l’école. Il estime que l’accès à l’information et à la culture est une condition essentielle de la démocratie. C’est pourquoi l’indépendance de la création et de la communication à l’égard du pouvoir politique et du pouvoir financier est indispensable. Il affirme l’égalité de tous les citoyens et récuse toute mesure discriminatoire fondée sur le sexe, la race, les convictions philosophiques ou religieuses, les choix de vie personnels. Il se donne pour vocation de favoriser l’intégration et l’adhésion aux valeurs de la République de tous ceux qui résident sur notre sol. Les socialistes considèrent comme un acquis majeur les droits et les libertés que les femmes ont conquis. Ils continuent de lutter pour éliminer les discriminations qui subsistent. Le parti met en œuvre au travers de ses statuts, dans ses structures et dans sa pratique, une égalité de plus en plus réelle entre adhérents et adhérentes.

6. Parce qu’il n’y a pas d’hommes et de femmes libres dans une nation asservie ou sujette, parce que tous les problèmes majeurs sont devenus mondiaux, l’action du Parti socialiste s’inscrit dans un cadre national et international. Dans l’ordre international, le Parti socialiste condamne toute exploitation d’un peuple par un autre et soutient le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes  ; il lutte pour un développement économique respectant l’environnement et les équilibres naturels de la planète. Le Parti socialiste fait le choix de l’Europe pour donner aux nations qui la composent les moyens d’affronter les défis de l’avenir. La communauté européenne, à condition quelle ne se réduise pas à un simple marché, en sera un élément moteur. Les socialistes s’attachent à accélérer la construction européenne dans toutes ses dimensions  : politique, économique et sociale. Parti de paix, le parti socialiste a toujours lutté contre la logique des blocs, il œuvre pour l’instauration de nouveaux rapports mondiaux, il agit pour le développement du Tiers-Monde, pour un désarmement général équilibré.

7. Le Parti socialiste attend de ceux qui le représentent à tous les niveaux de responsabilité qu’ils s’inspirent dans leurs décisions et dans leurs actes de ces principes. Dans le monde entier, l’idéal socialiste s’est emparé de l’imagination des peuples. Il inspire de grands mouvements politiques.

Les courants du Parti socialiste

Liste des congrès du Parti socialiste
4 mai 1969 Congrès d’Alfortville
11- 13 juillet 1969 Congrès d’Issy-les-Moulineaux
11- 13 juin 1971 Congrès d’Épinay
22- 24 juin 1973 Congrès de Grenoble
31 janvier - 12 février 1975 Congrès de Pau
17- 18 juin 1977 Congrès de Nantes
6 - 8 avril 1979 Congrès de Metz
24 janvier 1981 Congrès de Créteil
23- 25 octobre 1981 Congrès de Valence
28- 30 octobre 1983 Congrès de Bourg-en-Bresse
11- 13 octobre 1985 Congrès de Toulouse
3 - 5 avril 1987 Congrès de Lille
15- 18 mars 1990 Congrès de Rennes
13 - 15 décembre 1991 Congrès de l’Arche de La Défense
10- 12 juillet 1992 Congrès de Bordeaux
22 - 24 octobre 1993 Congrès du Bourget
18- 20 novembre 1994 Congrès de Liévin
21- 23 novembre 1997 Congrès de Brest
24- 26 novembre 2000 Second Congrès de Grenoble
16- 18 mai 2003 Congrès de Dijon
18- 20 novembre 2005 Congrès du Mans

Les courants structurent la vie interne du Parti socialiste. Héritiers des clubs et groupes politiques précédant la réunification d’Épinay, ils se sont largement modifiés au cour du temps. Officiellement, les courants se structurent autour des motions, c’est-à-dire des grands textes d’orientation rédigés à chaque congrès. Officieusement, chaque motion est subdivisée en multitudes de sensibilités, parfois liées à un leader charismatique, ou tout simplement à une manière de faire de la politique et d’analyser la société.

Organisation interne

Les adhérents

L’essentiel de la force du parti socialiste repose sur ses militants (bien que toutes les régions, sauf l’Alsace et la Corse, soient à gauche). De par une longue confrontation avec les communistes, les socialistes ont largement entretenu une tradition militante de terrain, même si cette tradition a tendance aujourd’hui à se dissiper. Toujours à l’heure actuelle, le Parti socialiste reste un grand éditeur de tracts, mais aussi de journaux internes, de publications externes et d’autres brochures.

L’âge minimal d’adhésion est de 15 ans. L’adhésion au parti est libre et chaque adhérent y possède théoriquement les mêmes droits, que ce soit le premier secrétaire ou le militant de base. Le Parti socialiste revendique 280 000 adhérents en décembre 2006  ; en décembre 2005, il en revendiquait 150 000, mais le Canard enchaîné a révélé qu’il en comptait 133 831[1]. Le Parti socialiste est un parti qui pratique très largement la démocratie interne. Ce sont les militants qui désignent les responsables à tous les niveaux  : au niveau de la section locale, de la fédération départementale et au niveau national. Les militants votent pour les textes d’orientation à chaque congrès et désignent aussi les candidats socialistes à chaque élection. Plus récemment, une procédure de consultation interne a été mise en place afin que les militants décident de la ligne politique du parti sur une question précise. D’autres innovations à l’adresse des sympathisants devaient permettre que ces derniers, sous l’appellation «  adhérents du projet  », puissent participer très concrètement à l’élaboration du projet socialiste. Ce processus a été mis en sommeil suite au 29 mai 2005. Aussi, des évènements traditionnels rythment la vie du Parti, comme l’Université d’été de la Rochelle doublée de quelques universités de rentrée départementales, comme la Galette républicaine au mois de janvier ou les multiples fêtes de la Rose qui ont lieu au début de l’été.

Le profil des adhérents socialistes, désignés comme au PCF, à LO ou la LCR par le sobriquet amical «  camarades  », a peu évolué au cours du temps. Le Parti socialiste n’a jamais été réellement un parti d’ouvriers. L’électorat socialiste s’est toujours situé parmi les classes moyennes, surtout les enseignants, parmi les cadres territoriaux et fonctionnaires, ainsi que les salariés de bas échelon et cadres du secteur privé. Il se situe surtout parmi la population active des villes, y compris les jeunes.

Par une longue tradition de synthèse entre un centre-gauche modéré et européen et une gauche protestataire, le PS a toujours su rassembler au-delà de son électorat, ce qui fait de lui le centre de gravité de la gauche parlementaire.

L’électorat réel socialiste se chiffre désormais entre 17 % et 26 % des suffrages exprimés. En 2002, Lionel Jospin obtenait 16,18 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle. En 2004, le Parti socialiste remportait 29,4 % des suffrages.

Les structures locales

La section est la structure de base du Parti Socialiste. Une section peut être locale ou thématique. En général, elle s’organise au sein d’un canton, d’une commune ou d’un quartier. Ce sont elles qui constituent le gros des bataillons du parti. Cependant, il existe également des sections organisées autour d’une entreprise, voire autour de thèmes comme les NTIC ou la culture au sein de la Fédération de Paris. Actuellement, les sections d’entreprise tendent à disparaître mais des sections universitaires (section ENS, section Sciences Po, section Sciences Po Lille et section Sorbonne), se constituent selon la même logique. D’autres encore, représentant des expatriés, sont organisées autour d’un pays.

Les réunions de section sont les moments privilégiés de la vie militante. Le cadre de la section permet le militantisme le plus direct. Ce sont les sections qui organisent les collages d’affiche, les distributions de tract, les porte-à-porte, etc. Ce sont elles également qui constituent le relai essentiel entre le «  national  » (direction nationale), la «  fédé  » (fédération départementale) et les militants. C’est également au niveau de la section que se pratique le débat interne, que ce soit dans le cadre d’un congrès ou d’une consultation interne. Lorsque la section comporte en son sein des élus, ces derniers peuvent partager avec les militants les solutions et perspectives à donner à une politique municipale par exemple. Le premier secrétaire de section est élu à bulletins secrets et au scrutin uninominal majoritaire à deux tours par la première assemblée générale des adhérents de la section suivant le congrès national. Il est l’animateur de la section dont il est le porte-parole. Il peut être secondé par un secrétaire adjoint et un secrétariat de section.

Les sections ont également réussi à s’ouvrir davantage au-delà des simples adhérents. Beaucoup de sections peuvent ainsi compter avec l’existence d’une association citoyenne, qui réunit bien souvent des citoyens sympathisants et qui demeure souvent très active lors des élections municipales. Les sections connaissent pourtant des difficultés récentes, car leur découpage et leur rapport au territoire a été très largement bouleversé par la nouvelle donne territoriale. Les sections socialistes devront ainsi s’adapter à la réalité des nouvelles communautés de commune et d’agglomération, et à quelques changements liés à la décentralisation ou aux évolutions des lieux de vie.

La fédération met en œuvre la politique du parti au niveau local. Il existe une fédération pour chaque département métropolitain, chaque département ou territoire d’outre-mer, plus une pour les français de l’étranger. Les instances de la fédération sont renouvelées à chaque congrès. Le conseil fédéral (CF) est l’instance de décision de la fédération. Il délègue certaines de ses prérogatives au bureau exécutif fédéral (BEF). Le secrétariat fédéral assure la gestion politique de la fédération, en liaison avec le secrétariat national du parti, et agit par délégation de la CF ou du BEF. Le secrétariat fédéral est constitué de membres choisis par le premier secrétaire fédéral, parmi la majorité politique de la fédération. Les secrétaires fédéraux ont la charge de le seconder dans la gestion courante de la fédération et dans l’application des décisions du CF. Les secrétaires fédéraux ont la charge d’un ou plusieurs secteurs d’activité  ; ils peuvent être assistés d’un ou plusieurs délégués fédéraux.

Le premier secrétaire fédéral est élu au scrutin majoritaire à deux tours par les militants lors d’une deuxième session après la tenue du congrès national. Tout candidat au poste de premier secrétaire fédéral doit présenter un plan d’action fédéral. Le secrétaire fédéral est l’animateur politique de la fédération et son porte-parole. Il assure la liaison avec le secrétariat national aux fédérations. Il préside les réunions du secrétariat fédéral, du BEF ou du CF, devant lequel il rend compte de ses activités.

L’union régionale regroupe les fédérations d’une même région. Elle est dirigée par un comité régional du parti qui détermine la politique du parti concernant les problèmes propres à la région et veille à son application en liaison avec les élus. Le comité régional est élu par une convention régionale qui se réunit dans la quinzaine de jours suivant le congrès national. La convention régionale procède à l’élection du secrétaire régional au scrutin majoritaire à deux tours. Celui-ci ne peut cumuler sa fonction avec celle de premier secrétaire d’une fédération de sa région..

Instances nationales

Les membres du conseil national sont désignés par les délégués au congrès national réunis en assemblées de motion, proportionnellement aux résultats obtenus par les différentes motions. Véritable parlement du parti, le conseil national est composé de 204 membres élus par le congrès national et de 102 premiers secrétaires fédéraux. Le conseil national exécute et fait exécuter la motion d’orientation adoptée par le congrès national. Il se réunit au moins quatre fois par an. Il constitue en quelque sorte le parlement interne du parti, car il est le reflet direct de la réalité des sensibilités et des courants du PS. Le président actuel du Conseil national est Gérard Collomb.

Le bureau national assure l’administration et la direction du parti dans le cadre des attributions que lui délègue le conseil national. Ses membres sont désignés selon les mêmes procédures que les membres du conseil national. Il comprend 54 membres sous la direction du Premier secrétaire et se réunit tous les mardis en fin d’après-midi.

Les membres du secrétariat national sont élus par le conseil national, parmi les membres du bureau national, sur proposition du premier secrétaire. Ils ont la charge de la mise en œuvre des décisions prises par le conseil national et le bureau national. Le secrétariat national, dont les réunions ont lieu le mercredi matin, assure la gestion du parti. Chaque secrétaire national a en charge un secteur d’activité du parti et rend compte devant le conseil national de l’activité de son secteur. À l’occasion du congrès national, la direction nationale du parti rend compte de son activité dans un rapport statutaire soumis aux militants. Les secrétaires nationaux sont assistés par des délégués nationaux ayant en charge une partie du secteur de chaque secrétariat.

Les désignations

Pour les élections internes, voir  : Congrès du PS

Les désignations des scrutins de liste se font par les militants concernés. Le vote peut être national (ex  : européennes 99), régional (ex  : élections régionales, européennes 2004), départemental (sénatoriales), municipal… On vote pour la liste présentée par la fédération ou une liste alternative. La procédure est comparable pour les élections au scrutin uninominal : cantonales et législatives. Les électeurs du secteur concerné votent pour le candidat de leur choix.

Tous les adhérents, ayant plus de six mois d’ancienneté, à jour de leur cotisation, électeurs dans la zone concernée (plus les étrangers privés du droit de vote), ont le droit de vote.

Depuis 1995, le candidat à l’élection présidentielle est désigné par un vote de tous les militants.

Élection présidentielle de 1995

Lionel Jospin l’avait emporté sur Henri Emmanuelli après le forfait de Jacques Delors.

Structures internationales

Logo de l'IS
Logo de l’IS
Logo du PSE
Logo du PSE

Le Parti socialiste est membre de l’Internationale socialiste (IS), qui est l’organisation mondiale des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes.

Au niveau européen, le Parti socialiste, ainsi que l’ensemble des militants du PS adhèrent au Parti socialiste européen (PSE).

Organisations associées

Logo du MJS
Logo du MJS
Logo de la FJJ
Logo de la FJJ

Le Parti socialiste travaille quotidiennement avec des organismes dont l’action participe à la réalisation de ses objectifs. Ils peuvent être liés organiquement au Parti socialiste ou en être partenaire.

  • La Fédération nationale des élus socialistes et républicains réunit, comme son nom l’indique, les élus membres du Parti socialiste et ceux qui en sont proches. Elle exerce auprès d’eux des activités d’information, de documentation, de communication et de conseil. Elle a, en outre, un rôle d’impulsion et de réflexion pour l’élaboration de textes (de lois par exemple).
  • Le Mouvement des jeunes socialistes est une structure autonome qui réunit les jeunes qui souhaitent y adhérer, de 15 à 28 ans.
  • La Fondation Jean-Jaurès, créée par Pierre Mauroy en 1992, développe trois secteurs d’intervention  :
      • Coopération internationale  : organisation de stages de formation, de séminaires, de colloques avec des partenaires étrangers
      • Études et Recherches  : organisation de colloques et conférences  ; publication de la Lettre de la Fondation, de notes et d’ouvrages
      • Histoire et mémoire  : du «  Centre d’archives socialistes  » (dépositaire et gestionnaire des archives du PS depuis 1971), publications et manifestations liées à l’histoire du mouvement socialiste
  • L’Office universitaire de recherche socialiste, créé en 1969, réunit une équipe de citoyens (militants, chercheurs, journalistes, etc.) venus d’horizons différents et attachés aux valeurs du socialisme démocratique.
  • L’association Homosexualités et socialisme (HES) créée en 1983, qui traite des questions LGBT.
  • L’Association démocratique des Français de l’étranger, créée en 1980 représente la gauche avec le soutien du PS lors des élections à l’Assemblée des Français de l’étranger, dont les 155 membres élisent les 12 sénateurs des français résidant hors de France.

Historique

Voir l’article détaillé Histoire du Parti socialiste (France)

1831-1905  : le mouvement ouvrier et les origines du socialisme français

Les théories développées dans la première partie du XIXe  siècle par les premiers penseurs socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) au sein d’une bourgeoisie éclairée influencent peu les milieux populaires. Ces théoriciens qualifiés d’utopiques par la suite se démarquent ainsi du socialisme historique, développé par la suite par Karl Marx avec son analyse de la société industrielle. Au-delà de l’utopie, la réalité est imprimée au fer chaud de la Révolution industrielle  : les nouvelles conditions de travail engendrées par celle-ci entraînent des révoltes vite réprimées  : révolte des canuts lyonnais en 1831, journées de juin 1848, Commune de Paris en 1871… La “question sociale” est mise au premier plan, mais la révolution de 1848 fait déjà apparaître des divergences entre les démocrates socialistes réformistes (Ledru-Rollin, Louis Blanc) et les partisans de la violence (Blanqui, Barbès) qui considèrent celle-ci comme le seul moyen permettant un changement profond du système économique et social. Le combat pour la république, contre la monarchie censitaire et contre le second Empire, se conjugue alors avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail et de vie engendrées par la révolution industrielle. La gauche républicaine s’organise et cherche à effectuer une synthèse entre la tradition montagnarde de la révolution de 1789-1794 et les questions sociales que le mouvement ouvrier naissant fait surgir.

La Deuxième Internationale est constituée en 1889 à Paris et l’influence des idées de Karl Marx y est d’abord dominante. Cependant, les idées libertaires et anarcho-syndicalistes continuent à influencer une partie du mouvement ouvrier, qui manifeste sa méfiance à l’égard de la politique. Après la reconnaissance du droit syndical en 1884, la Confédération générale du travail (CGT) se constitue en 1895. En 1906, elle adopte la "Charte d’Amiens" qui consacre le principe de l’indépendance du syndicalisme par rapport au socialisme politique. De là découle l’absence de liens organiques entre partis et syndicats qui distingue fortement le socialisme français de la social-démocratie de l’Europe du Nord.

Le socialisme politique en France s’unifie en 1905 sur injonction de l’Internationale, au congrès du Globe avec la fusion des différents courants socialistes (guesdistes, blanquistes, réformistes…) dans la nouvelle Section française de l’internationale ouvrière (SFIO). Peu à peu, le député du Tarn Jean Jaurès s’impose comme la figure majeure du socialisme français, par son combat pour l’unité, par sa volonté de synthèse entre la république et le socialisme, entre le patriotisme et l’internationalisme, entre les idées marxistes et la tradition de la Révolution française libérale. La SFIO, qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base électorale (en particulier avec le socialisme municipal) et militante  : les paysans, les ouvriers, les artisans côtoient les intellectuels et les fonctionnaires.

1905-1920  : de l’union à la scission

Pour la période 1905-1969, voir aussi  : SFIO Les principes de l’internationalisme et du pacifisme portés jusqu’alors par le mouvement ouvrier et la IIe Internationale sont remis en question par l’adhésion de la SFIO et de la majorité de la CGT à la politique d’union sacrée. Cependant, la durée de la guerre, les sacrifices et désillusions qu’elle entraîne, vont faire germer une opposition qui s’organise lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915, autour de la minorité des dirigeants socialistes de différents pays ayant refusé l’union sacrée, qu’ils considèrent comme une trahison des idées socialistes et internationalistes. En 1917, la révolution russe accentue une poussée à gauche dans le parti et suscite de plus en plus de sympathie. La SFIO, profondément traumatisée et divisée, se trouve donc devant le choix de l’adhésion à la IIIe Internationale, dirigée par Lénine et les bolchéviques.

Le congrès de Tours de décembre 1920 survient après l’échec électoral de 1919 (chambre «  bleu horizon  ») et l’échec syndical des grandes grèves de 1920, mais également après la fin de la guerre qui avait vu la majorité des dirigeants socialistes soutenir le gouvernement au nom de l’union sacrée. Par ailleurs, les bolchéviques défendent la possibilité d’une révolution mondiale et tentent par les 21 conditions d’adhésion à la IIIe Internationale de se constituer une avant-garde révolutionnaire dans chaque pays.

Les conditions d’une scission sont réunies  : le congrès voit l’opposition entre une réaffirmation de la tradition socialiste française (réformisme, respect du suffrage universel et parlementarisme) défendue par Blum et une volonté révolutionnaire (adhésion à la IIIe Internationale et acceptation du «  centralisme démocratique  »). Les trois-quarts des congressistes acceptent les 21 conditions puis quittent la SFIO pour créer le Parti communiste français (SFIC puis PCF). La «  Vieille Maison  » SFIO est maintenue autour de Léon Blum et de quelques 20 000 adhérents…

1939-1958  : de la Résistance à la IVe République

Les socialistes français restés fidèles à la République se ressaisissent et s’organisent dès 1940 sous l’impulsion, notamment, de Daniel Mayer dans des réseaux de résistance. Le parti socialiste est reconstitué dans la clandestinité entre mars 1941 et mars 1943. Léon Blum, avant d’être déporté, l’illustre par son comportement au cours du procès de Riom, obligeant Vichy à l’interrompre le 11 avril 1942. Sa prison est le point de ralliement des socialistes résistants, et il les exhorte inlassablement à l’action, jusqu’à ce qu’il soit déporté. Les socialistes sont un des courants politiques les plus surreprésentés dans la Résistance, formant, comme l’a remarqué Marc Sadoun (voir bibliographie) le premier groupe de la Résistance non communiste, mais, contrairement au Parti communiste, ils ne lient pas la reconstitution du parti et la formation des groupes de combat (sauf en Provence, avec le réseau Brutus et en Bretagne avec l’action de Tanguy Prigent), ce qui limite leur visibilité. Ils sont hégémoniques dès le début à Libération Nord, majoritaires à Libération-Sud et dans les MUR dès leur constitution, influents à Ceux de la Résistance, au sein l’Organisation civile et militaire et, à partir de 1942, dans le mouvement Combat. Seuls Brutus et Libération Nord sont des relais solides pour le Parti socialiste clandestin.

Des membres de la SFIO siègent au Conseil national de la résistance (CNR) mais aussi quelques-uns dans les arcanes de Vichy. Les socialistes participent au gouvernement avec de Gaulle jusqu’en janvier 1946 puis, selon la formule du tripartisme (SFIO, PCF, MRP), jusqu’en mai 1947. Les réformes de structure réalisées à la Libération et pendant le tripartisme continuent de modeler le visage de la France moderne  : vote des femmes, nationalisations, Sécurité sociale, comités d’entreprise. La SFIO a joué un rôle essentiel dans la rédaction du programme du CNR.

La SFIO pratique une épuration interne sévère. Elle édicte des règles sévères quant à la réintégration des cadres du parti, mais l’application locale est plus délicate. Les fédérations sont plus indulgentes que les instances nationales du parti. Sur les 168 parlementaires (députés, sénateurs) d’avant guerre, 53 sont réintégrés sans conditions  : les 32 députés encore vivants ayant voté non le 10 juillet 1940 (François Camel, Marx Dormoy, Georges Pézières, Léon Roche sont morts durant l’occupation), et 21 réintégrés en vertu de leur «  attitude résistante indiscutable  ». 84 élus sont définitivement exclus du parti, pour avoir votés les pleins pouvoirs au gouvernement dirigé par Pétain, pour s’être abstenus, ou pour manque de Résistance.

Léon Blum condamne les «  excès de l’épuration du parti  ». Ainsi prenant le contre-pied de l’épuration "générale", les dirigeants de la SFIO sont beaucoup plus sévèrement touchés, que les cadres subalternes et les militants de base. Les commissions d’épuration demandent aux militants de ne pas avoir commis de faute (nuisance envers la Résistance, collaboration, soutien à Vichy, …). Pour la base l’attentisme n’est pas sanctionné.

L’épuration est l’occasion d’un renouvellement important des cadres  : parlementaires, direction nationale, secrétaires fédéraux[2]. De plus, elle coincide avec un rajeunissement des cadres. L’ascension rapide de Georges Brutelle, résistant de vingt-cinq ans à peine qui devient secrétaire général adjoint en 1947, en témoigne de manière spectaculaire.

Certains exclus de la SFIO créent, avec l’ancien secrétaire général Paul Faure, Charles Spinasse et d’autres militants ayant, de près ou de loin, collaboré avec le régime de Vichy, un Parti socialiste démocratique qui rejoint le RGR.

La SFIO connaît une brève période d’euphorie dans l’immédiat après-guerre. En mai 1945, la plupart des maires socialistes élus lors des élections municipales précédentes (1935) sont réélus, et plusieurs grandes villes basculent dans le camp socialiste, comme Bordeaux, Grenoble, Cherbourg et même la très conservatrice Nice. En janvier 1946, c’est un socialiste, Félix Gouin, qui succède au général De Gaulle à la tête du gouvernement provisoire. Cette année-là, la SFIO compte environ 350 000 adhérents, record historique jamais égalé depuis.

Mais elle se trouve rapidement confrontée, à l’intérieur, au problème de la concurrence du PCF et, à l’extérieur, à la constitution des deux grands blocs antagonistes. Aux élections législatives de 1945, le PCF dépasse pour la première fois la SFIO (26 contre 24 %). Le congrès de septembre 1946 se tient alors que le parti traverse une grave crise d’identité. Guy Mollet anime une tendance de gauche composite qui met en minorité la direction sortante (Daniel Mayer) soutenue par Léon Blum. Guy Mollet affirme sa fidélité à la doctrine marxiste, à la lutte des classes, à l’unité d’action avec le PCF et condamne les révisionnismes.

Pour Léon Blum et les socialistes assurant des responsabilités gouvernementales, le souci majeur reste l’instauration du nouveau régime parlementaire sur le plan intérieur et, à l’extérieur, la recherche d’une troisième voie entre le protectorat américain et la dictature stalinienne. Ainsi se comprennent les efforts pour créer une Europe forte et indépendante. En mai 1947, le PCF quitte le gouvernement, refusant à la fois la politique indochinoise et le partage de responsabilités gouvernementales de plus en plus lourdes du fait de la grave situation économique et sociale. Dès l’automne 1947, le PCF mène une virulente campagne anti-socialiste et s’affirme toujours plus comme parti totalement stalinien.

La SFIO, engluée dans la 3e force (alliance avec les radicaux et le MRP en opposition à la fois aux gaullistes et aux communistes), connaît un effritement de ses positions électorales et un déclin militant. En 1954, c’est Pierre Mendès France, alors radical socialiste, qui paraît incarner le renouveau de la gauche non communiste. Les difficultés et les drames de la décolonisation amènent les socialistes à prendre la direction d’un gouvernement de Front républicain en janvier 1956, en ayant mené campagne contre la guerre d’Algérie. Outre le traité de Rome sur la CEE, la troisième semaine de congés payés…, l’action politique du gouvernement de Guy Mollet est marquée par la guerre d’Algérie. Mollet ne parvient pas à imposer ses idées à l’Assemblée et aux colons, très hostiles à toute idée de discussions avec le FLN et a fortiori d’indépendance, et il fait voter en 1956 par l’Assemblée les pouvoirs spéciaux à l’armée (loi adoptée par presque tous les groupes représentés au parlement, du Parti communiste au CNIP), ce qui va permettre en particulier une généralisation de la torture. Le service militaire est également porté à 27 mois, et le nombre de soldats français en Algérie passe de 100 000 en 1955 à 600 000 en septembre 1956. Le durcissement de la guerre qui s’ensuit conduisent Pierre Mendès France et Alain Savary à quitter le gouvernement. La SFIO sort profondément divisée et coupée de la jeunesse. Le Molletisme de la vieille S.F.I.O. est largement critiqué. La IVe République ne survit pas au coup de force des militaires qui, en mai 1958, ramène de Gaulle au pouvoir.

1958-1971  : la gauche se cherche

L’attitude vis-à-vis du régime de Charles de Gaulle divise encore. Une minorité de la SFIO ainsi que d’autres élus de la gauche non communiste comme François Mitterrand et Pierre Mendès France, se dressent contre le "coup d’État". Certains minoritaires de la SFIO quittent le parti et fondent le Parti socialiste autonome, dirigé par Édouard Depreux et Alain Savary. En 1960, le PSA fusionne avec de petits mouvements de chrétiens de gauche et de dissidents communistes, l’Union de la gauche socialiste (Gilles Martinet, Claude Bourdet), Tribune du Communisme (Jean Poperen) pour former le Parti socialiste unifié (PSU).

François Mitterrand crée la Convention des institutions républicaines (CIR) avec Charles Hernu et Louis Mermaz en 1964, alors que la même année le mouvement syndical annonce son renouvellement  : la CFTC se divise, aboutissant à la création de la CFDT sous l’impulsion d’Eugène Descamps. Cette période voit naître un grand nombre de clubs politiques de gauche, Club Jean-Moulin, Vie Nouvelle (Jacques Delors)…

À l’approche de l’élection présidentielle de 1965, Gaston Defferre, soutenu par le centre et le centre gauche, songe un moment à être candidat  : la candidature de Monsieur X et son idée de «  grande fédération  » socialisto-centriste échouent du double fait du MRP et de la SFIO. Dès 1965, François Mitterrand et la CIR proposent une candidature de gauche non communiste. Un rassemblement s’opère avec la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) qui aboutit à la candidature de François Mitterrand. Il sera soutenu par le PCF, puis, à un degré moindre, par le PSU.

François Mitterrand obtient 32 % des voix au premier tour, mettant ainsi de Gaulle en ballotage à la surprise générale, et 45 % des voix au second tour. En 1966, la FGDS publie son programme et passe avec le PCF un accord électoral de désistement au profit du candidat de gauche le mieux placé. Cet accord est efficace puisqu’il amène l’opposition à un siège de la majorité lors des élections législatives de 1967. C’est même un succès en voix, puisque la gauche obtient 46 % des suffrages exprimés, contre 42,6 % pour les gaullistes et leurs alliés, qui ne gardent le contrôle de l’Assemblée nationale que grâce au découpage des circonscriptions électorales. En février 1968, l’accord entre FGDS et PCF est élargi et laisse supposer une véritable union de la gauche lors des élections suivantes.

Mais les mouvements de mai 1968 affaiblissent la FGDS, qui, surprise, n’a pas pu prendre en charge les interrogations du moment. Après l’échec du référendum et le départ de De Gaulle en 1969, le nouveau Parti socialiste, fondé au Congrès d’Alfortville le 4 mai 1969, désigne Gaston Defferre comme candidat à la présidence de la République. L’échec du tandem formé par Gaston Defferre et