Alain Finkielkraut : 9 articles



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Alain Finkielkraut est un philosophe, écrivain et essayiste français né à Paris le 30 juin 1949.

Sommaire

Biographie

Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud (où il est entré en 1969), agrégé de Lettres modernes, il est le fils unique d’un maroquinier juif polonais déporté à Auschwitz.

Dans Le juif imaginaire (1981), il interroge l’identité des juifs de sa génération, athées et nés après la Guerre, ainsi que l’histoire de cette mémoire qui implique toujours de garder une distance, sans indifférence ni identification.

La publication de La Défaite de la pensée en 1987 marque un tournant dans son œuvre et le début d’une critique profonde de la «  barbarie du monde moderne  », qui s’inscrit dans le droit fil de Hannah Arendt à laquelle il ne cesse de se référer.

Il est intervenu à l’occasion de nombreux événements contemporains. Il a été un des premiers à s’opposer à la renaissance du rêve d’une Grande Serbie sur les ruines de l’ex-Yougoslavie (Comment peut-on être croate  ?, 1992) et ce dans un climat plutôt hostile, la position officielle de la France et de son président François Mitterrand étant à l’époque nettement pro-serbe.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la mémoire, la modernité ou la culture contemporaine où il défend la notion d’identité, l’idée de transmission et l’esprit des humanités.

Il enseigne la culture générale et l’«  Histoire des idées  » à l’École polytechnique, où il est professeur au département Humanités et sciences sociales (HSS).

Il est membre fondateur, avec Benny Lévy et Bernard-Henri Lévy, de l’Institut d’Études Lévinassiennes à Jérusalem.

Il présente une émission radiophonique hebdomadaire d’entretiens, Répliques, sur France culture depuis 1987. Il a aussi animé un temps une émission d’opinion, Qui Vive, sur la Radio de la communauté juive (RCJ) jusqu’en juin 2006.

En 1994, il a été fait chevalier de la Légion d’honneur[1].

Travaux

La critique de la modernité est le fil qui parcourt son oeuvre.

Alain Finkielkraut définit ainsi ses travaux  : «  Je cherche d’abord à tirer au clair la métaphysique, c’est-à-dire le rapport fondamental à l’être qui se manifeste dans la sensibilité, les façons d’agir, de faire, les mœurs, les habitudes caractéristiques de notre temps.  »

Le Nouveau désordre amoureux

  • L’ouvrage qui l’a rendu célèbre Le Nouveau désordre amoureux écrit en 1977 avec Pascal Bruckner s’attaque au «  mythe de la Révolution sexuelle  » qui serait issu de mai 1968 et des théories de Gilles Deleuze et Guattari, de Debord et des situationnistes. Contre Gilles Deleuze et Félix Guattari, qui selon la lecture de Finkielkraut et Bruckner, nient l’amour ou, en tout cas, affirment que l’amour, en tant que valeur abstraite, serait une chose «  ignoble  » (in Le Nouveau désordre amoureux ), Finkielkraut et Bruckner affirment a contrario l’existence de l’amour et son impossible réforme  : «  l’amour ne se prête pas à la révolution  ». Ils voient les femmes comme les victimes de cette idéologie.
  • Dans La sagesse de l’amour (1984), il s’inspire de l’œuvre d’Emmanuel Lévinas et interroge les expériences collectives de notre temps et le rapport à l’Autre dans la vie individuelle.

Réhabilitation de Péguy

  • Le Mécontemporain, Charles Péguy, lecteur du monde moderne (1992) se veut une réhabilitation de Péguy, dont l’œuvre selon Finkielkraut est trop souvent jugée inutile parce que conservatrice. «  L’heure est venue, si nous voulons comprendre notre temps, de lever la quarantaine, de lire Péguy, de réintégrer dans la cité intellectuelle la grande pensée poétique et critique qui annonce "une panmuflerie sans limites" et voit poindre "un monde non seulement qui fait des blagues, mais qui ne fait que des blagues, et qui fait toutes les blagues, qui fait blague de tout."  » (l’auteur). En effet Péguy, aux antipodes de cet «  universalisme facile  » dont parle Jean-Claude Milner, écrit «  Je ne veux pas que l’autre soit le même, je veux que l’autre soit autre. C’est à Babel qu’était la confusion, dit Dieu, cette fois que l’homme voulut faire le malin  ».

Critique de la modernité

  • La Défaite de la pensée (1987)  : Après Sigmund Freud sous les auspices de qui est écrit ce livre, il s’agit d’analyser le malaise dans la culture, qui va grandissant. «  Car la culture, c’est la vie associée à la pensée [...] Mais aujourd’hui il est courant de nommer culturelles des activités d’où la pensée est absente.  » Alors que Freud voyait dans les contradictions de la civilisation les causes de cet inévitable malaise qui s’abat sur les hommes, Finkielkraut, lui, dénonce l’impasse du «  tout culturel  » qui confond selon lui toute activité avec un fait de culture et la politique du «  tout culturel  » du Ministre de la culture de l’époque (Jack Lang). En correspondance il considère que «  l’École suit cette même pente [...] qui la détruit  ».
  • L’Ingratitude, conversation sur notre temps (1999), dialogue avec Antoine Robitaille. «  À délier l’être de l’héritage, est-on, comme le croit notre temps, plus lucide, plus ouvert et plus libre  ? Voilà la question à laquelle s’efforce de répondre cette conversation silencieuse.  » Les thèmes du livre  : «  les petites nations, le destin des langues, la transmission, l’amour du monde, le multiculturalisme, la mort de l’admiration - et son sujet  : l’art d’hériter ou ce qu’il en reste à l’âge ingrat de la démocratie radicale.  » (extraits de la présentation de l’auteur)

Dans une époque d’ingratitude comme la nôtre où «  Ce qui caractérise notre temps, c’est, comme l’a noté profondément Hans Jonas, la nature quasiment compulsive du progrès.  », Alain Finkielkraut considère que, obnubilés par l’idéologie du changement, du mouvement, et animés par le fantasme d’une modernité enfin libre et autonome parce que débarrassée du fardeau de ses morts encombrants, les contemporains auraient perdu tout rapport à la tradition, toute notion d’héritage.

«  Depuis vingt ans, Alain Finkielkraut, ne cesse d’approfondir la même question, philosophique et politique, de la mémoire et du rapport entre tradition et modernité. Entre l’impossible oubli et l’injonction de commémorer, il se refuse toujours à choisir.  » (L’Humanité)
  • Dans L’Imparfait du présent on a affaire encore à un échange entre l’observation des événements et la poursuite des préoccupations qu’on sait être celles d’Alain Finkielkraut  : la défense de la laïcité  ; la défense d’une École républicaine  ; une certaine idée de l’école et de la culture où l’idéal de transmission générationnelle, dans le temps, devrait prévaloir sur celui de communication entre contemporains, dans le présent et puis aussi, l’inquiétude – reprise d’un des thèmes-clés de la pensée heideggérienne – suscitée par la prolifération de la technique. Le privilège du présent qui caractérise les sociétés modernes, aussi bien que leur légèreté à ne pas vouloir s’interroger sur les questions de la technique, retrouvent l’interrogation de Finkielkraut sur l’héritage, la transmission, le rapport à la tradition.
  • Nous autres, modernes  : Quatre leçons (2005). Le livre est ainsi présenté par l’auteur  :
«  À quoi Descartes nous détermine-t-il  ? Hier encore, il était possible de répondre  : à nous rendre méthodiquement, polytechniquement maîtres de toutes choses pour soulager le sort des hommes et rendre leur vie plus agréable. Mais voici que les réalités nées de la philosophie de l’homme moderne s’ingénient à contredire les ambitions de cette philosophie, à transformer ses promesses en menaces, à fonctionner pour elles-mêmes. Il est devenu difficile d’opposer, sans autre forme de procès, les calculs de la raison aux ténèbres de la superstition car les processus que la raison déchaîne n’ont rien de raisonnable. C’est ce paradoxe, c’est cette surprise philosophique réservée à la philosophie, c’est cet ébranlement de la modernité par elle-même que j’ai voulu inlassablement explorer et interroger dans les leçons qu’on va lire.  »

Nous autres, modernes se veut une mise au point sur différents problèmes de l’époque. Dans ces quatre leçons, il examine les divers aspects, positifs ou critiquables, de la modernité. Il met l’accent sur les contradictions de la rationalité technique et de la raison moderne, en tant qu’elles aboutissent à créer «  des processus qui n’ont rien de raisonnable  ».

Finkielkraut s’est intéressé au retournement intérieur de personnalités très différentes, Roland Barthes ou Vassili Grossman. Chacun dans son époque et son histoire, soit la France des Trente Glorieuses, pour l’un ou l’Union soviétique stalinienne, pour l’autre, a vécu un moment paradigmatique de la modernité et a fait une expérience de vie également exemplaire. Ce sont ces expériences douloureuses, et singulières, – car pour Barthes ce fut celle de la mort de sa mère, et pour Grossman, la découverte des camps –, qui les ont, à travers le traumatisme et la perte, libérés du devoir d’être modernes. Finkielkraut montre comment ils ont été, à travers des expériences de deuil, rendus à la vérité de leur condition d’êtres humains, par delà la présomption de la modernité à l’égard du passé et par delà la croyance de devoir adhérer à leur temps. Prenant conscience qu’ils étaient des survivants, ils ont ainsi découvert leur responsabilité à l’égard du futur, à travers la prise en charge du passé. Contre la tendance compulsive et si moderne à la liquidation du passé, c’est de sa conservation qu’il en va pour essayer de faire en sorte que les humains que nous sommes puissent encore avoir un monde. Cette notion de monde qui vient de Heidegger, via Hannah Arendt, est synonyme d’un monde vivable pour les humains et afin qu’il ne soit pas l’«  immonde  » que redoutait et dont parlait Lacan.

En somme, après les théoriciens de l’École de Francfort auxquels il se rattache par la critique de la raison en tant qu’elle produit de la déraison, après Heidegger et Hannah Arendt dont il reprend les mises en garde au sujet de la destruction du monde, après Leo Strauss retournant aux Anciens, après Nietzsche aussi, dont il partage la critique du nihilisme contemporain, Finkielkraut se classe parmi les penseurs qui poursuivent la «  critique de la modernité  ». Il a été considéré comme un défenseur de la république, adoptant de ce point de vue la critique de la démocratie de masse, et sa pensée définie comme conservatrice des valeurs de la tradition, comme Hannah Arendt. Les débats à son propos portent sur ce point de savoir comment considérer le rapport entre les deux pôles, soit la critique de la modernité et une position qui pourrait être dite conservatrice.

Le fil qui parcourt toute l’œuvre de Finkielkraut est la critique de la modernité.

Il critique également ce qu’il considère être des illusions de «  la pensée issue de 68  » et l’accompagnant. Ainsi Guy Debord et les situationnistes, Gilles Deleuze et Guattari, et plus généralement le progressisme qui façonnerait la vision de la politique et de l’histoire, lointain dérivé de Hegel.

Cette critique de la modernité se double toujours chez lui d’une défense de la culture, d’une défense de la liberté et de la pensée libre, constitutives de la démocratie et inspirées par la philosophie (Spinoza, Locke, plus particulièrement) ainsi que de certaines valeurs politiques, républicaines, issues de la tradition philosophique, celle de Jean-Jacques Rousseau en particulier, contre celles de la société de masse en tant qu’elles menacent la démocratie, comme d’autres avant lui l’ont développé de Nietzsche à Leo Strauss et Heidegger en passant par Jacob Talmon, etc. Sa référence à Tocqueville est sur ce point explicite. Sa critique de la modernité s’inscrit dans l’héritage des travaux de Leo Strauss, lui-même élève de Heidegger, comme le fut Hannah Arendt.

Il s’est opposé avec constance à la «  pensée de la période 68  », pour son aspect libertaire, et également aux versions évolutionniste et économiste du marxisme, ainsi qu’à ce qu’il appelle "l’idéologie du progressisme" dans laquelle il décèle une illusion. Alain Finkielkraut veut mettre en lumière ce qu’il considère comme des idées reçues et des fausses croyances, sur lesquelles repose selon lui la modernité et dont il entend dénoncer les dangers.

Le progressisme, c’est l’idée que tout est politique, et qu’en effet on peut accéder à un monde meilleur par un bouleversement radical des institutions, par la révolution ou l’élimination des méchants. La phrase inaugurale du progressisme a été écrite par Jean-Jacques Rousseau : «  Je hais la servitude comme la source de tous les maux du genre humain.  » Le mal est donc une réalité politique ou économique, ce n’est plus un fait de nature. D’où cette mission inouïe assignée à la politique : en finir avec le mal. Nourrie de cette espérance, la gauche progressiste ne voulait pas voir les horreurs commises en son nom. Et quand elle les voyait et finissait par condamner le communisme soviétique, c’était pour reporter aussitôt son impatience messianique sur Cuba ou sur la Chine. La gauche antitotalitaire, à l’inverse, s’est inspirée de Soljenitsyne et des dissidents pour dénoncer non seulement l’écart entre l’idéal communiste et la réalité, mais aussi le danger d’un idéal d’éradication définitive du mal. On pourrait croire que le mur de Berlin a entraîné dans sa chute les illusions du progressisme. C’est le contraire qui est vrai. L’antitotalitarisme a disparu en même temps que le système totalitaire[2].

Alain Finkielkraut critique certaines illusions de gauche, c’est-à-dire d’une gauche révolutionnaire avec ce qu’il juge être ses dérives (tiers-mondisme et multiculturalisme menant au relativisme) du point de vue d’une position qui serait celle de la gauche antitotalitaire.

Comme Leo Strauss en effet, il pense que le relativisme mène au nihilisme. Et, avec Péguy et Arendt, il pense que la destruction de la tradition mène à la destruction de la culture. Or selon lui, de notre héritage, nous sommes redevables et responsables pour les générations futures, comme l’a également théorisé Hans Jonas. Et si nous n’avons pas le droit de le détruire, c’est parce que nous n’en sommes que les détenteurs, non les propriétaires.

Inspiré par les écrits de Hannah Arendt, Emmanuel Lévinas mais aussi Charles Péguy, Vladimir Jankélévitch, Philippe Muray et Milan Kundera, il analyse les illusions de la modernité et la fragilisation du lien social. Il s’en prend régulièrement, notamment dans La défaite de la pensée, au «  relativisme  » culturel, selon lequel toutes les croyances, mœurs et inventions culturelles se valent.

Comment peut-on être Croate  ?

  • Comment peut-on être Croate  ? (1992)  : L’auteur tente de répondre à une question politique et philosophique  : «  Pourquoi le cauchemar du XXe siècle a-t-il survécu à la chute du Mur de Berlin  ?  »

Il collabore à de nombreuses revues dont les revues Argument et Égards. Il est parmi les premiers intellectuels à s’engager pour une intervention occidentale en ex-Yougoslavie. Il a défendu également le droit de la Croatie à la sécession contre la Grande Serbie, au nom du principe de la défense des «  petites nations  » qui sont un gage de liberté.

Travaux sur l’antisémitisme

  • Après le juif imaginaire où il explique que les descendants des victimes n’ont aucun titre à se présenter eux-mêmes comme des victimes qu’ils ne sont pas, et dans lequel il analyse le problème que constitue la tentation de l’identification, il écrit encore
  • Une voix vient de l’autre rive (2000)  : «  Que faire, maintenant que la mémoire d’Auschwitz n’a plus d’ennemis déclarés, pour en soustraire l’exercice à ses amis désinvoltes ou inquiétants  ? Que faire pour éviter à la fois la crispation et la manipulation  ?  » un texte sur la mémoire, dans le fil du Juif imaginaire : comment ne pas oublier, alors que personne n’a le droit de s’identifier (aux victimes), comment transmettre sans s’approprier une tradition qui, universelle, n’appartient à personne en particulier  ?
  • Au nom de l’autre, réflexion sur l’antisémitisme qui vient (2003) est un essai ce qu’il perçoit comme la montée d’une nouvelle forme d’antisémitisme. Au nom de l’autre est un appel à la responsabilité et à la prise de conscience de la réalité  : selon Finkielkraut, les insultes antisémites ne sont pas des faits isolés. Mais l’analyse de l’auteur porte avant tout sur l’évolution de l’antisémitisme  : «  hier, Céline ou Drumont reprochaient aux Juifs leur cosmopolitisme, leur manque de patrie  ; aujourd’hui, c’est leur trop-plein de patrie que les antisémites leur reprochent, leur attachement à une communauté et à un pays  ».

Citation extraite de l’ouvrage  : «  Il faut du courage pour porter une kippa dans ces lieux féroces qu’on appelle cités sensibles et dans le métro parisien  : le sionisme est criminalisé par toujours plus d’intellectuels, l’enseignement de la Shoah se révèle impossible à l’instant même où il devient obligatoire, la découverte de l’Antiquité livre les Hébreux au chahut des enfants, l’injure "sale juif" a fait sa réapparition (en verlan) dans presque toutes les cours d’école. Les Juifs ont le cœur lourd et, pour la première fois depuis la guerre, ils ont peur  ».

Dans Au nom de l’Autre. Réflexions sur l’antisémitisme qui vient il s’inquiète de la résurgence en France d’un antisémitisme «  de gauche  » et «  progressiste  ». Ce qui ne l’empêche pas de critiquer les juifs français qui ne se sentent pas français à part entière et n’acceptent pas les règles du jeu républicain.

Après la série d’actes révélant selon lui la résurgence d’une nouvelle vague "d’antisémitisme et d’anti-républicanisme", notamment en 2000-2001, Alain Finkielkraut écrit  :

«  Cette fois, ce sont les victimes potentielles de l’exclusion et du racisme qui sont les fers de lance de cet antisémitisme violent. […] Pour la première fois, nous sommes dans le même bateau. C’est une judéophobie qui emprunte son argumentaire à l’antisémitisme apocalyptique de l’Europe des années trente mais qui se nourrit de l’exploitation du conflit israélo-palestinien, comme on l’a vu à Durban. Nous subissons les retombées de ce phénomène dans certaines banlieues dont Ben Laden est explicitement le héros. […] Les professeurs - en tant que représentants de la République, de la France dans ce qu’elle a de meilleur - et les Juifs sont visés en même temps. Il y a une guerre contre les pompiers, une guerre contre les professeurs, une guerre contre les Juifs. Quand il y a un professeur juif, c’est une circonstance aggravante  ; il porte deux étoiles jaunes. Mais n’oublions pas qu’il y a une étoile jaune du professeur. Le gouvernement est très coupable de ne pas défendre la République quand elle est attaquée, sous prétexte qu’elle l’est par d’autres gens que ceux dont on a l’habitude. Mais on aurait tort d’isoler complètement les manifestations antisémites d’un mouvement plus vaste dont les Juifs ne sont pas les seules cibles. Ce n’est pas le moment de nous désolidariser de la France en l’accusant puisque la haine dont nous sommes l’objet vise aussi la France.  »[3]

La question scolaire

Il s’est à plusieurs reprises positionné comme prenant la défense de l’école de la République contre des réformes pédagogiques qu’il juge assez néfastes. Ainsi, il déclare dans une entrevue donnée à l’Express (7 mars 2002) : "Lorsque vous vous inquiétez de problèmes d’orthographe dans une classe primaire, l’institutrice vous répond : « Je sais, mais je ne suis pas sûre de terminer le programme à cause des activités d’éveil » ! Le prix à payer pour ces activités nouvelles, introduites par la réforme, alors que personne ne les a demandées, est un retard généralisé des apprentissages fondamentaux, tels que la maîtrise de la langue". Dans ces prises de position, il s’inscrit dans la lignée de Hannah Arendt, qui s’attaque dans un essai devenu célèbre, au contexte éducatif américain des années 1960, qui organise selon elle, l’échec de l’apprentissage des enfants grâce à des méthodes pédagogiques qu’elle critique très vivement et dont elle démonte les fautes de raisonnement sur lesquelles reposent ces méthodes[4]. Ce sont ces critiques qu’Alain Finkielkraut partage et qu’il cite, pour lutter contre des réformes en France qu’il juge susceptibles de produire les mêmes effets.

Dans un article du journal Le Monde («  La révolution culturelle à l’école  », 18 mai 2000), il résume ainsi ses positions  :

«  Jaurès voulait que les enfants du peuple reçoivent une culture équivalente à celle que recevaient les enfants de la bourgeoisie. Les parents instruits et avisés de la bourgeoisie rêvent aujourd’hui que leurs enfants bénéficient d’une culture équivalente à celle qu’ils ont reçue et ils sont prêts à y mettre le prix. Ils usent de tous les stratagèmes, de tous les subterfuges et de tous les déménagements pour trouver une école primaire, puis un collège, puis un lycée - privé ou public - où la communication n’a pas détrôné la transmission, où l’émulation n’est pas taboue, où l’idée de mérite est considérée comme un acquis démocratique et non comme un scandale pour la démocratie, où l’on ne s’adosse pas à la misère pour faire honte à la pensée, où d’autres dimensions de la réalité sont prises en compte que l’environnement social et d’autres dimensions du temps que l’actualité, où la différence entre information et connaissance n’est pas tombée dans l’oubli, où la laïcité n’a pas été vaincue par l’idolâtrie des consoles.  »

Il a été consulté sur les questions scolaires, par exemple la Commission Thélot. Sa position sur ce sujet est celle de la défense de la «  valeur de l’étude  », contre les théories pédagogiques, qu’il dénonce comme jouant un rôle dans l’aggravation des inégalités.

En 2003, il a consacré aux questions de l’enseignement actuel un ouvrage, Enseigner les lettres aujourd’hui, où il se pose en défenseur de l’école républicaine. Selon lui, celle-ci se serait éloignée de ses objectifs originels d’égalité et d’émancipation.

Sa position sur l’école est ainsi résumée par Élisabeth de Fontenay, philosophe proche d’Alain Finkielkraut (Le Monde, 3 février 2006)  : «  une passion de cette école à la française, dont il constate avec désespoir qu’elle n’a pas su être offerte aux enfants défavorisés comme une chance réelle d’intégration, et qu’elle ne fonctionne plus correctement que pour les enfants des bourgeois.  »

Émissions radiophoniques

Alain Finkielkraut anime chaque semaine une émission sur France Culture, Répliques, dans laquelle il reçoit des invités qu’il fait dialoguer, présentant souvent des oppositions marquées, il introduit une troisième voix, la sienne, en réplique. L’émission a donné lieu à diverses publications aux éditions du Tricorne, avec Mona Ozouf, Pierre Manent, Philippe Meyer, Jacques Julliard, Pascal Bruckner, Jean-Claude Guillebaud, Tzvetan Todorov, Gérard Israël, etc. Premier volume d’une série, Ce que peut la littérature regroupe une sélection des meilleures émissions Répliques parmi celles consacrées à la littérature. Elles sont rassemblées par la thématique du pouvoir de la littérature  : en quel sens les écrivains changent-ils le monde, non plus comme l’entendait Jean-Paul Sartre au sens de l’engagement politique, mais au sens où ils réorganisent notre perception du monde, des êtres, des valeurs, du présent ou de l’avenir  ? À travers la littérature, c’est notre existence qui est changée.

Un autre volume, Enseigner les Lettres aujourd’hui (Tricorne), reprend les émissions sur les questions d’enseignement pour en garder trace, et par ailleurs travail en complément de celui du collectif Sauver les Lettres, un des plus importants défenseurs, avec Sauver les mathématiques, d’une école égalitaire dont la principale valeur serait l’étude.

Controverses

Polémiques autour de la guerre en Yougoslavie

Pendant les guerres de Yougoslavie, aux côtés de Bernard-Henri Lévy, il est à l’avant-garde d’un front de défense des Croates puis des Bosniaques, sensibilisant l’opinion publique française à leur sort[5] Il critique le film Underground d’Emir Kusturica, lorsque celui-ci reçoit la palme d’or à Cannes  : il dénonce une œuvre pro-serbe et accuse son auteur d’être nostalgique de la Grande Serbie[6]. Il écrit ainsi  : «  En récompensant Underground, le jury de Cannes a cru distinguer un créateur à l’imagination foisonnante. En fait, il a honoré un illustrateur servile et tape-à-l’œil de clichés criminels  ; il a porté aux nues la version rock, postmoderne, décoiffante, branchée, américanisée, et tournée à Belgrade, de la propagande serbe la plus radoteuse et la plus mensongère  ». Il reconnaîtra plus tard qu’il avait porté un jugement général sur les manières du réalisateur, n’ayant pas encore vu le film[7].

Finkielkraut qualifie sa position et ses thèses d’«  anti-modernes  », à cause de sa critique du progressisme, du «  droit-de-l’hommisme  » et de ce qu’il appelle à la suite d’Émile Durkheim, la «  religion de l’humanité  », pour laquelle il estime que la compassion immodérée de l’autre altère la réflexion politique.

Finkielkraut et le communautarisme

En 2002, Alain Finkielkraut tient ces propos  : «  Le voilà le vrai choc des civilisations  : l’Occident vit sous le régime de la critique, et le monde musulman - élites laïques comprises - sous celui de la paranoïa.  ».[8] La même année, il est accusé par le sociologue Daniel Lindenberg d’être un «  néo-réactionnaire  »[9]. L’ouvrage de Daniel Lindenberg est vivement dénoncé par les personnes qu’il vise[10] ainsi que de nombreux intellectuels qui pointent le manque de rigueur de la notion de «  nouveaux réactionnaires  » elle-même.

Dans sa critique de la modernité, Alain Finkielkraut s’en prend au communautarisme, qui selon lui menace la société quand l’idée de nation se délite. Ses prises de position fustigent le communautarisme musulman, et un regain d’antisémitisme qu’il y associe, propos qui ont déclenché des controverses.

Le 24 mai 2002, Alain Finkielkraut commente l’ouvrage de la journaliste italienne Oriana Fallaci, La Rage et l’Orgueil, au contenu trés polémique et hostile aux musulmans, en ces termes[11]  :

«  Oriana Fallaci a l’insigne mérite de ne pas se laisser intimider par le mensonge vertueux. Elle met les pieds dans le plat, elle s’efforce de regarder la réalité en face. Elle refuse le narcissisme pénitentiel qui rend l’Occident coupable de ce dont il est victime. Elle prend au mot le discours et les actes des adversaires. Mais, comme elle en a gros sur le coeur, elle va trop loin. Elle écrit avec des Pataugas. Elle cède à la généralisation. Elle ne résiste pas à la tentation d’enfermer ceux qu’elle appelle les fils d’Allah dans leur essence mauvaise. C’est ce qui permettra à la vertu de reprendre la main et à Télérama de dénoncer la lepénisation des esprits dans une Europe contaminée par le «  virus  » populiste.  »

La position d’Alain Finkielkraut déclenche une polémique  : il est accusé de faire le lit de l’islamophobie et de sombrer dans la réaction [5] [6]. Le philosophe émet donc un correctif dans lequel il précise qu’Oriana Fallaci "succombe au racisme" [12], et qu’il n’est pas l’ennemi des musulmans.

En 2003, Alain Finkielkraut a été accusé par Tariq Ramadan de faire preuve de Communautarisme identitaire. Ramadan demandait dans un article diffusé par le Forum social européen[13] que les intellectuels juifs "condamnent la politique d’Israël" avec la même fermeté qui est attendue des intellectuels musulmans pour la politique d’états comme l’Arabie Saoudite ou le Pakistan. D’après Tariq Ramadan, Alain Finkielkraut ne serait plus un intellectuel universaliste défendant les droits de l’homme universels, mais développerait des analyses communautaristes, ce qui l’amènerait à prendre des positions contestables. Alain Finkielkraut, qui considère précisément Tariq Ramadan comme le type même du représentant du communautarisme, l’accuse d’avoir rédigé un texte aux relents antisémites (in Le Figaro, 31 octobre 2003). D’autres intellectuels (Bernard-Henri Lévy ou André Glucksman) ont fait le même reproche à Tariq Ramadan. L’article de Ramadan fut refusé par la presse (Le Monde, Libération) avant de circuler sur Internet[14].

Indépendamment de cette polémique, Éric Hazan, dans l’ouvrage collectif Antisémitisme, l’intolérable chantage, Israël-Palestine, une affaire française (La Découverte 2003), a reproché à Alain Finkielkraut une perte d’objectivité sur ce sujet, et voit en lui «  la Star Academy du sionisme français[15]  ».

Le journal Le Monde Diplomatique[16] comptabilise une prolifération d’amalgames et de «  dérapages  »[17]  : ses propos sur l’équipe de France de football, sur les émeutes urbaines de novembre 2005[18] [19], ou encore ses récents propos sur les Juifs et le multiculturalisme («  il n’y a pas d’avenir pour les juifs dans une société multiculturelle  »[20]), jettent le trouble sur une démarche intellectuelle parfois qualifiée de communautariste, voire de raciste[21].

Certains intellectuels, journalistes[22] [23] ou écrivains comme Mona Chollet ou Denis Sieffert, voient dans les propos d’Alain Finkielkraut «  l’histoire d’un naufrage. Le naufrage d’une pensée qui n’en est plus une tant elle perd pied avec ce qui, pourtant, devrait la fonder  : la réalité   »[24].

Alain Finkielkraut oppose en effet ses conceptions de "nation" et de "république" au multiculturalisme et au métissage[25], opposant Israël à une certaine «  créolité  » qu’il présente comme néfaste[26] ou qu’il estime instrumentalisée vis-à-vis d’Israël conçu comme un «  état non-métissé  »[27]. A s’en prendre au multiculturalisme, Alain Finkielkraut aurait lui-même cédé selon ses détracteurs au communautarisme. Ainsi, le sociologue Michel Wieviorka a qualifié Alain Finkielkraut de «  républicano-communautariste  »  :

«  Il prêche l’idée républicaine un jour sur France-Culture et, le lendemain, dans Haaretz ou sur des radios juives, il se présente comme un intellectuel participant au monde juif  ». Wieviorkia estime ainsi qu’Alain Finkielkraut «  fait partie de cet ensemble d’intellectuels qui, depuis 25 ans, ont mis en avant une vision outrée et "républicaniste" de l’idée républicaine. Du coup, ses propos sont devenus de plus en plus incantatoires et éloignés des réalités. Ils ont été démentis par le fonctionnement même des institutions françaises. A force de tenir en permanence un discours vantant les promesses de la République, alors que ces mêmes promesses ne sont pas tenues pour tout le monde, Finkielkraut s’est enfermé dans une logique incantatoire, qui ne peut déboucher que sur des propos extrêmes et sur l’appel à la répression policière  » (Le Nouvel Observateur, 25/11/2005).

Dans un Entretien avec l’ethnologue Jeanne Favret-Saada [3] Alain Finkielkraut répond qu’il ne participe pas à "l’enthousiasme" pour le multiculturalisme qui lui paraît relever du «  relativisme  ». Sa position consiste à défendre le bien-fondé de l’universalisme qui n’a rien d’incompatible avec la reconnaissance de la diversité culturelle. «  C’est (...) à cette tare-là du relativisme culturel qu’il faudrait s’attaquer, et non pas, au nom des Droits de l’homme, à tout ce que d’autres sociétés ont pu produire un jour. D’éprouver un attachement viscéral et politique aux Droits de l’homme, ne devrait pas nous rendre incapables de comprendre les sociétés qui ne les ont ni inventés ni pratiqués.  » Alain Finkielkraut procède à des corrections consécutives aux polémiques suscitées[28], où il se défend d’avoir eu des thèses racistes.

Propos sur les émeutes dans les banlieues en 2005

À la suite des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, Alain Finkielkraut donne une interview au quotidien israélien Haaretz qui le présente comme étant «  une voix déviante, même très déviante. Principalement parce qu’elle n’émane pas de la bouche d’un membre du Front national de Jean-Marie Le Pen, mais de celle d’un philosophe autrefois considéré comme un des porte-parole les plus éminents de la gauche française  »[29]. Alain Finkielkraut y tient des propos qui ont été considérés racistes, par le Mrap notamment, qui envisage de porter plainte[30].

Alain Finkielkraut aurait dénoncé alors le montage de cette interview par "des journalistes qui voulaient lui nuire". [réf. nécessaire]

La philosophe Elisabeth de Fontenay prend sa défense avec des arguments témoignant de son indignation devant ce qu’elle considère comme une "calomnie" [31]   :

«  Devant un tel déchaînement de haine, on ne peut que s’inquiéter et demander comment quelques faiseurs d’opinion ont pu en venir à cette terrifiante réduction, à cette promotion d’un choix de paroles fiévreusement prononcées et parfois falsifiées au statut de révélation définitive sur la vérité profonde d’un homme. Sans doute cela tient-il à la place qu’occupe Finkielkraut dans le monde intellectuel. Car cette campagne aura fait éclater le paradoxe permanent qui le constitue. Comment nier en effet que sa capacité à s’émouvoir et à se battre sur tous les fronts, sa manière parfois terrassante d’exposer son point de vue, de brandir sans prudence la dissension, passionnent et épuisent les uns, antagonisent les autres  ? A quoi s’ajoute, bien sûr, la réputation de philosophe médiatique qu’on lui a faite. Pourtant, cette trop facile désignation traduit une méconnaissance du lieu philosophique et politique où il se situe. Ce lecteur d’Hannah Arendt, qui s’attache à penser l’événement, ne dédaigne pas d’utiliser, chaque fois qu’il en a la possibilité, les médias de son temps. Mais ce qu’il y apporte, c’est tout sauf un désir de séduire, puisque, développant des thèses aussi hétérodoxes que longuement méditées, il ne craint pas d’affronter l’isolement et la réprobation.  »

Les passages d’Alain Finkielkraut ayant porté à controverse sont notamment  :

  • En France, on aimerait bien réduire ces émeutes à leur dimension sociale, les voir comme une révolte des jeunes des banlieues contre leur situation, contre la discrimination dont ils souffrent, contre le chômage. Le problème est que la plupart de ces jeunes sont des Noirs ou des Arabes avec une identité musulmane. Regardez  ! En France il y a aussi des immigrés dont la situation est difficile — des Chinois, des Vietnamiens, des Portugais — et ils ne prennent pas part aux émeutes. C’est pourquoi il est clair que cette révolte a un caractère ethnique et religieux.
  • Les gens disent que l’équipe nationale française est admirée par tous parce qu’elle est black-blanc-beur. En fait, l’équipe de France est aujourd’hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l’Europe.

Alain Finkielkraut dit "n’avoir pas contrôlé la formulation de l’article" non plus que sa traduction et affirme que ses propos ont été "déformés par le journaliste"[32]. Au début de l’année 2007, Alain Finkielkraut a accordé un long entretien[33] à la rédaction du site Grioo.com, site communautaire noir, dans lequel il s’explique sur sa pensée et tente de clarifier cette polémique.

Quant à la dénonciation de l’effondrement de l’école elle est une des causes principales de ce qui a semblé être un trait des émeutes, soit leur caractère ethnique  : les pauvres étant massivement les enfants issus de l’immigration, ils sont la manifestation d’un échec de l’école de la République. E. de Fontenay encore l’explique[31]  : «  Pour lui, en effet, ce que les émeutes des banlieues ont d’abord manifesté, est l’effondrement de la mission d’égalisation des chances, impartie à l’éducation nationale. Et même si on peut lui reprocher de ne pas rappeler que des diplômés de l’enseignement supérieur trouvent d’autant moins de travail qu’ils sont issus de l’immigration, il aura vraiment fallu une bonne dose de mauvaise foi pour rattacher la brutalité des propos tenus à autre chose qu’à une passion de cette école à la française, dont il constate avec désespoir qu’elle n’a pas su être offerte aux enfants défavorisés comme une chance réelle d’intégration, et qu’elle ne fonctionne plus correctement que pour les enfants des bourgeois. »

Il a présenté ses explications et ses excuses  : «   je présente des excuses à ceux que ce personnage que je ne suis pas a blessé. (...) La leçon, c’est qu’en effet je ne dois plus donner d’interview, notamment à des journaux dont je ne contrôle pas ou je ne peux pas contrôler le destin ou la traduction, a déclaré le philosophe sur Europe 1. Je n’ai en moi aucun mépris ou de haine à l’égard de quelque collectivité que ce soit. Je me sens solidaire par vocation des nouveaux immigrés en France et notamment des immigrés de la deuxième ou troisième génération  »[34]

Ses détracteurs soulignent alors la propension d’Alain Finkielkraut à tenir des propos "douteux" puis à s’en excuser au motif de déformations et de maladresses.[35]

Il a par ailleurs épinglé ce qu’il considère être l’antisémitisme de Dieudonné, qui illustre selon lui un "nouvel antisémitisme proféré au nom de l’antiracisme". Finkielkraut jugeant Dieudonné plus dangereux que le FN pour cette raison  :

«  le principal porte-parole de cette théologie [l’antisémitisme] en France c’est Dieudonné, c’est lui qui est aujourd’hui le vrai patron de l’antisémitisme en France, et non le Front National. Mais en France, au lieu de combattre son discours, on fait précisément ce qu’il demande  : on change l’enseignement de l’histoire coloniale et de l’histoire de l’esclavage dans les écoles. On y enseigne aujourd’hui l’histoire coloniale comme une histoire uniquement négative. On n’enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages. On ne parle que des tentatives d’exploitation, de domination, et de pillage. Mais en fait qu’est ce que veut Dieudonné  ? Il exige une « shoah » et pour les Arabes et pour les Noirs, mais si l’on met la shoah et l’esclavage sur le même plan alors on est obligé de mentir, car ce n’était pas une shoah. Et ce n’était pas un crime contre l’humanité parce que ce n’était pas seulement un crime. C’était quelque chose d’ambivalent. Ainsi en est-il également de l’esclavage. Il a commencé bien avant l’Occident.  ».

Il dénonce "l’antisémitisme nouveau", qu’il considère un "antisémitisme islamo-progressiste", et affirme que le front antiraciste a explosé en France  : le Mrap ne lutterait plus contre l’antisémitisme, et Dieudonné prônerait un antisémitisme au nom d’une supposée défense des Noirs[36].

Références

  1. Décret du 13 juillet 1994 portant promotion et nomination
  2. l’Express (30 août 2004), à propos de son livre Au nom de l’Autre.
  3. L’Arche. Le mensuel du judaïsme français, N° 527-528, janvier-février 2002, page 36.
  4. Hannah Arendt, «  La crise de l’éducation  », in La crise de la culture, ed. Gallimard (Bibliothèque des idées), 1972.
  5. Alain Finkielkraut, recueil de douze articles sur les Balkans parus dans Le Monde  : «  Les mots et la guerre  », 4 octobre 1991  ; «  La fiction  », 23 novembre 1991  ; «  Crime parfait  », 14 octobre 1992  ; «  Révisionnisme  », 15 janvier 1993  ; «  L’inutilité du XXe siècle  », 18 mars 1993  ; «  L’inavouable frontière  », 18 mars 1993  ; «  L’injonction de Buchenwald  », 15 décembre 1993  ; «  Les intellectuels, la politique et la guerre  », 16 septembre 1994  ; «  L’affaire de tous  », 29 novembre 1994  ; «  Des anges et des hommes  », 21 août 1995  ; «  L’amour selon Slobodan Milosevic  » (avec Antoine Garapon), 4 août 1998  ; «  Mgr Stepinac et les deux douleurs de l’Europe  », 7 octobre 1998.
  6. Alain Finkielkraut, «  L’imposture Kusturica  », Le Monde, 2 juin 1995
  7. Dans un entretien à Libération, il a déclaré «  Il n’était pas nécessaire, autrefois, d’avoir vu le Don paisible ou le Triomphe de la volonté pour savoir qu’on n’avait pas affaire à des oeuvres respectivement antisoviétique et antinazie [...] Maintenant que j’ai pu voir le film , je reconnais que j’ai été injuste avec Emir Kusturica  »… «  Ce film crée un genre nouveau  : la propagande onirique. [...] Mensonges, démesure et citations  : les naïfs en prennent plein la vue et les cyniques relèvent la tête  ».[1]
  8. «  Jamais les juifs ne se sont sentis aussi seuls  », propos recueillis par Élisabeth Lévy dans Marianne, 12 au 18 août 2002
  9. Daniel Lindenberg, Le Rappel à l’ordre : enquête sur les nouveaux réactionnaires, éd. Le Seuil
  10. Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Philippe Muray, Pierre-André Taguieff, Shmuel Trigano et Paul Yonnet, L’Express, 28/11/2002
  11. [2]
  12. http://www.monde-diplomatique.fr/2002/11/A/17124>
  13. Tariq Ramadan, Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires (lire en ligne)
  14. FRANCE, OCTOBRE 2003 / POLEMIQUE AUTOUR D’UN NOUVEL ANTISEMITISME
  15. Dans un entretien au Point, Rony Brauman, autre participant à l’ouvrage, ne s’est pas désolidarisé de la formule.
  16. http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-01-08-Alain-Finkielkraut "Alain Finkielkraut, bouffon du roi"
  17. http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2005-11-23-Qui-a-dit Article du Monde Diplomatique du 23 novembre 2005
  18. http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-01-08-Alain-Finkielkraut Article du Monde Diplomatique du 8 janvier 2007
  19. [3] Alain Finkielkraut  : «  Il est clair que nous avons affaire à une révolte à caractère ethnico-religieux  », sur le site communautarisme.net
  20. A racist attack - Haaretz - Israel News
  21. L’UJFP répond au racisme d’Alain Finkielkraut
  22. http://www.horschamp.qc.ca/article.php3 ?id_article=274 «  Un philosophe, une époque, une déroute  » par Yannick Rolandeau
  23. http://sindibad.fr/spip.php ?article100 "La position du penseur couché" de Sébastien Fontenelle
  24. L’Humanité, 26 novembre 2005 repris par Périphéries le 4 décembre 2005
  25. http://multitudes.samizdat.net/Un-ecrivain-antillais-repond-a.html Un écrivain antillais répond à Finkielkraut
  26. Les différents dérapages de Alain FINKIELKRAUT contre les Français d’outre-mer
  27. http://ancien.lepoint.fr/edito/document.html ?did=135552
  28. Grioo.com  : Alain Finkielkraut se confie à Grioo.com
  29. Haaretz, Interview par Dror Mishani et Aurélia Samothraiz, 18 novembre 2005
  30. Le Mrap annonce vouloir porter plainte contre Finkielkraut pour incitation à la haine raciale avant de renoncer  ; la polémique ne tarit pas pour autantL’Union Juive Française pour la Paix répond au racisme d’Alain Finkielkraut  ; Finkielkraut n’est qu’un symptôme  ; Finkielkraut s’abîme dans une diatribe raciste ; Lettre d’enseignants et chercheurs de l’École polytechnique réagissant aux propos d’Alain Finkielkraut dans le journal Haaretz
  31. ab Elisabeth de Fontenay dans Le Monde du 3 février 2006
  32. Alain Finkielkraut, «  Un certain sens de l’honneur  » dans L’Arche n° 573, janvier 2006 (lire en ligne
  33. Entretien avec la rédaction du site Grioo.com
  34. Finkielkraut s’excuse dans L’Express du 25 novembre 2005
  35. Acrimed | Les prédications d’Alain Finkielkraut  : «  Ma copie corrigée sur les quartiers populaires  »
  36. voir par exemple [4] où il s’explique sur la nation et le multiculturalisme

Œuvres

Livres

  • Ralentir, mots-valises  ! (1979), Seuil.
  • Le nouveau désordre amoureux (en collaboration avec Pascal Bruckner) 1977
  • Au coin de la rue, l’aventure (en collaboration avec Pascal Bruckner), Seuil, 1979.
  • Le juif imaginaire 1981, Seuil
  • L’avenir d’une négation, 1982, Seuil
  • La sagesse de l’amour (1984), Gallimard.
  • La Défaite de la pensée. Paris, Gallimard, 1987. Coll. «  Blanche  ».
  • La Mémoire Vaine, du Crime Contre l’Humanité (1989),
  • Comment peut-on être croate ? (1992)
  • L’humanité perdue (1996). Paris, Seuil.
  • Le Mécontemporain. Charles Péguy, lecteur du monde moderne. Paris, Gallimard, 1992. Coll. «  Blanche  ».
  • L’Ingratitude. Conversation sur notre temps avec Antoine Robitaille. Paris, Gallimard, 1999. Coll. «  Blanche  ».
  • Une voix vient de l’autre rive (Gallimard, 2000)
  • Internet, l’inquiétante extase (Mille et une nuits, 2001)  : Écrit avec Paul Soriano.
  • Comment peut-on être Croate  ? (Gallimard, 1992)  : L’auteur tente de répondre à une question politique et philosophique  : «  Pourquoi le cauchemar du XXe siècle a-t-il survécu à la chute du Mur de Berlin  ?  »
  • Une voix qui vient de l’autre rive. Paris, Gallimard, 2000. Coll. «  Blanche  ».
  • La mémoire vaine  : du crime contre l’humanité , Gallimard, 1992
  • Penser le XXe siècle , Ecole polytechnique, 2000
  • Des hommes et des bêtes , Tricorne, 2000
  • L’imparfait du présent. Pièces brèves. Paris, Gallimard, 2002.
  • Enseigner les lettres aujourd’hui , Tricorne , 2003
  • Les battements du monde. En collab. avec Peter Sloterdijk. Paris, Pauvert, 2003.
  • Au nom de l’Autre. Réflexions sur l’antisémitisme qui vient. Paris, Gallimard, 2003.  : essai sur la montée d’une nouvelle forme d’antisémitisme.
  • Nous autres, modernes  : Quatre leçons (Ellipse, 2005) - Prix Guizot-Calvados 2006
  • Ce que peut la littératurede Alain Finkielkraut, avec Mona Ozouf, Pierre Manent, Suzanne Julliard (collectif), éd. Stock, coll. «  Les Essais  », octobre 2006, 295 p., ISBN  : 2-234-05914-3
  • Entretiens sur la laïcité. Avec Benny Lévy (Verdier, 2006)
  • Ce que peut la littérature (Stock, 2006)
  • Petit fictionnaire illustré  : les mots qui manquent au dico , Points Seuil, 2006
  • Qu’est-ce que la France (Stock, 2007)  : une série d’entretiens avec des intellectuels français sur la France, l’identité française, la question de la nation et de post-national, etc...
  • La Querelle de l’école, Stock, 2007
  • Entretien avec Jeanne Favret-Saada  : http://terrain.revues.org/document3013.html

Articles

  • Les juifs face à la religion de l’humanité. Le Débat.
  • Amour et utopie. Entrevue réalisée par Andrée Fortin (Nuit blanche, no 12, février-mars 1984, p. 46)
  • Le sens de l’héritage. Entretien avec Alain Finkielkraut. Label France, no 38, janvier 2000
  • Promesses et menaces de la science. «  Répliques  », France-Culture. Transcription de l’émission du 17 février 1996. Alain Finkielkraut reçoit Claude Allègre et François Lurçat (Alliage, no 27, 1996)
  • Hystérie et héritage (Libération, 22-23 février 1997) : réflexion à propos de l’affaire des «  sans papiers  » en France
  • La politique est un risque à courir. Entretien avec Alain Finkielkraut. Réalisée par Valérie Lanctuit. Regards, no 30, décembre 1997
  • Le monde de la haine et des slogans, Le Monde, 12 décembre 1997
  • En finir avec les postures morales. Entretien. Le Figaro Magazine, 10 avril 1998
  • La révolution cuculturelle à l’école, Le Monde, 18 mai 2000
  • La mémoire et son double. Entretien avec Stéphane Floccari. L’Humanité, 18 mai 2000
  • La France grégaire, Le Monde, 6 juin 2000
  • J’avoue tout [à propos de l’«  affaire Renaud Camus  »], Le Monde, 7 juillet 2000
  • «  Esprit Saint contre esprit du temps : un hommage à Joseph Ratzinger  », Égards, numéro IX, automne 2005, pp. 15-18.
  • J’assume (propos recueillis Sylvain Cypel et Sylvie Kauffmann) Le Monde, 27 novembre 2005

Sur Finkielkraut  :

  • Christian Authier, «  Alain Finkielkraut ou ce présent qui ne passe pas  », L’Opinion indépendante, no 2510, 10 mai 2002

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173ème semaine de Sarkofrance : un président déséquilibré, agacé, et mauvais joueur.

Juan de Sarkofrance, 30 août 2010 15:20

Il s’est rasé, a remis son costume de rigueur et ses chaussures de ville. Après 20 jours de vacances et de communiqués célébrant les victoires sportives de certains athlètes français, Nicolas Sarkozy est revenu secoué par une cascade de critiques. Début août, il pensait avoir dégagé l’horizon, et déminé les (...)

Quinquennat Sarkozy

Pourquoi les Roms ? Décryptage

par Mémorial 98, 30 août 2010 12:07

Quand on écoute attentivement les portes-parole du gouvernement et de l’UMP tenter de justifier l’offensive anti-Roms en cours, on est frappé par un constat : ils ne formulent aucune argumentation spécifique à la campagne d’expulsions mise en œuvre. Leurs discours et « éléments de langage » font référence aux événements (...)

Racisme, manipulation de l’opinion

La France scandalise le monde

Olivier Pagès, 30 août 2010 06:05

Pour celles et ceux qui n’ont pas lu les dernières éditions du Courrier International, voici quelques extraits des articles que le précieux hebdomadaire a sélectionnés dans la presse étrangère. À l’exception unique d’un article de Maurizio Ferrera dans le droitier Corriere delle sera (CI du 19/08/2010), tous les autres (...)

France ridiculisée

Nicolas Sarkozy s’est trouvé un nouvel adversaire

Jean-Louis Bianco, 29 août 2010 05:20

En déplacement dans les Alpes de Haute Provence, Nicolas Sarkozy a tenté de prouver qu’il savait lui aussi -il n’y a pas que Chirac !- manger des spécialités locales et flatter le museau des brebis, à défaut de la croupe des vaches. Malgré tout, il n’a pas le savoir-faire de son prédécesseur : ce n’est pas follement habile (...)

Nicolas Sarkozy

L’acharnement contre les Roms est-il l’oeuvre d’un baveux ?

Voix militante, 28 août 2010 11:36

Le démantèlement de 51 camps de Roms s’inscrit dans une bien triste tradition : celle de la stigmatisation et la persécution d’un peuple qui s’exprimât en Europe dès le milieu des années 1920 ! Nouveau coup de menton d’hommes qui songent à leur réélection en 2012 ou bien mouvement tectonique au sein de la droite française (...)

Droits de l’homme

Le balconing risqué de l’UMP 2e : Suivi de "La salul cel negru (zaz)

Ocsena, 27 août 2010 11:30

Avertissement Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière de faire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans le traitement des questions politiques. ********************************* Réf anté : Subject : Le balconing risqué (...)

Israël au risque de la barbarie

par Mémorial 98, 27 août 2010 01:59

La publication par une soldate de photos la montrant souriante devant des prisonniers palestiniens en situation humiliante révèle la dérive d’un secteur important de la société israélienne La jeune femme à l’origine du scandale, Eden Aberjil,s’est étonnée de la polémique provoquée par la publication et a affirmé ne pas la (...)

Israël

Déchéances de nationalité : quand Pétain sévissait

par Mémorial 98, 26 août 2010 17:34

Saviez-vous que De Gaulle avait été déchu de la nationalité française par un décret de Pétain ? Voici le document : « Journal Officiel de la République Française, édition du 10 décembre 1940, p. 6043. Décret du 8 décembre 1940 portant déchéance de la nationalité française. “Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français, (...)

Droits de l’homme

Voir la France et pleurer

Olivier Pagès, 26 août 2010 15:28

Un pape, réactionnaire de surcroît, qui condamne la fille aînée de l’Eglise pour défaut d’humanisme, quand notre Mère Patrie se targue d’être le pays des droits de l’homme… Je pourrais dire à mes enfants que j’ai été témoin de cet événement extraordinaire. Miracle ! Anathème sur ce pays hypocrite ! Condamnation par le Vatican de (...)

Racisme, France ridiculisée

172ème semaine de Sarkofrance : du coup d’éclat au coup dans l’eau.

Juan de Sarkofrance, 23 août 2010 12:32

Depuis le fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, le 30 juillet dernier, quelques jours avant la mise en congé du gouvernement - à l’exception de Brice Hortefeux -, les proches du chef de Sarkofrance se frottaient les mains : la polémique sécuritaire lancée par leur patron semblait leur garantir un été (...)

Quinquennat Sarkozy

L’indemnité parlementaire et la situation matérielle des députés (zaz)

Ocsena, 21 août 2010 12:27

Vous voulez tout savoir en cet été sur le fric versé aux députés, vous allez bien sûr direct sur le site de l’Assemblée, bien que ce soit, on doit vous le dire, une très médiocre idée qui en a piégé plus d’un. http://www.assemblee-nationale.fr/c... Vous y apprenez, comme les journalistes, car c’est écrit pour eux en gros, (...)

zaz

Estrosi : quand il cherchait l’alliance avec le Front National

par Mémorial 98, 20 août 2010 11:24

Celui qui prétend punir les maires considérés comme insuffisamment répressifs a un passé de compagnonnage avec le Front National. Lors de la grande vague d’alliances entre la droite et le FN dans les conseils régionaux en avril 1998 (voir Eric Woerth : quand il s’alliait avec le Front (...)

UMP, extrême droite

l'abandon de toute forme de déontologie

Rimbus, 19 août 2010 11:53

L’UMP, par la voix de son porte-parole adjoint Dominique Paillé, a dénoncé lundi "une fois de plus l’acharnement abject dont Eric Woerth est la cible". "Ce comportement est proprement scandaleux tant il repose sur des montages farfelus, fabriqués de toutes pièces et qui n’ont qu’un objectif abattre un ministre qui fait (...)

Eric Woerth

Sarkozy : l’escalade jusqu’où ?

par Mémorial 98, 18 août 2010 11:05

C’est la question qui est désormais posée : jusqu’où Sarkozy veut-il aller dans son escalade ? Veut-il rejoindre le projet de Giscard d’Estaing qui, à la fin des années 1970, tenta l’expulsion de centaines de milliers de travailleurs immigrés maghrébins, avant de devoir reculer face aux protestations y compris dans son (...)

manipulation de l’opinion

L’étrange assomption de l’UMP, toujours par chance aussi foirée (zaz)

Ocsena, 17 août 2010 12:04

Avertissement Comme le lecteur le sait déjà, la mention "zaz" accompagnant nos textes indique une manière de faire délibérément décalée, qui ambitionne par un éclairage oblique à plus de perspicacité dans le traitement des questions notamment politiques. ******************************** 1. Nous avons, par rapport à la (...)

zaz

Question de sécurité

Osiris, 15 août 2010 12:05

S’ils étaient libres Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, enlevés le 30 décembre 2009 avec leurs accompagnateurs Afghans Mohamed Reza, Ghulam et Satar, n’oublieraient surement pas les affaires Woerth, Karachi, Wildenstein et consorts actuellement mises sous séquestre sous prétexte sécuritaire. Nous ne les oublions (...)

manipulation de l’opinion

La sobriété heureuse de Pierre Rabhi

Betablog, 14 août 2010 11:02

Année : 2010 Durée : 53’ 28’’ Dans cet enregistrement disponible en libre accès ici, l’agroécologiste et philosophe Pierre Rabhi développe sa vision de la vie, fondée sur son expérience pluri décennale d’agriculteur bio et de simplicité volontaire. Pierre Rabhi, reprenant les concepts fondamentaux de l’économiste Nicholas (...)

Société

Quand va-t-on ouvrir la chasse aux « Enfoirés » qui se payent nos tronches ?

Duboubou, 13 août 2010 12:00

Montmartre-Duboubou Par Duboubou 1er - Humeur ? Moutons de France savez-vous qu’un bulletin de vote peut être au final plus efficace qu’un flingue à condition de bien l’utiliser ? Mais il est vrai qu’en France le suffrage universel a eu de tels effets pervers, que nous n’avons pas cessé de régresser pour cause de (...)

Justice sociale

Réforme des retraites

Christophe Sirugue, 12 août 2010 09:58

Député de Saône et Loire, Responsable de l’évaluation de l’Etude d’impact du Projet de loi Retraites, j’ai rendu un avis défavorable. Cette étude ne répond pas aux exigences organiques. Les 3 premiers chapitres sont un exposé des motifs enrichi. La compilation orientée des conclusions des rapports du COR ne forme pas une (...)

Retraites

{{La saloperie est partout ! La critique de ce monde nulle part !!!}}

Nosotros incontrolados, 11 août 2010 01:01

A un point tel parfois que ceux qui s’y opposent à partir de la misère seule en seront peuà peu arrivés à ressembler par les moyens utilisés étonnamment à leurs oppresseurs INTOX-PROPAGANDE-INFO Le recours au falsifier-vrai Vidéo : "Je suis Israël" http://www.youtube.com/watch ?v=tlerk_WAB54&feature=player_embedded (...)

Israël, colère, Intox, actualité

Une grève générale de la consommation ?

Nonfiction, 5 août 2010 13:00

Paul Ariès est connu pour ses travaux et ses prises de position en faveur de la décroissance et de la gratuité. Il nous livre ici une réflexion sur la simplicité volontaire, qu’il oppose au mythe de l’abondance. Ariès commence par résumer les enjeux du "capitalisme vert", dont il souligne à juste titre les (...)

Société de consommation

Ce que pourrait faire le PS sur l’insécurité

Romain Pigenel, 4 août 2010 14:42

L’offensive sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy ne laisse pas beaucoup de doute, la campagne du second mandat a déjà commencé. Les bénéfices attendus sont probablement multiples : sortir par le haut du désastreux épisode Woerth-Bettencourt ; rebâtir l’image d’homme à poigne et de premier flic de France du président ; (...)

Sécurité, Présidentielles 2012

Pourquoi ne pas voir le visage « vrai » du mondialisme et de l’argent roi ?

Duboubou, 3 août 2010 14:37

Montmartre-Duboubou Par Duboubou 1er - Bon à savoir... Le lobbying fait fureur partout, ou il ya du pouvoir donc aussi, auprès des instances européennes et porte apparemment des fruits bien juteux. De fait l’Europe est dirigée par des fonctionnaires supranationaux qui sont -on le ressent ainsi- des intermédiaires (...)

Mondialisation

Le Service européen pour l’action extérieure : l’outil d’une politique étrangère commune ?

Terra Nova, 31 juillet 2010 11:46

Les ministres des affaires étrangères de l’UE ont adopté hier la décision du Conseil dotant l’Union européenne d’un Service Européen pour l’Action Extérieure. Né d’intenses négociations entre le Parlement, la Commission et le Conseil européen, ce service devait répondre au besoin d’une UE forte face aux nouveaux défis mondiaux. (...)

Europe

Passer à l’action

CAC 69, 30 juillet 2010 16:34

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses crises ont touché la France et son gouvernement, entre l’affaire Woerth, les violences à Grenoble et dans le Loir-et-Cher, les 21 000 euros partis en fumée avec les cigares de Christian Blanc, le permis de construire d’Alain Joyandet et bien sur l’élimination de l’équipe de (...)

Solidarité, Mouvement social

Qui a peur du grand méchant web ?

Romain Pigenel, 30 juillet 2010 15:22

Cataclysme dans l’Internet politique : Jean-François Kahn suspend son jeune blog. La raison ? « La violence des échanges, la rémanence des querelles personnelles, la banalisation de l’injure » dans les commentaires de son site, qu’il espérait, convoquant Levinas, être un lieu d’échange et de progrès intellectuel partagé, (...)

Numérique

Quetzalcóatl, le serpent à plumes

Nonfiction, 29 juillet 2010 12:00

Carmen Bernand est professeur émérite à l’université de Paris X et membre de l’Institut universitaire de France. Elle est également anthropologue et historienne des sociétés métisses de l’Amérique Latine. Elle nous offre aujourd’hui un ouvrage consacré au Dieu serpent à plumes : Quetzalcóatl. En balayant l’Histoire du Mexique, (...)

Amérique Latine

Pause technique

La Rédaction, 29 juillet 2010 06:33

Betapolitique existe depuis bientôt quatre ans, et, pour la premiere fois, on va se faire une petite pause. Betapolitique a été créé en pleine campagne présidentielle pour les élections 2007, pour tenter d’apporter une modeste réponse à l’acharnement des médias institutionnels contre Ségolène Royal. Par la suite, comme (...)

Betapolitique

Pour un urbanisme de régulation

Nonfiction, 28 juillet 2010 12:00

Alors que la crise a frappé un large spectre des secteurs de la production, l’urbanisme n’échappe pas à la règle et la faillite de la société d’aménagement Dubaï World en constitue un exemple fort. Ainsi, cette crise, en mettant à jour les limites de nos manières de faire la ville nous a révélé que nous arrivions à la fin (...)

Ville

Drapeau : veni, vidi, violi

JBB, 28 juillet 2010 10:53

Fini de rire ! Interdiction de déconner, désormais, avec le fier drapeau français, qu’il s’agisse de le brûler en place publique ou de le ridiculiser en photo. Il en va de l’honneur national - quand même… Ceux qui tenteraient de passer outre, détestables personnages prêts à violer la loi, n’ont qu’à bien se tenir : le (...)

France ridiculisée

Paris c’est pas le Ténéré, mais on y perd tous ses repères (zaz)

Ocsena, 28 juillet 2010 09:39

Texte de réf. précédent : Subject : Le retour de Jean et autres clous foireux (zaz) http://ocsena.ouvaton.org/article.p... ¤¤¤ Abstract : Egarement flagrant de la France et des Français en ce moment Nous n’avons pas l’intention ici de faire la moindre allusion au drame terrible du pauvre Germaneau. Mais sur un autre (...)

zaz

L’UMP ou la parole sinistrée

Romain Pigenel, 28 juillet 2010 06:32

En 2005, Nicolas Sarkozy entame sa marche victorieuse vers l’Elysée par un mot qui fera date, le « Kärcher » ; en 2010, le plus emblématique de ses porte-parole, Frédéric Lefebvre, compare les accusations de la presse contre les époux Woerth à un « viol collectif ». Difficile de ne pas voir dans ces deux expressions un (...)

UMP, crise du politique

Les intellectuels de gauche sont-ils hors-jeu ?

Nonfiction, 27 juillet 2010 10:00

Carnet de la chose politique Philosophe de formation, ancien compagnon de route de Che Guevara et auteur de Révolution dans la Révolution, ancien compagnon de route communiste, ancien conseiller de François Mitterrand, Régis Debray a parcouru différents chemins de traverse politique. Raison pour laquelle il continue (...)

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Les coulisses de l'affaire Bettencourt


Grosse émotion...
Je vous conseille le groupe La Canaille. C’est du rap, mais ce n’est pas seulement du rap...


La Canaille " l’usine "
envoyé par WAAAMUSIQUE. - Clip, interview et concert.

CC

L'usine


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